Benoît XVI : « L’Evangile a le pouvoir de changer le monde »

Benoît XVI en Terre Sainte

Le Royaume du Christ peut changer ce monde, a affirmé Benoît XVI en demandant aux chrétiens de Bethléem de témoigner de l’Evangile qui transforme les coeurs. Par son Incarnation, a rappelé le pape, « Jésus nous a appelés à être des témoins de sa victoire sur le péché et sur la mort ».

« Vous avez les ressources humaines pour construire la culture de la paix et du respect mutuel qui garantira à vos enfants un avenir meilleur. Cette noble entreprise vous attend. N’ayez pas peur ! », a encouragé Benoît XVI mercredi matin lors de la messe à Bethléem, place de la mangeoire devant quelque 5000 personnes, dont un petit groupe de Gazaouis.

Benoît XVI a rappelé la force transformante de l’Evangile ne disant : « Le Christ a apporté un Royaume qui n’est pas de ce monde, et pourtant un Royaume capable de changer ce monde, parce qu’il a le pouvoir de changer les cœurs, d’illuminer les esprits et de fortifier les volontés ».

Par son Incarnation, a poursuivi le pape, « Jésus nous a appelés à être des témoins de sa victoire sur le péché et sur la mort ».

C’est en effet ainsi que le pape résume ce qu’il appelle le « message de Bethléem » qui appelle les baptisés à être victorieux sur la haine, à être « des témoins du triomphe de l’amour de Dieu sur la haine, l’égoïsme, la peur et le ressentiment qui handicapent les relations humaines et créent la division là où des frères devraient demeurer unis, la destruction là où les hommes devraient construire, le désespoir là où l’espérance devrait fleurir ».

Il encourage « la culture d’un état d’esprit de paix fondé sur la justice, le respect des droits et des devoirs de tous, et l’engagement à collaborer au bien commun ».

Le pape a aussi indiqué les « vertus requises pour les hommes et les femmes qui vivent dans l’espérance », dans deux directions.

Tout d’abord, il recommande l’attachement au Christ en toute chose, spécialement intérieurement : « la constante conversion au Christ qui se reflète non seulement dans nos actions mais aussi dans notre raisonnement : le courage d’abandonner les façons de penser, d’agir, et de réagir qui sont sans fruit et stériles ».

Ensuite, Benoît XVI demande même de promouvoir « la culture d’un état d’esprit de paix ». Et il en indique les conditions : il doit être « fondé sur la justice, le respect des droits et des devoirs de tous, et l’engagement à collaborer au bien commun ».

Le pape indique comme troisième vertu indispensable, la « persévérance », qui est « persévérance dans le bien et dans le rejet du mal ».

Il a reconnu qu’à Bethléem, « une persévérance spéciale est demandée aux disciples du Christ », et d’expliquer que c’est « la persévérance dans le témoignage fidèle à la gloire de Dieu révélée ici, dans la naissance de son Fils, à la bonne nouvelle de sa paix qui est descendue du ciel pour demeurer sur la terre ».

Benoît XVI a rappelé l’encouragement de Jean-Paul II et il a été interrompu par des applaudissements, soulignant combien est vif le souvenir de sa visite en l’an 2000 : « ‘N’ayez pas peur !’ Tel est le message que le Successeur de saint Pierre souhaite vous laisser aujourd’hui, en écho au message des anges et à la tâche que notre bien-aimé pape Jean-Paul II vous a laissée en l’année du Grand jubilé de la naissance du Christ ».

Source : Extraits de l’homélie du pape, par Zenit

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