Evangéliser les musulmans

Ordinations sacerdotales - Société de la Divine Miséricorde - Toulon

Le 26 septembre dernier, deux séminaristes de la Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine, attachée à la forme extraordinaire du rite, ont été ordonnés prêtres par Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon. Cette société a notamment pour charisme l’évangélisation en milieu musulman. Extraits d’un entretien avec le fondateur de cette communauté, tiré du livre Dieu est de retour, la nouvelle évangélisation de la France, publié cet été aux éditions de l’Oeuvre.

Fabrice Loiseau est prêtre depuis plus de quinze ans. Formé à Wigratzbat en Allemagne pour la Fraternité Saint Pierre, il a été ordonné en 1993 par le Cardinal Decourtray. Il a exercé son ministère dans le diocèse de Versailles à Notre Dame des Armées et dans l’Est parisien. Jusqu’au jour où il rencontre Mgr Dominique Rey. « J’ai été impressionné par un sermon qui l’avait fait à l’Institut de Philosophie comparée lors d’une messe de rentrée. Nous sommes devenus amis et il m’a proposé de le rejoindre à Toulon, où nous avons élaboré ensemble ce projet de nouvelle communauté. » Ainsi est née la Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine, implantée dans la paroisse Saint François de Paule à Toulon, première paroisse personnelle1 dans la forme du rite extraordinaire en Europe. L’originalité de cette communauté est d’être aussi tournée vers la nouvelle évangélisation, particulièrement envers des musulmans. En sont membres une dizaine de séminaristes, dont deux viennent d’être ordonnés prêtres : Eloi Gillet et Marc de Saint-Sernin, ce qui porte à quatre le nombre de prêtre de cette nouvelle communauté.

Miséricorde, eucharistie et nouvelle évangélisation

« L’idée de cette société, c’est de vivre de la miséricorde divine, de vivre de la liturgie ancienne et de l’adoration eucharistique. Enfin, de vivre la nouvelle évangélisation, particulièrement vis-à-vis des musulmans. En décembre dernier, le Cardinal Hoyos, Président de la commission Ecclésia Dei, est venu nous encourager dans cette voie. Saint François de Paule n’est ni une faveur, ni une tolérance : c’est en cela que c’est nouveau. Nous ne sommes pas des catholiques de seconde zone. Nous avons une vie paroissiale et nous sommes complètement intégrés dans la vie diocésaine. La paroisse personnelle nous permet de vire un évangélisation de rue et de territoire avec plus de liberté. »

Missionnaires de l’Eucharistie

« Le premier vendredi du mois, nous organisons une adoration et nous ouvrons grandes les portes de l’église. Puis nous invitons les passants à venir prier. Il est arrivé que certains soient profondément touchés à cette occasion. Nous adorons aussi le Saint Sacrement tous les jours pendant une heure et nous encourageons les fidèles à nous rejoindre. Avec la forme extraordinaire du rite, nous essayons de toucher les cœurs par la sacralité de liturgie, par sa beauté. »

Attachés à la forme extraordinaire du rite

Ordinations sacerdotales - Société de la Divine Miséricorde - Toulon

La forme extraordinaire du rite exprime de manière privilégiée la foi catholique sur le sacrifice de la messe. Il est capital aujourd’hui qu’il y ait une insistance sur l’actualisation du sacrifice de la Croix, la dimension propitiatoire du sacrifice de la messe, avec la présence réelle. La liturgie, dans tout son ensemble, doit rendre compte de cette réalité sacrificielle, de la transsubstantiation et de la présence réelle, pas simplement par les textes mais à travers toute sa gestuelle, sa musique, les ornements, et donc en général par une sacralité.

Les différents rites peuvent exprimer autrement cette réalité. Bien qu’il y ait eu beaucoup de drames et de dérives liturgiques ces dernières années, reconnaissons que beaucoup de catholiques se sanctifient avec la forme ordinaire du rite. Les fidèles attachés à la forme extraordinaire doivent par conséquent constater qu’il existe de nombreuses communautés ou de paroisses qui ont une vie spirituelle, missionnaire, intellectuelle intense avec la forme ordinaire du rite.

Nous avons besoin de tous nous enrichir mutuellement ! Personnellement, j’ai beaucoup appris dans d’autres communautés le sens de l’adoration et de la louange. Nous étions par exemple tous au rassemblement Anuncio au mois d’août dernier, ce qui nous a donné une occasion d’ouverture aux autres, dans un même élan d’évangélisation !

Je suis heureux de concélébrer autour de l’évêque, je le faits parce que c’est le mystère d’unité de l’Eglise. En effet depuis les encouragements du pape Pie XII c’est un moyen privilégié de communion. Le Concile Vatican II va particulièrement le mettre en lumière. Il s’agit de manifester l’unité sacerdotale autour de l’évêque comme signe de l’unique présence du Christ en nous. Ainsi cette unité n’est pas seulement doctrinale, mais elle est surtout sacramentelle. Et par conséquent, ce signe doit être visible. Même si, d’un simple point de vue canonique, il n’y a pas d’obligation stricte à concélébrer, le refuser de manière absolue, par principe, ne serait pas un esprit d’Eglise.

Par ailleurs, il me semble important d’obéir à Benoît XVI lorsqu’il parle de non-exclusivisme liturgique, et aussi d’obéir au Cardinal Hoyos dans ses recommandations aux différentes communautés Ecclésia dei du 7 décembre 2008, qu’il adresse en particulier à nous mêmes. Il est important aussi de préciser qu’un rite en général peut toujours comporter une part de faiblesse liturgique ou doctrinale. En aucun cas l’Eglise ne pourrait produire un rite intrinsèquement mauvais, cette proposition ayant été condamnée par le Concile de Trente et par le Pape Pie VI à propos du Concile de Pistoï. »

Ordinations sacerdotales - Société de la Divine Miséricorde - Toulon

Evangélisation et liturgie

La liturgie n’est pas d’abord une technique d’évangélisation. Elle a son langage propre pour être une louange et sanctifier le peuple chrétien. Mais vivre correctement une liturgie digne et sacrale ne peut que toucher les cœurs. C’est une dramaturgie, la manifestation de la présence de Dieu. Le catéchisme de l’Eglise catholique et le concile Vatican II insistent sur la liturgie céleste. Notre action liturgique doit être un reflet et une participation de la liturgie angélique. Ainsi, le Saint Sacrifice de la messe, c’est le ciel qui se déchire. La liturgie est donc à la fois une descente du Seigneur vers le peuple chrétien et une élévation des âmes vers Lui. Ainsi, toute la liturgie, à travers ses rites, doit manifester ce mystère.

La miséricorde divine, désuète ?

« La miséricorde est un terme biblique, c’est elle qui rend le mieux compte aujourd’hui de l’amour de Dieu pour l’humanité pécheresse. Aujourd’hui, c’est un besoin urgent pour l’homme moderne désespéré et pris dans ses structures de péché d’avoir une espérance dans cet amour de Dieu qui le rejoint et qui lui redonne toute sa dignité.

La miséricorde de Dieu est un attribut essentiel de Dieu, Sainte Faustine dit même que c’est le plus important parce ce qu’il exprime l’essence même de Dieu et son amour pour ses créatures. Elle est considérée par Jean Paul II comme la spiritualité du IIIe millénaire. En ce sens, Jean-Paul II a été un Docteur de la miséricorde. Il en a beaucoup parlé dans son pontificat, non seulement avec sa deuxième encyclique sur la miséricorde, mais aussi dans son testament spirituel, Mémoire et Identité. Il dit que notre époque moderne à tellement été marquée par les drames, en particulier le nazisme et le communisme, que la miséricorde apparaît comme la limite à la progression du mal. Elle est l’espérance dans un monde qui parfois s’autodétruit. Aujourd’hui, c’est un aspect capital de la nouvelle évangélisation car les gens sont comme anéantis par le péché. Ils vivent dans ses esclavages : la drogue, le sexe, le désespoir, les ruptures familiales et sentimentales, le sida, l’avortement… Par exemple, Sainte Faustine a particulièrement ressenti ce qui allait devenir des drames pour nos contemporains : le suicide et l’avortement. »

La miséricorde, un motif d’espérance

« Sans la miséricorde, nous serions désespérés. Nous célébrons la fête de la divine miséricorde le dimanche après Pâques. C’est une proclamation liturgique de l’amour du Christ pour l’humanité. Il y a un accent eschatologique4, comme le dernier espoir pour l’humanité. Il est intéressant de noter que lorsque le Seigneur a demandé cette fête à Sainte Faustine, c’était en lien avec les textes de la liturgie tridentine. Ce jour là, ces textes évoquent la miséricorde, en particulier avec l’Epitre de Saint Jean sur l’esprit, le sang et l’eau, ainsi que l’Evangile avec l’institution du sacrement de pénitence. »

Vivre la miséricorde en communauté

Notre projet communautaire implique particulièrement de vivre de cette miséricorde divine. Nous essayons de vivre la spiritualité de Sainte Faustine. C’est aussi apprendre à vivre en communauté, à vivre la charité entre frères. Avec une présence alternée au séminaire et à la paroisse, les séminaristes s’efforcent de vivre cette unité dans la miséricorde. Cette dimension d’accueil et de miséricorde attire particulièrement des jeunes.

Une unité spirituelle, missionnaire et liturgique est essentielle pour construire une communauté. Il est important pour nous d’accueillir régulièrement des familles. Notre maison doit être ce lieu d’accueil et de mission. Nous veillons à ce que des étudiants participent régulièrement au porte à porte ou à l’évangélisation de rue.

Pourquoi évangéliser ?

« L’évangélisation est intrinsèque au christianisme, à l’Evangile, on ne peut passer outre. C’est d’abord le commandement du Christ « Allez, de toutes les nations, faites des disciples » (Mt 28,19). « Malheur à moi si je n’évangélise pas » nous dit Saint Paul (1 Co 9,17), tout comme « La foi vient de ce qu’on entend » (Rom 10). C’est aussi toute l’histoire du christianisme. Si personne n’annonce la foi, les hommes ne pourront pas connaître le Christ. Le chrétien se fait avant tout le témoin du mystère de la passion et de la Résurrection du Sauveur. C’est un amour qui doit se diffuser. Nous ne sommes pas une religion qui chercherait uniquement un bien-être corporel. La religion catholique n’est pas fondée sur l’individualisme. Elle passe par la médiation d’un peuple. Il s’agit d’annoncer une vérité, le Salut du monde. »

Une évangélisation classique

« Nous avons d’abord l’évangélisation classique : le catéchisme, auquel on attache une grande importance, mais aussi nos groupes d’étudiants. Nous avons un groupe de prière et de formation le mardi soir, une fois sur deux louange ou formation. Cette année, nous avons choisis d’étudier Saint Paul. Quand à la louange, elle s’inspire, à travers ses cantiques, des communautés nouvelles. Mais elle se termine par une adoration classique avec silence et chants en latin.

A la demande de l’évêque, nous avons aussi un ministère en dehors de la paroisse : je suis aumônier de la faculté de droit, mon vicaire est aumônier de deux écoles, l’une catholique et l’autre laïque. Je voudrais souligner aussi l’importance de la préparation au mariage, avec laquelle il y a un énorme travail à faire. »

Ordinations sacerdotales - Société de la Divine Miséricorde - Toulon

Une annonce directe de la foi

« Un autre aspect de notre évangélisation concerne l’annonce directe de la foi. Nous faisons régulièrement du porte-à-porte et de la mission de rue, en communauté et avec des paroissiens. Nous assurons un suivi en retournant voir les personnes que nous avons déjà rencontrées. Pour la messe de minuit, par exemple, nous distribuons des tracts dans la rue et nous invitons les passants à venir participer à la messe.

Nous organisons chaque année un rassemblement de jeunes, le camp Spes, avec formation le matin et mission de plage l’après-midi. Nous les parcourons par groupes de deux, en général composés d’une soutane avec un laïc. Nous repérons alors les personnes qui pourraient être disposées à discuter avec nous, parmi celles en tenue décente. Nous nous présentons à eux en leur disant que nous sommes des catholiques envoyés par la paroisse ou par l’évêque du lieu. Pour ces personnes qui souvent s’ennuient, c’est l’occasion de parler plus librement de leur relation à Dieu. A la fin de nos discussions, s’ils ont bien accroché, nous leur donnons un Evangile. L’Ecriture est une parole de Salut. Elle a une force que n’ont pas d’autres écrits, c’est une parole vivante qui peut toucher leurs cœurs et les convertir.

Nous ne savons pas si ces personnes liront l’Evangile que nous leur avons laissé, mais cela fait beaucoup de bien aussi aux jeunes qui évangélisent. Cela leur apporte une grande paix, une grande joie ! Cela leur permet aussi prendre conscience du climat général d’indifférence religieuse. Ils ont alors un plus grand soucis d’authenticité, de vie spirituelle, et un désir plus fort de se former pour répondre aux objections posées. Nous ne sommes pas dans un climat d’hostilité vis-à-vis de la foi – à part quelques minorités – mais dans un matérialisme grandissant et qui prend des aspects nouveaux. L’indifférentisme religieux fait partie de la culture contemporaine. Il faut s’adapter pour répondre à ce grave défaut de notre société, en trouvant des méthodes nouvelles comme l’évangélisation de plage.

Cela arrive que des personnes éclatent en sanglots et qu’ils nous confessent leurs blessures sur la plage. Ils nous disent les drames qu’ils connaissent. C’est parfois une demande de prière pour un défunt, une femme dont le mari est parti, ou des personnes qui connaissent de profondes blessures affectives. »

Dialogue interreligieux et annonce de la foi

« Nous voulons encourager une culture de la mission envers les musulmans, c’est pour nous une priorité. Il faut prendre conscience aujourd’hui que le dialogue interreligieux, s’il est capital, ne peut être une finalité en soi. Benoît XVI l’a rappelé lors de son voyage en France : « La bonne volonté ne suffit pas. Je crois qu’il est bon de commencer par l’écoute, a-t-il dit, puis de passer à la discussion théologique pour arriver enfin au témoignage et à l’annonce de la foi elle-même ». Par conséquent, le dialogue doit à moment ou à un autre devenir une annonce. C’est ce qu’a souligné en 1992 l’Instruction Dialogue et Annonce du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux et de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples. Ce document, presque passé inaperçu, ne se contente pas de préciser « la place du dialogue interreligieux dans la mission évangélisatrice de l’Eglise », il décrit toutes les modalités de cette forme d’évangélisation. L’introduction fait le constat suivant : « Il y a ceux qui sembleraient penser de façon erronée que, dans la mission actuelle de l’Eglise, le dialogue devrait tout simplement remplacer l’annonce. A l’opposé, d’autres n’arrivent pas à comprendre la valeur du dialogue interreligieux. D’autres encore sont perplexes et s’interrogent : si le dialogue interreligieux est devenu tellement important, l’annonce du message évangélique a-t-elle perdu son urgence ? L’effort pour amener des personnes à entrer dans la communauté de l’Eglise est-il devenu secondaire ou même superflu ? ». On a donc peut-être un peu trop voulu « découvrir l’homme » et toutes les civilisations, en oubliant d’annoncer Dieu. Ce pourquoi nous n’avons pas peur d’aller à contre-courant en voulant annoncer le Christ aux musulmans. Nous les trouvons dans les rues du centre-ville, comme rue d’Alger, mais aussi à travers le porte-à-porte, ou en allant fumer le narguilé avec eux. »

Créer des liens d’amitié, témoigner par la prière

« Nous essayons pour l’instant de créer des liens d’amitié avec eux. Cela commence tout doucement depuis quatre ans. C’est un très long apprivoisement. Nous ne pouvons pas voir les fruits tout de suite. Evangéliser les musulmans implique aussi un témoignage de prière. Pour beaucoup d’entre eux, les chrétiens sont décadents, qu’ils n’ont pas de vie de prière, ni d’exigence morale ou spirituelle. Nous prions avec les processions publiques du Saint Sacrement, avec la Vierge Marie pour l’Assomption ou l’Immaculée conception, avec l’Enfant Jésus lors de la Chandeleur. Pour le Vendredi Saint, c’est tout le doyenné qui se retrouve autour de l’évêque, dans la vieille ville, pour un chemin de croix avec des prières en Arabe. »

Les processions, une méthode trop ostentatoire ?

« Partir en procession, c’est avant tout une prière, sans provocation. C’est une longue tradition chrétienne que la liturgie soit publique. Généralement les musulmans qui nous croisent sont respectueux. Pour eux, la prière doit avoir cette dimension publique et officielle. Cela n’a rien de vindicatif ou de démonstratif, ce n’est pas non plus un discours politique. Au contraire, ils nous reprocheraient même le manque de visibilité de notre foi, de notre Eglise : « on ne vous voit pas prier » nous disent-ils souvent ! »

Ce qu’il faut pour évangéliser les musulmans

« Nous devons les aimer. Sans cela, on ne peut pas évangéliser. Nous souhaitons aussi leur montrer que l’amour du Christ peut les atteindre et transformer leur propre cœur. Nous essayons également connaître en partie le Coran et les principes de l’Islam. Il faut aussi bien connaître l’Ecriture pour affirmer le Salut en Jésus-Christ et le pardon des péchés à travers la miséricorde divine. Un musulman ne sait pas quand il est pardonné et ne peut donc pas vivre ce pardon dans sa vie spirituelle : l’infinie miséricorde de Dieu peut donc toucher profondément son cœur. »

Ordinations sacerdotales - Société de la Divine Miséricorde - Toulon

Jésus-Christ n’est-il qu’un prophète comme le dit l’Islam ?

« Non, Jésus est le Fils de Dieu. Un prophète ne peut pas dire « Je suis le Chemin, la Vérite et la Vie » (Jn 16,4), « Avant qu’Abraham fût, je suis » (Jn 8,58) ou « Je suis le pain vivant descendu du ciel. Celui qui mangera de ce pain vivra pour l’éternité. » (Jn 6,51). Nous ne sommes pas dans l’ordre de la prophétie mais de l’affirmation de la divinité. Il n’y a pas de milieu possible : ou Jésus est un imposteur, ou il est le Fils de Dieu. »

La puissance de Dieu

« Puisque la toute puissance et la transcendance de Dieu est capitale pour eux, nous leur montons comment cet aspect est aussi présent dans le christianisme. Mais nous insistons sur l’essence de Dieu qui est amour. Leur parler de l’amour et de la miséricorde de Dieu est plus important que les longues discussions théologiques sur la Trinité ! »

A l’école de Charles de Foucault

« Nous étudions les écrits de Charles de Foucault, qui a fortement encouragé la mission auprès des musulmans. A ce sujet, il est intéressant de noter qu’il existe une progression importante de chrétiens en Algérie et notamment en Kabylie. Il s’y produit des phénomènes mystiques, qu’il faut évidemment aborder avec prudence, comme des apparitions du Christ ou de Myriam aux musulmans, qui leur demande de se convertir. Il est très difficile pour l’Eglise de gérer cette situation. La communauté s’est rendue en Tunisie, où nous avons rencontré des communautés vivantes malgré une présence policière importante. »

Des conversions difficiles

« Les conversion sont difficiles. Il faut être conscient que pour un musulman, se convertir est une rupture avec son milieu familial et social. Cela implique de changer de vie. »

Pour lire l’intégralité de cet entretien : Dieu est de retour

Sur le web :

l’homélie prononcée ce jour-là par Mgr Dominique Rey
la page de la Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine, sur le site du diocèse de Fréjus-Toulon + ici

(C) Copyrights Anuncioblog 2009 – Crédits photo : Ludovic Margot

25 réflexions au sujet de « Evangéliser les musulmans »

  1. Sanglier intrépide

    Je suis très heureux pour cette nouvelle communauté que j’apprécie beaucoup par ailleurs. Heureusement que les tradis (si ça veut dire quelque chose car nous ne sommes baptisés que dans le Christ) sont là pour nous rappeler que la messe n’est pas une simple « fête au village ». (Je ne me considère pas moi-même comme « tradi », au passage, je vais quasiment toujours à la messe en rite nouveau)

    Merci à cette communauté de nous montrer que la Liturgie avec ses ornements, la Miséricorde divine, l’Evangélisation et ses fiorreti édifiants forment un tout dans l’Eucharistie.

    Fraternellement

  2. Allah Wakbar

    le fils d’un dieu ne peut être qu’un dieu, c’est votre parole. le fils d’un humain ne peut être autre chose. Gagner l’islam qui parle de votre prophète mieux que vous. vive l’islam

  3. Francois Chretien

    Bonjour, et merci, Amis freres et soeurs évangélistes, en votre action, non seulement vous evangeliser, mais vous integrer des Français d’origines étrangères, et c’est le meilleur moyen de s’integrer en france pour les fils et filles d’immigrés.Les étrangers sont les parents les enfants eux sont Français de naissance, et croyant ou non, les fils d’immigrés doivent connaitre les termes et expressions, sortis de la Sainte Bible. Les traditions…ect…
    Si demain, ont part vivre au Sahara, on emporte pas de manteaux de fourrure, tous comme si on part au grand Nord, on ne vas s’habiller façon « Cote d’azur au mois d’aout.
    Encore merci Anuncio par votre action vous créer plus qu’une Alliance, mais une véritable Fraternité.

  4. Adam

    Les évangélistes font toujours des miracles :

    L’émission « Le jour du Seigneur  » du 6 septembre reste dans l’histoire. :

    Les évangéliste d’Anuncio ont animé la messe de fort belle manière :

    http://www.lejourduseigneur.com/ind

    A regarder sans modération, ceci est la recette du Bonhneur.

  5. Jean-Baptiste Maillard

    @Adam : pourquoi parlez-vous d’évangélistes à l’endroit d’Anuncio ? Est-ce volontaire de votre part, ou confondez-vous avec les évangéliQUES ? (Les participants du Festival Anuncio étant catholiques).

  6. amable antoine

    Réponse à Allah Wakbar
    Oui, le Fils de Dieu ne peut être que Dieu et le fils d’un homme, un homme !
    Mais Celui qui, par son Incarnation, s’est fait homme pour sauver l’humanité a le pouvoir de faire de nous ses frères et donc les enfants de Dieu.
    Dieu est l’Unique, Il est le Tout Puissant, qui peut mettre une limite à son pouvoir ?

  7. sanglier intrépide

    Le Fils de Dieu ne peut pas être homme? Mais pourtant Dieu est tout-puissant. S’Il a décidé de se faire homme, quelle loi peut L’en empêcher?

    Oh mais je vois que amable antoine a déjà eu cette intuition au commentaire n°6. J’arrive trop tard. Oui Dieu a tant aimé le monde qu’Il lui a donné son Fils. non pas pour juger le monde, mais pour que par Lui, le monde soit sauvé.

    @ Allah Wakbar: Dieu te bénisse, qu’Il fasse sur toi briller son visage. Qu’Il t’accorde sa grâce et sa paix.

  8. Esteban

    Je me permets de citer une phrase dans l’article qui m’a fait penser à quelque chose, il s’agit de « Jésus-Christ n’est-il qu’un prophète comme le dit l’Islam ? »

    En effet c’est le point de vue musulman classique, c’est incontestable. Mais grâce à internet j’ai vu une vidéo d’un religieux chrétien qui fournit justement une autre hypothèse, finalement il atteste que le Coran dans ses écrits, définit Jésus de la même manière que ce que les chrétiens proclament, non pas d’un terme comme « fils » mais comme étant l’incarnation de Son Verbe et de Son Ésprit. Ceci peut paraître étonnant pour toute personne qui fréquente des musulmans qui eux expliquent bien que le Coran est contre la le dogme trinitaire car il représenterait une association. Ses paroles nous fournissent un nouveau regard, peu commun, néanmoins intéressant.
    Si quelques uns veulent voir le contenu exact, la vidéo en question sur Dailymotion, vous pouvez la rechercher sur le moteur de recherche avec les mots clés appropriées ou bien cliquer sur les liens directs ci-dessous :
    http://www.dailymotion.com/video/xa
    http://www.dailymotion.com/video/xa

  9. MOHAMED

    merci pour votre article je vou ecri de kabylie
    nous somme des millier a accepter Christ comme
    notre seigneur et sauveur. demain nous serons des millions
    priez pour la resurection de leglise dafrik du nord
    GLORIA DEO

    vivre sous lislam cest insuportable mes freres
    mais Christ dans nos coeur nos fai resister

  10. MAx

    Merci Mohamed de ton commentaire !
    Soit assuré de ma prière pour l’Eglise d’Afrique 🙂 Vous êtes beaux et certainement les plus fort moralement !

    Dieu vous bénisse vraiment chers frères en Christ !

    Max, 21 ans, Nice

  11. Batelier

    Il serait bien que ceux qui prônent le rapprochement islamo-chrétien, lisent le Coran dans sa totalité . Alors ,ils constateront que ce rapprochement est pratiquement impossible. Les musulmans nous considèrent comme des incroyants et leur seul but est de nous convertir à l’Islam, religion que je respecte , et que les musulmans ont parfaitement le droit de pratiquer , mais en dehors de pays dont l’héritage est un héritage catholique.(Clovis ) .J’oubliais que nous sommes dans le pays des droits de l’homme, et que les hommes politiques français comme les journalistes nous bassinent avec le mot « démocratie » Retournons à la source et voyons comment Athénes concevait cette démocratie .2000 francais se sont convertis à l’Islam, 200 musulmans à la religion catholique. Ces musulmans convertis à la religion catholique sont obligés de se cacher ou de cacher leur conversion à leur entourage, car alors brimades…Bienvenue à mes frères musulmans.. qui font partie de notre grande famille chrétienne ( je pense aux chrétiens de kabylie)

  12. Batelier

    Bonsoir. Je voudrais remercier Dieu, ce soir pour la béatification d’une religieuse en »terre sainte  » Marie-Alphonse GHATTAS (1843-1927). Que Dieu permettent que d’autres visages éclairés, brillent dans la nuit de l’incertitude.

  13. nathalie

    je m’unis à votre apostolat par la prière quotidienne.
    Soyez bénis, ainsi que tous ceux qui liront votre blog

  14. mathieu c

    @Batelier : c’est vrai que le Coran n’est pas très tendre avec les chrétiens (il y a avait déjà eu un débat là dessus pour un autre article).
    Mais en même temps ils sont reconnus comme frères.

    D’ailleurs c’est ce que j’expliquais à un musulman c’est que je suis toujours très interrogatif quand je lis le Coran tant le point de vue sur les chrétiens est contradictoire en permanence.

    Ceci dit, l’ancien testament prône souvent l’inverse du nouveau testament. Les contradictions sont là aussi.

    Tout ça pour dire que ce n’est pas aussi simple.
    Là où on lira des horreurs sur les chrétiens (et pire encore des non croyants..) on lira aussi un appel à la paix, à la fraternité etc.
    Donc effectivement, et je vous rejoint, lisons le Coran pour savoir ce qui est dit de nous, idem pour la Bible
    (tout en sachant qu’un musulman comme un chrétien ne lit pas tout au pied de la lettre et réfléchis un peu tout seul quand même, mais c’est vrai que si j’étais chrétien et que je lisais le Coran je ne vois pas pourquoi j’essaierai d’être pote avec des musulmans qui « semblent » vouloir me convertir ou me trucider la moitié du temps…)

  15. Batelier

    A Mathieu. Je vous rejoins à travers votre commentaire et merci de ne pas porter l’anathème sur mon propre commentaire . La grande problématique française ,est la confusion des genres et des mots; en partie provoquée par le manque de culture d’une castre journalistique. Quand on sait ce que l’islam a apporté à notre civilisation, on ne peut qu’avoir une certaine admiration pour cette religion, Malheureusement, cette évolution s’est arrêtée brutalement ,il y a quelques siècles..Une question me taraude : pourquoi les pays les plus riches du monde , je veux parler des pays du golfe,ne veulent pas accueillir ces homme et ces femmes de même confession?, comme je trouverai normal d’accueillir les chrétiens d’Irak ou d’ailleurs martyrisés à cause de leur foi.. Quant à l’ancien testament. ( première alliance de Dieu avec les hommes,) il est important parce qu’il nous relieà cette deuxième alliance; celle de Jésus.

  16. mathieu c

    bah , vous savez il y a des divisions entre musulmans comme entre chrétiens. Il y a des régionalismes, du racisme comme partout, et puis les musulmans n’ont pas d’Eglise , pas de grande institution pour les réunir.

    Effectivement les journalistes manquent cruellement de curiosité et sont souvent plus des perroquets que de réels investigateurs.
    Mais les croyants connaissent aussi très mal l’histoire de leur religion, ce qui a conduit à ce qu’elle est actuellement. Et c’est dommage parce qu’il est primordial, je pense, de dissocier ce qui a été fait par l’Histoire de ce qui a traversé l’Histoire.

    Combien de chrétiens peuvent citer tous les schismes qu’a connu l’Eglise, combien connaissent la croisade contre les juifs de France (non organisée par l’Eglise certes) ou comment on a choisi les textes qu’ils lisent dans la Bible.
    Qui sait que l’Histoire de Noé et du déluge est une copie de textes bien plus anciens que ceux de la Bible?

    De même quel musulman s’intéresse à l’unification du Coran, de comment des différents versions qui circulaient à une certaines époque les califes n’en firent qu’une ?

    Ces questions sont primordiales tout autant que de connaître les textes eux-mêmes.

    Je me souviens du bouquin du scientifiques Dawkins contre Dieu qui était tellement mal fichu et mal renseigné (une honte pour se grand nom de la science) qu’il en devenait presque un plaidoyer pour les croyants contre la bêtise des athées.

    ceci dit, je ne pense pas que le croyant de base ait besoin d’être un exégète pour avoir ne foi vivace. Mais il est bon de connaître un tant soi peu quand même qui l’on prie s’il on est chrétien par exemple. Et encore plus lorsque l’on parle de la religion des autres il faut la connaître.
    Combien critiquent les catholique sans rien connaître d’eux ?? (de même combien de catho ai-je entendu critiquer les écolos de la même manière).
    C’est là aussi où la communication est importante, car on sait bien que tout le monde ne fait pas l’effort de connaître l’autre alors c’est àlui de se faire connaître.

    C’est peut-être aussi un peu ça l’évangélisation…

  17. athanasius

    D’abord merci pour les liens que je visiterai avec plaisir.

    Evangéliser! Oui

    J’ai placé un tableau de 2,50 sur 1,50 devant le calvaire de mon village.
    Il y est resté de Noël à mercredi de cette semaine;
    Intervention des muslims à la Mairie

    Ordre m’a été donné d’enlever le panneau représentant la nativité.
    La Vierge St Joseph l’enfant Jésus dans la créche le boeuf l’ane le mouton les anges. etc

    Une beauté

    J’ai dû m’exécuter sinon la Mairie récupérait sans état d’âme le panneau et Adieu!

    Je suis un « tradi » donc aucun appui de la part des bons chrétiens dont une déléguée « grande prétresse  » à la Paroisse et adjointe à la Mairie
    Que Dieu lui pardonne!!!

  18. Pour la Vérité

    A nos frères musulmans, il faudrait rappeler une évidence historique dont on ne parle jamais: la religion chrétienne n’est pas la religion de la colonisation mais celle de leurs ancêtres. Il suffit de voir tous les vestiges chrétiens d’ Afrique qui datent de l’ère préislamique et il y a des faits glorieux de résistance des berbères africains chrétiens contre l’islamisation, mais dont plusieurs siècles de colonisation arabe ont fait oublier.
    Ceci, non pas pour dire que les chrétiens sont irréprochables et n’ont pas été aussi des colonisateurs, mais eux, savent le reconnaître et demander pardon à Dieu qui est seul Juge.
    Par conséquent les chrétiens n’ont pas à avoir honte de leur foi par rapport à la vérité de l’histoire!

  19. Ping : Qui est mon prochain ? ou pourquoi le catholique ne peut pas être raciste « Thomas More

  20. rose78

    Bonjour,
    Je suis très heureuse de savoir qu’une communauté religieuse catholique s’intéresse à l’évangélisation des Musulmans. C’est l’intuition d’une dame catholique fervente, Monique Marie, que les Musulmans sont les futurs catholiques de France, plus fervents que beaucoup de catholiques actuels. Elle recommande un chapelet inspiré par le Ciel dit-elle : sur les gros grains : « par les plaies de Jésus et les larmes de sa Sainte Mère », 10 fois sur les petits grains : « Doux Père, faites-leur connaître votre fils ». A dire sans modération… De plus, elle publie un petit livret à donner de la main à la main aux musulmans. C’est Dieu le Père qui s’adresse directement à eux comme un peuple aimé du Seigneur. A commander sur le site de la librairie « rassemblement à son image ». Plus les Musulmans seront touchés par le message chrétien, le moins ils seront manipulables par les imans radicaux même s’ils ne se convertissent pas officiellement. Je crois sincèrement à cette « intuition » de Monique Marie. Union de prières pour nos frères musulmans.

  21. rose78

    Un excellent livre sur le Coran : « Le Coran révélé par la théorie des codes » de Jean-jacques Walter, éditions de Paris. La théorie des codes utilisée en informatique, « appliquée au Coran…révèle clairement plusieurs auteurs, décèle des dates de rédaction différentes et identifie des structures restées jusqu »ici cachées. Une perspective scientifique et insoupçonnée s’offre à nous, une lumière nouvelle éclaire le premier Islam, sa nature, son histoire, et présente comme jamais encore vu l’islam d’aujourd’hui. »
    J’ai beaucoup appris à la lecture de ce livre, et j’en remercie son auteur courageux.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *