Catholicisme en France : il est urgent d’évangéliser !

Les sondages nous le (re)disent : il y a de moins en moins de catholiques en France. Après une enquête comme Dieu est de retour, j’aurais plutôt tendance à prendre ces chiffres avec des pincettes, car il existe des signes indéniables du retour du Christ dans le coeur de nos contemporains éloignés de la foi. Mais cela ne doit pas nous faire oublier la sécularisation massive actuelle. Il est donc plus que jamais urgent d’évangéliser, c’est-à-dire conduire plus d’hommes et de femmes à Dieu, en respectant leur liberté mais en leur proposant clairement un chemin. Avec Anuncioblog, nous allons cette année continuer à vous proposer notre revue de presse de l’évangélisation, mais aussi encore plus d’analyses, de témoignages, et de billets d’humeur ! Bonne rentrée missionnaire à tous !

La baisse constante du nombre de catholiques français (Source : Liberté Politique)

Selon une enquête de l’IFOP publié cet été par le Monde (15 août 2009), le catholicisme reste la principale religion en France, mais « le déclin commencé depuis le début des années 1970 continue et touche toutes les couches sociales et toutes les régions ».

« Les données présentées proviennent d’enquêtes historiques de l’IFOP et d’un cumul réalisé à partir d’enquêtes sur la période 2005-2009. 135 enquêtes ont été effectuées auprès d’échantillons nationaux représentatifs de 960 personnes, selon la méthode des quotas », rapporte Le Monde.

D’après l’Institut, 64 % des Français se déclarent catholiques, mais leur nombre se réduit constamment depuis quarante ans. Ce déclin est particulièrement marqué parmi les catholiques pratiquants « messalisants » (qui déclarent se rendre à la messe tous les dimanches), qui passent de 20 % en 1972 à 14 % en 1978, année de l’élection de Jean Paul II, à 4,5 % aujourd’hui.

Il faut noter cependant que cette baisse, très forte jusqu’en 1987, tend depuis à ralentir, alors que la chute du nombre de Français catholiques non pratiquants ne s’infléchit pas.

« La géographie du catholicisme a aussi évolué avec le déclin de son influence », rapporte encore Le Monde. « La France catholique a gardé ses grands bastions : les départements les plus christianisés se trouvent à l’Est (Lorraine, Alsace, Franche-Comté), dans l’Ouest intérieur (de la Manche aux Deux-Sèvres et la Vendée), dans le sud du Massif Central (Cantal, Haute-Loire, Lozère) et dans les Pyrénées-Atlantiques. »

Source : Liberté Politique / IFOP / Zenit

9 réflexions au sujet de « Catholicisme en France : il est urgent d’évangéliser ! »

  1. Emmanuel Pic

    Un sondage de plus qui a coûté la peau des fesses et ne veut rien dire… Il y a deux ans on trouvait 51% de catholiques ! quant à l’échantillon « représentatif », il se réduit à une trentaine de personnes (4,5% de 64% de 954 !!!) Je ne comprends vraiment pas comment un quotidien qui prétend à un minimum de sérieux peut oser publier ces chiffres. La statistique, disait un de mes profs, est la forme la plus élaborée du mensonge : ça se vérifie encore aujourd’hui.

  2. Bernard

    Il est urgent d’évangéliser OUI !!!, mais il est nécessaire de rappeler la morale chrétienne. A force de dire que Dieu est miséricorde beaucoup de personnes se permettent n’importe quoi « chrétien de cafétéria » on prend ce qui convient. Le message du Christ est exigeant, mais il nous garanti le bonheur ici et dans la vie éternelle. C’est par l’exigence que l’on retrouvera les chrétiens.

  3. Jean-Baptiste Maillard

    A Emmanuel : qu’est-ce que cela apporte de savoir que ce sondage aurait coûté la peau des fesses ? est-ce que cela vous étonne vraiment qu’il n’y ait que 4,5 % de ceux qui se disent catholiques qui vont à la messe chaque dimanche ? moi pas ; il n’y a qu’à voir dans ma propre famille, tout le monde n’y va pas… et puis, toutes les paroisses de votre ville sont-elles pleines le dimanche ? désolé, mais j’ai l’impression que vous êtes déconnecté de la réalité, ce pourquoi vous refusez les résultats de ces sondages…

  4. Emmanuel Pic

    Oula… Bon, je m’explique : OK pour l’effondrement de la pratique religieuse, et pour les 4,5% de messalisants. Mais il n’y avait pas besoin d’un sondage de plus pour ça, comme vous le dites il suffit d’aller à l’église le dimanche. Par contre, pas d’accord pour avaler comme du pain bénit tout ce qui nous est rapporté dans les sondages : le même donnait 51% de catholiques il y a deux ans, ça mérite qu’on se pose des questions non ? Quels sont les bons chiffres : 51 ou 64 ? La moitié des Français ou un tiers ? Enfin, je maintiens mes calculs : l’article en question titrait sur une droitisation de l’électorat catholique, mais si on regarde de près la question n’a pu être posée qu’à trente personnes maximum, donc je pense que ce n’est absolument pas sérieux.
    Bon, tout ça mériterait plus qu’un commentaire vite fait, comment poursuivre le débat ? je vous donne le fond de ma pensée : une enquête d’opinion ne peut absolument pas mesurer la foi des Français ou de qui que ce soit.

  5. Artemis

    Les sondages à 51% ou à 64% ne sont pas forcément faits par les mêmes organismes ni selon les mêmes méthodologies. Pour avoir regardé ça d’un peu près, je me fierais plutôt au chiffre de 64%. La Croix publie un sondage chaque année l’été sur des échantillons assez larges (des vagues pluri-annuelles de 30 000 personnes, alors que le fameux sondage à 51% était publié dans Le Monde des religions à partir d’un échantillon de 894 personnes). Et le chiffre tourne toujours autour de 60-65%.

    Quant au chiffre de la pratique religieuse, son faible niveau m’étonne quand même toujours au vu des églises pleines que je vois à Paris mais aussi ailleurs. Avec pour Paris un public jeune. Je n’ai pas d’élément pour le contester mais je le trouve étonnant.

    Je serais plutôt de l’avis de JB Maillard sur les « signaux faibles » d’un intérêt pour le spi, avec un nombre croissant de recommençants, la trentaine (voire la quarantaine) passée.

    pdc

  6. esperedansles

    Je pense que chaque prêtre à chaque confession devrait donner comme pénitence à faire, une bonne action, très particulière, celle qui est en fait une joie, à savoir de choisir d’ évangéliser une personne par jour. Vous me répondrez, laquelle?, Eh oui ce n’est pas évident, donc chacun pourra demander dans sa prière du matin: « Seigneur donne-moi une occasion d’évangéliser durant ce jour. »

    Si nous le demandons avec foi, Dieu nous l'accordera.

    Enfin dans la catégorie « Bons plans » le site Anuncio pourrait nous indiquer des lieux et dates d’évangélisation en public (dans la rue, ou en porte à porte,..), où le groupe catho accueillerait d’autres cathos pour les aider.

  7. riccordo

    Mon cher JBM.
    Puisque vous nous avez abandonné sur le forum Orange=Benoît XVI, je vous demande le pourquoi de la disparition sur anucioblog de l’annonce de la découverte de ce fameux document faisant l’objet d’une polémique.
    Pourquoi ce silence ? est ce sur commande ?

  8. Jean-Baptiste Maillard

    Mon cher Riccordo,
    Où donc exactement vous ai-je abandonné ? Il me semble avoir répondu à vos questions…
    Par ailleurs, la découverte du fameux document n’a absolument pas disparu d’Anuncioblog, vous la trouverez en lien sur le blog Pie 12 vers cette adresse. Etes-vous un adepte des théories du complot pour croire que je puisse agir sur commande ? Je suis un être libre !

  9. paul de limoges

    Le Baptême au Jourdain

    Luc 3,15-16,21-22

    Comme le peuple était dans l’attente, et que tous se demandaient en eux-même si Jean n’était pas le Christ,
    il leur dit à tous: Moi, je vous baptise d’eau; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint Esprit et de feu. Tout le peuple se faisant baptiser, Jésus fut aussi baptisé; et, pendant qu’il priait, le ciel s’ouvrit,
    et le Saint Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix fit entendre du ciel ces paroles: Tu es mon Fils bien-aimé; en toi j’ai mis toute mon affection.

    
    

    Le Baptême au Jourdain est avant tout un mystère de lumière. En ce lieu, alors que le Christ descend dans les eaux du fleuve comme l’innocent qui se fait « péché » pour nous (cf. 2 Co 5, 21), les cieux s’ouvrent, la voix du Père le proclame son Fils bien-aimé (cf. Mt 3, 17 par), tandis que l’Esprit descend sur Lui pour l’investir de la mission qui l’attend. Jean Paul II
    Jésus sent que sa mission approche, il a quitté son travail de menuisier et son village. Jésus chaque matin en se réveillant, portant toute la lourdeur de nos humanités et nous traçant un chemin vers sa perfection, démarre dans la foi, au plus intime de lui-même attiré par la présence (cachée à sa conscience) éternelle du Père en lui, puis par sa prière et sa lutte il retrouve toute l’intimité absolue avec son Père éternel comme pour nous dire : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ». Mais pas un jour, même bébé, où il ne rejoint son Père, mais pourquoi : pas un jour où il part de son humanité, pour pouvoir nous dire : « J’ai porté tes doutes et tes tentations, en rien je ne suis tombé. Si tu m’avais été fidèle, tu aurais fait le même chemin. »
    Il est en écoute de Jean le prophète, et son Père au fond de son coeur le travaille. Il a compris qu’il doit sortir les hommes des impasses de leurs péchés, de leurs recherches de bonheur hors de Dieu, des pièges de l’ennemi des hommes, le démon. Aussi il pense qu’en entrant dans le baptême de Jean, non pour se convertir car il est droit avec son Père, mais pour prendre sur lui ce que les hommes viennent laver dans cette eau et partout où l’homme aspire au renouveau, il pourra combattre le péché en lui et le maître du péché, aussi il demande à Jean de le baptiser, ce que celui-ci ne comprend pas sur-le-champ mais exécute à sa demande.
    Le Père confirme Jésus dans sa mission et lui donne par son Esprit la force d’y entrer, et dit aux hommes qu’il EST son fils bien-aimé. Aussitôt Jésus, pour lutter contre Satan qu’il a voulu vaincre, part au désert jeûner et prier pour tous les hommes et nous montrer par les 3 exemples les pièges principaux du démon : travailler pour soi, paraître au lieu d’être et servir le maître actuel du monde au lieu de servir Dieu. À nous, avec Jésus, de rentrer dans ce combat et ce choix, en y étant solidaire des plus pauvres qui n’ont pas le temps ou les forces pour ces luttes, pour avec Jésus les aider à cette vraie libération qui leur permettra de vivre avec Dieu qu’ils recherchent plus que nous en tous instants de détresse.

    Paul.Mandonnaud

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