Benoît XVI : « Pas de saine laïcité sans repères éthiques fondamentaux »

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Pas de saine laïcité sans repères éthiques fondamentaux, a fait observer en substance Benoît XVI dans son message au nouvel ambassadeur de la République de Saint-Marin, M. Sante Canducci, qui lui a présenté ce matin ses lettres de créance.

Benoît XVI a souligné combien la foi chrétienne imprègne la « vie » et « l’histoire » de la population et des institutions de cette petite république au territoire enclavé en Italie du Nord-Est, entre les Marches et l’Emilie-Romagne.

Elle couvre un territoire de 61 km², soit 6,7 fois moins que la principauté d’Andorre, la principauté de Monaco représentant de son côté 2,5 km², et elle est peuplée par quelque 28000 habitants. C’est la seule commune d’origine médiévale qui ait échappé à l’unité italienne.

« Une saine laïcité de l’Etat implique, a fait observer le pape, que chaque réalité réponde à ses normes propres, qui ne doivent toutefois pas négliger les principes éthiques découlant de la nature même de l’homme et renvoyant en dernier lieu au Créateur ».

Le pape a invité la société civile et religieuse à « écrire ensemble une nouvelle page de progrès et de civilisation, qui reconnaisse le rôle indispensable de chaque famille dans l’éducation des nouvelles générations ».

« Le but ultime de tout engagement personnel et communautaire doit demeurer la recherche du vrai bien-être des gens, et la réalisation d’une société accueillante et attentive aux besoins de chacun », a fait observer le pape.

Le pape voit dans ces « siècles d’histoire civile et religieuse » un « précieux héritage » à faire « fructifier » grâce à la fois au « progrès de la science, des techniques et de la communication », et ceci « au service du bien de l’humanité ».

Surtout Benoît XVI a fait observer que « détacher la vie publique actuelle des valeurs traditionnelles serait s’engager dans une impasse ».

Et pour éviter cela, le pape a recommandé de « redéfinir le sens d’une laïcité » qui défende « la distinction et l’autonomie des différentes composantes de la société » et qui garantisse leurs « compétences spécifiques » dans le cadre de « responsabilités partagées ».

Et lorsque les pasteurs de l’Eglise en appellent aux « principes éthiques fondamentaux enracinés dans le patrimoine chrétien de l’Europe », ils n’ont en vue, a assuré le pape que « la défense de la dignité absolue de la personne » et « le vrai bien de la société ».

Source : Zenit

Une réflexion au sujet de « Benoît XVI : « Pas de saine laïcité sans repères éthiques fondamentaux » »

  1. Sylvain Croteau

    Au Québec, nous sommes actuellement au pris avec l’imposition d’un cours d’éthique dénué de véritables fondements. Nos enfants perdent la foi, se retrouvent tout mélangés.

    Appuyons les parents du Québec qui réclame la rétocession de leurs autorités parentale sur la philosophie, les valeurs et la religion qui, dès l’âge de 6 ans, sont enseignés à leurs enfants.

    Le cours actuellement imposé par le gouvernement du Québec brime les droits fondamentaux des parents de choisir une éducation philosophique et religieuse selon leurs convictions/croyances pour leurs enfants.

    Appuyons les parents de la Coalition Pour la liberté en Éducation. http://www.coalitioncle.org

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