Pour Noël, à qui voulez-vous ressembler ?

Père Noël

Un samedi dans un musée parisien, une fête est organisée pour les enfants. On leur propose de porter des bonnets rouge et de danser la ronde sur un Jingle Bells assourdissant. Pour faire venir le Père Noël, on demande aux enfants de l’appeler « Papa ».

Un peu plus loin, une grande enseigne de produits culturels affiche en quatre par trois une grande publicité sur laquelle ont peut voir différents messieurs revêtant l’habit du petit père commercial des peuples occidentaux, avec le slogan « A chacun son Père Noël ».

En plein débat sur l’identité nationale, on peut se demander si nous n’avons pas oublié nos racines chrétiennes au point d’occulter l’origine de Noël, à savoir la naissance du Sauveur. On ment aux enfants en leur racontant l’histoire d’un père qui n’existe pas à la place d’un Père qui existe vraiment et qui a donné son fils unique pour nous racheter. C’est la bataille du rachat contre l’achat. Faut-il que les enfants deviennent à leur tour de sages petits robots de la société de consommation ? Les adultes doivent-ils travailler plus pour gagner plus ? Ou travailler moins pour aimer plus, comme être présent à sa famille ?

Le père absent ressemble de façon étonnante à l’absence du Père en qui l’on ne croit plus. Une abondance de cadeaux pourrait nous faire croire qu’elle comble nos désirs les plus enfouis. Désirs de chaleur, désirs d’humanité, désirs de présence, de proximité. Le soir, au coin du feu, le sapin scintillant… Mais non !

C’est l’absence qui prime. Sans Dieu, nous ne pouvons rien faire. Et avoir plus ne permet pas d’être plus heureux. Il vaudrait peut-être mieux avoir moins pour être plus. Se dessaisir. Et nous troquerons alors nos déguisements fantômes pour revêtir l’Homme Nouveau.

Alors nous pourrons rêver d’un monde où les enfants chantent « Abba, Père ! » à la messe de minuit en réclamant la venue non pas d’un petit bonhomme rouge inventé de toute pièce pour les besoins du marketing de Coca-Cola mais le retour de Celui qui donne un sens à nos vies. Et qui nous aime. Profondément.

Ce ne sera pas une fable qui fait pleurer les enfants trompés quand ils apprennent la vérité. Jésus a dit « Je suis le Chemin, la Vérité, et la Vie » (Jn 14,6). Alors viens, Seigneur Jésus !

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