Cardinal Christoph Schönborn : « nos églises sont de plus en plus vides »

Dans son mot de bienvenue pour la Mission dans la ville de Budapest 2007, l’archevêque de Vienne Christoph Schönborn ne mâche pas ses mots : « nos églises sont de plus en plus vides, notre foi chrétienne est de moins en moins convaincante pour les nouvelles générations ». Mais il constate en même temps : « nous avons raison d’espérer que la nouvelle évangélisation de nos villes et nos pays a bien commencé ! ».

Cardinal Schönborn

« Je vous donnerai un avenir et une espérance » (Jr 29,11). C’est la devise de la Mission dans la ville de Budapest cette année. Après Vienne, Paris, Lisbonne et Bruxelles, cette fois-ci c’est la capitale hongroise qui peut se réjouir de vivre ce renouveau et ce bain de jouvence de l’Église, qui annonce la Bonne Nouvelle de Jésus Christ avec de l’enthousiasme et une puissance de conviction profonde dans une nouvelle grande ville d’Europe. L’Église n’est pas une institution dépassée, elle annonce la Bonne Nouvelle de Jésus Christ qui nous donne une espérance et un avenir. « Allez, de toutes les nations faites des disciples ! » Allons dans le monde avec une espérance fondée sur cet enseignement, et parlons de l’amour de Dieu à tous, sans crainte et sans étroitesse.

Dans une grande ville moderne on rencontre beaucoup de personnes de langues, d’origines, de cultures et de religions différentes. Des personnes qui souvent vivent la solitude et l’anonymat des habitats inhumains. Le Christ veut que son message et son amour soient annoncés à tout le monde. Il souhaite que nous partagions à chacun et chacune la richesse de notre fo i: l’Église en Europe est prête à distribuer ses trésors à tous les peuples et toutes les nations. Mais cette annonce ne peut pas réussir si nous ne convertissons pas nous-mêmes. Car notre foi est souvent faible et tiède, nos églises sont de plus en plus vides, et notre foi chrétienne est de moins en moins convaincante pour les nouvelles générations. C’est pourquoi nous devons approfondir notre foi et nous laisser renouveler en paroisses, en communautés, mais aussi nous-mêmes, prêtres, laïques, communautés de foi et cardinaux.

Les expériences de Vienne, de Paris, de Bruxelles et de Lisbonne nous montrent que les peurs et les doutes initiaux concernant une mission dans une grande ville étaient sans fondement. Bien au contraire, après tout ce qui a été vu et vécu pendant ces jours de Mission, nous avons raison d’espérer que la nouvelle évangélisation de nos villes et nos pays a bien commencé.

Prions encore ensemble pour qu’ayant senti la joie et la force des paroles de Jésus Christ nous puissions annoncer sa Bonne Nouvelle avec conviction. Si cela se réalise, alors septembre 2007 verra Budapest resplendir dans une fête de la foi et de l’espérance, qui rayonnera bien au-delà des frontières du pays.

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