Archives de l’auteur : Pierre Romanof

Laisser les clefs aux jeunes

A l’heure où l’Eglise de France chercher à savoir comment évangéliser les nouvelles générations, notamment avec les Assises nationales de l’évangélisation des jeunes, une question banale mériterait d’être abordée : et si nous laissions les clefs aux jeunes ?

Rassurez-vous, on ne s’attardera pas sur nos dames de soixante ans – nos sœurs en Christ, au demeurant – et qui tiennent d’une main de fer la chorale de la paroisse, le groupe des jeunes de l’aumônerie ou même la soupe populaire locale. Mais posons-nous franchement la question : pourquoi ne placerions-nous pas, jusqu’au sommet des services d’Eglise, des jeunes ni parfaitement formés, ni tout à fait mûrs, mais qui ont le feu sacré ?

On nous dira que le jeunisme ne profite à personne, mais il ne s’agit pas de cela. Etre jeune est un état d’esprit. C’est vivre avec son temps, prier à sa façon, loin des convenances habituelles, avoir toute la vie devant soi, la liberté et le temps de tout entreprendre avec ses amis, jusqu’au bout du monde. La jeunesse porte aussi en elle une force et une fraîcheur qui ne s’embarrasse pas des protocoles du système ecclésial et qui est capable de trouver des façons toujours plus proches et plus nouvelles pour qu’un jeune annonce l’Evangile à son entourage, à ses semblables. D’ailleurs, est-ce un hasard si l’évangélisation des jeunes est particulièrement confiée par le pape… aux jeunes eux-mêmes ?

Dans un tout récent entretien à La Croix, Ségolaine Moog, Directrice adjointe du Service national pour l’évangélisation des jeunes et pour les vocations à la Conférence des évêques de France, expliquait les défis des prochaines années, vis à vis des jeunes : « Faire tomber les schémas anciens et être ouverts aux nouveaux besoins exprimés par les jeunes. (…) Ne pas avoir peur d’eux, de leur créativité. »

N’a-t-on pas parfois un peu trop peur des jeunes de nos mouvements, de nos paroisses ? Combien de groupes de prière, par exemple, se voient encore refuser des visas au cœur de nos villes ? N’est-on pas souvent effrayé par ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans le moule parce qu’ils sont un peu artistes, ou un peu trop libres de penser et d’agir ? N’est-ce pas, au final, la pertinence des propositions et des moyens que l’Eglise met en place pour toucher les jeunes de France qui est en jeu ?

Alors exit les rédacteurs en chef de médias chrétiens de plus de 35 ans (âge maximum pour aller aux JMJ !), exit les responsables d’associations de la génération Paul VI, exit les chefs de services épiscopaux qui en sont à leur troisième ou quatrième mandat ? Quid des leaders de communautés nouvelles ou de mouvements de jeunes dont on s’étonne toujours un peu qu’ils ont déjà de beaux cheveux blancs ?

On nous dira qu’il faut une certaine maturité pour prendre telle ou telle responsabilité concernant la mission première de l’Eglise. Oui, mais quid des nombreux jeunes saints qui ont évangélisé notre pays ?

Sans être saint, un supplément de discernement peut toujours être trouvé chez ses aînés : même en n’étant plus aux commandes, ils ont toujours la liberté de donner leur point de vue et de se laisser interroger par leurs successeurs sur les choix de stratégie ou de gouvernance. Cela implique « seulement » une confiance réciproque.

De nombreux jeunes sont très compétents dans leur domaine. Si l’on veut entendre plus souvent sur les ondes de nos radios chrétiennes le dernier album de Glorious plutôt que Rachmaninov (ce n’est qu’un exemple) et d’une façon plus générale si l’on veut laisser germer et mûrir la créativité des jeunes dans nos aumôneries ou nos mouvements, dans nos médias ou nos associations, il faut définitivement leur laisser les clefs. L’Eglise de France prendra alors un bon coup de jeune !

Appelés à la vérité – nouvelle évangélisation et laïcité

Le numéro 50 de Liberté Politique vient de paraître et titre « Appelés à la vérité – nouvelle évangélisation et laïcité ». A ne pas manquer !

Présentation :

Le pape Benoît XVI vient de créer un nouveau dicastère pour promouvoir la nouvelle évangélisation des pays de vieille chrétienté gagnés par une sécularisation continue : une occasion de porter un regard rétrospectif sur la question. Pourquoi les Églises occidentales ont-elles pratiquement toutes cessé d’annoncer la foi pendant plusieurs générations ? Après trente années de théorisation de l’« apostolat indirect », commencée bien avant le concile Vatican II, Paul VI mettait fin en 1974 à la pastorale de l’enfouissement. Depuis, les papes ne cessent d’appeler à une « nouvelle évangélisation ». Il s’agit, explique Benoît XVI, d’aider la société contemporaine à redécouvrir la direction de la vérité. Cette mission « socratique », selon le mot du pape lui-même, n’est pas sans obstacles, à commencer par le pluralisme de droit qui constitue le « régime mental » des démocraties libérales. Or ce prisme intellectuel et moral conditionne chez certains catholiques le sens de l’évangélisation et leur participation à la vie sociale et politique. Ouvrir le chemin de la vérité dans une société laïque ne va pas de soi quand la notion de vérité, donc de dialogue, est disqualifiée. L’enjeu est la définition de la foi, et sa dévitalisation, si elle se coupe de son horizon métaphysique, anthropologique et moral.

Dans la partie sur l’évangélisation, trois articles traitent de cette question :

– Au service de la vérité dans une société sécularisée – par Thibaud Collin

Le pluralisme de droit qu’est le « régime mental » des démocraties libérales conditionne chez certains catholiques le sens de l’évangélisation et leur participation à la vie sociale et politique. L’enjeu est la rationalité de la foi, et sa dévitalisation si elle se coupe de son horizon métaphysique, anthropologique et moral.

– L’évangélisation entre chrétienté et enfouissement (1940-1965) – par Jean Chaunu

Alors que Benoît XVI vient de créer un nouveau dicastère pour l’évangélisation, un regard rétrospectif sur la question s’impose. Après trente années de théorisation plus ou moins fumeuses de l’« apostolat indirect », Paul VI mettait fin en 1974 à la pastorale de l’enfouissement.

– La dissolution du progressisme chrétien – par Gérard Leclerc

Un récent numéro de la revue Esprit est consacré au « déclin du catholicisme européen ». Un traitement partial, réducteur, mais révélateur de ce qu’est devenu le progressisme chrétien : une pensée suiviste, effrayée par la contradiction chrétienne, incapable de penser la place de l’Église dans le monde avec une réelle liberté

Pour en savoir plus : Liberté Politique

Addendum :

A l’occasion de la sortie de ce numéro, Liberté Politique et l’Espace Bernanos proposent une conférence-débat sur le thème “Nouvelle évangélisation et laïcité – comment sortir de la pastorale de l’enfouissement ?” le mercredi 13 octobre prochain. Plus d’infos : Liberté Politique

Angola : « Il faut de plus grands efforts d’évangélisation pour combattre la sorcellerie »

« Il faut de plus grands efforts d’évangélisation pour combattre la sorcellerie » a déclaré à Fides l’évêque de Caxito (Angola). La situation huit ans après la fin de la guerre, la diffusion de croyances comme la sorcellerie, l’écart entre les riches et les pauvres, la nécessité de ré-évangéliser une partie du pays après 20 ans de marxisme, sont parmi les thèmes traités par Mgr Antonio Jaca dans une interview à l’Agence Fides, dont nous reproduisons des extaits ici. Lors de son voyage en Angola en mars 2009, Benoît XVI avait justement appelé les catholiques angolais à évangéliser les adeptes de la sorcellerie (lire ici).

Fides : Pouvez-vous nous présenter votre diocèse et en particulier les problématiques de l’évangélisation ?

Mgr Antonio Jaca : Caxito est l’un des diocèses nés de la division de l’Archidiocèse de Luanda, duquel sont nés deux autres nouveaux diocèses. Caxito a un peu moins d’un million d’habitants dont 400.000 sont catholiques. Il y a plusieurs sectes, pour la plupart d’origine congolaise, et des fidèles musulmans, mais la plupart des habitants sont chrétiens et notamment catholiques.
L’Angola a fêté en 1991 ses 500 ans d’évangélisation. Nous ne sommes donc pas une nouvelle communauté, nous avons derrière nous une très longue histoire d’évangélisation. Nous avons cependant eu plus de 20 ans de marxisme qui ont laissé des séquelles, surtout chez les nouvelles générations. Nous avons commencé à ré-évangéliser le pays. Ce n’est pas une tâche facile car on a constaté, bien que les églises soient pleines le dimanche, que la population n’était pas suffisamment christianisée. La foi n’est pas suffisamment forte pour lutter contre des phénomènes comme les sectes et contre les vieilles croyances comme la sorcellerie. Il faut miser sur la formation pour faire en sorte que les nouveaux baptisés soient bien formés, mettre l’accent sur la formation biblique de nos fidèles. Pour ces tâches nous mettons notre espoir dans les catéchistes. Le défi est de les former pour qu’ils soient de précieux prêtres.

Lors de sa visite en Angola, Benoît XVI avait mis en garde les fidèles par rapport à la sorcellerie. Pouvez-vous nous décrire le phénomène ?

Les croyances relatives à la sorcellerie sont un problème très grave, surtout parce qu’il y a des enfants et des personnes âgées accusées d’être des sorciers. C’est un problème qui préoccupe l’Eglise, mais l’Etat aussi commence à prendre acte du danger représenté par ces croyances. Du point de vue ecclésial, celui qui croit en la sorcellerie est une personne qui n’a pas été suffisamment évangélisée, dont la foi n’est pas assez forte pour faire du Christ la seule réponse de sa vie. Nous cherchons à former ces personnes, en leur disant que le mal existe, que le diable est à l’œuvre, mais que le Christ a vaincu le mal par la Résurrection. La foi nous dit donc qu’il n’existe rien de plus fort que Jésus. Il n’y a donc pas de raison de croire en les esprits mauvais qui nous font du mal, car la foi est notre plus grande sécurité contre le mal. Ces croyances sont enracinées dans la culture populaire. Nous devons travailler surtout avec les nouvelles générations pour dépasser ces superstitions, en accroissant leur foi. Car plus la foi est forte plus on est capable de dépasser ces genres de croyances.

La sorcellerie est-elle un symptôme de la diffusion, même en Angola, de la culture matérialiste ?

Non, elle a davantage à voir avec la pauvreté, la misère, les difficultés de la vie et de la culture locale. Dans la culture Bantu, il faut avoir des réponses pour tout : si quelqu’un meurt il faut savoir pourquoi il est mort… Ce qui signifie comprendre comment il est mort, qui l’a tué. A cela s’ajoute la pauvreté, l’insuffisance des services médicaux, la malnutrition, la mortalité infantile encore forte. Les personnes face à ces difficultés cherchent à en sortir par la sorcellerie ou en adhérant aux sectes, qui renforcent ce genre de croyances.

La guerre civile qui s’est conclue en 2002 a-t-elle laissé des conséquences dans votre diocèse ?

Une grande partie de mon diocèse a été touché par la guerre. Dans la région, se sont établies des populations qui viennent du Sud de l’Angola. On cherche à les faire rentrer dans leur région d’origine, mais ce n’est pas facile, car la guerre a provoqué de très graves blessures. Il est vrai que comme peuple angolais nous avons fait le choix d’oublier le passé, mais les blessures n’ont pas encore été guéries, les personnes ont du mal à pardonner. Nous devons donc continuer le travail de réconciliation. Nous avons créé la Commission « Justice, paix et réconciliation » qui travaille pour que la population non seulement oublie mais pardonne.

La guerre a provoqué des dégâts sociaux très graves, mais ceux-ci sont aggravés par le fait que la politique n’accorde pas suffisamment d’attention à ces problèmes. Il faut investir dans l’éducation et le système sanitaire. Au cours de mes tournées dans le diocèse j’ai vu des missions détruites qui attendent d’être reconstruites, j’ai remarqué que les routes étaient insuffisantes et j’ai rencontré des réfugiés sans papiers, qui avaient des difficultés pour faire enregistrer leurs enfants.

Y a-t-il eu des progrès dans la redistribution des bénéfices du pétrole angolais ?

Il y a eu des progrès au niveau économique. En particulier, les grandes routes reliant les villes les plus importantes ont été reconstruites, des hôpitaux et des écoles ont été construits, les investissements étrangers dans le pays ont augmenté. Le problème est que ces progrès économiques ont du mal à se traduire par une amélioration de la vie de la population. Il y a beaucoup d’argent qui circule dans le pays mais qui n’est pas distribué. L’écart entre les riches et les pauvres augmente et cela peut déboucher sur des tensions sociales. Il faut de plus grands efforts pour améliorer la vie des personnes. Dans le cadre de la Commission épiscopale « Justice et paix », je participe à un programme de vigilance du budget de l’Etat pour vérifier comment est dépensé l’argent public. Dans le pays, les gens prennent conscience que la politique doit rendre compte de ses responsabilité à l’égard du bien-être de la population.

Source : Fides

« Vérité, annonce et authenticité de vie à l’ère du numérique »

« Vérité, annonce et authenticité de vie à l’ère du numérique ». Le thème annoncé le 29 septembre par Benoît XVI pour la 14e Journée mondiale des communications sociales évoque évidemment la question de l’évangélisation et en particulier celle du témoignage.

Le message du pape sera publié le 24 janvier 2011, fête de saint François de Sales, patron des journalistes. Une note du Conseil pontifical pour les communications sociales explique que le thème « est centré sur la personne humaine, au cœur de tous les procédés de communication. Même à notre époque dominée en grande partie, et parfois conditionnée, par les nouvelles technologies, la valeur du témoignage personnel reste essentielle ».

« S’approcher de la vérité et assumer la tâche d’annoncer requiert, pour qui travaille dans le monde de l’information et spécialement pour les journalistes catholiques, la garantie d’une authenticité de vie non moins nécessaire à l’ère numérique ».

« Ce n’est pas la technologie en elle-même – poursuit la note – qui modifie ou augmente la crédibilité de l’informateur. Elle ne peut non plus changer les valeurs de référence en matière de communication. La vérité doit rester l’immuable point de référence des nouveaux médias et du monde numérique, élargissant les frontières de l’information et de la connaissance. Elle peut rendre plus proche la recherche de la vérité qui constitue l’objet fondamental de tous ceux qui travaillent dans le domaine de la communication. »

Source : VIS (Vatican Information Service)

Benoît XVI : « Le noyau de l’évangélisation, c’est l’Eucharistie »

Le moteur de l’évangélisation est l’eucharistie, affirme Benoît XVI. Pour le pape, l’évangélisation, ce n’est pas entrer en « compétition » avec d’autres influences à vaincre, mais répondre au devoir d’annoncer l’Evangile.

Le pape a reçu lundi matin un nouveau groupe d’évêques du Brésil – des régions Nord et Nord-Ouest – à l’occasion de leur visite ad limina. Mais le texte peut devenir une vraie référence aussi pour la « nouvelle évangélisation » au service de laquelle le pape vient de créer un nouveau Conseil pontifical.

Pour le pape, « l’affaiblissement de l’esprit misisonnaire n’est pas tant dû à des limites ou des carences des forces extérieures de l’action missionnaire traditionnelle, mais à l’oubli que la mission doit se nourrir d’un noyau plus profond, et ce noyau, c’est l’eucharistie ».

Le pape a invité les évêques à faire redécouvrir aux baptisés leur « responsabilité profonde » qui est d’annoncer l’Evangile, plutôt que de se limiter à étudier de nouvelles méthodes pour rendre le message du Christ « attirant ».

Le pape insiste sur le fait que la mission ne saurait se limiter à une « simple recherche » de nouvelles techniques ou de moyens pour rendre l’Eglise plus attirante et en mesure de vaincre la compétition avec des groupes religieux ou des idéologies relativistes ».

« L’Eglise, souligne le pape, ne fonctionne pas pour elle-même : elle est au service de Jésus Christ, elle existe pour faire en sorte que la Bonne Nouvelle soit accessible à toutes les personnes ».

Benoît XVI a cité à ce propos l’exemple du bienheureux espagnol originaire des Canaries José de Anchieta (1534-1597), premier missionnaire jésuite au Brésil notamment parmi les populations indigènes, et béatifié en 1980. Le pape a confié à l’intercession de ce grand témoin les objectifs pastoraux des évêques du Brésil, de façon à ce que « le nom du Christ soit toujours dans le cœur et sur les lèvres de chaque brésilien ».

Le pape a rappelé le style du P. Anchieta qui a annnoncé la Parole de Dieu « au milieu des Indigènes et des Portugais », non sans affronter des « dangers », ce qui lui a valu le titre « d’Apôtre du Brésil ».

Même si les hommes peuvent être sauvés par « d’autres moyens, grâce à la miséricorde de Dieu », il est cependant impossible de penser pouvoir être sauvé si, « par négligence, peur, honte ou pour suivre des idées fausses », on est un obstacle à l’annonce de l’Evangile.

Et à propos de la liberté religieuse, qui s’oppose à toute contrainte dans le domaine de la foi, le pape a cité ces paroles de Paul VI dans « Evangelii nuntiandi » : « Ce serait une erreur que d’imposer quelque chose à la conscience de nos frères. Mais proposer à cette conscience la vérité évangélique et le salut en Jésus Christ avec une pleine clarté et dans le respect absolu de leurs opinions libres (…) loin d’être une atteinte à la liberté religieuse, c’est un hommage à cette liberté ».

Paul VI se demande si « seuls le mensonge et l’erreur, la dégradation et la pornographie auraient le droit d’être proposés, et souvent, hélas, imposés par la propagnade destructrice des mass media, par la tolérance des lois, par la timidité des bons et la témérité des méchants ? »

Il conclut : « Plus qu’un droit, cette façon respectueuse de proposer le Christ et son Royaume, est un devoir de l’évangélisateur ».

Benoît XVI rappelle par conséquent que « l’appel à la mission » ne s’adresse pas exclusivement à un « groupe sélectionné de membres de l’Eglise », mais est « un impératif pour tous les baptisés, un élément essentiel de leur vocation ».

Le pape a également fait référence aux « engagements fondamentaux » pris par l’Eglise du Brésil en 2007 à Aparecida et notamment à celui de « réveiller la conscience des chrétiens » comme « disciples et missionnaires ».

Source : Zenit

Mon pontificat, un pèlerinage pour apporter Dieu au monde

Mon pontificat est un pèlerinage pour apporter Dieu au monde, dans l’espérance et la simplicité, a déclaré Benoît XVI dans son message aux participants au deuxième congrès mondial pour la Pastorale des pèlerinages et des sanctuaires qui se tient en Espagne, à Saint-Jacques-de-Compostelle (27-30 septembre). Il les invite à faire participer sanctuaires et pèlerinages au mouvement de la nouvelle évangélisation.

En cette année jubilaire de Saint-Jacques, le pape doit aussi se rendre, le 6 novembre, à ce grand sanctuaire espagnol qui abrite le tombeau de l’apôtre Jacques, frère de Jean (fils de Zébédée ou Jacques le Majeur).
Le pèlerinage de Compostelle est en Occident le troisième pèlerinage le plus important après Jérusalem et Rome. Mais Saint-Jacques-de-Compostelle a aussi été déclaré, en 1987, premier itinéraire culturel du Conseil de l’Europe. L’Europe est sillonnée d’anciens « Chemins de Saint-Jacques ». La coquille est son emblème; elles est également présente dans les armoiries de Benoît XVI.

Dans son message, le pape confie au congressistes que dès le début de son pontificat, il a voulu vivre son ministère « avec les sentiments du pèlerin qui parcourt les routes du monde avec espérance et simplicité ».
« Les pèlerinages vers les sanctuaires sont, insiste-t-il, non seulement des manifestations de la vie chrétienne mais aussi des espaces d’évangélisation, car ils réunissent un nombre croissant de pèlerins et de touristes religieux dont certains vivent des situations humaines et spirituelles compliquées, ou se sont éloignés de la foi et ont un faible sentiment d’appartenance ecclésiale ».

Voilà pourquoi il est nécessaire de leur proposer une « pastorale adéquate » en ce moment de l’histoire où il est urgent de lancer une nouvelle évangélisation ». Benoît XVI fait observer que les pas du « vagabond » n’ont pas de « destination finale déterminée ». En revanche, « le pèlerin a toujours un but, même si parfois il n’en est pas explicitement conscient ».

Quel est-il ? « La rencontre avec Dieu à travers le Christ, en qui toutes nos aspirations trouvent une réponse ». Cette deuxième édition du congrès est organisée par le Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, en collaboration avec l’archidiocèse de Compostelle. Le comité d’honneur est présidé par le roi d’Espagne, Juan Carlos, qui recevra Benoît XVI en novembre prochain. La première édition avait eu lieu à Rome, il y a 18 ans.

Source : Zenit

« Open Chrurch » : un festival pour étancher la soif spirituelle des jeunes

Consommer sans limite et sans modération, c’est le concept des « open-bars », pour étancher une soif d’alcool. Consommer sans limite et sans modération, c’est aussi le concept d’« Open-Church », mais pour étancher sa soif spirituelle ! Pour la 2e année consécutive, le festival est organisé à Toulouse. Pendant un mois, jusqu’au 20 octobre, la paroisse étudiante Saint-Pierre des Chartreux présente chaque soir une activité destinée aux jeunes. Pour le père Simon d’Artigue, responsable de la pastorale étudiante à Toulouse et curé de la paroisse Saint-Pierre, le festival « Open-Church » est la meilleure façon d’accueillir les nouveaux étudiants dans la « ville rose ». « On oublie que les étudiants ont une âme, déclare-t-il au micro de Charles-François Brejon, il s’agit donc de la nourrir cette année, l’Eglise catholique étant riche de ses propositions… Concerts, école d’oraison de Notre Dame de Vie, aumônerie des grandes écoles, mission auprès des plus démunis… L’Eglise est largement ouverte pour ceux qui ont soif. »

Ecouter l’interview : Radio Vatican

Vidéo de présentation :

Pour en savoir plus : le site du diocèse de Toulouse

Intention missionnaire de Benoît XVI pour octobre 2010

Voici l’intention missionnaire de Benoît XVI pour le mois d’octobre :

« Pour que la célébration de la Journée Missionnaire Mondiale soit l’occasion de comprendre que la tâche d’annoncer le Christ est un service nécessaire que l’Eglise est appelée à effectuer en faveur de l’humanité ».

(Il s’agit, encore et toujours, d’évangélisation.)

« Revisiter toute l’activité pastorale ordinaire, lui donner un souffle missionnaire plus important »

Un appel du cardinal Bagnasco, président de la Conférence épiscopale italienne (CEI)

« Dieu n’est pas un concurrent mais un garant de notre bonheur », a rappelé le cardinal Angelo Bagnasco, citant une phrase de Benoît XVI, lors de son intervention, à Rome, devant le Conseil permanent de la Conférence épiscopale italienne (CEI).

Le cardinal, qui est aussi archevêque de Gênes, a abordé divers thèmes : La crise économique, les catholiques en politique, la nouvelle évangélisation et le besoin d’un nouvel enthousiasme sacerdotal.

« On peut changer, a-t-il dit. Les familles réagissent, les personnes grandissent, mais la collectivité aussi peut le faire dans la mesure où elle comprend que l’issue du progrès est du pain partagé entre tous ».

« La mission doit véhiculer un feu ardent, plutôt que de s’enfermer dans de froides définitions et des programmes rigides », a-t-il souligné, de manière à ce que le citoyen italien « ne mette pas de côté la question de Dieu, ne la rejette pas l’estimant antihumaine, et laisse affleurer la nostalgie qui se cache en elle ».

Dans ce but, le cardinal Bagnasco a proposé de  revisiter toute l’activité pastorale ordinaire, de lui donner un souffle missionnaire plus important ».

Ansi, le président de la CEI a accueilli avec enthousiasme la création d’un Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation comme instrument efficace pour s’opposer à la sécularisation et ramener la « question de Dieu » au centre du débat public.

Pour accomplir cette mission le cardinal Bagnasco a indiqué la nécessité que les prêtres se retrouvent et repoussent les tentations de cléricalisme.

Il a réaffirmé que « le prêtre doit arriver à s’identifier au ‘moi’ du Christ » et, pour cela, a cité le pape quand il propose de « vivre l’Eucharistie dans son sens originel, dans sa vraie profondeur » ; comme épicentre et source, comme une ‘école de vie’ et une ‘protection’ contre toute tentation de cléricalisme ».

En ce qui concerne la situation de l’Italie et du peuple italien, le cardinal Bagnasco a rejeté l’influence d’un « courant d’excès médiatique, dont le but apparent est de vouloir représenter l’Italie comme un pays cycliquement déprimé », finissant « par conditionner l’humeur générale et l’estime de soi ».

« Nous devrions au contraire, a-t-il souligné, être en mesure de ressentir une juste auto-estime, sans failles ou éléments catastrophique, exactement comme il en est chaque jour, consacrés au travail pour subvenir aux besoins de sa famille ».

« Le pays, a-t-il ajouté, ne peut perdre du temps : pauvre en ressources de base, il doit plus que les autres compter sur l’efficacité du système et sur une valorisation toujours plus nette des ressources humaines ».

Le cardinal Bagnasco a mis en garde contre le risque de « causer du tort » ou de « tomber dans l’injustice » en tardant à « ne pas prendre les décisions vitales, en n’accueillant pas la vie dans son ensemble, en renvoyant sans aucun motif des échéances d’organisation, en maintenant des règles non seulement dépassées mais dommageables, en éludant avec malice les systèmes de contrôle, en décimant par des moyens illégaux le concurrent, en ne payant pas les impôts, ou en méprisant le mérite… ».

« Le but de toute participation politique, a-t-il ajouté, est précisement la justice, c’est pourquoi il faut que soient faits des efforts, auxquels l’Église ne manquera d’ailleurs pas de contribuer moralement, pour dépasser la logique du favoritisme, de la non transparence, de l’avantage personnel ».

En tant qu’évêques, a poursuivi l’archevêque de Gènes, « nous nous sentons le devoir d’exprimer notre estime à tous ceux qui se battent avec abnégation en politique et de les encourager ; nous faisons pression pour que les jeunes soient impliqués, même si cela signifie circonscrire les ambitions vaillantes de ceux qui y œuvrent ».

« Nous invitons les catholiques ayant des qualité de cœur et d’esprit , a-t-il ajouté, à se jeter dans l’arène, à investir leur patrimoine de crédibilité, pour rendre plus crédible la politique en général ».

Après avoir conseiller de laisser aux personnes compétentes la tâche de définir les manières de s’engager et leurs propres règles du bon vivre ensemble, le président de la CEI a rappelé qu’il revient aux évêques de dire « qu’une ville se construit ensemble, de bas en haut, dans un défi qui ne cherche pas d’alibi dans la désertion des autres ».

Le cardinal Bagnasco a conclu en disant que le cœur, le moteur de ce que la CEI propose est « l’idéal du bien commun ». Il a émis le souhait de voir « émerger une nouvelle génération d’italiens et de catholiques qui ressentent la chose publique comme un fait important et décisif, qui croient fermement à la politique et l’assimilent à une forme de charité authentique visant à marquer le destin de tous ».

Source : Zenit

Les Etats Généraux du christianisme se sont penchés sur l’évangélisation

Après deux jours et demi de débats, rencontres et prières, les premiers Etats Généraux du Christianisme se sont refermés samedi soir dans la cathédrale de Lille lors d’une célébration œcuménique.

Lors de cette dernière après midi, avant cette célébration, les congressistes ont été invités à participer à un grand forum sur le thème de l’évangélisation. Quatre intervenants ont animé ce temps fort, retransmis sur grand écran dans deux salles de l’Université catholique de Lille dont le grand amphithéâtre était trop petit pour contenir les chrétiens présents.

Sr Nathalie Becquart, directrice adjointe du service national pour l’évangélisation des jeunes a pris la parole et a donné ses premières réactions au thème proposé : « Evangéliser, est-ce provoquer ? ». Elle a tenu à remercier les jeunes auprès de qui elle est envoyée en mission, car ce sont eux qui lui «apprennent à être témoin de l’Evangile dans le monde d’aujourd’hui ». Et pour bien illustrer la manière nouvelle et décomplexée que ces jeunes ont d’évangéliser, un petit film a été projeté. C’était une invitation faite par des jeunes du diocèse de Rennes à prendre part aux JMJ de Madrid, à travers la parodie d’une publicité où Rodolphe, un jeune homme, réussit à percer dans une émission de télé réalité parce qu’il a été aux JMJ. Et le slogan de s’afficher, en référence à une publicité qui passe à la télévision en France : « Rodolphe, il va aux JMJ, il a tout compris ». Pour celle qui est en mission auprès d’étudiants, il faut utiliser le langage des jeunes pour leur proposer une rencontre avec Dieu. Et ce langage, c’est celui de l’image, de la vidéo. Comme pour toute mission, rappelle la religieuse xavière, il faut apprendre la langue de ceux à qui on est envoyé. C’est une inculturation qui est primordiale, car ces derniers ont un rapport différent au monde de celui des générations précédentes. Et de citer, par exemple, la solidarité qui, aujourd’hui est une porte d’entrée favorable à la proposition de foi.

Face aux diverses propositions, la crédibilité de celui qui annonce l’Evangile est essentielle. S’il y a une crise des institutions, l’investissement paye toujours, et l’annonce explicite de son appartenance catholique n’est pas forcément une limite (comme le prouve la reconnaissance sociale dont jouit par exemple le Secours Catholique). Pour la religieuse, l’Evangile est une « douce bombe », car l’Esprit Saint agit toujours avec douceur. « Comment proposer l’Evangile en étant audacieux, en étant conscients que c’est une bombe qui va bousculer des valeurs, des manières de faire », s’interroge encore Nathalie Becquart face à des jeunes qui ont la volonté de s’engager mais ne savent pas trop comment faire.

Aujourd’hui, ma vision de l’évangélisation, « c’est un véritable partenariat, en travaillant avec les jeunes » explique celle qui avoue aussi être très attentive à ce qui se fait dans les sphères du monde social ou politique. Et à ce titre, elle n’hésite pas à parler d’interaction entre la prière, l’action et la discussion, tout comme elle a insiste sur une nécessaire diversité. « Il n’y a pas d’antagonisme entre des propositions spirituelles très fortes (comme des retraites ou des temps de prière) et le fait d’être ouverts à tous » a-t-elle déclaré à une salle où un groupe de jeunes des aumôneries des universités de Lille étaient présents.
Etienne Lhermenault, président du Conseil national des Evangéliques de France lui a succédé au micro, expliquant que dans notre société largement déchristianisée, il y a de la place pour une évangélisation large, sans concurrence. Citant largement la bible, le pasteur baptiste a indiqué le sens de l’évangélisation : « Nous vous en supplions, au nom du Christ, laissez vous réconcilier avec Dieu ». La référence aux paroles de l’apôtre Paul aux Corinthiens montre bien l’importance de la question de l’amour de Dieu et du salut qu’il est venu donner aux hommes. « Evangéliser, c’est aimer, et laisser l’Esprit Saint faire son travail » a ajouté le pasteur, rappelant quand même l’aspect dérangeant de ce message. Car s’il y a besoin de réconciliation, c’est qu’il existe une situation d’inimitié avec Dieu, et l’évangélisateur doit dénoncer cet état.

Marc de Leyritz, président d’Alpha France a indiqué quant à lui que « c’est toute l’Eglise qui devrait être provocante » dans le cadre de l’évangélisation. Car cette dernière est avant tout une rencontre avec Dieu, c’est « faire l’expérience de l’amour de Dieu qui est répandu dans notre cœur par l’Esprit Saint qui nous est donné » a-t-il dit en citant lui aussi les textes de saint Paul. Pour ce jeune homme, la foi demande aujourd’hui à être essayée, elle est placée en concurrence avec les autres spiritualités, et la démarche des parcours alpha consiste à proposer de s’immerger dans la foi, d’en faire l’expérience, pour mieux la découvrir du dedans. A ce niveau, « l’hospitalité du dialogue » joue un rôle essentiel dans le processus d’évangélisation, car la foi n’est pas qu’un contenu à apprendre, mais c’est une rencontre à vivre.
Le dernier orateur, Philippe Bancon, président des guides et scouts de France, a souligné la perspective de son mouvement, qui est d’évangéliser par l’éducation, en présentant la foi. La démarche de conversion sera effectuée par la personne évangélisée, en lien avec Dieu. « Au mieux, on peut espérer tenir la chandelle entre Dieu et la personne évangélisée » disait-il pour illustrer son propos. L’évangélisation est donc un éveil au désir de Dieu auprès d’une personne qui aura été rejointe dans ses questions existentielles par le chrétien. Et cela implique de laisser une grande liberté à celui à qui l’on propose la foi. De ce fait, l’évangélisateur prend des risques.

Avant que l’assemblée ne pose quelques questions aux intervenants, divers témoignages ont été donnés par les participants, des jeunes aux plus âgés. Finalement, à l’image de Philippe Gaspard, un élève ingénieur de 21 ans et vice président de l’aumônerie de la catho de Lille, les participants se sont sentis revigorés dans leur démarche d’évangélisation. Ce dernier avoue avoir découvert qu’évangéliser, ce n’est pas « vouloir avoir un résultat » mais c’est « accueillir l’autre », et « peut-être le provoquer dans mon choix de vie pour l’amener à se poser des questions ». Une démarche que, finalement, les Etats Généraux ont voulu mettre en œuvre au long de ces journées de rencontre.

Source : Zenit

Benoît XVI : « La proclamation de la Bonne Nouvelle est étroitement liée à la qualité de la foi et de la prière »

Samedi, Benoît XVI a reçu aujourd’hui les évêques récemment nommés, qui participaient à un cours d’actualisation promu par la Congrégation pour l’évangélisation des peuples. Le pape a d’abord évoqué les défis auxquels ils sont confrontés, « spécialement dans les communautés chrétienne qui vivent leur foi dans des contextes difficiles où, en plus des diverses formes de pauvreté, existent parfois des formes de persécution liée à leur foi chrétienne. Vous avez le devoir de nourrir leur espérance, de partager leurs difficultés, en vous inspirant de la charité du Christ qui s’exprime par l’attention, la tendresse, la compassion, l’accueil, la disponibilité et l’intérêt aux problèmes des gens pour qui vous devez vous dépenser ».

Le Saint-Père a également évoqué le ministère épiscopal qui « se comprend seulement à partir du Christ, source unique et suprême sacerdoce auquel l’évêque est rendu participant… Il faut, pour imiter le Christ, consacrer suffisamment de temps pour être avec lui et le contempler dans l’intimité de la prière. Le pasteur est surtout appelé à être fréquemment en présence de Dieu, à être un homme de prière et d’adoration » .Après avoir souligné que « la vie de l’évêque doit être une offrande continue à Dieu pour le salut de son Eglise, et spécialement pour le salut des âmes qui lui sont confiées », le Pape a ajouté que « l’épiscopat, comme le presbytérat, ne doit jamais être compris comme relevant d’une catégorie mondaine. Il est un service d’amour ».

« L’accueil et le fruit de la proclamation de la Bonne Nouvelle sont étroitement liés à la qualité de la foi et de la prière. Ceux qui sont appelés au ministère de la prédication doivent croire en la force de Dieu
qui émane des sacrements et qui les accompagne dans leur devoir de sanctifier, gouverner et annoncer. Ils doivent croire et vivre ce qu’ils annoncent et célèbrent ». Benoît XVI a ainsi ajouté que les communautés
confiées aux évêques « sont souvent une minorité. C’est pourquoi la mission d’un évêque est particulièrement prenante. Mais c’est dans ces circonstances qu’à travers votre ministère, l’évangile montre toute sa puissance salvifique. Vous ne devez pas céder au pessimisme et au découragement car c’est l’Esprit Saint qui guide l’Eglise et qui, par son souffle puissant, lui donne le courage de persévérer mais aussi de chercher de nouvelles méthodes d’évangélisation pour atteindre des endroits restés inexplorés ».

« La vérité chrétienne est attirante et persuasive justement parce qu’elle répond au besoin profond de l’existence humaine, en annonçant de manière convaincante que le Christ est l’unique Sauveur de tout l’homme et de tous les hommes. Cette annonce est tout aussi valable aujourd’hui qu’au début du christianisme lorsqu’eut lieu la première grande expansion missionnaire de l’Evangile ».

Source : Vatican Information Service

« Comment Benoît XVI voit l’avenir du christianisme ? » Réponse : par la nouvelle évangélisation

Dans un billet intitulé « Comment Benoît XVI voit l’avenir du christianisme », Frédéric Mounier, correspondant permanent du journal La Croix à Rome, estime à juste titre que le pape voit dans la nouvelle évangélisation un remède à la sécularisation, à la culture relativiste et au consumérisme, non seulement pour le Brésil face aux défis des sectes et du protestantisme évangélique, mais aussi pour la vieille Europe et le Royaume-Uni où Benoît XVI se rendra la semaine prochaine… Extrait :

Benoît XVI a reçu ce vendredi 10 septembre les évêques brésiliens de la région Nord-Est. A cette occasion, il a, à nouveau, dressé un constat sans concessions des défis posés à l’Église, et proposé une vision précise des remèdes possibles, tant du côté de la nouvelle évangélisation, que du côté de l’oecuménisme.

Ses propos dépassent largement le contexte brésilien. Ils devraient se retrouver dans la trame des discours prononcés la semaine prochaine durant sa visite au Royaume-Uni. Et nourrir la lettre de mission qui devrait être prochainement remise à Mgr Fisichella, président du nouveau conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation.

Le constat : le pape a constaté une « influence croissante de nouveaux éléments dans la société » brésilienne, qui a conduit un nombre important de catholiques à abandonner l’Église, probablement victime d’une évangélisation « parfois superficielle ». Il a noté en particulier « la rapide expansion » de communautés évangéliques et issues du néo-pentecôtisme.

La nouvelle évangélisation : pour le pape, cette proclamation du message chrétien « est peut-être aujourd’hui encore plus nécessaire » que par le passé à cause « de la croissante influence négative du relativisme intellectuel et moral dans la vie des personnes ». L’enjeu est clair : « Le grand domaine commun de collaboration devrait être la défense des valeurs morales fondamentales, transmises par la tradition biblique, contre leur destruction dans une culture relativiste et de consommation ; ainsi que la foi en Dieu créateur et en Jésus Christ, son Fils incarné ».

Lire l’intégralité du billet sur le blog de Frédéric Mounier

Résumé du discours de Benoît XVI aux évêques brésiliens : Zenit