La loi italienne sur l’avortement, trente ans après

Trente ans après l’adoption d’une loi sur l’avortement, en Italie, le pape Benoît XVI exhorte au respect de la vie humaine, « première justice à appliquer ». Le pape a en effet reçu ce matin au Vatican quelque 800 membres du Mouvement italien pour la Vie.

La valeur de la vie, comme on l’entend souvent affirmer, est une valeur « qui n’est pas négociable », a rappelé le pape, comme le fit souvent son prédécesseur Jean-Paul II.

Aux chrétiens, le pape recommandait donc de « témoigner de façon concrète que le respect de la vie est la première justice à mettre en œuvre. Pour qui a le don de la foi, cela devient un impératif inéluctable, parce que les disciples du christ est appelé à être toujours plus un « prophète » d’une vérité qui ne pourra jamais être éliminée : Dieu seul est le Seigneur de la vie ».

« Le respect de la vie est la première justice à appliquer », a fait observer Benoît XVI qui faisait allusion à la sensibilité croissante pour les droits humains.

Paradoxalement, disait-il, le droit à naître de qui ne l’est pas encore et est incapable de se défendre, dépend du « jugement des individus » qui peuvent recourir à l’avortement pour briser cette vie ».

« Trente ans d’interruptions de grossesse autorisées par la loi ont produit, en Italie, des ‘effets’ à la fois dans la mentalité sociale, y compris chez les chrétiens, que l’on peut traduire dans une constatation : la vie humaine a moins de valeur aujourd’hui qu’auparavant ».

« Si l’on regarde les trois décennies passées, et si l’on considère la situation actuelle, on ne peut pas ne pas reconnaître que défendre la vie humaine est devenu aujourd’hui pratiquement plus difficile parce que l’on a créé une mentalité d’avilissement progressif de sa valeur, confiée au jugement de l’individu. La conséquence en a été un moindre respect de la personne humaine elle-même, une valeur qui est au fondement de toute cohabitation humaine, au-delà de la foi professée », a-t-il dit.

Les « causes qui conduisent à des décisions douloureuses comme l’avortement » sont certainement « nombreuses et complexes », a reconnu Benoît XVI.

« L’Eglise, fidèle au commandement du Seigneur, ne se lasse pas de répéter que la valeur sacrée de l’existence de tout homme, plonge ses racines dans le dessein du Créateur », a ajouté le pape.

Et, d’autre part, continuait le pape, « elle stimule à promouvoir toute initiative pour soutenir les femmes et les familles, pour créer des conditions favorables à l’accueil de la vie, et à la protection de l’institution familiale fondée sur le mariage entre un homme et une femme ».

« Avoir permis de recourir à l’interruption de grossesse, non seulement n’a pas résolu les problèmes qui affligent les femmes et de nombreux noyaux familiaux, mais a ouvert une autre blessure dans notre société, déjà malheureusement affligée de grandes souffrances », a constaté Benoît XVI.

Benoît XVI mentionnait les difficultés et les besoins des familles, spécialement celles qui viennent de se former, au milieu, disait-il, de « conditions défavorables » : « manque de travail sûr, législations souvent lacunaires en termes de maternité », l’impossibilité d’assurer un soutien adéquat aux enfants.

Cependant, le pape a affirmé la nécessité « d’unir les efforts afin que les différentes institutions proposent de nouveau au centre de leur action la défense de la vie humaine, et l’attention prioritaire à la famille, au sein de laquelle la vie naît et se développe ».

Le pape a dit aussi combien il appréciait le travail accompli aux niveaux national et international par le Mouvement pour la Vie, par exemple pour défendre le droit à la vie et en faveur de la famille fondée sur le mariage conduite au sein de la Commission pour les pétitions du Parlement européen.

Benoît XVI a aussi rappelé le soutien apporté par Jean-Paul II au Mouvement pour la Vie, spécialement à l’occasion du 20e anniversaire du mouvement : « Dix ans après, disait le pape, je vous remercie pour le service que vous avez rendu à l’Eglise et à la société. Combien de vie humaines avez-vous sauvé de la mort ! Continuez sur ce chemin, et n’ayez pas peur, afin que le sourire de la vie triomphe sur les lèvres de tous les enfants et de leurs mamans ».

Pour sa part, le président du Mouvement pour la Vie avait salué le pape en rappelant que cinq millions d’avortement ont eu officiellement lieu en Italie au cours de ces trente dernières années.

Le Mouvement pour la Vie a permis d’accueillir cent mille enfants dans les structures du mouvement, et en aidant les mères en difficulté.

Source : Zenit

Une réflexion au sujet de « La loi italienne sur l’avortement, trente ans après »

  1. antoine aununcio 2008(ramatuelle)

    Je pense que,en tant que chrétien,sur ce sujet,il faut avoir les « moyens de sa politique »: etre contre l’avortement c’est normal,certes,mais dans ce cas notre role n ‘est pas de supprimer le libre arbitre des gens en l’interdisant.Le libre arbitre a été donné par dieu aux humains,sui sommes nous pour l’enlever a une personne quoiqu’elle veuille faire ?Si en tant que chrétien,nous sommes vraiment convaincu par notre foi que l’avortement ne doit pa se produire aidons en premier lieu les futures mères en difficulté….La on s’enguage vraiment;Le but n’est pas d’imposer Jesus christ aux personnes…c’est des les convertir a jesus christ. Alors priviliégions la réflexion et l’aide sur ce sujet et non le rapport de force,qui,je pense, n’iras pas dans le sens de » une ame de plus pr jesus ». GOD BLESS YOu…

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