Sans la joie, le chrétien n’est pas « convaincant »

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Sans la joie chrétienne, le croyant n’est pas « convainquant », déclare Benoît XVI. Mais la vraie joie est « missionnaire ». « Si cette joie jaillit de nous elle touche aussi le cœur des non-croyants », a-t-il expliqué dans son homélie lors de la célébration eucharistique qui concluait, le 30 août à Castel Gandolfo, la rencontre avec ses anciens étudiants. Benoît XVI a également développé pourquoi le christianisme n’est pas pas un moralisme, comme beaucoup de nos contemporains éloignés de l’Eglise peuvent le penser.

. Cette rencontre du « Ratzinger Schülerkreis », a eu lieu du 28 au 30 août à Castel Gandolfo. Dans l’homélie de la messe finale, Benoît XVI a évoqué le thème de la pureté de l’homme devant Dieu et le rapport entre l’amour et la loi. Le texte est publié aujourd’hui par la salle de presse du Saint-Siège et par L’Osservatore Romano en italien du 15 septembre.

Le pape a rappelé que le christianisme n’est pas un « moralisme » parce que ce n’est pas l’homme qui définit « ce qui est bon » mais c’est la Vérité, qui « vient à notre rencontre », le Christ qui est « la Vérité et l’Amour », qui « prend par la main » et « pénètre notre être ».

Pour Benoît XVI, si le chrétien « se laisse toucher » par le Christ, la rencontre devient « amitié et amour », et le chrétien devient « lui-même » une personne « pure », grâce à la pureté du Christ, des personnes qui savent « aimer grâce à son amour » et qui « font entrer les autres aussi dans sa pureté et son amour ».

Le pape rappelle que les hommes ne sont pas ici-bas « comme des brebis sans berger qui ne savent pas où est le bon chemin », puisque Dieu lui-même « nous indique la voie ».

D’où la joie chrétienne car « la vérité que nous ne pouvions pas trouver tout seuls nous a été révélée » par Dieu lui-même : « C’est un don que nous ne méritions pas et qui nous rends en même temps humbles et joyeux ».

C’est « gratuitement », a poursuivi le pape, « que Dieu nous a montré son visage, sa volonté, lui-même ».

« Si cette joie jaillit de nous elle touche aussi le cœur des non-croyants. Sans cette joie, nous ne sommes pas convaincants. Mais là où elle est présente, cette joie – même sans le vouloir – possède une force missionnaire. En effet, elle suscite chez les hommes une interrogation : n’est-ce pas là la vraie voie, cette joie ne conduit-elle pas justement sur les traces de Dieu lui-même ? ».

Pour ce qui concerne le rapport entre l’observance de la loi et l’amour, le pape a rappelé cette parole du Christ : « Vous n’êtes plus des serviteurs mais des amis ».

« La loi, a insisté le pape, n’est plus une prescription pour des personnes qui ne sont pas libres. Mais c’est un contact avec l’amour de Dieu : le fait d’être conduits à faire partie de sa famille, acte qui nous rend libres et ‘parfaits’. Alors, la loi, comme la parole de l’amour, n’est pas en contradiction avec la liberté, mais se présente comme un renouveau de l’intérieur grâce à l’amitié avec Dieu ».

Le pape invite à prier ainsi : « Purifie-nous dans la vérité. Sois toi-même la Vérité qui nous rend purs. Fais que grâce à l’amitié avec toi, nous devenions libres et ainsi véritablement des enfants de Dieu, fais que nous devenions capables de nous asseoir à ta table, et de diffuser dans ce monde la lumière de ta pureté et de ta bonté ».

La tradition de cette rencontre de Joseph Ratzinger et de ses anciens étudiants a commencé en 1970, alors qu’il était professeur à Ratisbonne.

La tradition a continué lorsque Paul VI l’a nommé archevêque de Munich et Freising en 1977. De même aussi après l’élection du 19 avril 2005 au siège de Pierre.

Les rencontres de ces dernières années ont été les relations entre Evangile et le Jésus historique, y compris à la lumière du livre du pape « Jésus de Nazareth », sur l’islam, l’évolutionnisme, la foi et la Bible.

D’après Zenit.

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