Benoît XVI crée le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation

Comme nous en parlions le 27 avril dernier, Benoît XVI a annoncé la création d’un nouveau dicastère de la curie romaine : le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation. Un acte majeur de son pontificat qui souligne une nouvelle fois sa principale priorité : rendre Dieu présent à ce monde par l’annonce du Christ.

Ce nouveau Conseil aura pour tâche de « promouvoir une évangélisation renouvelée dans les pays où la première annonce de la foi a déjà retenti et où sont présentes des Eglises d’antique fondation, mais qui vivent une sécularisation progressive de la société et une sorte ‘d’éclipse du sens de Dieu’ ».

C’est ce que le pape a expliqué ce lundi soir, dans son homélie des vêpres de la solennité des apôtres Pierre et Paul, fête chômée à Rome, qui s’est déroulée dans la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs.

Comme c’est la tradition, une délégation du patriarcat œcuménique de Constantinople a participé à la célébration et participera à la messe de demain matin, à Saint-Pierre. D’autres représentants de différentes confessions chrétiennes ont également participé à cette célébration.

La délégation était présidée par S. E. Gennadios (Limouris), métropolite de Sassima, accompagné de S. E. Bartholomaios (Ioannis Kessidis), évêque d’Arianzós, assistant du métropolite d’Allemagne ; du Rév. diacre Theodoros Meimaris, du siège patriarcal du Phanar.

Le pape est entré dans la basilique en procession depuis le quadri-portique , avec les moines de l’abbaye, et avant la célébration des vêpres, Benoît XVI est allé vénérer la tombe de l’apôtre Paul.

Benoît XVI a centré son homélie sur « la vocation missionnaire de l’Eglise ».

Il a cité la première phrase de l’exhortation apostolique du pape Paul VI Evangelii nuntiandi qui disait : « L’effort pour annoncer l’Evangile aux hommes de notre temps, exaltés par l’espérance mais en même temps travaillés souvent par la peur et l’angoisse, est sans nul doute un service rendu à la communauté des chrétiens, mais aussi à toute l’humanité ».

Puis Benoît XVI a rappelé « l’esprit missionnaire » qui caractérisait Jean-Paul II qui insistait sur l’urgence d’une « nouvelle évangélisation », « nouvelle », c’est-à-dire possédant un nouvel « élan intérieur » et « adaptée à l’époque et aux situations ».

« L’Eglise est dans le monde une immense force rénovatrice, non pas certes à cause de ses propres forces mais à cause de la force de l’Evangile, dans lequel souffle l’Esprit Saint de Dieu, le Dieu créateur et rédempteur du monde », a dit Benoît XVI.

Il a reconnu que « les défis de l’époque actuelle dépassent les capacités humaines ».

« Il nous semble parfois, à nous pasteurs dans l’Eglise – a poursuivi le pape – de revivre l’expérience des apôtres quand des milliers de personnes dans le besoin suivaient Jésus et qu’Il demandait : que pouvons-nous faire pour tous ces gens ? »

Les apôtres « faisaient alors l’expérience de leur impuissance. Mais Jésus leur avait précisément montré qu’avec la foi en Dieu rien n’est impossible et que quelques pains et quelques poissons, bénis et partagés, pouvaient rassasier tout le monde », a-t-il ajouté.

Le pape a expliqué qu’il y a une faim plus profonde que la faim matérielle, une faim « que seul Dieu peut rassasier ».

« L’homme du troisième millénaire aussi désire une vie authentique et pleine, il a besoin de vérité, de liberté profonde, d’amour gratuit. Dans les déserts du monde sécularisé aussi l’âme de l’homme a soif de Dieu, du Dieu vivant », a-t-il constaté.

Source : d’après Zenit

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