Benoît XVI, le pape de l’évangélisation, fête son anniversaire

Jean-Paul II - Benoît XVI

Joyeux anniversaire Benoît XVI ! C’est aujourd’hui que le pape a 82 ans. Dans trois jours, ce sera le quatrième anniversaire de son pontificat. Un article du blog du pape que nous reprenons ici.

Que c’est-il passé depuis ? N’en déplaise à certains, Benoît XVI est beaucoup plus qu’un “pape de transition”, formule si souvent employée au moment de son élection. Il est encore là pour un moment : c’est ce qui dérange ceux qui ont épousé l’esprit du monde, parce qu’il parle à rebrousse-poil de la pensée dominante. Le pape dénonce tabou après tabou, se montre à fois doux, humble de coeur et ferme sur ce qui n’est pas négociable pour l’Eglise et le service de la Vérité. Incapable de la moindre démagogie, il est un brillant intellectuel qui agit comme un père de famille envers ses enfants, même les plus éloignés de lui. Il exerce une pastorale de l’intelligence – ses homélies en témoignent chaque jour – tel un phare éclairant la foi des croyants et les aspirations de nos contemporains en quête de sens ou de repères pour leur vie, dans un monde assombri par le refus de la transcendance divine. Il dénonce avec brio le relativisme ambiant, la crise de la vérité et de la liberté que connaît notre société.

Mais il n’est pas non plus le pape “conservateur” que certains voudraient qu’il soit afin de mieux pouvoir le cataloguer sur un échiquier politico-cléricalo-idéologique réduisant à néant la dimension spirituelle de la personne ainsi étiquetée. Joseph Ratzinger, encore cardinal, décrivait ce qu’est le véritable homme de foi : « Un homme (..) entièrement immergé dans une dimension religieuse. Et c’est seulement en se mettant dans sa perspective qu’il est possible de vraiment comprendre le sens de ce qu’il dit. De ce point de vue, les formules conversateur – progressiste, droite – gauche, n’ont plus de sens; car elles proviennent d’une réalité bien différente, celle des idéologies politiques, et ne sont donc pas applicables à la vision religieuse qui, pour reprendre les mots de Pascal, “est d’un ordre qui dépasse, en profondeur et en hauteur, tous les autres.” Ainsi, il serait erroné de vouloir lui appliquer une autre formule sommaire – optimiste ou pessimiste : plus l’homme de foi vit l’événement qui est le fondement de l’optimisme par excellence – la Résurrection du Christ -, plus il peut se permettre d’être réaliste, lucide et courageux pour appeler les problèmes par leur nom, et les affronter sans fermer les yeux ou voir tout en rose. »

La priorité du pontificat de Benoît XVI n’est pas seulement l’application du concile Vatican II, comme on a pu le lire lundi dans un article du Figaro, sous la plume de Jean-Marie Guénois (lire ici). En effet, fort heureusement, l’Eglise n’a pas attendu son élection sur le trône de Pierre pour se mettre à assimiler et appliquer le Concile ! Et puis au fond, qu’est-ce qu’appliquer Vatican II ? C’est prendre conscience que la véritable clef de compréhension de Vatican II est l’évangélisation, en particulier la nouvelle, puis mettre cette dernière en pratique. C’est surtout cela, avant même la question de la liturgie.

Benoît XVI écrivait ainsi dans sa toute récente lettre aux évêques catholiques : « La priorité qui prédomine est de rendre Dieu présent dans ce monde et d’ouvrir aux hommes l’accès à Dieu. » Et cela « demeure de façon inaltérée ma ligne directrice », a-t-il rappelé. Dans la pure continuité de Jean-Paul II, la véritable priorité de Benoît XVI est donc bien d’aider le peuple catholique à s’affermir dans la foi – comme tout pasteur de l’Eglise universelle – tout en l’aidant à retrouver la pleine compréhension de sa mission première : annoncer Jésus-Christ à tous les hommes, même ceux qui nous ont rien demandé.

N’en déplaise encore aux retords de l’évangélisation, son prédécesseur – il y a d’ailleurs une mode à toujours regretter le précédent pape ! – allait dans ce sens. Ainsi, dans sa lettre apostolique pour le 3e millénaire (2), Jean-Paul II écrivait en pensant à l’événement du concile Vatican II et à tous les Synodes qui ont suivi : « Le thème fondamental est celui de l’évangélisation, et même de la nouvelle évangélisation, dont les bases ont été posées par l’exhortation apostolique Evangelii nuntiandi de Paul VI, publiée en 1975 après la troisième Assemblée générale du Synode des Évêques. »

L’évangélisation ? On attend que nos médias veuillent bien mettre enfin ce sujet sur la table quand ils parlent des catholiques. Il est temps, en effet, de se mettre à la page : la vraie modernité de l’Eglise, c’est cette évangélisation nouvelle, selon de nouvelles modalités. Benoît XVI s’y colle déjà si souvent : pas une semaine ne se passe sans qu’il évoque l’annonce du Christ !

N.B. : Pour souhaiter son anniversaire au pape, il est toujours possible de lui envoyer un mail sur benoitxvi@vatican.va.

(1) Entretiens sur la foi, J. Ratzinger/V. Messori, Ed Fayard, p. 9-10) (2) Jean-Paul II, lettre apostolique Tertio Millenio Adveniente, à l’épiscopat, au clergé et aux fidèles sur la préparation du Jubilé de l’an 2000, §22.

Source : le blog du pape

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