Natalie Saracco : « Jésus pleurait devant moi ! »

Natalie Saracco @ La Mante ReligieuseaNatalie Saracco est la réalisatrice du film La Mante Religieuse, au cinéma demain mercredi 4 juin. Son témoignage de rencontre avec le Sacré-Coeur de Jésus fait le buzz sur Internet… Interview exclusive.

Anuncioblog : Comment êtes-vous venue à ce film ?

Natalie Saracco : J’ai deux passions dans la vie, Dieu et le cinéma. Je suis dans ce dernier depuis l’âge de 17 ans. J’ai d’abord été comédienne, puis j’ai réalisé et produit trois courts métrages qui ont tous très bien marché. J’ai eu la chance de travailler avec Robert Hossein, Jean-Paul Belmondo, Jean-Pierre Mocky, Christine Gouze-Rénal… Mais il y a six ans, alors que j’étais sur un premier projet de film long, Larmes blanches, j’ai eu un grave accident à 130 km/h sur l’autoroute. J’ai alors vécu ce que certains appellent une NDE (expérience de mort imminente). A ce moment-là, j’ai fait une rencontre avec le Sacré-Cœur de Jésus. Il pleurait devant moi ! Je lui ai demandé pourquoi et il m’a répondu « de tant d’indifférence de la part des hommes, à qui pourtant j’ai tout donné ». Devant sa souffrance d’être rejeté par nous ses enfants, mon cœur n’a fait qu’un tour et je lui ai dit : « je voudrais revenir sur Terre pour témoigner de ton amour fou pour nous tous et pour consoler ton cœur souffrant de nos péchés et de ton indifférence. Et boum, me voilà ! » C’est dans ce dynanisme là qu’est né La Mante Religieuse ; il ne faut donc pas s’étonner si ce film bouscule pour aller au cœur de la miséricorde !

A. : Qu’est-ce qui a changé dans votre vie depuis cet accident ?

N. S. : J’avais déjà la foi mais j’étais alors davantage dans une « idée » de Dieu. Je suis passé de l’état d’une femme qui rêve du grand amour, de son Roméo, en quelque sorte, à l’amour concret de Dieu et à son accueil dans ma vie. En fait, je suis passé de la foi « pantoufle », à la vrai rencontre du cœur, à la vraie rencontre du cœur, qui est de l’ordre du physique. Souvent on croit connaître Dieu et en réalité on l’enferme, pour se rassurer. Mais en fait, son amour ne s’enferme pas, il nous dépasse totalement !

A. : Que vous apporte la foi ?

N. S. : Je suis traversée comme par un courant d’air chaud permanent ! Dieu est meilleur que les plus grands vins de la Terre, c’est ça le vrai bonheur : c’est de nous laisser aimer par Lui, tels que nous sommes, malgré nos nombreuses imperfections. Il n’y a pas de casting avec Lui ! La foi donne un sens à ma vie, un sens réel et éternel. Pour ainsi dire : Dieu est le sens, et l’essence, c’est l’amour. Croire en Dieu c’est croire qu’Il est tout amour et que cet amour est plus fort que la mort. Vous savez, les super héros des Comics et des grosses productions américaines sont une pâle copie de ceux qui ont la foi : eux aussi rien ne les détruit, même pas la mort. D’ailleurs, avoir la foi ce n’est pas éviter la souffrance, mais c’est porter celle-ci avec la croix du Christ : Dieu t’aide à la porter, tu te réjouis en Dieu, il te sauve !

A. : Pourquoi avoir écrit La Mante Religieuse ?

N. S. : Quelque temps après mon accident, j’ai écrit le scénario de la Mante Religieuse. En douze jours : il a jaillit spontanément. En me relisant, j’ai bien vu que c’était une belle histoire d’amour avec le Seigneur que je voulais partager. Vous me direz que pour témoigner d’une rencontre avec le Christ, il n’y a absolument pas besoin d’un film, car même une personne allongée sur son lit d’hôpital peut le faire. Mais, de mon côté, je savais que mon charisme était le cinéma… C’était donc répondre à la question « qu’as-tu fait du talent qui t’est confié ». Car pour moi, les talents que j’ai reçus en tant que metteur en scène et auteur sont de Dieu. Les mettre à son service, pour les faire fructifier, au service de l’évangélisation, c’est une façon de remercier Dieu, de lui dire mon amour pour Lui, de lui rendre grâce.

Il fallait donc vraiment que je m’y mette, et le plus sérieusement et professionnellement possible… D’ailleurs je ne compte pas m’arrêter là, ce n’est que le début et, croyez-moi, je n’ai fini de sévir dans le milieu du cinéma ! Tout en sachant que nous sommes à contre-courant de l’esprit du monde. Ce qui est le plus terrible pour le Seigneur, c’est, encore une fois, de rester indifférent à lui…

A. : Sans tout dévoiler aux lecteurs de ce blog, quel est le pitch de la Mante Religieuse ?

N. S. : C’est donc l’histoire d’une jeune femme, Jézabel qui correspond à beaucoup de nos contemporains : belle, artiste, dans l’urgence du monde actuel, peintre très cotée à l’international… Elle n’a pas la foi et tombe dans une consommation des autres et d’elle-même. Elle est ainsi dans tous les excès, comme Marie-Madeleine possédée par ses sept démons. Malgré l’argent et le succès, elle est malheureuse comme une pierre. C’est donc une dénonciation du mal. Elle correspond donc à toute une génération, qui au lieu de regarder vers la lumière, descend de plus en plus bas, en spirale. Mais là, Jézabel rencontre un prêtre, le Père David… C’est donc l’histoire de deux mondes qui vont s’affronter. Qui l’emportera ? Mystère !…

A. : Comment avez-vous fait pour réussir à réunir presque 2 millions d’euros pour produire votre film, en partant de rien ?

N. S. : « Si tu as la foi grosse comme un grain de moutarde… » Je dois bien dire que sans Dieu et la motivation de travailler pour Lui, jamais je n’y serais arrivée. Dans l’abandon et les mains du Seigneur, j’ai pu être son instrument. Alors des portes se sont mystérieusement ouvertes, avec de très belles rencontres à la clef !

A. : A qui s’adresse en priorité votre film ?

N. S. : A tous les publics, mais en priorité la jeunesse désœuvrée, en perte de sens, et tous ceux qui n’ont pas la grâce de la foi. Malheureusement, donc, un très large public !

A. : En quoi le cinéma peut-il aider à faire une rencontre avec Dieu ?

N. S. : Il n’y a rien de plus touchant, de plus physique qu’un film. Un film fait tout de suite appel à vos sens : la vue par l’image, l’ouïe par le son et la force de la musique… Un film parle au conscient et à l’inconscient. A cette prédisposition naturelle s’ajoute l’immersion : vous êtes seul, dans une salle où l’on vous demande de couper votre portable, où ne pouvez pas zapper et changer chaîne, ni visiter un autre site Internet… Ainsi, vous pouvez touchez les cœurs par le message que vous aller faire passer, c’est-à-dire la Bonne Nouvelle que Dieu vous aime et ne vous a pas abandonnés, qu’il ne veut pas vous enfermer dans votre péché mais au contraire vous sauver par son infinie miséricorde ! Là, il se passe alors quelque chose. D’ailleurs, il y a déjà des débuts de conversion autour du film… mais je ne vous en dis pas plus pour le moment !

A. : Comment se sont passées les avant-premières ?

N. S. : La trentaine d’avant-premières a affiché complet alors qu’il n’y avait pas encore de retombées presse nationales. Que ce soit à Lille, Lyon, Strasbourg, Versailles, Toulouse, ou Paris, les salles étaient remplies de jeunes. Demain le film sort en salles : l’aventure ne fait que commencer !

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