Pâques doit nous pousser à l’évangélisation

Mgr Raymond Centènes - évangélisation

Pour Mgr Centène, évêque de Vannes, Pâques est l’occasion d’évangéliser « sans cesse, à temps et à contretemps, sans peur et sans honte ». C’est ce qu’il écrit dans la revue diocésaine Chrétiens en Morbihan.

« Resurrexit sicut dixit, Alléluia ! Oui, comme il l’a promis, le Seigneur est ressuscité, il est vraiment ressuscité, Alléluia ! Pâques, le coeur de la foi de l’Eglise, le coeur de notre foi. Ils sont finis les jours de la Passion, suivons maintenant les pas du ressuscité !

La croix du Seigneur, instrument de la mort la plus ignominieuse, folie pour les païens, est devenue l’arbre de vie, victoire éternelle de Dieu sur le mal. Le démon est définitivement vaincu par le don d’amour parfait de Dieu livrant Son Corps, Son Sang et Sa Vie pour nous sauver de l’enfer et du péché. Quelle plus grande joie, quelle plus ferme espérance, que la Bonne Nouvelle du Salut que nous offre la Sainte Trinité à travers la mort et la résurrection du Christ. C’est précisément sur le saint Mystère de la Rédemption que repose notre communion, cette communion nécessaire à la mission, cette « Communion pour la Mission ». Quelle mission ? Celle d’annoncer à toutes les nations, au monde entier, que notre Dieu est fou. Fou d’amour pour ses créatures humaines au point de donner Sa vie pour elles ; d’en faire ses enfants par le baptême qui purifie du péché ; d’actualiser à chaque Messe son Saint Sacrifice en se donnant à nous sous l’humble apparence du Pain et du Vin ; de pardonner, à travers ses prêtres, tous ceux qui se reconnaissent pécheurs ; en bref, d’ouvrir toutes grandes les portes du Salut.

Que cette fête de Pâques ne soit pas seulement la fin du carême, mais un commencement, le renouvellement en nos cœurs des promesses de notre baptême qui a imprimé en nous notre appartenance radicale au Dieu fait homme. Que la joie pascale illumine nos cœurs et nous donne le désir et la grâce de vivre plus que jamais en imitateurs de Jésus-Christ, d’être toujours mieux configurés à Lui, afin d’annoncer sans cesse, à temps et à contretemps, sans peur et sans honte, «qu’il n’y a pas, sous le ciel, d’autre nom donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvé» (Ac 4,12). »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *