Budapest 2007 : « Où est donc la justice de ma vie ? »

Mgr György Udvardy, vicaire général du diocèse de Budapest, explique dans ce texte le pourquoi de la vocation à la mission : on ne veut ni convaincre ceux qui cherchent la vie, ni les vaincre, mais les inviter à la joie en réponse à la question « Où est donc la justice de ma vie ? ».

Dr. György Udvardy Évêque, vicaire général

Pastorat dans la capitale — Pensées en préparant la Mission en ville

En préparant les programmes de la mission en ville les pasteurs, les catéchistes, les guides des groupes se demandent plusieurs fois : quel est le pastorat qui s’est formé dans les dernières dizaines d’années ? A quoi peut-on construire, qu’est-ce qu’on peut et qu’est-ce qu’on veut montrer pour la ville et ses citoyens ? Quelle est l’idée la plus importante qu’on peut souligné le mieux et quelle est la pensée qu’on peut montrer comme nouvauté ? Qui sont les gens qui les réalisent par leur témoignage dans la vie quotidienne des communautés et avec quels instruments ?

Il est important de le prendre en compte, mais je pense qu’il est plus important de tourner vers nos trésors à quoi on peut certainement construire.

D’abord, on a l’Évangile qui s’entend dans tous les messes avec une force divine. Il parle de Dieu miséricordieux, de la rémission des péchés, de la dignité humaine, de la vie éternelle. On a l’Évangile que l’Église se professe d’abord pour que ses enfants se convertissent en l’écoutant.

Après, on a des communautés vivantes, puisque l’Évangile crée tout de suite une communauté. Une communauté dont les membres ne regardent personne d’un point de vue seulement humain. Et pour résultat: de nouvelles correspondences, un nouveau point de vue, une nouvelle solidarité, une communauté de vie, une nouvelle culture, celle de l’amour, qui est le seul d’être digne de l’homme.

Et on a des sacrements. Parce que ce sont les sacrements de l’Église qui nourrissent les membres et la vie de cette communauté. Tous les dimanches, dans tous les messes on a un miracle: Dieu nourrit ses enfants de lui-même. Dans la liturgie, nous nous en souvenons et revoyons ce miracle, les grands actes merveilleux de Dieu.

C’est pourquoi on a de l’espoir. On a expérimenté maintes fois la fidélité de Dieu. Notre espoir n’est pas de nous-même ou du monde, mais de la fidélité de Dieu. Et c’est pourquoi on a de la joie. Qui n’est pas forcée, obligée, mais qui vient de la joie de la foi et de la vie. Qu’on ne cherche pas en dehors de nous, mais dans nous-même.

Et c’est pourquoi on a de l’avenir. Parce qu’on voit plusieurs fois que la vie humaine est formidable parce qu’elle est unique, ne peut pas être répétée, mais elle est sacrifiable. Peut-être parfois on nous tient comme les gens du passé, pourtant on vit absolument dans le présent à l’exemple du Christ. C’est pourquoi on a de l’avenir et nous sommes les gens de l’avenir.

Et c’est pourquoi on a la vocation de la mission. Comme le monde ne s’agit pas pour nous des ennemis, mais de la voie, de la justice et des gens qui cherchent la vie, qui voudraient aimer et qui voudraient qu’on accepte leur amour; qui veulent être libres et en même temps mener une vie définitivement engagée; qui ne demandent pas – ayant peur d’eux-mêmes et de la réponse – « quelle est la justice ? », mais « où est donc la justice de ma vie ? ». Qu’on ne veut ni les convaincre, ni les vaincre, mais les inviter à cette joie.

A quoi peut-on donc construire ? A la fidélité de Dieu qui apparaît dans nos trésors et qui nous donne de l’espoir et de l’avenir.


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