Le diocèse de Digne veut « évangéliser dans l’amour »

Trois ans de réflexions ont permis au diocèse de Digne, Riez et Sisteron (Alpes de Haute Provence) d’établir les orientations pour les cinq prochaines années, sous le titre « Évangéliser dans l’amour », nous rapporte le journal La Croix.

Chacun des sept doyennés du diocèse devra choisir pour le 17 février, date d’entrée en Carême, une orientation de prière communautaire parmi la liste suivante : école de prière, groupes de lecture méditative, messe qui prend son temps, formation spirituelle à la liturgie de l’Église, liturgie des heures, initiation à l’adoration eucharistique et formation et accompagnement de groupes de servants d’autel.

S’y ajoutera, en complément, le choix d’une action communautaire parmi les sept définies (randonnée biblique ou découverte de l’art sacré, catéchèse pour recommençant, soirée d’évangélisation, propositions de type parcours alpha, Kekako ou cellules paroissiales d’évangélisation, éducation affective et sexuelle des jeunes, formation à la doctrine sociale de l’Église et initiatives de proximité).

Le document mis en ligne sur le site du diocèse rappelle tout d’abord la nécessité de l’évangélisation : « Annoncer l’Évangile est une nécessité pour moi. Oui, malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! (…) Je me suis fait faible avec les faibles afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver à tout prix quelques-uns. Tout cela, je le fais à cause de l’Évangile » (St Paul, 1 Corinthiens 9, 16…23).

Mgr François-Xavier Loizeau s’est appuyé sur les grands missionnaires Saint Paul et Sainte Thérèse. Il a notamment cité un livre du P. Joël Pralong, prêtre suisse, intitulé : « De la faiblesse à la force. Paul de Tarse et Thérèse de Lisieux, un chant d’amour à deux voix » (Ed. des Béatitudes, 2008) :

L’Amour qui a guidé Paul et Thérèse, explique-t-il, un Amour qui vient de Dieu et qui investit des « vases d’argile » pour « faire rayonner la connaissance de la gloire de Dieu qui est sur la face du Christ » (2 Corinthiens 4, 6-7).

« L’Amour ! Voilà le lien entre la vocation et l’apostolat, car sans l’Amour il n’y a aucun engagement qui tienne debout.

Thérèse veut rejoindre le cœur de l’Église qui est l’Amour. L’Amour qui fait agir tous les membres, qui renferme toutes les vocations, qui est miséricordieux, qui est TOUT. En aimant, elle rejoint tous les membres du Corps mystique présents dans la communion des saints. Puisque l’Amour est tout, il embrasse tous les temps et tous les lieux, il est éternel. Un jour, Thérèse ne dira-t-elle pas qu’en aimant dans son Carmel, elle aime et soutient ses frères qui combattent dans le monde entier (…).

Ainsi les vocations les plus belles, des plus cachées aux plus visibles, ne sont rien sans l’Amour. Thérèse se situe au Cœur de l’Église, à la Source vitale qui fait agir les membres, là où toutes les vocations s’abreuvent. Elle désire s’y trouver pour être dans la partie la plus profonde de l’Église, celle qui permet d’être tout.

L’Amour, c’est la Personne même de l’Esprit-Saint comme Cœur. En voulant être l’Amour, Thérèse veut s’unir à lui pour agir et faire agir sous sa motion. Ainsi elle lui permet de féconder les membres du Corps.

Le cœur et le but de tout son apostolat : « Oh ! c’est l’Amour ! Aimer et être aimé et revenir sur la terre pour faire aimer l’Amour ! ».

En pratique, parmi les pistes proposées, se trouvent notamment la méthode « Kekako » et les cellules paroissiales d’évangélisation, qui viennent d’être reconnues par Rome (extraits) :

« Kekako » : Kerygma, Karisma, Koinonia

La « vision » de cette école d’évangélisation est celle des Actes des Apôtres (2, 42-47) dans ces trois dimensions :

Kérygma : L’annonce du « kerygme », c’est-à-dire le premier appel à la foi et à la conversion.

Karisma : les « charismes », ce sont les signes de la présence du Seigneur qui nous font expérimenter que Jésus est vivant.

Koinonia : la communion entre les membres de la « communauté chrétienne » est au coeur de l’évangélisation.

C’est la mise en rapport de ces trois éléments qui constitue le projet « Ke Ka Ko ». Ils sont la base de toute communauté chrétienne qui évangélise.

Ce projet de formation se réalise par une vingtaine de sessions qui ont pour but, à travers un approfondissement de la formation, de mettre en route ce processus de multiplication.

Il permet de revivifier la pastorale de la paroisse, des mouvements.

Les cellules paroissiales d’évangélisation

Introduites en Europe, à Milan par Don Pigi, les « cellules paroissiales d’évangélisation » sont des petites fraternités paroissiales (lire l’interview du responsable pour l’Europe, sur Anuncioblog).

Fondée sur la prière, le service et une rencontre hebdomadaire entre laïcs, la cellule permet à chacun d’approfondir et de partager sa foi avec ses proches en les invitant à vivre cette expérience fraternelle et à retrouver ainsi le chemin de la paroisse.

La cellule est appelée à croître par l’adhésion de nouveaux membres et à se multiplier pour soutenir et animer la paroisse dans sa mission évangélisatrice.

Elle est en profonde communion avec la paroisse et son pasteur. Vous trouverez tous les renseignements et la méthode sur le site : cellules-evangelisation.org, le site français des cellules paroissiales d’évangélisation

Sources : La CroixDiocèse de Digne

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