
Comme Malraux le disait lui-même, « le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas ». La visite de Benoît XVI en France entre dans la première hypothèse. Ce voyage semble déjà historique, à la fois pour l’Eglise comme pour notre pays. On nous avait dépeint un « pape de transition » (formule qui en avait choqué plus d’un lors de son élection), « dogmatique », « conservateur » (pour ne pas dire réactionnaire) dirigeant l’Eglise en « monarque absolu ». C’est au contraire un pape très doux, chaleureux et érudit qui s’est dévoilé à nous, capable de remettre les pendules à l’heure sur un certain nombre de questions : laïcité ouverte, alliance de la foi et de la raison, culture et vérité, unité de l’Eglise, dialogue interreligieux, évangélisation. Finalement, depuis la chapelle Sixtine, L’Esprit Saint aurait-il envoyé quelqu’un d’autre qu’un pape aussi providentiel ? Nous n’en avons jamais douté. Pour ne rien gâcher, il s’est senti très à l’aise avec les jeunes lors de la veillée sur le parvis de Notre Dame de Paris.


















