Un curé, « Glorious » et un week-end de trois jours à Lyon-Centre !

Glorious - Lyon centre Zenit revient sur le phénomène Lyon-Centre, qui pourrait bien faire des émules dans d’autres villes de France. Un reportage de Claire Montabone.

Dans la paroisse Sainte Croix à Lyon, le Père Gréa, curé, a accepté le projet de deux des frères Pouzin (du groupe Glorious) de faire un concert de louange chaque semaine pour les jeunes…

Aujourd’hui un rassemblement de louange, catéchèses, temps de prière et de connect-groupes à Lyon Centre durant ce week-end des 8-9 et 10 mai, organisé sur le thème de : « Recevez l’Esprit-Saint », marque une nouvelle étape dans le développement de cette aventure.

Lyon Centre s’installe et devient un phénomène qui attire. C’est frappant lorsque le mot d’accueil est adressé aux aumôneries de Chartres, Lille, Nice et autres. Ce n’est donc pas uniquement Lyon qui est présent, les provenances sont vastes. L’affluence est également dense : 500 personnes étaient là jeudi dernier, dont 200 à se presser aux portes de la chapelle, ne pouvant suivre toute la veillée de l’intérieur pour cause de manque de place et de normes de sécurité.

« La typologie de la salle est intéressante, partage Jean-Philippe, un jeune du staff d’accueil amusé par ce constat depuis qu’il vient à Lyon-Centre, ce sont les plus jeunes qui se mettent tout devant, et les familles. Au milieu de la salle ce sont les ados et dans le fond et sur les côtés, se tiennent les adultes, jeunes professionnels et personnes âgées souvent assises sur des chaises. »

En passant dans le début de la soirée on peut apercevoir un grand-père entouré de jeunes en exaltation, tout heureux d’être là. Quand la musique retentit, on voit un bébé posé sur les épaules de son Papa qui se met à frapper des mains dans le rythme de la batterie, scène attendrissante. Dans un esprit très famille, les gens se retrouvent et louent. On sent une cohérence dans l’assemblée, ceux qui viennent découvrir sont entraînés par les fidèles participants. Il y a un sens dans ce rassemblement de tous âges.

Le père Gréa ne prêche pas à chaque fois, mais assure toujours son rôle de pasteur qui accueille et introduit à la veillée, assurant également les confessions dans l’église. Avec sérieux il partage les attentes vis-à-vis de Lyon-Centre : « Il y a un enjeu dans le fait qu’une paroisse puisse être rayonnante, dans la mesure où c’est le lieu où j’habite et où je me confronte avec des frères que je n’ai pas choisi. Non pas parce que c’est bien, ou parce qu’on y passe de bons moments, mais parce que c’est là où Dieu m’a mis. En cela, Lyon-Centre est une proposition de ressourcement, au sein de la paroisse. On propose de faire une expérience de Dieu, à travers un accueil, et des propositions plus concrètes tout au long de la soirée. On aide les gens à prier, dans un style de musique particulière. La prédication est là pour orienter une prière assez exaltée avec la louange, pour une intelligence du cœur ; et le temps d’échange suivi de l’action de grâce permet d’enraciner les choses. C’est le premier objectif je crois aujourd’hui. »

« Je dirais à l’intention des paroissiens qu’il est facile de s’impliquer dans une soirée comme ça. Il est facile de faire l’accueil, vendre un CD, compter les gens qui viennent, faire un sourire. Cette implication est facile mais tellement importante. C’est aussi valorisant. » C’est l’occasion pour certains de faire acte de présence. Pour d’autres qui sont en cheminement dans l’Eglise, comme un jeune couple en préparation au mariage, c’est l’occasion de retrouver un visage de l’Eglise, qui semblait lointain.

« Il y a toujours des personnes âgées aux soirées, il y en a une ce soir qui ne rate pas un jeudi soir, malgré son arthrose qui l’handicape elle se déplace jusqu’ici et elle me dit :

« Je revis ! » en voyant ce qui se passe. A l’instar de cette femme, je trouve qu’il n’y a pas assez de paroissiens qui en profitent. »

Benjamin et Thomas évoluent également. Ils confiaient au cours d’une soirée avec des jeunes d’une aumônerie universitaire de Lyon :

« Nous voulons être des professionnels dans la musique, pour travailler au renouveau des paroisses. Aujourd’hui il n’y a plus beaucoup de jeunes dans les paroisses, il faut vraiment le vouloir pour rester dans l’Eglise. Mais si ce n’est pas nous qui le faisons, personne ne le fera à notre place. On a également besoin de la prière. Combien de temps on perd en réunion ? Alors que si on prenait ce temps pour prier ensemble, combien plus de fruits cela porterait. N’ayez pas peur de proposer et de vous engager dans vos paroisses à plusieurs. »

C’est un constat courageux mais non dénué d’espérance. Puisqu’ils réussissent à rassembler les jeunes dans l’église tous les jeudis soirs, il est donc possible de les amener à prier et à avoir une vraie relation à Dieu.

Benjamin explique avec simplicité : « Pour ce qui est de la louange, c’est vrai que c’est un style qui choque un peu ou qui détonne avec l’habitude qu’on a de prier le dimanche à la messe. Mais c’est une manière très simple de goûter Dieu. Faire l’expérience de sa présence, et cela passe par les chants, la musique et l’accueil. C’est aussi une prière vraiment gratuite qui nous décentre de nous-mêmes, puisque je loue uniquement parce que Dieu est Dieu. »

De retour à la sortie de la veillée on voit un père de famille portant son petit dernier dans les bras pendant que les deux plus grands de sept et neuf ans attendent patiemment à ses côtés, profitant de la bonne ambiance qui règne.

– Bonsoir ! Vous êtes venus en famille ?
– Et oui, l’aîné est trop loin pour venir mais nous venons tous les soirs tous ensembles.
– Et vous les enfants, vous avez aimé ?
– « Oh oui ! C’était super ! On a bien chanté.»
– Mais, vous avez réussi à suivre les chants affichés sur l’écran ?
-« Oh, mais on les connaît déjà par cœur, ce n’était pas la peine… »

Lyon-Centre kids, ça promet !

Une réflexion au sujet de « Un curé, « Glorious » et un week-end de trois jours à Lyon-Centre ! »

  1. ludoasc

    Nous étions présents le soir où le journaliste était là (aumonerie de Nice, bébé sur les épaules de son papa, c’est moi le papa), et franchement, que ce soit les jeunes ou les adultes, nous avons adoré. Mais encore plus encourageant, la disponibilité de Thomas et Benjamin témoignent de l’amour du Christ et fait naître des vocations au sein des animateurs et des jeunes.

    Qu’ils soient bénis et continuent à semer partout où ils passent et que Lyon soit un terreau d’évangélisation nouvelle.

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