Benoît XVI : « L’évangélisation, c’est Dieu lointain qui se fait proche »

Benoît XVI

A Aoste, Benoît XVI s’est penché sur la question de la présence de Dieu. « L’acte d’évangélisation, a dit le pape, consiste précisément dans le fait que le Dieu lointain se rapproche, que Dieu n’est plus lointain, mais qu’il est proche, que ce « connu-inconnu » se fait maintenant réellement connaître, montre son visage, se révèle : le voile sur son visage disparaît, et il montre réellement son visage. Et donc, puisque Dieu lui-même est maintenant proche, nous le connaissons, il nous montre son visage, il entre dans notre monde. » Une façon de dire que Dieu est de retour ? (cf le livre du même nom).

« Nous devons à nouveau apporter dans notre monde la réalité de Dieu, le faire connaître et le rendre présent », a-t-il dit aussi.

Dans l’après-midi du vendredi 24 juillet 2009, le pape Benoît XVI s’est rendu à Aoste. Il a célébré les vêpres dans la cathédrale. Dans son homélie, dite sans notes en raison de son poignet plâtré, il a commenté la prière de conclusion des vêpres : « Père miséricordieux, qui as racheté le monde avec la passion de ton Fils, fais que ton Eglise s’offre à toi comme sacrifice vrai et saint et fasse toujours l’expérience de la plénitude de ton amour ». « Sans Dieu, la société n’a plus de boussole », a dit notamment le pape.

Texte intégral de l’homélie du pape

Excellence,
chers frères et sœurs,

Je voudrais tout d’abord vous dire « merci », Excellence, pour les paroles courtoises, avec lesquelles vous m’avez introduit dans la grande histoire de cette église cathédrale ; vous m’avez ainsi fait sentir que nous prions ici, non seulement en ce moment, mais que nous pouvons prier avec les siècles dans cette belle église. Et je remercie chacun de vous, qui êtes venus pour prier avec moi et pour rendre ainsi visible ce réseau de prière qui nous relie tous et toujours. Dans cette brève homélie, je voudrais dire quelques mots sur la prière par laquelle se concluent ces vêpres ; car il me semble que, dans cette prière, le passage de la Lettre aux Romains qui vient d’être lu est interprété et transformé en prière.

La prière se compose de deux parties : une adresse – un destinataire, pour ainsi dire – et ensuite la prière composée de deux questions.

Commençons par l’adresse qui comprend, elle aussi, deux parties : on doit ici un peu concrétiser le « toi » auquel nous nous adressons, pour pouvoir frapper avec plus de force au cœur de Dieu.

Dans le texte français, nous lisons simplement : « Père miséricordieux ». Le texte original latin est un peu plus long ; il dit « Dieu tout-puissant, miséricordieux ». Dans ma récente encyclique, j’ai tenté de montrer la priorité de Dieu, que ce soit dans la vie personnelle ou dans la vie de l’histoire, de la société, du monde.

La relation avec Dieu est certes une chose profondément personnelle et la personne est un être en relation, et si la relation fondamentale – la relation avec Dieu – n’est pas vivante, n’est pas vécue, toutes les autres relations ne peuvent pas non plus trouver leur juste forme. Mais cela vaut également pour la société, pour l’humanité en tant que telle. Ici aussi, s’il nous manque Dieu, si l’on fait abstraction de Dieu, si Dieu est absent, il nous manque une boussole qui indique l’ensemble de toutes les relations, pour trouver la route, l’orientation pour savoir où aller.

Dieu ! Nous devons à nouveau apporter dans notre monde la réalité de Dieu, le faire connaître et le rendre présent. Mais Dieu, comment le connaître ? Lors des visites « ad limina » je parle toujours avec les évêques, surtout africains, mais aussi avec ceux de l’Asie, de l’Amérique latine, où les religions traditionnelles existent encore, précisément de ces religions. Il y a beaucoup de détails assez différents naturellement, mais il y a aussi des éléments communs. Tous savent que Dieu existe, un seul Dieu, que Dieu est un mot au singulier, que les dieux ne sont pas Dieu, qu’il y a Dieu, le Dieu. Mais dans le même temps, ce Dieu semble absent, très lointain, il ne semble pas entrer dans notre vie quotidienne, il se cache, nous ne connaissons pas son visage. Et ainsi la religion s’occupe en grande partie des choses, des pouvoirs plus proches, des esprits, des ancêtres etc., car Dieu lui-même est trop éloigné et l’on doit ainsi se débrouiller avec ces pouvoirs proches. Et l’acte d’évangélisation consiste précisément dans le fait que le Dieu lointain se rapproche, que Dieu n’est plus lointain, mais qu’il est proche, que ce « connu-inconnu » se fait maintenant réellement connaître, montre son visage, se révèle : le voile sur son visage disparaît, et il montre réellement son visage. Et donc, puisque Dieu lui-même est maintenant proche, nous le connaissons, il nous montre son visage, il entre dans notre monde. Nous n’avons plus besoin de nous débrouiller avec ces autres pouvoirs, car Il est le pouvoir véritable, il est le Tout-Puissant.

Je ne sais pas pourquoi le mot « tout-puissant » a été omis dans le texte français, mais il est vrai que nous nous sentons un peu comme menacés par le tout-puissant : il semble limiter notre liberté, il semble un poids trop lourd. Mais nous devons apprendre que la toute-puissance de Dieu n’est pas un pouvoir arbitraire, car Dieu est le Bien, il est la vérité, et donc Dieu peut tout, mais il ne peut pas agir contre le bien, il ne peut pas agir contre la vérité, il ne peut pas agir contre l’amour et contre la liberté, car Il est lui-même le bien, il est l’amour, il est la véritable liberté. Tout ce qu’il fait ne peut donc jamais être en opposition avec la vérité, l’amour et la liberté. Le contraire est vrai. Lui, Dieu, est le gardien de notre liberté, de l’amour de la vérité. Cet œil qui nous regarde n’est pas un œil méchant qui nous surveille, mais il est la présence d’un amour qui ne nous abandonne jamais et qui nous donne la certitude que le bien signifie exister, signifie vivre : c’est l’œil de l’amour qui nous donne l’air pour vivre.

Dieu tout-puissant et miséricordieux. Une prière romaine, inspirée du texte du livre de la sagesse, dit : « Toi, Dieu, tu montres ta toute-puissance dans le pardon et dans la miséricorde ». Le sommet de la puissance de Dieu est la miséricorde, le pardon. Dans notre concept mondial actuel de pouvoir, nous pensons à quelqu’un qui a de grandes propriétés, qui fait autorité dans le monde économique, qui dispose de capitaux, pour influencer le monde du marché. Nous pensons à quelqu’un qui dispose du pouvoir militaire, qui peut menacer. La question de Staline : « Combien de divisions possède le pape ? » caractérise encore l’idée générale du pouvoir. Le pouvoir appartient à celui qui peut être dangereux, qui peut menacer, qui peut détruire, qui a en main tant de choses du monde. Mais la Révélation nous dit : « Il n’en est pas ainsi » ; le véritable pouvoir est le pouvoir de la grâce et de la miséricorde. Dans la miséricorde, Dieu démontre le véritable pouvoir.

Et ainsi, la deuxième partie de cette adresse nous dit : « Tu as racheté le monde, avec la passion, avec la souffrance de ton Fils ». Dieu a souffert et dans le Fils il souffre avec nous. Et cela constitue le sommet le plus élevé de son pouvoir qui est capable de souffrir avec nous. Ainsi, il démontre le véritable pouvoir divin : il voulait souffrir avec nous et pour nous. Dans nos souffrances, nous ne sommes jamais seuls. Dieu, dans son Fils, a tout d’abord souffert et à présent il est près de nous dans nos souffrances.

Toutefois, une question difficile demeure, que nous ne pouvons pas interpréter en profondeur maintenant : pourquoi était-il nécessaire de souffrir pour sauver le monde ? Cela était nécessaire car dans le monde il existe un océan de mal, d’injustice, de haine, de violence, et les nombreuses victimes de la haine et de l’injustice ont droit à la justice. Dieu ne peut pas ignorer le cri de ceux qui souffrent et sont opprimés par l’injustice. Pardonner, ce n’est pas ignorer, mais transformer ; c’est-à-dire que Dieu doit entrer dans ce monde et opposer à l’océan de l’injustice l’océan plus grand du bien et de l’amour. Et cela est l’événement de la Croix : à partir de ce moment-là, contre l’océan du mal, il existe un fleuve infini, et donc toujours plus grand que toutes les injustices du monde, un fleuve de bonté, de vérité, d’amour. Ainsi, Dieu pardonne en transformant le monde et en entrant dans notre monde pour qu’il y ait réellement une force, un fleuve de bien plus grand que tout le mal qui pourra jamais exister.

Ainsi l’adresse à Dieu, devient une adresse pour nous : ce Dieu nous invite à nous mettre de son côté, à sortir de l’océan du mal, de la haine, de la violence, de l’égoïsme et à nous identifier, à entrer dans le fleuve de son amour.

Tel est précisément le contenu de la première partie de la prière qui suit : « Fais que ton Eglise s’offre à toi comme sacrifice vivant et saint ». Cette question, adressée à Dieu, s’adresse également à nous. C’est une référence de deux textes de la Lettre aux Romains. Nous-mêmes, avec tout notre être, nous devons être adoration, sacrifice, restituer notre monde à Dieu et transformer ainsi le monde. La fonction du sacerdoce est de consacrer le monde pour qu’il devienne hostie vivante, pour que le monde devienne liturgie : que la liturgie ne soit pas une chose à côté de la réalité du monde, mais que le monde lui-même devienne hostie vivante, devienne liturgie. C’est la grande vision qu’a ensuite eue Teilhard de Chardin lui aussi : à la fin, nous aurons une vraie liturgie universelle, où l’univers deviendra hostie vivante. Et nous prions le Seigneur pour qu’il nous aide à être des prêtres dans ce sens, pour aider à la transformation du monde, en adoration de Dieu, en commençant par nous-mêmes. Que notre vie parle de Dieu, que notre vie soit réellement liturgie, annonce de Dieu, porte par laquelle le Dieu lointain devient le Dieu proche, et réellement don de nous-mêmes à Dieu.

Ensuite, la deuxième question. Nous prions : « Fais que ton peuple fasse toujours l’expérience de la plénitude de ton amour ». Dans le texte latin, il est dit : « Rassasie-nous de ton amour ». Ainsi, le texte s’inspire du Psaume que nous avons chanté, où il est dit : « Ouvre ta main et rassasie la faim de chaque être vivant ». Quelle est grande la faim qui existe sur la terre, une faim de pain dans tant de parties du monde : Votre Excellence a également parlé de la souffrance des familles ici : faim de justice, faim d’amour. Et avec cette prière, nous prions Dieu : « Ouvre ta main et rassasie vraiment la faim de chaque être vivant. Rassasie notre faim de la vérité, de ton amour ».

Ainsi soit-il. Amen.

Source : Zenit

11 réflexions au sujet de « Benoît XVI : « L’évangélisation, c’est Dieu lointain qui se fait proche » »

  1. jean

    DIEU n est pas lointain puisque ILest AMOUR.cE SONT LES COEURS QUI SONT lointains et endurcis a son AMOUR ;Le pape en 1 qui nous enseigne 50000rites et regles qui sont cantraires aux regles de NOTRE CHRIST JESUS.c est tres grave;;…..
    Et les eveques soient ralent hypocrites soit sit dorment dans leur eveche en fonctionnaires

  2. Jean-Baptiste Maillard

    A Jean : votre message est difficile à lire mais j’en déduis que nous n’avez pas vraiment compris (ou lu) le message du Saint-Père…. quant à dire que les évêques sont des hypocrites, je trouve cela un peu facile ; « ne jugez pas et vous ne serez pas jugés », non ?

  3. mandonnaud paul de LIMOGES

    *** Les prêtres diocésains et le « Notre Père » ***

    Les prétres par leur sacerdoce accomplissent et nous aident
    aussi à accomplir la prière du « Pater »,

    « Notre Père qui êtes aux Cieux,,, »

    Par sa concécration sacerdotale et sa vie chaste, le prêtre est
    témoin dans le monde de la présence de Dieu le Père;d’une part
    proche  » la terre est l’escabeau de mes pieds » et au delà de
    tout le créé et l’univers, seul infini et amour » le Ciel est
    mon trône » et il témoigne du Ciel « où je vous prépare une
    place » par sa vie chaste en vue du royaume où nous serons
    fréres adoptifs de Jésus « comme les anges »,

    « Que vôtre nom soit sanctifié »

    Chaque jour par sa louange du bréviaire et nos participations
    quand il se dit « laudes » ou « vêpres » publiques et nos priéres
    secrètes, les prétres sanctifient Dieu en le louant et offrent avec
    nous, nos travaux, nos recherche, toute la vie du monde,

    « Que vôtre règne arrive »

    par la vie quotidienne en collaboration avec les laîcs, les prêtres font
    venir ce règne, par les catéchismes, les mariages et enterrements, les
    mouvements et actions catholiques et caritatives,

    « Que vôtre volonté soit faite sur la terre comme au Ciel »

    Par la première partie de la messe et leurs homélies, ils nous
    aident a vivre selon l’évangile et la bible,

    « Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien »

    Le prêtre par son sacerdoce a l’immense pouvoir de faire venir sur
    nos autels , Jésus-Christ dans sa présence eucharistique réelle,
    qui nous nourrit de sa vie divine et éternelle, que nous pouvons
    adorer durant la journée au tabernacle,

    « Pardonnez-nous nos offences comme nous pardonnons a ceux qui
    nous ont offensés »

    Par la cérémonie pénitencielle il nous entraine au pardon
    quotidien,comme lui,

    « ne nous laissez pas succomber à la tentation »

    Par la direction spirituelle il nous donne les moyens de notre
    lutte contre le mal, et ensemble avec Jésus au désert nous
    luttons contre les tentations,

    « Mais délivre nous du mal »

    Par son sacerdoce il nous donne le pardon dans le merveilleux
    sacrement de la miséricorde, et nous permet d’y rencontrer
    Jésus qui pardonne depuis sa résurrection par eux  » recevez
    l’esprit saint, ceux à qui vous pardonnerez les péchés sur la
    terre seront pardonné aux cieux »

    « Car c’est à vous que appartiennent le règne, la puissance et la
    gloire »

    Oui prions le Pére en pensant au sacerdoce des prétres et
    demandons en beaucoup de saints, pour sa gloire

    paul mandonnaud de LIMOGES
    LA MISERICORDE DE JESUS EST INFINIE

  4. paul de limoges

    Équipes du rosaire ste Valérie, Limoges 87000, responsable Paul Mandonnaud

    Les trois points importants pour démarrer chaque matin notre dizaine du rosaire

    Nous sommes engagés tous, membres des équipes du Rosaire, à dire chaque jour et si possible pour démarrer la journée, après le Credo, au moins une dizaine du mystère du rosaire déterminé par notre numéro dans le groupe, pour qu’ainsi dans un groupe une couronne complète du rosaire monte vers le Père par Marie.

    C’est pour nous et pour l’Église une grâce.

    En premier lieu cela nous permet de démarrer la journée branchés sur le Père. Car pour dire le rosaire, bien sûr, on se met dans le silence en présence de Dieu, c’est le plus important. Paul VI disait : « en attitude de componction « , le Père Zundel nous dit : « En présence devant l’infini de l’Amour de Dieu, révélé par Jésus, donné par le Père, vécu grâce au Saint Esprit présent en nous et à faire vivre en ce monde », en étant attentifs à sa présence maintenant et ici. Oui, il faut prendre le temps de quitter le verbiage, arrêter la prière vocale quand nous sommes appelés par grâce à être attentifs à cet état existentiel de la présence de Dieu, là et aussi au-delà du créé qui nous entoure, pour l’aimer dans le silence et le bonheur qu’il donne de sa présence. Puis doucement reprendre le rosaire sans quitter cette présence, car Marie alors offre notre prière à son Fils, et Dieu son Père est connu et vient vivre dans le monde, son royaume est enfin là, invisible.

    En deuxième lieu, dire cette dizaine nous permet, en méditant notre mystère du rosaire, de goûter la vie de Jésus, Dieu venant en ce monde dans les différentes étapes des 20 mystères du rosaire. St Dominique en son temps a eu soif de donner au peuple la connaissance de l’évangile pour le salut du monde. Pour couper son prêche de plusieurs heures, il crée le rosaire afin d’intérioriser en priant cette vie de Jésus découverte par étapes. Nous avons le devoir en disant les Ave de plonger notre esprit et notre regard intérieur dans ces moments essentiels de la vie de Jésus avec Marie que sont les différents mystères. Ils nous donnent le goût d’aller au texte de l’évangile, de mieux apprécier la liturgie de la parole de nos messes, ils nourrissent et calent notre foi en dehors de toute erreur, comme le disait le pape Léon XIII, il nous aident à lutter contre les tentations et nous donnent la force de partager les moments joyeux ou douloureux de nos vies avec Jésus à nos côtés pour les vivre en lui chaque jour.

    Enfin le rosaire du matin nous constitue communauté d’Église, priant les uns pour les autres au même moment dans la charité pour nos frères et soeurs, nous constituant corps mystique de Jésus, vivant en communion avec les hommes de ce monde et leurs problèmes, en communuion aussi avec les saints du ciel ; et ainsi ils sont un moment de pédagogie et d’apprentissage de ce que sera la vie éternelle avec le Seigneur.

    Donc bon démarrage de chaque jour avec notre dizaine du rosaire en communion de prière,

    mais voici aussi quelque conseille;

    Pour rentrer en prière il faut s’isoler, se mettre en silence, etre présent a soit et a se silence exterieur, etre attentif a l’amour qui vient en nous, penser au monde et a la grandeur réél de tout le créé, se faire attentif a se qui peut venir de l’au dela,ou qui monte en notre interieur, puis regarder dans les évangiles le veccu de Jésus et le rejoindre dans ses actes et état de vie dont la prière, lui demander de connaitre Dieu le Père en vérité car lui seul le donne aux hommes et attendre et quand sa présence se fait lumiére et sentir en nous, l’adorer et lui dire merci et notre amour d’etre heureux en sa présence et en vie qu’Il nous donne. merci de son eternité , infini et amour qu’IL nous fait découvrir et adorer en esprit. Et quand de notre coeur monte nos fautes ou péchés ,les lui remétre en humilitée vraie de notre nature pécheresse, ou si d’autre pensée ou acte de notre fond pértubé, le présenter a Dieu lumiére,misericorde et amour, et lui fare confience, voila une vraie priére !!!
    amitiés
    paul

    _
    e-mail;paul.mandonnaud@yahoo.fr
    site: http://www.mandonnaud.net/
    LA MISERICORDE DE JESUS EST INFINIE

  5. paul de limoges

    Mouvement ATD Quart Monde
    Délégation générale du Mouvement International
    9 février 2010
    Chers amis,
    « Courage, courage, vous n’êtes pas seuls. – écrit Guillaume, ami de longue date du Mouvement en
    Centrafrique aux amis de Haïti – Je fonds en larmes quand je vois ce qu’il s’est passé chez vous.
    Nous Centrafricains pensons beaucoup à vous. Si vous étiez proches, on pourrait vous abriter chez
    nous ».
    Nous continuons à être en lien chaque jour avec les membres du Mouvement en Haïti.
    Vous le savez, six d’entre nous sont partis renforcer l’équipe depuis une semaine.
    En vous adressant ce que nous avons exprimé lors de la marche du Mouvement du 8 février nous
    aimerions aussi partager ce que l’un d’eux nous disait aujourd’hui au téléphone.
    « Hier, c’était une journée très spéciale. Pour la première fois depuis la catastrophe l’équipe
    réunissait les familles du quartier de manière collective. Il y avait un côté émouvant de se
    retrouver comme ça avec tous les gens réunis. On avait mis une grande toile dans la cour pour
    se protéger du soleil et on avait décoré les lieux avec les objets apportés de Méry-sur-Oise, les
    messages arrivés d’un peu partout dans le monde. La rencontre a commencé par un temps de
    prière, ce qui est habituel ici. Ensuite on a fait quelques minutes de silence à la mémoire de
    toutes les victimes du tremblement de terre et puis on a chanté. Ensuite, on s’est mis en quatre
    groupes pour parler. Les gens ont beaucoup dit où ils étaient le 12 janvier, comment ils ont
    cherché leurs enfants, les membres de leur famille. Comment, pour certains, ils ont découvert
    leur maison écroulée. Les familles disaient aussi combien les jours où elles ont de quoi faire à
    manger, elles partagent avec ceux des environs. Les gens partagent beaucoup de choses. Tout
    le monde dort dehors.
    Quand on s’est remis tous ensemble, l’équipe a dit ce que le Mouvement a cherché à faire
    depuis le 12 janvier, en allant dans les quartiers, en cherchant à prendre des liens avec d’autres
    organisations, avec les structures du Gouvernement haïtien pour chercher à ce que l’aide qui
    arrive, puisse rejoindre les familles. Elle a parlé de la solidarité qui se manifeste et du projet
    de nutrition pour les petits enfants qui est en train de voir le jour en partenariat avec Action
    Contre la Faim dans le quartier de Grande Ravine et qui pourrait toucher plus d’un millier
    d’enfants. Elle a aussi introduit le fait qu’on avait pu avoir auprès de l’Ambassade du
    Venezuela de la nourriture qui serait partagée à la fin, dans les sacs de plastique très colorés
    que Saint Jean avait trouvés le matin même.
    Et puis Eugen a parlé de tous les membres du Mouvement dans le monde qui s’étaient
    manifestés, de tous les messages reçus de partout. Il a raconté combien, peut-être pour la
    première fois dans l’histoire du Mouvement avec une telle intensité, tous les membres du
    Mouvement étaient unis autour de la peine et du courage des familles en Haïti. Il a terminé en
    disant : nous sommes ensemble aujourd’hui, nous serons ensemble toujours. Et puis on a
    chanté, c’était très beau. Pendant que l’on chantait, les volontaires haïtiens, Saint Jean,
    Nerline, Rosanna, Yannick, Louisamène, Mogène, Marie Ange, qui ont organisé la journée
    avec une attention extraordinaire aux détails, qui ont habillé les lieux, ont remis à chaque
    famille un sac de nourriture. C’était tout, sauf une distribution. C’était une réunion et à la fois
    une rencontre d’amis, où les amis qui sont au loin pensent aux amis qui sont ici et partagent
    avec eux des pensées, des paroles, et aussi des choses concrètes qui permettent la vie.
    A la fin, Jacqueline et David ont passé du temps avec un groupe de personnes que nous ne
    connaissions pas et qui de ce fait n’avaient pas été invitées à la rencontre. Un groupe de jeunes
    et d’enfants et un groupe de femmes qui avaient attendu des heures à la porte pour essayer
    d’obtenir quelque chose, avec patience, et par moments avec colère. Ils les ont invités à entrer,
    à s’asseoir, ils ont parlé avec eux. Et puis ils leur ont donné quelque chose, des biscuits, un
    peu de lait, mais dans une relation qui était complètement autre. Jacqueline me disait après : le
    pire c’est l’humiliation. On ne peut pas renvoyer chez eux sans rien des gens qui passent trois
    heures devant la porte, c’est impossible. On ne peut pas non plus rentrer dans une distribution
    avec tous ceux qui arrivent à la porte sinon dans deux heures il y aura trois cent personnes
    devant la porte. Il faut prendre le temps et quand c’est le moment faire rentrer les gens comme
    on fait rentrer des amis, prendre le temps avec eux. Alors, ils repartent en sentant qu’on a pris
    ce temps avec eux, qu’ils ont été accueillis. On n’a pas le droit de faire que leur demande se
    transforme en humiliation ».
    Il y a presque un mois, la terre tremblait en Haïti. Depuis, les Haïtiens ont dû faire face à tant de
    choses, se mobiliser sans répit pour sauver des vies, continuer à bâtir la vie malgré tout. Ils n’ont pas
    pu s’arrêter et ils nous disent : « nous avons besoin que le monde se mobilise avec nous pour nous
    aider, mais aussi pour pleurer avec nous ».
    Le Gouvernement haïtien a proposé que les 12, 13 et 14 février soient des journées de deuil
    national. Cherchons, chacun où nous sommes, selon nos contextes quels gestes poser ces jours-là
    pour être en lien avec Haïti mais aussi avec tous ceux qui font face chaque jour à l’injustice.
    En Haïti, l’équipe voudrait que chacun de ses membres puisse s’arrêter un peu, pour vivre un
    moment de répit, aller enfin revoir sa famille, ce que certains n’ont pas encore pu faire tellement ils
    ont été pris jour et nuit, participer à des temps collectifs de prière ou de jeûne, retrouver les familles
    des quartiers et rejoindre avec elles ce qui se vivra au niveau du pays. Les familles demandaient :
    « que ferons-nous cette année, pour le 14 février ? » En Haïti, chaque année les membres du
    Mouvement marquaient par un rassemblement cette date anniversaire de la mort du Père Joseph.
    Cette année, ils ont décidé de se retrouver dans un lieu significatif pour le pays, au Champs de
    Mars, devant le Palais National, avec beaucoup de leurs frères haïtiens.
    Peu de temps avant de mourir, le Père Joseph nous a laissé « Les strophes à la gloire du Quart
    Monde de tous les temps », dans lesquelles il dit : « Ce n’est pas votre mort que j’évoque aujourd’hui
    (…) c’est de votre vie dont je témoigne ». Voilà qui pourrait guider notre façon de vivre ces journées
    : mettre entre nous ce que tant d’enfants, de jeunes, de femmes et d’hommes ont apporté d’unique et
    de précieux pour rendre notre monde plus humain. Au Centre international du Mouvement, par
    exemple, nous nous retrouverons le 12 février autour du Cèdre, porteur des terres de nos vies. Peutêtre
    pourrions-nous aussi être attentifs à rejoindre là ou nous vivons, des communautés,
    associations, voisins haïtiens pour communier à leur peine et leur témoigner notre amitié…
    Cela donne de la force de savoir que les uns et les autres continuent à organiser des rencontres chez
    eux, dans des lieux du Mouvement, et ailleurs, pour lire ensemble ces nouvelles et continuer à lier
    notre quotidien à Haïti.
    Il nous faut chercher les moyens, y compris les moyens financiers, pour pouvoir soutenir l’action et
    la présence du Mouvement en Haïti dans la durée. Merci de continuer à en parler autour de vous et
    de proposer à vos amis, vos relations, d’aller sur le site du Mouvement.
    Avec Eugen à Port-au-Prince,
    Diana et Isabelle

  6. paul de limoges

    La vie du P. Wrezinski dénonce notre indifférence face à la misère
    Homélie de Mgr Sanchez de Toca y Alameda

    ROME, Jeudi 18 février 2010 (ZENIT.org) – La vie du P. Wresinski est une vraie « dénonciation de notre indifférence, de notre résignation face « à la fatalité de la misère » », affirme Mgr Sanchez de Toca.

    L’anniversaire de la mort du P. Joseph Wresinski, rappelé par Dieu le 14 février 1988, et dont la cause de béatification a été introduite au Vatican, a été marqué à Rome par une célébration eucharistique présidée par le sous-secrétaire du Conseil pontifical de la culture, Mgr Melchor Sanchez de Toca y Alameda, à Saint-Jean-du-Latran, samedi dernier, 13 février.

    Le parvis des droits de l’homme

    Chaque 17 octobre, le parvis de la basilique du Latran – cathédrale des papes – est en effet à Rome le lieu de rassemblement des membres et des amis de la fondation lancée par le P. Wresinski (12 février 1917 – 14 février 1988).

    C’est là que, pendant l’Année sainte, le 15 octobre 2000, le cardinal Roger Etchegaray a inauguré une dalle analogue à celle du « Parvis des Droits de l’Homme », au Trocadéro, à Paris (où il s’était rendu), sur le parvis de la basilique du Latran, au nom de Jean-Paul II.

    Cette « Dalle à l’honneur des victimes de la misère », a été scellée à Paris le 17 octobre 1987, avec ces paroles : « Le 17 octobre 1987, des défenseurs des droits de l’homme et du citoyen de tous pays se sont rassemblés sur ce parvis. Ils ont rendu hommage aux victimes de la faim, de l’ignorance et de la violence. Ils ont affirmé leur conviction que la misère n’est pas fatale. Ils ont proclamé leur solidarité avec ceux qui luttent à travers le monde pour la détruire. Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré. Père Joseph Wresinski. »

    Et cinq ans après, en 1992, les Nations unies ont reconnu officiellement la Journée du 17 octobre comme « Journée mondiale du refus de la misère ».

    Le pape Wojtyla a voulu que l’inscription du Trocadéro soit inscrite au Latran, et il a ajouté personnellement : « Jamais plus de discrimination, d’exclusion, d’oppression, de mépris des humbles et des pauvres ».

    Une voix prophétique

    Vingt-deux ans après le départ du fondateur du Mouvement ATD-Quart monde, il est en effet clair qu’il demeure « la voix prophétique des plus pauvres », a souligné Mgr Sanchez en commentant les lectures du VIe dimanche du Temps ordinaire, l’Evangile des Béatitudes, selon saint Luc.

    « Heureux les pauvres »: c’est, explique Mgr Sanchez, « l’Evangile des laissés pour compte, de ceux qui appartiennent à l’Ordre sacré des Malheureux, l’Evangile des Perdants: les pauvres, ceux qui ont faim, ceux qui pleurent et qui sont détestés, méprisés, ignorés ».

    « Les Béatitudes de Jésus, insiste Mgr Sanchez, ne sont pas une proclamation abstraite, mais une annonce adressée directement aux pauvres : à vous, les pauvres. Et c’est aussi une annonce de libération, une bonne nouvelle. C’est ainsi que s’accomplit la prophétie d’Isaïe : aux pauvres est annoncée la Bonne nouvelle. L’écho de ce message est facilement perceptible dans les paroles prononcées par le P. Wresinski au Trocadéro à Paris, le 17 octobre 1987, quelques mois avant sa mort :

    « Je témoigne de vous, pauvres de tous les temps,

    et encore d’aujourd’hui,

    happés par les chemins,

    fuyant de lieux en lieux, méprisés et honnis.

    « Travailleurs sans métier,

    écrasés en tout temps par le labeur.

    Travailleurs dont les mains, en ces jours,

    ne servent plus à rien.

    « Je témoigne de vous, mères / dont les enfants condamnés à la misère / sont de trop en ce monde.

    « Je témoigne de vos enfants / tordus par les douleurs de la faim, / n’ayant plus de sourire, / voulant encore aimer.

    « Je témoigne de ces millions de jeunes / qui, sans raison de croire, ni d’exister, / cherchent en vain un avenir / en ce monde insensé ».

    Les pauvres et l’Eglise

    Pour Mgr Sanchez, la vie du P. Wresinski a été une vie « dépensée pour la défense de la dignité de ces frères les plus pauvres : il avait senti l’appel de Dieu à se faire l’un d’eux, et il a voulu réfléchir à cette vocation dans sa devise sacerdotale, « Avance en eau profonde et jette les filets », « duc in altum », loin de la rive, loin de la sécurité, de la protection et des commodités d’une existence sacerdotale ordinaire ».

    Car, ajoute-t-il, le P. Joseph Wresinski « se sentait appelé à faire découvrir la dignité personnelle, la dignité des enfants de Dieu, de nos frères : un attachement sans limite à Jésus Christ Sauveur, comme point de départ pour « restituer les plus pauvres à l’Eglise et l’Eglise aux plus pauvres », une Eglise qu’il voyait dans l’attitude de prière silencieuse et immobile de sa mère dans la forge désaffectée où ils habitaient étant enfants. »

    Et de souligner que pour le fondateur, « partager sa vie avec les pauvres n’était pas une façon pour lui de résoudre un problème économique ou social, pour éliminer des poches de misère autour de nos villes simplement parce qu’elles ne sont pas belles, ou parce qu’elles constituent une menace pour l’ordre public, ou pour la santé, ou parce que ce sont des facteurs potentiels de désordres sociaux. Il s’agissait pour lui d’aider à redécouvrir la dignité dont chaque homme et chaque femme, même dans la situation de misère la plus abjecte, est cependant toujours porteur, parce qu’ils sont des enfants de Dieu. Redonner la dignité aux plus pauvres parce que « là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré ». »

    Le refus de la misère

    Aujourd’hui, la vie du P. Wresinski est une vraie « dénonciation de notre indifférence, de notre résignation « à la fatalité de la misère » », a conclu Mgr Sanchez de Toca.

    Le 17 octobre est désormais célébré dans de très nombreux pays, et notamment dans beaucoup de pays francophones : France, Belgique, Suisse, Canada, de nombreux pays d’Afrique, au Liban… Et des répliques de la dalle du Trocadéro ont été inaugurées ces dernières années au Burkina Faso, à l’Ile Maurice, au Québec, en Belgique.

    L’un des objectifs de la Journée du refus de la misère est de « donner la parole aux plus pauvres, d’entendre ce qu’ils ont à dire, non seulement par rapport à la pauvreté et à la manière de la combattre mais au sujet de la paix, de la justice, de l’avenir du monde, des sociétés », a confié Jean Tonglet à Zenit : « Cette attitude d’écoute est quelque chose que le 17 octobre veut promouvoir pour que nous puissions ensuite la vivre jour après jour ».

    La cause de béatification

    Le P. Marc Leclerc, postulateur de la cause de béatification du P. Joseph Wresinski a pour sa part indiqué que l’enquête diocésaine, ouverte à Soissons le 19 mars 1997, s’est conclue en 2003. Les 20.000 pages du dossier ont été apportées, dûment scellées, à la Congrégation romaine pour les causes des saints.

    Elles ont été reliées en une soixantaine de volumes, qui ont été examinés par la juriste chargée de ce travail par ce dicastère. « Depuis lors, nous avons reçu le décret de validité de la part de la Congrégation, un Relateur a été nommé, le P. Hieronim Fokcinski sj, et ainsi s’est ouverte officiellement la phase romaine de la procédure », a indiqué le P. Leclerc.

    Anita S. Bourdin

    paul de LIMOGES
    Jésus est infiniment misericordieux

  7. paul de limoges

    La Transfiguration

    La Transfiguration est le mystère de lumière par excellence. Selon la tradition, elle survint sur le Mont Thabor. La gloire de la divinité resplendit sur le visage du Christ, tandis que, aux Apôtres en extase, le Père le donne à reconnaître pour qu’ils « l’écoutent » (cf. Lc 9,35 par) et qu’ils se préparent à vivre avec Lui le moment douloureux de la Passion, afin de parvenir avec Lui à la joie de la Résurrection et à une vie transfigurée par l’Esprit Saint. Jean Paul II

    Accablé d’angoisse du destin commun de l’humanité, assoiffé et en manque des meilleurs moment d’intimité avec son Père, et voyant arriver sa fin ,dans le refus des hommes de son amour, Jésus prend ses apôtres intimes avec lui vers une montagne pour trouver une solution en priant avec eux son Père comme toujours en se cas la. Et inattendu moment d’intimité, son Père se dévoile pour lui et ses apôtres avec ceux qui avaient perçu que la fin du messie ne pouvez être autre que dans la souffrance, il vienne, Moise et Élie l’encourager dans sa voie qui à cette heure lui paraissait si lourde à vivre, il va trouver ainsi la force d’aller contre sa nature humaine et par le même élans soutenir pour plus tard ses apôtres qui sur le moment ni comprennent rien, ils auront l’humilité plus tard de le dire . Ne refusons pas pour nous les moments de joie de Dieu ou avec ceux des plus pauvres que nous suivons car ils nous permettront d’être la avec Jésus quand la vie les écrase.
    paul mandonnaud

  8. paul de limoges

    TEMPS de prière du VENDREDI 5 MARS 2010
    Selon la liturgie du 3eme dimanche de Caème

    Temps d’intériorisation et invocation de l’Esprit Saint

    Seigneur, nous nous réunissons en ces vendredis de Carême, pour un temps de prière. Pourtant, nous ne savons pas prier…Toi seul sais prier le Père. Mais tu ne gardes pas pour toi ce bonheur et à chacun de nous, tu donnes comme Maître de prière l’Esprit Saint.

    Refrain : Viens Esprit de sainteté, viens Esprit de lumière, viens Esprit de feu, viens nous embraser ! (silence 2 min)

    Tu nous rappelles, à nous qui cherchons Dieu, que notre Dieu nous cherche depuis toujours…qu’il suffit de s’asseoir, de se poser, de descendre dans notre cœur pour le rejoindre.( silence 2 min)
    Rejoins ton Dieu…Ote tes sandales : tu dois retrouver le contact nu de la terre dont tu es fait. Ce contact réveillera en toi le tressaillement d’une insondable mémoire : la sensation des mains de Dieu ton Père, pétrissant le premier homme, et tu es toi aussi, cet homme-là ! (silence 2 min)
    Ote tes sandales de tes pieds : ces choses fabriquées grâce auxquelles tu as marché jusque-là sans te blesser aux pierres du chemin…ce système subtil de protections, de conduites ritualisées, de projections, grâce auquel tu as survécu tant bien que mal…..( silence 2 min)
    Rejoins ton Dieu ! … Ne te hâte pas. Supporte-toi un peu immobile. Lentement, quitte un à un tes vêtements ; desserre une à une les bandelettes que sont l’instinct de possession, la volonté de puissance, la prétention de l’esprit, le désir de jouissance….. Renonce à faire toi-même le tour de la question comme Moïse à l’Horeb.
    Expose-toi au soleil de Dieu. Sa lumière va te laver, te réchauffer !…
    Alors, il te donne son Esprit, il te oint d’huile pour que ta démarche soit souple sur la route du désert…..Rejoins ton Dieu !

    
    

    Refrain : Viens Esprit de sainteté, viens Esprit de lumière, viens Esprit de feu, viens nous embraser ! ( silence 2 min)

    BONNE NOUVELLE de JESUS CHRIST selon St LUC 13, 1-9
    (traduction officielle pour la liturgie)

    A ce moment, des gens vinrent rapporter à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu’ils offraient un sacrifice. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens pour avoir subi un tel sort ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux.

    Et ces 18 personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. »

    Jésus leur dit encore cette parabole : « un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier et n’en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : « Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier et n’en trouve pas. Coupe-le. A quoi bon le laisser épuiser le sol ? » Mais le vigneron lui répondit : « Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas. »
    -Evènements évoqués. Quel type de mal dans chaque cas? Contexte de l’époque ?
    – Personnages en scène dans la parabole ?

    -Ces passages nous évoquent-ils d’autres passages de la Bible ?

    – Et aujourd’hui ? Quels évènements Jésus pourrait-il citer ?
    – Attitude de Jésus ?

    Méditation
    Jésus traverse la Galilée. IL est en chemin vers Jérusalem….Il marche vers sa Passion. Le mal, il est bien placé pour en parler : lui aussi sera massacré par Pilate.
    Seul lui, élevé de terre, et chargé de tout le poids de tous les maux, est à la hauteur et du haut de la Croix suivie de la Résurrection, seul, il donne SENS à l’horreur du NON-SENS !
    Il nous invite à lutter contre toutes sortes d’évènements qui interrogent nos convictions, les ébranlent parfois : maladie, perte d’êtres chers, et évènements du monde : génocides, catastrophes naturelles…
    Il vient sauver l’homme de toutes sortes de mal : le mal innocent et le mal coupable. Il nous veut responsables.
    Tous :Jésus le Christ, lumière intérieure, ne laisse pas mes ténèbres me parler,
    Jésus, le Christ, lumière intérieure, donne-moi d’accueillir ton amour . (silence)
    Nous sommes à la fois victimes et coupables du mal. Nous ne l’inventons pas, nous ne le commençons pas, mais nous le recommençons ; nous le continuons.
    Chaque génération transmet à la suivante ses préjugés, ses complexes, ses erreurs de jugement et ses déséquilibres….Le mal est consciencieusement transmis. Il a quelque chose à voir, mystérieusement, avec notre liberté par laquelle parfois, nous refusons le don de Dieu et nous orientons contre lui…
    Chant : Jésus le Christ, lumière intérieure, ne laisse pas mes ténèbres me parler !

                 Jésus le Christ Lumière intérieure, donne-moi d’accueillir ton amour.

    (silence 2mn)
    Toi Seigneur, tu ne considères pas les évènements de notre temps comme une série d’incidents ou d’accidents qui nous toucheraient peu. Toi tu vois les évènements sociaux, politiques, économiques, météorologiques de notre existence comme des signes qui exigent une interprétation spirituelle. C’est le sens le plus profond de l’histoire: une invitation permanente et urgente à tourner notre cœur vers Dieu pour ainsi découvrir le vrai sens de la vie. Pour toi, les victimes deviennent nos évangélisateurs, nous appelant à la conversion.
    Nous nous posons des questions  « d’en bas » quand nous voulons savoir qui se trouve dans une situation meilleure ou pire que la nôtre ;Toi tu ne nous demandes pas de définir la petite place que nous occupons dans l’humanité par rapport à celle des autres. Tu nous poses une question « d’en haut » : « Lisez-vous les signes des temps comme autant d’invitations à la conversion et au repentir ? Les grandes souffrances de vos frères vous sont-elles une occasion de vous libérer de l’arrogance, du jugement et de la condamnation pour vous tourner vers le Père et tout remettre entre ses mains » ? (silence 2min)

    Psaume 50 Jésus le Christ…..
    ( sol. ) Pitié pour moi, Seigneur en ton amour
    Dans ta grande miséricorde efface mon péché.
    (Tous) Lave-moi tout entier de ma faute,
    Purifie-moi de mon offense.
    (sol.) Oui, je connais mon péché,
    ma faute est toujours devant moi.
    ( tous)Contre toi et toi seul j’ai péché,
    ce qui est mal à tes yeux je l’ai fait
    Jésus le Christ….. (silence 2 min)
    Méditation Seigneur, dans nos tentations d’inertie, dans nos traversées du désert, dans nos envies d’abandon, dans notre stérilité, que ta Parole survienne au secret de nos cœurs. Qu’elle nous arrache à nos pesanteurs, qu’elle réveille en nous la joie de croire ! Ouvre nos cœurs à l’Evangile : qu’il provoque en nous l’étonnement, le retournement. Merci de nous avoir mérité le délai de grâce qui nous est donné pour nous tourner vers le Père, tel le vigneron de la parabole du figuier stérile…Ce figuier, c’est Israël…C’est nous….et tu intercèdes pour nous, pour qu’enfin, nous choisissions la Vie….
    Chant Jésus le Christ, lumière intérieure….. ( silence 2 mn)
    Prière ensemble
    1) Père, tu as révélé ton Nom à Moise ; tu as confié ta parole aux prophètes et par Jésus tu as montré ton visage.
    Tous : – pour ton amour, béni sois-tu !
    Père, fais-toi connaître de ceux qui mènent une vie sans but ; fais entendre ta voix à ceux qui n’entendent que les sollicitations du monde. Montre ton visage à tous les hommes !
    Tous : – écoute nos prières ! (silence)

    2) Père, tu es le jardinier….
    Tu es l’éducateur persévérant qui attend que tes enfants se convertissent ;
    Tous : – pour ton amour, béni sois-tu !
    Père, ceux que tu as appelés à servir l’Eglise, fortifie-les. Ceux que tu as appelés à éduquer les jeunes, soutiens-les.
    Tous : – écoute nos prières ! (silence)

    3) Père, alors que nos faux dieux (l’argent, le pouvoir, l’égoïsme) ne voient pas la misère de nos frères, toi tu vois la souffrance et tu entends les détresses.
    Tous : – pour ton amour, sois béni !
    Père, entends la souffrance et la révolte de tous ceux que frappent la guerre, les persécutions, le mépris, la violence et l’injustice. Soutiens les victimes des catastrophes naturelles, qui en arrivent à douter de ton amour.
    Tous : – écoute nos prières ! (silence)

    4) Père, continue d’être bon avec les hommes. Quand nous te décevons, sois patient. Quand nous sommes blessants envers toi ou envers nos frères, comprends que nous sommes nous-mêmes blessés par le péché, viens nous guérir !
    Tous : – pour ton amour sois béni !

    Père, aujourd’hui, par ton Esprit, aide-nous à construire l’unité dans notre paroisse. Réchauffe nos cœurs froids, irrigue nos cœurs secs, fortifie nos cœurs faibles en ce temps de Carême où parfois nous n’avons ni la volonté ni l’espérance de porter du fruit.
    Tous : – écoute nos prières ! (silence)
    Oraison de conclusion : ( J.M.L.)
    Dieu fidèle et miséricordieux, tu es lent à la colère et plein de tendresse. En ce temps de grâce, tu nous appelles à la conversion du cœur, tout en usant de patience envers nous.
    Tel le vigneron de la parabole, tu nous entoures de ta sollicitude dans l’espoir de nous voir porter tôt ou tard les fruits que tu attends de nous.
    Toi si impatient de nous combler de tes dons, tu es infiniment patient quand tu attends le retour de tes enfants égarés, tant comptent pour toi les maturations nécessaires.
    Puissent ton Fils et l’Esprit Saint nous apprendre à conjuguer, à ton exemple, patience et impatience, dans le respect de la liberté de chacun. AMEN !
    Geneviève Dessagne

  9. paul de limoges

    St Vincent de Paul relais Ste Valérie, Prière de 12h30 à 13h30 le 12/3/2010 et Journée du pardon de 9h à 20h a l’église du sacré-Coeur, av f. Perrin à LIMOGES,méditons les textes du 4eme dimanche de carème pour préparer notre confession réconciliation…

    Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur
    02 Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres.
    03 Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m’entendent et soient en fête !
    Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur

    LUC 15, 1 « Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. »

    Savons-nous nous reconnaître pécheurs devant l’immense amour du Père qui nous éclaire par son Esprit saint en nos consciences ? Et en ce cas allons-nous à Jésus à travers l’évangile pour l’écouter, former notre conscience et guider nos actions ?

    LUC 15, 2-3 « Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : ‘Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! ‘ Alors Jésus leur dit cette parabole : »

    Dans la paroisse sommes-nous heureux que nos prêtres soient plus attentifs à ceux qui sont loin, quitte à nous prendre en charge entre nous?

    LUC 15, 11-12 « Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : 'Père, donne-moi la part d'héritage qui me revient.' Et le père fit le partage de ses biens. »

    Savons-nous faire confiance aux jeunes, quitte à risquer l’échec ?

    LUC 15, 13-19 « Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu'il avait, et partit pour un pays lointain où il gaspilla sa fortune en menant une vie de désordre. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans cette région, et il commença à se trouver dans la misère. Il alla s'embaucher chez un homme du pays qui l'envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il réfléchit : 'Tant d'ouvriers chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je vais retourner chez mon père, et je lui dirai : 'Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils. Prends-moi comme l'un de tes ouvriers.' »

    Devant la médiocrité de nos vies, nos reniements ou nos trahisons, par rapport à la haute estime que Dieu veut pour nous, savons-nous nous remettre en question, revenir à Dieu par son Église et le sacrement de réconciliation, comme le propose notre diocèse encore cette après-midi au Sacré-Coeur jusqu’à 20h, pour ainsi être plus proches de notre vocation selon les talents reçus ou selon nos responsabilités familiales, professionnelles, associatives ou politiques ?

    LUC 15, 20 « Il partit donc pour aller chez son père. Comme il était encore loin, son père l'aperçut et fut saisi de pitié ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : 'Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils...' Mais le père dit à ses domestiques : 'Vite, apportez le plus beau vêtement pour l'habiller. Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds. Allez chercher le veau gras, tuez-le ; mangeons et festoyons. Car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.' Et ils commencèrent la fête ».

    Devant les dons de Dieu et ses grâces, prenons-nous assez de temps pour rendre grâce à Dieu et nous réjouir avec Dieu, soit par des prières spontanées dans la journée, une visite au Saint Sacrement à l’église, soit avec la prière de l’Église (laudes ou vêpres), ou le rosaire, ou par les psaumes ?

    
    

    LUC 15, 25-32 « Le fils aîné était aux champs. A son retour, quand il fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des domestiques, il demanda ce qui se passait. Celui-ci répondit : ‘C’est ton frère qui est de retour. Et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a vu revenir son fils en bonne santé.’ Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père, qui était sorti, le suppliait. Mais il répliqua : ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais désobéi à tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est arrivé après avoir dépensé ton bien avec des filles, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’ Le père répondit : ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait bien festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »
    Savons-nous apprécier d’être en état de grâce ? Et savons-nous alors goûter toutes les richesses de la parole de Dieu dans la Bible de l’enseignement de l’Église, les encycliques des papes et leurs écrits, la beauté de la doctrine du Credo, la vie des saints et leurs écrits, la multitudes des ordres religieux et leurs services, et les associations d’inspiration chrétienne, pour les goûter et vivre avec, en action de grâce pour Jésus et son Père et l’Esprit saint qui fait tout vivre afin de grandir en charité ?

    Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur

    Psaume 33, 4-5 Magnifiez avec moi le Seigneur, exaltons tous ensemble son nom. Je cherche le Seigneur, il me répond. De toutes mes frayeurs, il me délivre.

    Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur

    2ème lettre de st Paul aux Corinthiens 5, 17-18 Si donc quelqu’un est en Jésus Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né. Tout cela vient de Dieu : il nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné pour ministère de travailler à cette réconciliation.

    Suis-je assez convaincu que Jésus me veut en créature nouvelle à son image, et pour cela, suis-je assez courageux, quand je m’éloigne de cette conversion, d’aller me confesser pour reprendre à travers le prêtre les pas du Christ ?

    2 Co 5, 19-20 Car c’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui ; il effaçait pour tous les hommes le compte de leurs péchés, et il mettait dans notre bouche la parole de la réconciliation. Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui, en fait, vous adresse un appel. Au nom du Christ, nous vous le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu.

    Reprenons-nous dans la foi, en cette année sacerdotale, retrouvons en nos prêtres cette présence de Jésus dans le sacrement de la réconciliation et allons aujourd hui (si ce n’est fait) nous confesser au Sacré-Coeur et soyons fidèles plus régulièrement à vivre de ce sacrement.
    2 Co 5,21 Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché des hommes, afin que, grâce à lui, nous soyons identifiés à la justice de Dieu.
    N’ayons pas peur de cet échange voulu par le Père.Il prend nos péché et nous donne sa saintetée
    Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur
    Psaume 33, 6-7 Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage. Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses.
    Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur
    Alors en pauvres du Seigneur nous le regarderons dans nos vies et nos prières, avec la Joie que nous enseigne notre évêque en ce carême, fruit de cette communion avec Dieu d’un enfant réconcilié.
    Paul mandonnaud

  10. paul de limoges

    DIMANCHE 11 AVRIL 2010

    C’est au jours de cette féte que Jean-Paul II est mort ,lui qui avait institué cette féte de la misericorde divine, révéler a ste Faustine, pour plus d’information sur la divine misericorde et st Faustine le lien et ; http://www.mandonnaud.net/faustine….

    Dimanche de la Miséricorde divine,2eme de PÂQUES C

    Actes des Apôtres 5,12-16 Ps 117 Apocalypse 1,9-11a.12-13.17-19 ST JEAN 20,19-31

    19 Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, à cause de la crainte qu’ils avaient des Juifs, Jésus vint, se présenta au milieu d’eux, et leur dit: La paix soit avec vous!
    20 Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur.
    21 Jésus leur dit de nouveau: La paix soit avec vous! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie.
    22 Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit: Recevez le Saint Esprit.
    23 Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.
    24 Thomas, appelé Didyme, l’un des douze, n’était pas avec eux lorsque Jésus vint.
    25 Les autres disciples lui dirent donc: Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit: Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point.
    26 Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées, se présenta au milieu d’eux, et dit: La paix soit avec vous!
    27 Puis il dit à Thomas: Avance ici ton doigt, et regarde mes mains; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté; et ne sois pas incrédule, mais crois.
    28 Thomas lui répondit: Mon Seigneur et mon Dieu! Jésus lui dit:
    29 Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru!
    30 Jésus a fait encore, en présence de ses disciples, beaucoup d’autres miracles, qui ne sont pas écrits dans ce livre.
    31 Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom.

    Quand Jésus apparaît à ses apôtres pour la deuxième fois, le Père l’envoie vers eux, pour eux même les envoyer dans le monde, faire quoi? En recevant son souffle plein de l’esprit saint il les envoyait pour pardonner les péchés, voila une libération qui est une bonnes nouvelles, car Jésus avait bien enseigné que en faisant les actes de rupture du péchés on en devenez esclaves et prisonnier. Il a souffères et est mort puis ressuscité par amour pour cela, nous libérait du péché par les prêtres et ainsi redevenir enfants de DIEU libre à nouveau d’aimer. Paul

    groupe valdés:

    La rencontre de Jésus le Ressuscité ne se fait pas quand tout va bien, quand les relations et l’entourage sont amicaux, quand nous sommes dans la quiétude et la sérénité.
    Elle se fait quand nous sommes dans l’angoisse ou dans la souffrance, quand tout semble aller contre nous, quand nous sommes à la limite du désespoir, quand nous sommes tout près de chuter; quand nous sommes crucifiés par la vie, par ses difficultés, ou par ceux qui cherchent à nous faire tomber.
    Brusquement, quand nous sommes à deux doigts de lâcher prise, le Christ nous rejoints, nous rappelle ce que lui-même a vécu, et nous ressuscite. Il nous permet de pardonner à nos ennemis, nous donne la force de les remettre en place et de leur montrer que nous sommes toujours là, bien vivants, plus vivants que jamais.
    Et au jour de notre mort, après toutes ces résurrections que nous avons déjà vécues, nous serons sereins et sûrs que c’est la Résurrection achevée que nous allons connaître. Il ne nous restera plus qu’à nous laisser prendre dans son Amour, notre âme épurée par les mille micro-résurrections que nous avons déjà vécues.
    Quand tel Job sur son tas de fumier, notre pauvre corps sera en train de pourrir au fond d’un cercueil et que l’on continuera à critiquer nos actes et notre vie, notre âme soutiendra ceux qui nous ont aimés et cherchent vraiment ta Vérité. Et pardonnera à ceux qui continuent à cracher sur notre tombe.
    La vie chrétienne est la meilleure manière d’assumer le combat de la vie, car toute vie est un combat. Et même si toutes les apparences semblent prouver le contraire, son issue est certaine : nous serons victorieux.
    _
    Eric

    _
    Jésus est infiniment misericordieux.
    http://www.mandonnaud.net/

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