En route pour l' »euthanazie » ?

« Les autorités médicales sont chargées, sous leur responsabilité, d’élargir les compétences des médecins qu’il conviendra de désigner nommément, afin qu’il puisse être accordée une mort charitable aux malades jugés incurables à vue humaine, après un examen très critique de leur état de santé ». C’est ainsi que le dictateur tristement célèbre Adolphe Hitler prévoyait en 1939 de pouvoir « liquider » les personnes victimes de maladies incurables. Ajouté au racisme et à l’antisémitisme de ce diable personnifié, l’eugénisme qu’il souhaitait visait à supprimer non seulement toute personne qu’il considérait comme inférieure, mais aussi tout malade soit-disant jugé « improductif ».

Selon Wikipédia, la politique eugéniste particulière propre à l’Allemagne nazie s’est mise en place dès 1933. Elle consistait d’une part à favoriser la fécondité des humains considérés comme supérieurs (politique pro-nataliste, soutien familial, pouponnières, lebensborn…), d’autre part à prévenir la reproduction des humains considérés comme génétiquement déficients (diabétiques, myopes, etc..) et de ceux considérés comme inférieurs ou mentalement non désirables (les criminels, les personnes handicapées moteurs ou cérébraux…). De même, l’Allemagne nazie a cherché à lutter contre l’avortement pour les femmes considérées comme supérieures, alors que dans le même temps la circulaire secrète de 1934 autorisait l’avortement pour les femmes devant être ultérieurement stérilisées. Le décret secret de 1940 a été plus loin en rendant obligatoire l’avortement pour les femmes « inférieures ». 200.000 femmes furent ainsi stérilisées jusqu’en 1945 !

Quel rapport avec l’euthanasie dont le débat fait fureur aujourd’hui ? En prétendant un « droit à mourir dans la dignité » qui fait l’économie d’une réelle réflexion de ce qu’est la dignité, et à partir de cas particulièrement dramatiques médiatisés avec émotion, des militants d’une idéologie perverse s’imaginant défendre la Liberté et regroupés en association, poussent l’opinion et la classe politique à se porter en faveur d’une loi d’exception. Cette loi serait vite élargie comme cela a été le cas de l’avortement. Vincent, Chantal, et maintenant Jacqueline… ou comment vouloir faire d’exceptions une loi ?

Selon Jean-Marie Le Méné (1), président de la Fondation Jérôme Lejeune, la thèse d’un certain M. Taguieff condamne l’équation : « eugénisme = racisme = génocide » pour ne pas diaboliser l’eugénisme, dans le cas de l’avortement. « En fait, soyons clair, il ne s’agit pas du tout de comparer les médecins qui font du diagnostic prénatal (DPN) et du diagnostic préimplantatoire (DPI) à des nazis. Mais prétendre que le nazisme a corrompu l’eugénisme et qu’il faut déconnecter complètement les deux pour ne pas faire de tort à ceux qui font de l’eugénisme « clean » aujourd’hui témoigne d’une bien oublieuse mémoire. Parce que tout de même, les expériences scientifiques nazies datent de 1942, le procès de Nuremberg de 1947 et la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Ce n’est pas tout à fait une coïncidence. L’eugénisme ne se confond pas avec le nazisme. Mais dans ce qu’on a reproché au nazisme, il y avait notamment l’eugénisme. Depuis, il ne s’agit plus de défendre le progrès mais de le justifier. »

Quel progrès aurons-nous à « supprimer » les personnes victimes de maladies incurables ? Il n’est interdit à personne de se suicider, après tout. Mais suicider les autres, cela s’appelle un crime, et c’est logique que cela reste puni par la loi. Aider quelqu’un à finir brusquement sa vie, c’est l’achever, comme un animal. Il y a là une violence que même le dernier mouvement de survie ne peut conjurer. L’Homme mérite mieux, surtout s’il veut rester digne dans ses derniers moments. Mourir avec dignité, c’est accepter son sort, quoiqu’il nous en coûte, c’est accepter de ne pas maîtriser le cours de sa vie. Qui d’entre nous peut ajouter ou retrancher une seule seconde à sa vie ? Il vaut mieux finir dans le coma, sans acharnement thérapeutique, que recevoir la même piqûre mortelle que les nazis administrèrent au Père Kolbe dans les camps de la mort.

Jean-Marie Le Méné ajoute : « Nous sommes dans une société schizophrène qui prétend distinguer l’eugénisme médical et l’eugénisme criminel. Autrement dit qu’il existe un bon et un mauvais eugénisme. Un « gentil » et un « méchant ». Le « méchant » eugénisme ayant été conjuré il y a 60 ans, il ne reste donc plus que le « gentil ». On comprend que certains préfèrent être du côté des « gentils » que des « méchants ».»

Dans son livre l’homme nomade (Ed. Le Livre de Poche, 2005), Jacques Attali (auteur par ailleurs d’un fameux rapport demandé par Nicolas Sarkozy) prévient : « Dès qu’il dépasse 60/65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte alors cher à la société ; il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement, plutôt qu’elle ne se détériore progressivement. (…) On pourrait accepter l’idée d’allongement de l’espérance de vie à condition de rendre les vieux solvables et de créer ainsi un marché. (…) Je crois que dans la logique même du système industriel dans lequel nous nous trouvons, l’allongement de la durée de la vie n’est plus un objectif souhaité par la logique du pouvoir. L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures dans tous les cas de figure. Dans une logique socialiste, pour commencer, le problème se pose comme suit : la logique socialiste c’est la liberté, et la liberté fondamentale c’est le suicide ; en conséquence, le droit au suicide direct ou indirect est donc une valeur absolue dans ce type de société. (…) L’euthanasie deviendra un instrument essentiel de gouvernement. »

A ce rythme là, à quand l’euthanasie de nos parents, de nos grands-parents, ou des enfants blessés dans les accidents de la route ? Gardons-nous de tout extrémisme et défendons la vie ! Signez la pétition en ligne !

Source : Nousvoulonslavie.com (pétition en ligne)

(1) Y-a-t-il un bon et un mauvais eugénisme ?

14 réflexions au sujet de « En route pour l' »euthanazie » ? »

  1. isabelle de metz noblat

    accompagnons la vie dans le soulagement de la douleur et la présence la plus compatissante mais nous ne pouvons avoir droit de vie et de mort sur nous. nous ne pouvons de toutes façons pas tirere dees lois à partir de cas particuliers.
    nous voyons ce qui se passe depuis que la lois sur l’avortement a été voté, nous n’avons pas fini d’en découvrir les effets pervers sur notre société qui pourtant cherche à se situer dans le développement durable

  2. M. Soviche

    Oui, effectivement, voulons-nous revenir aux atrocités de l’eugénisme du début du vingtième siècle ? A ce moment là "on" avait voulu faire mourrir, éliminer des hommes au nom d’une appartenance que les "on" jugeaient mauvaise. C’était une appartenance raciale, maintenant c’en est une nouvelle "la souffrance". mais quid de tous les estropiés de la vie qui souffrent eux aussi, va-t-on les faire dispaâître ? Non cette affaire autoutr de cette pauvre Chantal est détestable. Une loi n’a jamais empêché le ssuicide, de quel droit voudrait-on en instituer une pôur en créer un suicide assisté. Je suis donc contre, mais beaucoup plus prosaïquement, tout ceci demande des moyens donc de l’argent et donc prélevé sur mes impots. Là, mes impots deviennent immoraux et je ne suis pas d’accord non plus.
    Bien à Vous
    Marc Soviche

  3. Geneviève Beauregard

    Puis-je me permettre de remarquer que le triste mot "euthanasie’ ne s’écrit pas avec un z (ou alors il y a peut-être une autre orthographe possible)
    Les réflexions de M Attali font froid dans le dos, mais il est parfaitement logique. Si Dieu n’existe pas, que l’homme n’est qu’un amas de cellules, tout est possible, mais comment un homme aussi intelligent que lui ne discerne-t-il pas vers quelle dictature cauchemardesque nous allons ? Je le croyais philosophe averti, mais hélàs, il est aveugle..

  4. GA Boivin

    Je suis attristé de voir des pétitions sortir alors que le véritable enjeu n’est pas de savoir s’il faut une loi ou pas, mais bien plus loin de regarder l’Homme dans sa souffrance. Mais je ne lis pas grand chose là-dessus dans cet article. Bref, cet article est aussi dangereux que toute loi qui serait mal faîte : il ne respecte pas l’Homme ! Se dire pour ou contre dans ce genre de débat montre une certaine limite d’ouverture d’esprit. Le Christ lui-même n’a-t-il pas demandé à Dieu d’éloigner cette souffrance de lui ? Bien sûr il a respecté la volonté de son Père, mais parce qu’il EST Dieu. Peut-on réellement demander le même sacrifice à des hommes ? Tous nous sommes appelés à la Sainteté, mais le Père ne condamne pas celui qui tombe. Certains hommes le font eux, quand ils écrivent ce que je peux lire. Et surtout, il me vient une image à l’esprit : celle de Benoit XVI qui ne fait que les 3 dernières stations du chemin de croix parce qu’il est vieux… Lui ne fait pas le sacrifice, comme Jean-Paul II le faisait, alors que son état était autrement plus sérieux, mais il faudrait que les plus humbles le fassent… Je croyais que le berger était censé guider son troupeau… Alors par son acte, Benoit XVI a déjà répondu…

  5. Paul

    L’euthanasie (la "bonne" mort) rejoint les valeurs d’aujourdhui : elle est dans la logique d’une société à laquelle la santé des plus faibles coûte trop cher. Elle est dans la logique – si je puis dire – du body-building (déjà très prisé chez les nazis), dans celle de la prédominance de la technique et de la rapidité (pourquoi attendre ?).
    C’est une version actuelle d’une stratégie trop connue pour ne pas être "usée" aux yeux de nos consommateurs d’idées. Ne s’agit-il pas "d’aider" son prochain ? Pervertir la charité et faire croire que Dieu nous trompe, voilà quelque chose qui vient de loin.

  6. ouiqui

    La comparaison entre l’actualité et Hitler relève d’une grave malhonnêteté intellectuelle.
    Ceux qui défendent le droit de mourir dans la dignité aiment la vie autant que vous prétendez l’aimer. Mais eux n’idéalisent pas la souffrance comme vous le faites.

    La morale commune, partagée par la grande majorité de nos concitoyens, exige que l’on réponde positivement lorsqu’une personne comme Chantal Sébire appelle à l’aide. Ce que la loi actuelle interdit. Votre morale, qui consiste à lui répondre que sa vie ne lui appartiendrait pas, est donc jugée immorale par la majorité. Un jour ou l’autre, la loi évoluera dans le bon sens et l’on oubliera vos théories hideuses.

  7. Pierre Gabarra

    Bonjour,

    la question que vous abordez est extrêmement difficile, parce qu’elle touche la souffrance la plus profonde et que la position des débats est telle, aujourd’hui, que si vous ne concédez pas que cette souffrance justifie l’euthanasie, vous êtes accusé de n’être pas humain.

    Les partisans de l’euthanasie cherchent ainsi à confisquer à leur profit la miséricorde, la compassion, voire la charité.

    Cette prétention est odieuse, il faut le souligner fortement. Nombre de ceux qui sont contre l’euthanasie ont eux-mêmes eu ou ont l’expérience directe de la souffrance indicible d’êtres chers. Ils l’ont partagée, à leur manière. Nombre d’entre-eux soignent des malades en fin de vie, médecins, infirmières, religieuses, avec un dévouement sans pareil. Il est scandaleux de prétendre que ces personnes "idéalisent la souffrance", ou de suggérer, ce qui est égal, qu’il n’y aurait pas "d’ouverture d’esprit" ou d’amour dans leur approche de la question.

    Le premier problème évacué ou étouffé par les partisans de l’euthanasie est celui du sens de la souffrance, de la vie, de la mort. Ce ne sont pas là des abstractions, surtout pour des chrétiens. Nous sommes en droit de refuser d’entrer dans un système et une logique sociales qui privent de sens ces dimensions essentielles de l’existence humaine.

    Le second problème qu’ils évacuent, pour ne s’en tenir qu’à des considérations affectives, est celui de l’acte même de donner directement la mort à un être humain innocent. Peut-on tuer quelqu’un parce qu’il le demande ? Il est très singulier, au temps où la peine de mort est conçue comme une injustice, que cette question ne taraude pas les partisans de l’euthanasie. Pourtant celle-ci heurte de plein fouet le principe de la sacralité de la vie, qui est le fondement des droits de l’homme.

    Quand on rapproche certaines affirmations de partisans de l’euthanasie de celles d’Hitler, on crie au scandale, parce que ce voisinage n’est pas supportable. On le comprend. Mais plutôt que de reprocher à ceux qui opèrent ce rapprochement de soutenir une "théorie hideuse", il conviendrait de se laisser interpeller soi-même par l’identité des termes. Personne ne songe à dire que les partisans de l’euthanasie sont des nazis. Il reste cependant qu’ils partagent avec eux, sur cette question, une approche morale commune, qu’on le veuille ou non : celle de "la fin justifiant les moyens". Au regard d’une fin bonne [venir en secours à une personne qui crie sa détresse], peu importe la moralité intrinsèque de l’acte. Peu importe qu’il constitue objectivement un homicide : l’intention couvre tout. C’est le principe de la "mort charitable".

    Il n’est pas loyal de s’en prendre à ceux qui constatent ce rapprochement pour les traiter d’infâmes. C’est à ceux qui tiennent ce discours de réfléchir à leurs voisinages intellectuels et moraux et à la portée très redoutable des mécanismes qu’ils s’efforcent de mettre en oeuvre sous couvert de bonnes intentions.

    Cordialement.

    P.S. Je me permet de vous renvoyer à l’article que nous avons écrit sur l’affaire Sébire sur notre blog.

  8. ouiqui

    @Pierre Gabarra
    « Personne ne songe à dire que les partisans de l’euthanasie sont des nazis. »

    Sauf que ce billet est titré :

    "En route pour l’"euthanaZie" ?"

    Et qu’il commence par deux paragraphes copieux de rappels historiques sur l’élimination des malades incurables sous le régime hitlérien. Ce qui n’a aucun rapport avec la choucroute. Chantal Sébire a supplié les autorités de l’aider, on lui a répondu : "débrouillez-vous". Elle s’est débrouillée, en avalant des produits à usage vétérinaire, et nous avons tous honte. Tous, sauf quelques défenseurs du "votre vie ne vous appartient pas".

    Fabriquer un rapprochement entre un régime qui se débarrasse des "bouches inutiles" sur des critères strictement économiques sans qu’il soit le moins du monde question de demander quoi que ce soit à qui que ce soit et la question de l’euthanasie pour des personnes au bout du rouleau qui supplient qu’on les aide à abréger leur vie et ainsi leurs souffrances, je regrette, cela relève d’un profond mépris pour ce que les mots veulent dire.

    La "sacralité" de la vie, vous pouvez la décréter pour vous-même, mais moi, j’ai le droit de ne pas voir de quoi vous voulez parler. De tout temps, les hommes ont aidé leur prochain dans ce genre de circonstances. Sur les champs de bataille, on ne laisse pas crever à petit feu un soldat qui a les tripes à l’air. Si l’on est un tout petit peu humain, on l’aide. À passer d’une vie devenue invivable, à trépas.

    Votre concept de "vie" oublie juste ce cas de figure : quand la vie devient invivable. Cela parce que que la "vivabilité" ne vous intéresse pas ?

  9. Pierre Gabarra

    Cher "Ouiqui",

    1.- Vous parlez de "fabriquer un rapprochement". Mais quand on constate que deux personnes tiennent un discours identique dans ses termes, on ne "fabrique" rien. On constate. Si Martin relève que Pierre et Paul soutiennent tous deux que les médecins doivent "pouvoir accorder une mort charitable aux malades jugés incurables à vue humaine, après un examen très critique de leur état de santé", il ne fait qu’observer l’expression d’un discours commun. S’il se trouve que Paul est un monstre et un criminel, c’est à Pierre de justifier en quoi son discours ne s’identifie pas à celui de Paul, malgré une cruelle évidence. Pas à Martin. Celui-ci ne fait que le mettre en garde contre la REALITE de l’identité du discours, et contre les dangers qui y sont attachés.

    2.- Votre présentation du drame de Chantal Sébire est incomplète et inexacte. Il ne lui a pas été répondu, avec le mépris que vous supposez, "débrouillez-vous", mais que la loi n’autorisant pas l’homicide ou le suicide assisté, sa demande ne pouvait être satisfaite. En outre, Chantal Sébire a résolument refusé toute procédure palliative. C’est son choix, mais un choix que la vérité commande de ne pas masquer, ce qui signifie qu’il y avait une autre issue que celle qu’elle a choisie.

    3.- J’observe que vous n’abordez ni la question relative à l’interdit de l’homicide volontaire d’un être humain innocent, ni celle de "la fin justifiant les moyens", qui sont pourtant toutes deux au coeur, non seulement du débat sur l’euthanasie, mais aussi du rapprochement qui est fait avec la phrase de Hitler.

    4.- J’observe enfin que votre analyse ne connaît pas de limites, et que votre perspective n’en autorise pas, sauf arbitraire total. Vous évoquez la souffrance, le critère de la "vie invivable". Soit. Mais jusqu’où irez-vous ? Qu’est-ce qui, de l’extérieur, vous permettra de déterminer ce qui est vivable ou non pour telle personne qui suppliera qu’on l’aide à mettre fin à ses jours ? Quel jugement vous autoriserez-vous, par exemple, pour décider qu’un désespéré moralement, qui veut mourir, pourra ou non légalement le faire ? Qui vous fera juge de la perception de sa "vivabilité", pour reprendre vos termes ? Compte-tenu de vos critères, vous n’avez pas d’issue hors de ce dilemme : admettre aussi ces cas ou vous en remettre à l’arbitraire de l’Etat.

    Il y aurait fort à dire, enfin, sur vos affirmations gratuites et choquantes relatives à la guerre. Mais il est trop manifeste que vous ne savez pas de quoi vous parlez pour s’y appesantir.

  10. ouiqui

    « Mais quand on constate que deux personnes tiennent un discours identique dans ses termes… »

    N’importe quoi ! Quel "discours identique" entre Hitler décidant de se débarrasser des bouches inutiles et Chantal Sébire suppliant qu’on l’aide à mourir ?

    Sur quelle planète vivez-vous ?

  11. Jean-Baptiste Maillard

    @ouiqui

    Allons, allons, nous énervons pas ! Nous vivons tous sur la planète Terre, a priori…

    Pour être l’auteur de cet article, je me permets de vous signaler que Jaques Attali, pourtant peu suspect d’être pro-life, fait le même parallèle entre l’eugénisme de Hitler et l’euthanasie dans cette vidéo sur la chaîne Public-Sénat :
    http://www.publicsenat.fr/cms/vi...

    Je cite : "l’état nazi – avec ce jeu de mot terrible – avait décidé de faire disparaître non seulement les Juifs, non seulement les Tsiganes, mais aussi les infirmes, les gens ayant des problèmes mentaux, des problèmes de santé particuliers… on peut imaginer qu’une société, en poussant au bout le cauchemar, décide que ceux qui sont trop coûteux pour la société, parce que l’espérance de vie va beaucoup augmenter, parce qu’on va vivre beaucoup plus vieux…"

  12. geo!!

    ca commence par les embryons, ca continue par les malades et infirmes, ca va finir par la destruction du premier inconnu qui nous croise et qu’on va tuer parce qu’il n’est pas comme nous, ou alors parce qu’il s’est entaillé le doigt avec un couteau et il faut abréger ses souffrances. nan mais ca va pas!!!!!

    et on parle de tolérance. aucune aide à mourir ne doit etre appliquée dans ce pays! on est quand meme en France.

    je trouve qu’il y a trop de contradictions dans les lois de ce pays!!!!

  13. Bernard Fouré

    Les avis exprimés montrent à l’évidence qu’on ne peut pas avancer sur un tel sujet "à chaud", encore dans l’émotion d’un cas particulier. Il est alors très difficile de réfléchir sérieusement et surtout d’échanger des arguments sans tomber dans l’invective ou la provocation. Bien qu’étant plutôt opposé à l’euthanasie, je note que votre titre "Vers l’euthanazie" avec un z est justement une belle provocation ! Dans nos démocraties, les législateurs élus doivent avoir cette capacité à prendre du recul (laissons-en leur le temps…) et à réfléchir avec la tête froide, afin d’élaborer une loi quand c’est nécessaire, et sans remettre en cause à tout instant les lois existantes souvent peu ou mal appliquées. Il ne faut pas oublier de plus que la loi doit traiter en premier de l’intérêt général et ne peut pas prétendre règler tous les cas particuliers. Il me semble que dans cet esprit M.Léonetti, rapporteur de la loi actuelle, n’est pas très chaud pour une modification (interview dans l’hebdomadaire La Vie du 27 mars – 2 avril).
    Pour donner, sur sujet différent, un exemple de ces réactions à chaud irraisonnées qu’il faut absolument dépasser, je me souviens avec peine et un peu froid dans le dos les cris de "à mort" qu’on entendait à l’égard de certains criminels devant les commissariats, les prisons ou les tribunaux. Pourtant la peine de mort a été abolie depuis, par une loi que n’approuvaient pas vraiment une majorité de français…

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