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La résurrection du Christ.com : un éclairage sur ce film déjà en salles !

La résurrection du Christ

Heureuse surprise sur le web : l’association Lights in the D@rk, dédiée à la diffusion de la culture chrétienne sur Internet(*), a pu réserver le .com correspondant au film. Elle y dévoile un site complet pour apporter un éclairage sur cet épisode finalement pas si connu de l’histoire de l’humanité. 

Sur le site, une quarantaine d’articles ont été publiés dès le lancement, dans différentes rubriques : le filmla passion du Christla résurrection du Christles apôtresles romainsles reliquesMarie. Parmi ceux-ci, on trouve des articles comme Qui était Ponce Pilate ?“, “La résurrection du Christ, une douteuse opération de com’ ?, ou encore Pourquoi le Christ demande-t-il aux apôtres d’être ses témoins ?“.  

Un site dynamique pour une enquête menée tambour battant

« La résurrection du Christ est un film distribué en exclusivité par Sony Pictures, avec un fort potentiel de diffusion, expliquent notamment les créateurs de ce site sur leur page ‘qui sommes-nous ?’. C’est une enquête menée tambour battant par un tribun romain (admirablement bien joué par Joseph Fiennes) qui, à la demande de Pilate, cherche à retrouver le corps du Christ… bref, un vrai thriller (bande-annonce) nous donnant la possibilité de donner une lumière nouvelle sur un sujet peut-être pas si bien connu ! »

Genèse d’un projet mené dans la discrétion

« En février dernier, expliquent-ils encore, nous avons appris dans les médias la sortie prochaine du film Risen sur les écrans français, sous le nom “La Résurrection du Christ”. Nous avons donc réservé assez vite le .com correspondant, avant de voir le film en projection presse, pour se faire notre propre opinion ». Cette discrétion leur a permis de déployer leur proposition éditoriale sur le web, en totale liberté, tant vis-à-vis du public, que du distributeur Sony Pictures, mis au courant de leur initiative. Ayant seulement quelques semaines devant eux, une équipe dédiée a dû être montée, composée d’une vingtaine de contributeurs bénévoles. Le site désormais en ligne permet non-seulement d’informer sur le film, mais également d’être utilisé comme outil d’évangélisation. Une aventure à suivre les prochaines semaines sur LaresurrectionduChrist.com !

(*) Voir aussi : PieXII.com,  L’Inquisitionpourlesnuls, Ainsisoientils.com

La Mante Religieuse : « la vérité de la conversion humaine face à la miséricorde divine »

La Mante ReligieuseAujourd’hui, nous vous proposons la critique de Fleur Nabert, sculpteur, qui a assisté hier soir à la dernière avant-première de la Mante Religieuse.

Je sors tout juste de la dernière avant-première parisienne du film La mante religieuse qui sort en salles demain, 4 juin 2014. C’est un film qui à l’évidence ne fera pas l’unanimité : d’aucuns lui reprocheront de parler de Dieu, d’autres encore d’évoquer la tentation d’un prêtre. Il sera à cheval entre deux mondes, ne parvenant à satisfaire en totalité ni la communauté des croyants ni celle des non-croyants. Et la réalisatrice paiera à coup sûr le prix de son engagement à dire son espérance réelle, entière, qu’elle porte de salles en salles sur son visage comme un sourire d’enfant.

Pour ce qui me concerne, je me moque du pour comme du contre. Et du balancier stérile de la polémique : on trouvera le film insupportablement sulfureux ou tristement réaliste. On le jugera complaisant, ou parfaitement chrétien. Ce qui me pousse à écrire c’est le talent de Natalie Saracco à nous montrer un cœur qui était en hiver et qui fond, comme la neige, sous le soleil de Dieu. Et pour cela il faudra en passer par un chemin tortueux de vie, de séduction venimeuse, de drogue et de sexe désespéré. En passer aussi par l’exemple d’un prêtre au cœur aimant qui met ses pas dans ceux du Christ, auprès des pauvres et des prostituées, avec le sourire ou la sainte colère que l’on imagine si bien être ceux du Nazaréen dont le monde n’a jamais réussi à oublier le nom. Un prêtre qui tremble aussi, dans sa chair, face à la plus torride des séductrices. Qui trébuche mais qui a le courage de se relever pour un petit morceau de métal autour de son cou, qui est le sens et le cœur de sa vie.

En passer enfin par une Geneviève Casile, superbe mère supérieure carmélite, qui lit dans les âmes. Et qui ouvre la voie par ces mots : “la miséricorde, tout est là.” Alors la Présence peut se frayer un chemin, comme l’eau entre les pierres. Dieu entre. Et là où il établit sa demeure tout est lavé et pardonné.

C’est pour ce sourire d’une jeune femme prodigue, autrefois perdue, et qui rouvre les yeux dans l’ombre de sa cellule dépouillée pour dire à Dieu qu’elle l’aime, c’est pour ce sourire que le Christ est allé sur la croix. Pour pêcher une âme… et des millions d’autres. Et c’est ce sourire qui me reste du film, bien au-delà de tous les oripeaux du désespoir.

La Jezabel de Natalie Saracco rejoint la cohorte silencieuse des Charles de Foucauld mis à genoux sous les voûtes de saint Augustin, Etty Hillesum dans sa salle de bain, Ignace de Loyola sur son lit de blessé et des milliers d’anonymes dont je fais partie qui ont laissé venir Dieu après lui avoir tourné le dos et qui ne peuvent se guérir de cette brûlure d’amour.

On peut tout dire de ce film. Mais – et je le sais dans ma chair – il touche à la vérité de la conversion humaine face à la miséricorde divine, cet alliage fragile et si difficile à décrire.

Pour en savoir plus sur le film : www.jaimelamante.com

Natalie Saracco : « Jésus pleurait devant moi ! »

Natalie Saracco @ La Mante ReligieuseaNatalie Saracco est la réalisatrice du film La Mante Religieuse, au cinéma demain mercredi 4 juin. Son témoignage de rencontre avec le Sacré-Coeur de Jésus fait le buzz sur Internet… Interview exclusive.

Anuncioblog : Comment êtes-vous venue à ce film ?

Natalie Saracco : J’ai deux passions dans la vie, Dieu et le cinéma. Je suis dans ce dernier depuis l’âge de 17 ans. J’ai d’abord été comédienne, puis j’ai réalisé et produit trois courts métrages qui ont tous très bien marché. J’ai eu la chance de travailler avec Robert Hossein, Jean-Paul Belmondo, Jean-Pierre Mocky, Christine Gouze-Rénal… Mais il y a six ans, alors que j’étais sur un premier projet de film long, Larmes blanches, j’ai eu un grave accident à 130 km/h sur l’autoroute. J’ai alors vécu ce que certains appellent une NDE (expérience de mort imminente). A ce moment-là, j’ai fait une rencontre avec le Sacré-Cœur de Jésus. Il pleurait devant moi ! Je lui ai demandé pourquoi et il m’a répondu « de tant d’indifférence de la part des hommes, à qui pourtant j’ai tout donné ». Devant sa souffrance d’être rejeté par nous ses enfants, mon cœur n’a fait qu’un tour et je lui ai dit : « je voudrais revenir sur Terre pour témoigner de ton amour fou pour nous tous et pour consoler ton cœur souffrant de nos péchés et de ton indifférence. Et boum, me voilà ! » C’est dans ce dynanisme là qu’est né La Mante Religieuse ; il ne faut donc pas s’étonner si ce film bouscule pour aller au cœur de la miséricorde !

A. : Qu’est-ce qui a changé dans votre vie depuis cet accident ?

N. S. : J’avais déjà la foi mais j’étais alors davantage dans une « idée » de Dieu. Je suis passé de l’état d’une femme qui rêve du grand amour, de son Roméo, en quelque sorte, à l’amour concret de Dieu et à son accueil dans ma vie. En fait, je suis passé de la foi « pantoufle », à la vrai rencontre du cœur, à la vraie rencontre du cœur, qui est de l’ordre du physique. Souvent on croit connaître Dieu et en réalité on l’enferme, pour se rassurer. Mais en fait, son amour ne s’enferme pas, il nous dépasse totalement !

A. : Que vous apporte la foi ?

N. S. : Je suis traversée comme par un courant d’air chaud permanent ! Dieu est meilleur que les plus grands vins de la Terre, c’est ça le vrai bonheur : c’est de nous laisser aimer par Lui, tels que nous sommes, malgré nos nombreuses imperfections. Il n’y a pas de casting avec Lui ! La foi donne un sens à ma vie, un sens réel et éternel. Pour ainsi dire : Dieu est le sens, et l’essence, c’est l’amour. Croire en Dieu c’est croire qu’Il est tout amour et que cet amour est plus fort que la mort. Vous savez, les super héros des Comics et des grosses productions américaines sont une pâle copie de ceux qui ont la foi : eux aussi rien ne les détruit, même pas la mort. D’ailleurs, avoir la foi ce n’est pas éviter la souffrance, mais c’est porter celle-ci avec la croix du Christ : Dieu t’aide à la porter, tu te réjouis en Dieu, il te sauve !

A. : Pourquoi avoir écrit La Mante Religieuse ?

N. S. : Quelque temps après mon accident, j’ai écrit le scénario de la Mante Religieuse. En douze jours : il a jaillit spontanément. En me relisant, j’ai bien vu que c’était une belle histoire d’amour avec le Seigneur que je voulais partager. Vous me direz que pour témoigner d’une rencontre avec le Christ, il n’y a absolument pas besoin d’un film, car même une personne allongée sur son lit d’hôpital peut le faire. Mais, de mon côté, je savais que mon charisme était le cinéma… C’était donc répondre à la question « qu’as-tu fait du talent qui t’est confié ». Car pour moi, les talents que j’ai reçus en tant que metteur en scène et auteur sont de Dieu. Les mettre à son service, pour les faire fructifier, au service de l’évangélisation, c’est une façon de remercier Dieu, de lui dire mon amour pour Lui, de lui rendre grâce.

Il fallait donc vraiment que je m’y mette, et le plus sérieusement et professionnellement possible… D’ailleurs je ne compte pas m’arrêter là, ce n’est que le début et, croyez-moi, je n’ai fini de sévir dans le milieu du cinéma ! Tout en sachant que nous sommes à contre-courant de l’esprit du monde. Ce qui est le plus terrible pour le Seigneur, c’est, encore une fois, de rester indifférent à lui…

A. : Sans tout dévoiler aux lecteurs de ce blog, quel est le pitch de la Mante Religieuse ?

N. S. : C’est donc l’histoire d’une jeune femme, Jézabel qui correspond à beaucoup de nos contemporains : belle, artiste, dans l’urgence du monde actuel, peintre très cotée à l’international… Elle n’a pas la foi et tombe dans une consommation des autres et d’elle-même. Elle est ainsi dans tous les excès, comme Marie-Madeleine possédée par ses sept démons. Malgré l’argent et le succès, elle est malheureuse comme une pierre. C’est donc une dénonciation du mal. Elle correspond donc à toute une génération, qui au lieu de regarder vers la lumière, descend de plus en plus bas, en spirale. Mais là, Jézabel rencontre un prêtre, le Père David… C’est donc l’histoire de deux mondes qui vont s’affronter. Qui l’emportera ? Mystère !…

A. : Comment avez-vous fait pour réussir à réunir presque 2 millions d’euros pour produire votre film, en partant de rien ?

N. S. : « Si tu as la foi grosse comme un grain de moutarde… » Je dois bien dire que sans Dieu et la motivation de travailler pour Lui, jamais je n’y serais arrivée. Dans l’abandon et les mains du Seigneur, j’ai pu être son instrument. Alors des portes se sont mystérieusement ouvertes, avec de très belles rencontres à la clef !

A. : A qui s’adresse en priorité votre film ?

N. S. : A tous les publics, mais en priorité la jeunesse désœuvrée, en perte de sens, et tous ceux qui n’ont pas la grâce de la foi. Malheureusement, donc, un très large public !

A. : En quoi le cinéma peut-il aider à faire une rencontre avec Dieu ?

N. S. : Il n’y a rien de plus touchant, de plus physique qu’un film. Un film fait tout de suite appel à vos sens : la vue par l’image, l’ouïe par le son et la force de la musique… Un film parle au conscient et à l’inconscient. A cette prédisposition naturelle s’ajoute l’immersion : vous êtes seul, dans une salle où l’on vous demande de couper votre portable, où ne pouvez pas zapper et changer chaîne, ni visiter un autre site Internet… Ainsi, vous pouvez touchez les cœurs par le message que vous aller faire passer, c’est-à-dire la Bonne Nouvelle que Dieu vous aime et ne vous a pas abandonnés, qu’il ne veut pas vous enfermer dans votre péché mais au contraire vous sauver par son infinie miséricorde ! Là, il se passe alors quelque chose. D’ailleurs, il y a déjà des débuts de conversion autour du film… mais je ne vous en dis pas plus pour le moment !

A. : Comment se sont passées les avant-premières ?

N. S. : La trentaine d’avant-premières a affiché complet alors qu’il n’y avait pas encore de retombées presse nationales. Que ce soit à Lille, Lyon, Strasbourg, Versailles, Toulouse, ou Paris, les salles étaient remplies de jeunes. Demain le film sort en salles : l’aventure ne fait que commencer !

Ce soir au cinéma, « Qui a envie d’être aimé ? »

Grand producteur de télévision, Thierry Bizot raconte sa conversion dans le best-seller Catholique anonyme. Aujourd’hui sort en salles Qui a envie d’être aimé ?, une adaptation au cinéma par Anne Giafferi, son épouse. C’est « l’un des meilleurs films français du moment » selon Le Point, « un subtil premier film sur la foi » pour 20 Minutes. Famille Chrétienne parle d’un film « atypique » qui touchera les lecteurs du livre dont il est tiré, « mais peut-être encore plus les autres ». Voici un extrait de l’entretien réalisé par nos soins pour Zenit, avec en filigrane la question de l’évangélisation par le cinéma.

Zenit : Pourquoi avoir adapté votre histoire au cinéma ?

Thierry Bizot : Je me convertis à chaque fois que je témoigne, j’ai donc pensé que cela m’aiderait encore à me convertir ! C’est ma femme qui m’a proposé de le réaliser. Scénariste depuis 15 ans, je connais son talent. Elle voulait depuis longtemps faire un film, plusieurs sujets étaient à l’étude mais elle a constaté que la question de Dieu est un sujet porteur, que beaucoup de gens s’y intéressent. Pour elle qui se dit non-croyante, l’histoire de Catholique anonyme est une sorte de « thème star ». Un sondage paru dimanche dernier dans Le Parisien le prouve : 62% des personnes aimeraient pouvoir discuter des questions qu’elles se posent sur Dieu avec quelqu’un mais cela reste un tabou puisque près de la moitié trouve le sujet trop intime.

Votre film aide donc à parler de Dieu ?

Oui, il permet de libérer la parole sur ce sujet crucial. C’est un témoignage pour évangéliser mais ce n’est pas non plus un film prosélyte au sens péjoratif du terme. Les gens ne veulent pas être évangélisés et le gros reproche fait aux catholiques est de s’imposer, de vouloir donner des leçons de morale, d’assener des vérités toutes faites. Dans le film, nous avons représenté les cathos comme ils sont réellement, avec leurs défauts et leurs qualités : on ne peut pas reprocher à Qui a envie d’être aimé ? d’être complaisant. D’ailleurs, quand nous avons testé le film auprès du public, nous avons eu la grande surprise de découvrir que les non-croyants avaient encore plus aimé que les catholiques pratiquants !

Quel parallèle peut-on établir avec le film de Xavier Beauvois, Des Hommes et des Dieux ?

Ce film est un film magnifique, une histoire d’hommes qui ont donné leur vie pour être moines et qui vont jusqu’à la donner tout court, comme des résistants. Qui a envie d’être aimé ? est l’histoire ordinaire entre un Dieu et un homme. Un jour, au coin de la rue, la foi peut vous tomber dessus sans prévenir, alors que vous ne serez jamais moine à Thibhirine. Ainsi, chacun a la liberté de se projeter dans le personnage.

Votre film peut donc toucher n’importe qui ?

Aujourd’hui c’est difficile de croire qu’on puisse s’enfermer dans un monastère, mais qui ne peut pas aimer de grands saints comme saint Vincent de Paul ou saint François d’Assise ? Accepter d’être faible, faillible, cela peut être un soulagement pour beaucoup de monde, et un retour aux sources. Dans le film il y une scène très importante, quand le héros, fâché avec sa femme, se retrouve chez sa sœur. Elle lui dit : « Quand t’étais petit, t’étais fan de Fred Astaire. Après, ça a été Mick Jagger, et maintenant, Jésus ! Catholique, quand même pas très sexy… ». Puis ils se rappellent quand, enfants, ils allaient encore à la messe. Tout témoignage est une histoire dans laquelle le fil est renoué avec Dieu. Ceux qui témoignent de leur foi le savent bien, ils ne disent jamais « Je crois en Dieu parce que sur un plan métaphysique, c’est une chose qui me semble possible » mais « Je crois en Dieu car il m’a sauvé d’un cancer ». Aujourd’hui, tout le monde cherche à être aimé, sans forcément y parvenir. Le film y répond à sa manière : primo, toi, tu es aimé. Secondo, ça va bien se passer entre Dieu et toi !

En quoi le cinéma peut-il être un moyen de témoigner de sa foi ?

Avec le cinéma, vous avez un très long temps d’écoute assuré, qu’aucun autre média ne permet. Qui a envie d’être aimé ? est un message d’une heure trente assuré. Le succès du film Des hommes et des Dieux est aussi sans doute dû à cela : dans une société de la rapidité permanente, de l’urgence, un film très long, très lent, permet au spectateur de s’arrêter et de réfléchir. On capte l’attention des gens de façon fabuleuse ! De la même façon, avec des amis, nous avons lancé les “dîners du silence” : sous les magnifiques voûtes du Collège des Bernardins, 80 convives écoutent des moines du Couvent des Carmes de Paris lire l’Evangile. Et cela remporte un grand succès !

Pour en savoir plus :
– Le récit de sa conversion, résumé sur Etanchermasoif.com
L’entretien intégral sur Zenit
Catholique anonyme sur Amazon, en livre de poche
La fiche du film sur Allociné (bande-annonce, séances)
Le blog de Thierry Bizot

Les Cours Alpha font leur cinéma

Les Cours Alpha font leur cinéma. Pas – encore ? – de film, mais la cible de cette campagne d’évangélisation est bel et bien les spectateurs de nos salles noires, avec ce petit clip diffusé chaque soir du 2 au 23 septembre :


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