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Anuncio aux JMJ, un visage de la nouvelle évangélisation

En créant un conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, l’été dernier, le pape Benoît XVI déclarait : « Le premier engagement qui nous concerne tous est celui d’une nouvelle évangélisation qui aide les nouvelles générations à redécouvrir le visage authentique de Dieu, qui est amour ». Cette nouvelle évangélisation, lancée par Jean-Paul II dans les années 80, est non seulement un thème cher au coeur de Benoît XVI, mais aussi de la jeunesse catholique.

Le Festival Anuncio en est une démonstration pertinente et ses organisateurs le revendiquent. Cette année, en s’étant inscrits pour l’édition Anuncio 2011, près de 800 jeunes répondent à l’appel du pape pour cette nouvelle évangélisation qui concerne ‘tous les catholiques’. Un quatrième festival qui n’a plus lieu seulement en France cette année, étant l’une des plus importantes propositions officielles des JMJ 2011 à Madrid. Préparé depuis un an par 50 jeunes laïcs dont 10 personnes à temps plein en Espagne réunis à la ‘Casa Anuncio’, le festival n’a pas changé de ligne de conduite depuis 2007 : « se propose de former les jeunes catholiques et de les envoyer deux par deux témoigner de l’Amour de Dieu ».

Deux jours de formation et de prière du 8 au 10 août à Lourdes

De nombreux jeunes viendront pour la première fois faire l’expérience de l’évangélisation avec Anuncio. Avec de beaux temps de prière animés par une équipe de musiciens, des carrefours et des témoignages, les jeunes découvriront ce qu’est l’évangélisation. Le 10 août, ils seront ensuite envoyés en mission dans une ville de France ou d’Espagne dont ils ne connaissent pas encore la destination.

Une semaine pour annoncer que « Dieu est Amour »

Du 10 au 15 août, le festival Anuncio se déploiera dans 10 villes de France et d’Espagne (Biarritz, Pallavas, Ibiza, Barcelone, Grenade, San-Sebastian, Burgos, Cordoue, Valence, Vic, Castellon). Les jeunes iront à la rencontre des vacanciers sur les plages et les places pour susciter le dialogue entre chrétiens et non chrétiens et témoigner de l’Amour de Dieu qu’ils expérimentent dans leurs vies.

Sur place, des activités culturelles (théâtre, concerts, expositions) et des veillées de prières seront proposées à tous. Madrid, « Plaza de España », sera le centre des activités d’Anuncio : un pôle d’évangélisation, de concerts, de prédications, d’adoration et d’happenings viendra interpeller les touristes et madrilènes et leur témoigner du Christ. Des groupes de musique du monde entier (Glorious, Rexband…) ainsi que des prédicateurs de renom (Raniero Cantalamessa, les cardinaux Philippe Barbarin et Christophe Schönbron…) participeront aussi à ce festival.

Au même moment, Anuncio proposera à chaque jeune venu pour assister aux JMJ d’en devenir acteur et de venir se former et expérimenter l’évangélisation. Le Festival Anuncio se clôturera par le week-end avec le pape à Cuatroviento.

Avec ce festival, Anuncio donne un visage jeune et dynamique de la nouvelle évangélisation dont l’Europe a tant besoin. Une urgence que le pape lui-même met au coeur de son agenda, avec la tenue d’un synode des évêques sur ce thème, à Rome, en 2012.

Infos pratiques : www.festival-anuncio.fr/jmj-en-espagne/

Citoyens des cieux : l’album de feu !

Quand la pop-louange devient évangélisation…

J’ai pu profiter en avant-première du nouvel album de Glorious, Citoyens des cieux, dans les bacs le 15 novembre. Emprunté à un collègue, je dois avouer que je l’ai écouté en boucle tout le week-end de la Toussaint, et plus particulièrement lors d’un aller-retour en province…

Les chansons sont de très bonne facture, on gagne encore en qualité musicale et en profondeur. Les paroles sont puissantes, dynamiques, stimulantes, remplies de l’Esprit Saint.

En écoutant ce disque, on se tourne vers Dieu. A travers la louange, la prière des musiciens et du public est largement palpable.

Deuxième aveu : pour la première fois, je me suis vraiment mis à prier en écoutant un CD de pop-louange, moi qui d’habitude préfère la vivre en direct live !

J’ai alors senti comme un vide immense chez mes voisins dans le TGV, ce vide de ne pas connaître Dieu ou du moins de ne pas vivre de relation intime avec le Christ. Et j’ai eu alors une folle envie de Le leur annoncer ! Le plus fort, dans cette histoire, c’est que ma petite épouse a eu la même sensation, au même moment, à plusieurs centaines de kilomètres de distance. C’était pour elle au volant de notre voiture, en écoutant le précédent album de Glorious, Génération louange. Elle me l’a raconté le soir-même…

Alors merci Glorious de nous permettre de prier avec vous, pour que l’Esprit Saint nous rende témoins de la miséricorde ! « Nous voici, Jérusalem ! »

Acheter le disque : sur Amazon

Pour en savoir plus : www.glorious.fr et www.lyoncentre.fr

Kiss-in de Lyon : drôle d’évangélisation ! (suite et fin)

Une dernière réponse à ceux qui pensent que c’était bien… (Suite à mon billet d’hier, qui a suscité de nombreux commentaires).

Il semblerait, selon nos dernières informations, que les cathos se soient majoritairement bien comportés ce soir-là. Mais une petite partie d’entre eux, répondant à l’appel de partis d’extrême droite dont le FN, auraient eu une attitude très limite. Il suffit de regarder ces photos pour se faire soi-même une idée :

sporadiques saluts néonazis (bien regarder : c’est hélas du côté catholique…)

Demandons-nous honnêtement : à quoi bon crier des slogans peu charitables à l’encontre des personnes homosexuelles comme « nous sommes des enfants d’hétéros, 1re, 2e, 3e génération », « pas de défilé pour les enfilés » ou encore « Saint-Jean est à nous » ? En réalité, non, Saint Jean n’appartient pas aux cathos, mais à Dieu, et son Evangile est aussi pour les païens, n’en déplaise à ceux qui rejettent l’évangélisation sans distinction de race, de sexe ou de religion.

Comme on peut le voir sur cette vidéo, à quoi cela sert de brandir, en béret paramilitaire, un drapeau du Vatican ou une banderole revendicative « cathophobie ça suffit » qui fait le jeu des homosexuels ? A quoi bon hurler (vous avez dit chanter ?) des « Je vous salue Marie » à la gueule d’en face ? Est-il juste de brandir des crucifix avec un regard qui ne ressemble pas tellement à celui de l’amour ? (En l’occurrence, sur cette photo à la Une de Libé Lyon, il s’agirait d’un conseiller régional FN qui a brandit son crucifix d’un bout à l’autre de la contre-manifestation).

Plus grave, lever les poings et faire le salut nazi, parfois paume ouverte, comme on peut le voir sur ces photos, n’est-ce pas inadmissible, et d’autant plus lorsqu’on sait ce que cela veut dire pour les homosexuels ? Quel intérêt, à quelques encablures de l’affaire Williamson et des Infiltrés de Bordeaux, si ce n’est donner du crédit aux attaques amalgamées des médias ? Qu’en penserait Benoît XVI en voyant son drapeau à côté de tels accoutrements ?

En attendant, la contre-manifestation s’est soldée par deux interpellations côté catholique : un beau témoignage d’amour donné ? C’est une drôle d’évangélisation. Va-t-on au devant du martyre comme on va au combat, ou le reçoit-on dignement ?

Derrière cela, il y a l’idée pour certains catholiques qu’il faut faire une distinction entre ce qu’ils appellent les « homosexualistes excités » et les « homosexuels lambda ». Autrement dit, qu’on peut casser la gueule aux premiers et laisser les autres tranquilles ? C’est un peu l’idée que défend Thibaud sur son blog E-deo : « Je me souviens avoir entendu le Père Guy Gilbert (pas « tradi » pour deux sous) avouer qu’il lui était arriver de casser la gueule de jeunes durs. C’est sans doute difficile à comprendre mais je pense que la charité le commande parfois… » N’est-ce pas là une drôle d’interprétation de l’Evangile ?

Si Glorious affirme ce matin dans Lyon Capitale (lire ici) : « ils prêchent au nom de l’extrême droite », ce n’est pas un hasard : le MPF pouvant être relié à cette mouvance dite de la « droite nationale », un de leurs responsables s’est justement exprimé (voir ici) devant les caméras lors de la manifestation. N’est-ce pas une belle récupération de son parti, et un joli coup pour lui ?

Devait-on agir ? Pourquoi pas, mais quelle était la meilleure façon de le faire ? Prier en public, oui – il n’est pas ici question de sous-estimer la force de la prière – mais de quelle façon ? En étant violent par ailleurs ?

Notons aussi que si personne n’avait bougé, ce kiss-in provocateur aurait fait 2 lignes en 4ème page du Progrès. Au lieu de cela, ils ont fait la Une de tous les journaux de la région. On leur a offert une belle couverture médiatique et enfin de compte chacun s’est servi la soupe mutuellement. Les homosexuels sont heureux : on les a entendus dire aux journalistes qu’ils avaient convoqués : « les gentils, c’est nous, les méchants, c’est eux ! ».

Le cardinal Philippe Barbarin est déçu, nous rapporte Glorious, car ce non-événement « a attisé les haines dans les deux camps et a brisé l’élan du dialogue entrepris par l’archevêque avec les associations LGBT lyonnaises ». La « lettre ouverte à notre frère homosexuel » de Glorious au Progrès était donc bienvenue pour l’archevêque car elle a permis de montrer que tous les cathos ne sont pas assimilables à ces violences physiques et verbales.

Les jeunes cathos « gazés » par les CRS seront pourtant heureux de cette soirée qu’ils peuvent désormais commémorer autour d’une bonne bière dans un café de la même place où ils se sont « battus ». Ils pourront même raconter ce moment épique à leurs petits-enfants… L’échec sera seulement celui de l’annonce du Christ aux non-croyants homosexuels, par manque de cohérence avec l’Evangile. Comprenne qui pourra !

Jean-Baptiste Maillard

Glorious/Kiss in de Lyon : lettre ouverte à Michel Janva

Lettre ouverte à Michel Janva et à ses bloggeurs suite à la parution de son billet Le groupe Glorious défend le lobby homosexuel sur le Salon Beige

Rappel des faits : un affrontement entre catholiques et personnes homosexuelles à dégénéré à Lyon. Le groupe catholique de pop louange Glorious, installé à Lyon, s’est élevé contre ces violences…

Cher Monsieur,

Je connais Glorious depuis leurs débuts. Ce que vous dites à leur égard dans votre billet « Le groupe Glorious défend le lobby homosexuel » me semble peu charitable. Je trouve le titre abusif et certains des commentaires qui en découlent déplacés. Si vous me permettez, voici pourquoi.

Primo, pour répondre d’abord aux critiques, le groupe Glorious est une œuvre d’évangélisation des jeunes qui fonctionne bien, que vous le vouliez ou non. Epouser les styles musicaux de la jeunesse d’aujourd’hui en y diffusant un message évangélique et explicite s’appelle l’inculturation. C’est précisément ce que demande l’Eglise catholique à ses fidèles et Benoît XVI en particulier, quand il parle d’évangéliser la culture. Faut-il rappeler aussi que le 1er album de Glorious a été béni par Jean-Paul II ? Si vous passez au Lyon centre, même si vous n’aimez pas le style, vous constaterez que les jeunes sont au rendez-vous et qu’on y prie avec profondeur. Il y a même l’adoration du Saint Sacrement ! (A ce sujet je vous renvoie à leur entretien dans mon livre Dieu est de retour, cf ce billet sur Anuncioblog). Pourquoi donc jeter ainsi le discrédit sur une oeuvre d’Eglise, d’ailleurs encouragée par le Primat des Gaules ? N’est-ce pas injuste ?

Secondo, où les Glorious ont-ils soutenu ce « kiss in » homosexuel de Lyon, comme vous le sous-entendez ? Ce qu’ils regrettent dans leur tribune au Progrès, ce sont les comportements de catholiques qui ne se sont pas vraiment comportés en catholiques, précisément. Glorious n’a jamais dit, comme certains le suggèrent dans les commentaires de votre billet, qu’ils avaient « honte d’être catholiques ». (Je m’étais moi-même élevé en février 2009 dans une tribune de la Croix contre celle de Matthieu Grimpret avec ce titre, citée en commentaire). Il faut donc apporter une petite nuance, mais qui est de taille : les Glorious ont simplement dit qu’ils avaient honte « de ce qui s’est passé mardi soir devant la cathédrale Saint Jean, honte de la récupération opérée par des groupes politiques, honte de la contre-manifestation orchestrée », ce qui n’est pas tout à fait pareil.

Posons-nous d’ailleurs la question : à quoi bon prier à genoux devant des homosexuels, si ce n’est les provoquer ? Des études n’ont-elles pas démontré l’effet contre-productif, dans ce type de cas, des « prières démonstratives » en public, y compris médiatiquement ? De plus, à quoi bon jeter des injures à la figure de ces personnes homosexuelles comme on peut le voir sur les vidéos de la manifestation sur Dailymotion ? A quoi bon entrer avec elles dans une confrontation directe, voire violente, et qui sent le gaz lacrymo ? Le Christ se serait-il comporté ainsi en rencontrant, par exemple, la samaritaine, qui était pourtant une grande pécheresse ?

Tertio, Glorious a raison de rappeler qu’il faut aimer les homosexuels, comme le Christ le fait déjà, par pure miséricorde. Ce n’est pas pour autant soutenir le lobby homosexuel ou l’homosexualité que d’aimer une personne qui souffre. Il ne s’agit pas seulement de ‘respect’, comme vous l’écrivez en prétendant l’usage d’un « prétexte pour les défendre », mais il s’agit d’amour. Le Christ n’a pas dit « respectez-vous les uns les autres ». Au contraire, il nous a demandé de nous aimer, ce qui est beaucoup plus difficile, vous en conviendrez.

Justement : aimons-nous toujours les personnes homosexuelles en tant que créatures de Dieu ? Je n’en suis pas sûr. Or nous avons là un témoignage à donner, non pas un contre témoignage haineux. C’est ce qu’il faut comprendre du témoignage que rapporte Glorious concernant cet homosexuel venu les remercier de leur accueil chaleureux. Car nous catholiques, nous devons eux aussi les évangéliser. Même si cela nous coûte et nous demande des sacrifices comme celui de voir les parvis de nos églises transformés en baiser géant ! Ouvrons donc un peu les yeux : il faut aller à la rencontre de ces personnes et leur parler du Christ, leur témoigner de l’espérance qui est en nous avec douceur… et respect (cf 1 Pierre, 3,15).

Pour toutes ces raisons, j’en appelle à votre responsabilité éditoriale pour revenir sur vos propos et votre titre, en toute conscience.

Fraternellement,

Jean-Baptiste Maillard


Ce soir, c’est encore la sainteté qui gagne !

Holywins 2010

Fêter la Toussaint autrement : c’est ce que propose Holywins, un festival chrétien qui rassemble, chaque veille de la Toussaint depuis 2002, les chrétiens autour de thèmes concernant la vie, la mort et l’espérance chrétienne. Ce soir à Paris, c’est encore la sainteté qui gagne !

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Glorious 2.0 : l’enjeu missionnaire de Lyon-Centre

Glorious - Lyon Centre

Le retour de Glorious au cœur d’un projet pastoral diocésain à Lyon est très intéressant à observer. Il est le fruit indéniable d’une maturité progressive tant des pasteurs que des acteurs, face aux enjeux et à la mise en oeuvre de la Nouvelle Évangélisation.

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Nouvel Hillsong : « This is our god »

Grande bénédiction et réussite que le dernier concert de Hillsong édité il y a peu en CD et DVD : au fil des années, le groupe Australien apparaît toujours plus comme « La » référence mondiale en la matière, qui sait se renouveler, monter en puissance et en qualité à la fois musicale et évangélisatrice, sans basculer dans des caricatures ou des travers racoleurs.
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Bonne nouvelle : Glorious revient !

Glorious en concert

Après un long temps d’absence, le groupe Glorious revient à Lyon avec le projet Lyon Centre, visant l’évangélisation par la musique, en particulier la pop-louange. A cela s’ajoute un nouvel album, « Génération louange » : sortie nationale annoncée pour le mois de décembre prochain.

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Le nouveau Glorious demain dans les bacs

Après plus de 18 mois dʼabsence, Glorious revient avec un nouvel album – leur troisième – : « Des ombres et des lumières ».

Il sʼannonce déjà comme un événement dans le monde musical.

Thom, 22 ans chanteur et pianiste du groupe :

« Lʼidée qui a retenu toute notre énergie, pendant un an et demi, a été de capturer la mélodie la plus passionnée, la plus sensible possible. Pour les textes, nous avons essayé de parler de nos peurs, de nos joies, de nos doutes… De toutes ces oppositions que lʼon rencontre dans la vie de manière si puissante : le néant et lʼéternité, la vie et la mort, les doutes et les certitudes… Bien sûr, nous parlons de notre foi en Dieu et nous essayons, non pas de lʼimposer, mais simplement de la partager. Vous savez, nous sommes comme tout le monde, nous cherchons. Mais nous cherchons en croyant. Jʼai toujours souhaité que la personne qui ouvre ce disque, quoi quʼil pense, quoi quʼil croie, puisse y trouver du sens et de lʼauthenticité spirituelle. Ouvrir « Des ombres et des lumières » cʼest un peu comme si vous tombiez par hasard sur le journal intime dʼun jeune chrétien du XXIe siècle » .

Plus d’infos sur le site de Glorious ou de la tournée Ecouter des extraits en ligne.