Après Chantal, au tour de Jacqueline ?

Selon M6, la mort de Chantal Sébire ne va pas clore le débat sur l’euthanasie. Un autre cas possible serait actuellement « à l’étude » : Jacqueline, 73 ans, atteinte de la maladie de Charcot.

Dans le cadre de l’affaire Sébire, Le Figaro consacre une interview à Chantal Chanel qui a comparu l’année dernière devant la cour d’assises de la Dordogne, pour avoir aidé une femme de 65 ans à mourir. Elle avait été acquittée.

Aujourd’hui, elle reconnaît que dans les mêmes circonstances, elle ne se « laisserait plus embarquer par l’émotion qu’a occasionné en moi la souffrance intolérable de cette femme et qui s’est substitué à mon professionnalisme ».

Elle considère que la loi Leonetti ne répond pas aux cas végétatifs et agoniques et qu’elle a ses « limites quand on a affaire à des personnes qui souffrent d’une maladie incurable et qui ne sont pas dans leurs tout derniers instants ».

Elle dénonce les mesures prises dans les hôpitaux, au nom du non acharnement thérapeutique. Pour elle, la solution passe par la création d’un comité d’éthique qui puisse se saisir de tous les cas particuliers.

Par ailleurs, d’après M6, le débat sur l’euthanasie continuerait avec une nouvelle affaire. Une autre femme « Jacqueline » âgée de 73 ans et atteinte de la maladie de Charcot, une infection qui détruit son système nerveux et paralyse progressivement son corps, demanderait le droit de mourir « dignement ». Cette dernière compte formuler une demande auprès de la justice française et a déjà pris contact avec l’avocat de Chantal Sébire, Me Antonowicz, vice-président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) qui va étudier une demande auprès du tribunal de Nantes.

Source : Génèthique.org – article de Nousvoulonslavie.com (pétition en ligne)

3 réflexions au sujet de « Après Chantal, au tour de Jacqueline ? »

  1. CLOAREC

    Je suis peinée de voir combien dans certaines civilisations la vie aujourd’hui a peu d’importance, de valeur …
    oser donner la mort à quelqu’un ? ce droit ne nous appartient pas…chercher des moyens pour mieux vivre, cela nous appartient …
    Aimer l’homme c’est lui permettre de donner sa vie jusqu’au bout .

  2. pilula

    la loi Léoneti est très bien faite pour le cas par cas ,et évite la souffrance sans euthanasie, jusqu’à "l’endormissement".
    lisez le journal "la Vie" du 27 mars08…avant de penser à modifier la loi Leoneti, APPLIQUONS-LA partout! beaucoup de praticiens la connaissent. Par contre pour accompagner les souffrants dans "la présence", ils n’ont pas le temps, nous avons un besoin urgent de bénévoles formés dans cet accompagnement aux soins palliatifs.
    Evitons de faire une loi "Euthanasie assistée"ou "suicide assisté",il y aura des dérapages, cela s’est vérifié dans les autres pays.

  3. Jean-Baptiste Maillard

    @esperedansles : merci, oui sauf que pour moi cela ne concerne pas vraiment l’actualité de l’évangélisation en France et dans le monde 🙂

    @panouf: c’est une erreur d’opposer les actes au mots, le témoignage de vie (les actes) va avec l’annonce explicite ; il ne suffit pas de vivre en chrétien, il faut annoncer ce pourquoi on vit ; il faut donc une cohérence entre le témoignage de vie et cette annonce ; c’est ce que précise Paul VI dans Evangelii Nuntiandi (lire ce billet) :

    Le plus beau témoignage se révélera à la longue impuissant s’il n’est pas éclairé, justifié — ce que Pierre appelait donner “ les raisons de son espérance ” —, explicité par une annonce claire, sans équivoque, du Seigneur Jésus. La Bonne Nouvelle proclamée par le témoignage de vie devra donc être tôt ou tard proclamée par la parole de vie. Il n’y a pas d’évangélisation vraie si le nom, l’enseignement, la vie, les promesses, le Règne, le mystère de Jésus de Nazareth Fils de Dieu ne sont pas annoncés.

    Evangéliser, ce n’est pas gonfler les gens avec des théories, mais proposer une rencontre personnelle avec le Christ. Comme le dit St Paul, « la foi vient de ce qu’on entend » (Rm 10,17) et ce que l’on entend de ce que l’on proclame…

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