Quel évangélisateur êtes-vous ?

Coiffeur - catholique

En plus de vos amis, de vos collègues, osez-vous parler du Christ à ceux qu’il place sur votre route et qui, apparemment, ne l’ont pas encore rencontré ?

Un de mes amis me faisait récemment la réflexion suivante : on oublie trop souvent que nos rencontres sont moins de notre fait que de Celui qui est le maître de l’univers. Qui sait si ce livreur de pizza, Dieu ne me l’a pas envoyé pour que je l’évangélise ? Cette sympathique serveuse qui me sert une demi-pinte de bière d’abbaye, aurait-elle été placée là aujourd’hui pour que je puisse l’aborder ? Quid de ce chic monsieur assis à côté de moi dans le métro ? Et ces passants dans la rue ? Si c’était vrai ?

Qu’adviendra-t-il si je ne leur dit pas le secret de mon coeur ? En arrivant là haut, ils pourront me le reprocher en ces termes : « eh bien, à quoi pensais-tu, ce jour-là ? j’aurais aimé tu me parles du Big Boss, tu sais ! cela aurait changé ma vie… ». En dépit des apparences, comme le disait le curé d’Ars dans l’un de ses sermons, ils n’attendent que ça.

Si nous reconnaissons en chacun de ceux que nous approchons à « portée de voix » qu’ils sont fils et filles de Dieu, qu’ils sont aimés du Seigneur, alors il nous est impossible d’affirmer que cela ne les concerne pas. Ce serait trahir Dieu.

Le dessein du Père n’est que d’entrer en relation avec toutes ces personnes, une relation d’amour, pour vivre avec elles dans l’éternité. Il attend de nous que nous soyons ses messagers. C’est aussi cela, l’évangélisation.

C’est d’ailleurs comme ça que j’ai évangélisé mon coiffeur, pour me rendre compte, au bout de plusieurs coupes… qu’il était catholique ! (Plus ou moins pratiquant.)

6 réflexions au sujet de « Quel évangélisateur êtes-vous ? »

  1. kiki

    attention à ne pas être relou ! On ne parle pas à tout le monde de la même façon.
    Je me suis fait évangéliser dans le métro par un gars, il me parlait de lui et de sa foi.
    Que je sois catholique engagé, formé, ne l’intéressait pas ! Il ma parlait comme à un païen béotien.
    Ca m’a profondément gonflé.

  2. esperedansles

    Bravo tu évangélises donc une fois par mois, au moins, ton coiffeur; je viens de voir une histoire semblable de coiffeur: http://gdpjerusalem.over-blog.com/a
    Moi je ne sais quelle est ma fréquence? elle est trop rare, parfois en prenant le bus et en lisant la revue IL-EST-VIVANT: et si nous évangélisions au moins chaque semaine à chaque passage au supermarché ou à chaque péage d’autoroute avec une médaille de ND de la rue du Bac; l’essentiel est de dire chaque matin à l’Esprit-Saint : Seigneur Esprit-Saint, je me rends disponible pour évangéliser la personne que tu memontreras. mais aides-moi je t’en prie.

  3. esperedansles

    Bien j’en rajoute! ton article n’est pas pour moi un billet d’humeur, mais plutôt « actualité de l’évangélisation ».
    Merci cependant de nous donner des idées.

  4. panouf

    Hum…
    Les actes valent mieux que les mots: si nous vivons en chrétiens, nous aurons une influence certaine sur ceux qui nous entourent. Les gens ont soif du christ que nos actes peuvent leur apporter, non de théories qui les gonflent (et ils peuvent toujours nous demander)

  5. Jean-Baptiste Maillard

    @kiki : bien entendu, il ne faut pas être « reloud », comme tu dis si bien ; c’est ce qu’on appelle plus largement respecter les feux rouges et les feux verts, ou la liberté de chacun (ce qui n’empêche pas de proposer), a fortiori ne pas prêcher à un convaincu…

  6. Jean-Baptiste Maillard

    @esperedansles : merci, oui sauf que pour moi cela ne concerne pas vraiment l’actualité de l’évangélisation en France et dans le monde 🙂

    @panouf: c’est une erreur d’opposer les actes au mots, le témoignage de vie (les actes) va avec l’annonce explicite ; il ne suffit pas de vivre en chrétien, il faut annoncer ce pourquoi on vit ; il faut donc une cohérence entre le témoignage de vie et cette annonce ; c’est ce que précise Paul VI dans Evangelii Nuntiandi (lire ce billet) :

    Le plus beau témoignage se révélera à la longue impuissant s’il n’est pas éclairé, justifié — ce que Pierre appelait donner “ les raisons de son espérance ” —, explicité par une annonce claire, sans équivoque, du Seigneur Jésus. La Bonne Nouvelle proclamée par le témoignage de vie devra donc être tôt ou tard proclamée par la parole de vie. Il n’y a pas d’évangélisation vraie si le nom, l’enseignement, la vie, les promesses, le Règne, le mystère de Jésus de Nazareth Fils de Dieu ne sont pas annoncés.

    Evangéliser, ce n’est pas gonfler les gens avec des théories, mais proposer une rencontre personnelle avec le Christ. Comme le dit St Paul, « la foi vient de ce qu’on entend » (Rm 10,17) et ce que l’on entend de ce que l’on proclame…

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