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Lights in the Dark vous donne rdv au Congrès mission !

L’association Lights in the Dark sera ce week-end à Paris au Congrès Mission pour un temps d’échange et d’expérimentation sur l’évangélisation par Internet.

Cet évènement d’Eglise est une véritable photographie de tous ceux qui aujourd’hui osent annoncer le Christ autour d’eux, à travers l’éducation, en couple, en paroisse, dans leurs engagements sociétaux, dans l’espace public ou à travers de nouveaux médias comme Internet. C’est donc une occasion en or de saisir la vitalité de l’évangélisation en France, à travers de nombreuses initiatives missionnaires comme la nôtre.

Ainsi, pour la deuxième année consécutive, Lights in the Dark sera présente au Congrès mission, et, cette année, de trois manières différentes :

1. Participation aux ateliers

L’association animera un atelier, samedi après-midi, sur le thème « Evangéliser le continent numérique avec Corpsfeminin.com » (Rdv collège Stanislas – 6e étage, salle 608, de 16h00 à 16h50). Suite au succès du 1er Forum e-Mission, l’équipe a voulu aussi encourager la tenue de 2 autres ateliers :

  • un atelier sur l’évangélisation à travers Wikipédia, ce site étant le 5ème le plus visité en France, avec 24 millions de  visiteurs uniques par mois (même lieu, de 15h à 15h50)
  • un atelier intitulé « La vidéo : un outil puissant dans l’évangélisation des jeunes », animé par Cançao Nova, avec qui nous réalisons l’opération missionnaire La vie après la mort .com qui sera lancée pour la Toussaint (même lieu, de 17h à 17h50)

2. Une table ronde

Le secrétaire général de Lights in the Dark participera à la table ronde du samedi matin qui s’intitule « Quel langage pour annoncer notre foi aujourd’hui ? », avec les Pères Philippe Verdin et Michel Gitton (Aïn Karem). Sur la question de l’évangélisation par Internet, ces questions cruciales seront posées : Qu’ont les catholiques à y gagner ? Une meilleure visibilité ? Les sites cathos sont-ils consultés par des non-chrétiens ou bien ne font-ils qu’attirer les convaincus ?

(Rdv salle Ozanam au 92 bis boulevard du Montparnasse, 9h)

3. Un temps d’e-mission

Enfin, dimanche matin, l’association proposera une mission online avec chat’ missionnaire : une nouveauté pour tous ceux qui veulent découvrir l’évangélisation en direct sur le web.

(Rdv 10h30 salle 209 au collège Stanislas).

A noter aussi :

Cliquez ici pour devenir membre de Lights in the Dark

En savoir plus sur Lights in the Dark ?

Lights in the Dark est une association loi 1901 née en 2015 et appelée depuis à s’implanter dans le diocèse de Fréjus-Toulon, par Mgr Dominique Rey. 100% dédiée à l’évangélisation du continent numérique, elle 3 axes de développement : 1. création de sites Internet à destination prioritaire des non-cathos (nombreux projets en cours, cf Opération Toussaint) ; 2. la formation à ces enjeux et ces pratiques avec l’académie Sainte Faustine 3. innovation : le lab Saint Maximilien Kolbe. L’association ne vit que de dons (faire un don).

Site officiel : www.lightsinthedark.info

Le Congrès mission, ça commence ce soir !

Le Congrès Mission revient pour sa 3ème édition. Il ambitionne d’être le « salon national de l’évangélisation ». Il va réunir cette année plus de 2000 chrétiens désireux de travailler sur la question de l’annonce de l’évangile et la proposition de la foi dans notre pays.

Qui que vous soyez : paroissien lambda, parent, catéchiste en lycée privé, aumônier à l’hôpital, prêtre, twittos, passionné de cinéma, travailleur du bâtiment, chanteur, chef scout, bénévole dans une association, sportif de haut niveau… le Seigneur veut faire de vous un ouvrier pour sa moisson !

De nombreuses tables rondes, mais aussi ateliers, temps de prière, de louange, etc.

Sur la scène ouverte du « Festilove », place Saint Sulpice (Paris VI), Elie Semoun dialoguera avec Fabrice Hadjadj, il y sera question d’humour, de vie, de doute, d’amitié, de mort, de sketchs, de la France, de Dieu, de tout, de foi, de rien, de clown, des cathos, des juifs, des humoristes, de Jésus…

Avec notamment :

Isabelle et Pascal Rousseau (Priscille et Aquila); Claire Auban (Anuncio) ; Odon Lafontaine ; Abbé Fabrice Loiseau (Prêtres de la Miséricorde Divine) ; père Gabriel Priou (Le Rocher); Jean-François Morin (Le Rocher) ; Samuel Pruvot (Ain Karem) ; père Rodolphe Berthon ; Marthe Croissandeau (Anuncio) ; Anne-Geneviève Montagne (Anuncio) ; Françoise Liboutet ; Agnes Chavasse (Ain Karem); Jean-Luc Bourgoin ; Rémy Bague (Choralame) ; Dominique Vincent (Choeur St Martin) ; Thibaut Laporte-Weyveda (missionnaire en prison) ; Nicolas de Chezelles ; père de Raucourt (Ain Karem) ; Dr Remi Marcheix ; père Laurent-Marie Pocquet du Haut Jussé (aumônier militaire) ; Elisabeth Williamson (Pierres Vivantes) ; Nicolas Duchêne ; Caroline Rouxel ; Murielle Machicot ; Nicolas de Palmaert (Anuncio) ; Gabriel Rochette de Lempdes (Anuncio); Pierre-Louis Buzzi (Anuncio); Denis Larghero ; François Jeanne-Beylot ; Jean-Baptiste Maillard (Lights in the Dark) ; Tatiana Gomez (Cançao Nova) ; Franziska Harter ; Caroline Villepelet ; Karine Dalle (Diocèse de Paris) ; Laurent Delvolve ; Soeur Marie-Liesse et Soeur Marie-Espérance (Communauté des Béatitudes) ; …

Renseignements : www.congresmission.com

9 jours pour apprendre à évangéliser ses amis par Internet !

 

A l’occasion du prochain forum e-Mission, les 1,2,3 juillet, l’association Lights in the Dark propose à tous ceux qui le souhaitent de recevoir chaque jour des « trucs et astuces » très concrets pour apprendre à évangéliser ses amis par Internet.

 

Au programme, chaque jour du 23 juin au 1er juillet, un enseignement pour :

  • nourrir son envie de témoigner de Jésus à ses amis par Internet
  • prier à cette intention
  • relever un défi pour le mettre en application.

Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, ponctuera les méditations par une parole de feu quotidienne. Cette neuvaine vous est proposée en partenariat avec Hozana, de façon à permettre à ceux qui n’ont pas pu venir de participer au forum e-Mission par la prière et des actions concrètes.

A l’heure où nous publions cet article, déjà 100 priants se sont inscrits pour participer !

L’opération sur Hozana

L’Evangile sur le net : reportage à la TV !

« La toute première école d’évangélisation numérique va bientôt voir le jour dans le var. Un projet porté par l’association Light in the dark afin de propager l’Evangile grâce au numérique ou de s’y former tout simplement ».

Un reportage d’Azur TV consacré au projet de l’association Lights in the Dark, entièrement dédiée à l’évangélisation par Internet, avec l’académie Sainte Faustine et le Lab Saint Maximilien Kolbe. L’évêque du diocèse Fréjus-Toulon, Mgr Dominique Rey, considéré par beaucoup comme un laboratoire de la nouvelle évangélisation, a appelé l’association à s’y implanter, dans un mas provençal appartenant au domaine de La Castille (110 hectares), coeur de la vie de l’Eglise dans le Var, où se trouve aussi le séminaire diocésain et Cançao Nova, communauté brésilienne dédiée à l’évangélisation par les médias.

Mgr Rey rappelle ainsi l’importance pour les chrétiens d’annoncer l’Evangile sur le net – particulièrement les réseaux sociaux, comme nous y ont invité Benoît XVI et le pape François. et Le secrétaire général de Lights in the Dark fait le point sur cette initiative innovante au service de la mission de l’Eglise.

Le forum e-Mission, organisé par l’association les 1,2,3 juillet prochains est également évoqué en fin de reportage : avis aux amateurs ! (en savoir plus)

e-Mission, le 1er forum européen de l’évangélisation par Internet

Les 1,2,3 juillet prochains, sous le grand chapiteau du domaine de La Castille (Var) aura lieu le 1er forum européen de l’évangélisation par Internet, pour susciter une nouvelle culture numérique dans l’Eglise, au service de sa mission. Une grande première sur un sujet d’actualité envers nos contemporains en recherche de sens. En partenariat avec Radio Maria, l’appli Pearl et Aleteia !

 

Grands intervenants :

– Introduction du forum par Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon
– Antonio Spadaro, s.j. (di. de la revue jésuite La Civiltà Cattolica, Rome, auteur du livre Cyberthéologie, penser le christianisme à l’heure d’Internet) : challenges pastoraux autour du monde numérique
– Jean-Marc Potdevin (appli Entourage) : le numérique au service de la charité en actes
–
– Alexandre Meyer (Aleteia) : animer un site d’infos chrétiennes
– Père Amar (Padreblog, auteur du livre Internet, le nouveau presbytère, ou comment rassembler les brebis avec des souris) : faire du buzz sur Internet pour Jésus
– Matthias et Régine Rambaud (Attraction-Communication, Suisse) : le numérique au service de la croissance de l’Eglise et de ses pasteurs

Ateliers :

1. Quel est mon profil missionnaire ? (Alex et Maud Lauriot-Prévost – Monprofilmissionnaire.com)
2. Les défis du leader de l’évangélisation par Internet (Béatrix Bréauté – Talenthéo)
3. Eglise et évangélisation par Internet (Père Samuel Chaboussou)
4. Doctrine sociale de l’Eglise et évangélisation par Internet (François Jusot)
5. Stratégies pour évangéliser par Internet (Jean-Baptiste Maillard, sec. gén. de Lights in the Dark, auteur du livre Dieu et Internet, 40 questions pour mettre le feu au web)
6. Comment écrire sur Internet pour les non-croyants (Michèle Longour – Reussirmavie.net)
7. Evangéliser sur Internet avec Wikipédia (François Jeanne-Beylot)
8. Evangéliser sur Internet avec la vidéo (Damien Boyer – Orawa production)
9. Evangéliser par Internet avec les réseaux sociaux (Alexandre La Flèche)
10. Réussir la transformation numérique de son diocèse (G. de Germain – diocèse de Fréjus-Toulon)

Podium de l’innovation, chaque jour en plénière : tous ceux qui le souhaitent peuvent venir présenter leur projet numérique innovant en 7 minutes.

Veillées : une veillée festive avec la comédie musicale ‘Enquête au Vatican’ (Ad Gentes, déjà présentée aux JMJ de Cologne) et une veillée d’intercession pour l’évangélisation du continent numérique.

Les temps de prière (messes, adorations, etc.) seront animés par la communauté brésilienne Ricado.

Renseignements pratiques et inscriptions : sur le site officiel de l’association, www.lightsinthedark.info.

Filmer comme un PRO avec son smartphone !

Les 20-21 mai prochains à Toulon, l’académie Sainte Faustine(*) vous propose une formation animée par Cançao Nova(**) , sur le thème :

filmer comme un PRO avec son smartphone

Le but de cette formation est de vous aider à produire des vidéos de qualité professionnelle avec un smartphone, pour votre groupe, votre mouvement, votre association ou votre paroisse.

Au programme, temps de formation incluant exercices pratiques, et bien sûr, prière. Une formation qui peut intéresser les responsables communication comme les simples laïcs désireux d’évangéliser en vidéo avec leur smartphone !

Inscription en ligne (dernières places disponibles!)

(*) L’académie Sainte Faustine est une école à la carte lancée par Lights in the Dark, association entièrement dédiée à l’évangélisation par Internet.

(**) Cançao Nova est une communauté brésilienne qui a lancé au Brésil une chaîne TV d’évangélisation, avec aujourd’hui 50 millions de téléspectateurs par semaine. Implantée en France depuis 10 ans dans le diocèse de Fréjus-Toulon, elle dispose d’un studio vidéo professionnel et produit de nombreuses vidéos (voir leur site cnmedia.fr).

 

 

François Bert : « Le temps des chefs est venu ! »

Se procurer le livre sur AmazonFrançois Bert, saint-cyrien, ancien officier parachutiste à la Légion étrangère, fondateur du cabinet Edelweiss RH où il a élaboré une méthode unique autour du leadership, vient du publier un manifeste intitulé Le temps des chefs est venu. En quelques pages bien écrites et qui se lisent vite, il nous livre son diagnostic sur les personnalités politiques françaises, à l’aune de l’image du chef.  Brossant, dans un premier temps, un rapide portrait de la personnalité des présidents qui se sont succédés au cours de la Ve République, l’auteur va bien au-delà des opinions ou des partis politiques, pour dégager les traits de caractère de ce qu’il appelle un vrai chef ou un meneur d’hommes. A quelques jours de l’élection présidentielle française, nous avons voulu l’interviewer pour qu’il nous dise aussi ce qu’est bon leader de l’évangélisation : passionnant !

Anuncioblog : Pourquoi ce livre ?

François Bert : J’ai envie de vous répondre : « Parce que le moment est venu… ». Le passage à l’écriture fut moi pour la combinaison de deux facteurs : l’observation, avec un degré de répétition qui confine à la règle, d’un nombre tel d’erreurs de casting dans les sociétés que j’accompagne que la comparaison avec la politique est devenue soudain évidente ; ce livre devait être au départ technique avec une quatrième partie sur la politique et celle-ci a finalement pris le pas sur le tout ; l’intuition, à force d’écouter les signes des temps, que nous arrivions un moment de bascule nette de la vie politique : essoufflement et discrédit du pouvoir médiatique, paroxysme de la non décision, de la communication absconde et de l’inconséquence comportementale avec François Hollande, rejet massif du personnel politique, renversement des idoles (défaite de Clinton, victoire du Brexit, mise hors course de Sarkozy, Juppé, Valls, etc.)

A quoi distingue-t-on un bon leader ?

F.B. : Un bon leader ne se distingue pas d’abord parce qu’il sait entraîner du monde derrière lui mais parce qu’il sait où il va. Avoir les deux est idéal mais à tout prendre mieux vaut être suivi à force de donner la bonne orientation que de plaire tout de suite avant d’égarer tout le monde. Et savoir où aller, ce n’est ni une idée fixe ni un besoin de consensus mais bien une écoute silencieuse de l’environnement pour décider de l’étape et du cheminement.

En prenant une image géométrique on peut dire qu’il y a deux sortes de leaders : les leaders centripètes et les leaders centrifuges.

Les leaders centripètes arrivent à générer une énergie forte autour d’eux mais sur la base uniquement d’une recherche d’affection (cf. Sarkozy) ou d’accord sur les idées (cf. de Gaulle). La difficulté va se créer sur la durée : d’une part parce que ce mode d’interaction crée des clivages forts (faire partie de la mission = être dans l’intensité relationnelle que je demande/être d’accord avec moi) et d’autre part parce que l’aventure menace à tout moment d’aller dans le mur parce qu’elle ne colle pas aux évolutions du contexte.

A l’inverse les leaders centrifuges raccordent l’énergie qu’ils savent mobiliser non pas sur leur personne mais sur la mission. Ce qui les fait avancer c’est la compréhension des étapes à suivre et des décisions à prendre pour que, malgré les inévitables variations brusques du contexte, la mission continue d’être réalisée. Dans ce mode de fonctionnement chacun est employé « autant que/pas plus qu’» il ne concourt à la mission : ce n’est donc pas son affection qui est recherchée, encore moins l’accord intellectuel sur des convictions mais sa capacité à faire, sa contribution au succès collectif.

Un bon leader (centrifuge) se distingue par la manière dont il sait employer tout le monde sans créer de clivage et à pouvoir éventuellement disparaître de la mission sans casse car la dynamique lancée autour de la mission et non autour de lui ne s’arrête pas à sa disparition. Ce fut notamment le génie capétien.

Les candidats officiels à la prochaine élection présidentielle représentent-ils selon vous de bons leaders, et pourquoi ?

F.B. : Hélas non et c’est bien pour cela que j’appelle un renouvellement quasi-complet de la classe politique. La campagne nous l’a bien montré : nous ne sommes même plus aux débats sur les programmes (qui sont pour moi déjà en grande partie une fausse piste : ils sont un argument de vente bien plus qu’une réalité de l’exercice futur du pouvoir) mais au fond du cloaque « affaires et potins », dans la comparaison des scandales et des costumes, dans une « barbichette » d’honorabilité et de cathodicité.

Les « affaires » de François Fillon sont un double enseignement : d’une part ils ont poussé la logique partisane à son comble (nous avons vu fleurir une kyrielle d’analyses comparatives du style « untel aussi emploie sa femme », «  et Julie Gayet elle a coûté plus cher à l’Etat », «  et le patrimoine d’untel est beaucoup plus élevé que déclaré », etc. : tous arguments absolument insignifiants sur le sujet puisque est en jeu non pas l’irréprochabilité relative du potentiel président (même si le niveau global est affligeant) mais sa capacité à faire) ; d’autre part elle a donné à François Fillon l’occasion de se démarquer sur un sujet intéressant : la capacité à traverser les crises et à décider dans l’incertitude. Reste la vision, nous en parlons plus loin.

de Gaulle, Pompidou, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande, Marine Le Pen, Macron, Fillon : qu’est-ce qui les distingue sur ce plan ?

F.B. : J’aborde les personnalités sous deux angles complémentaires : je regarde d’abord ce que j’appelle le « moteur de personnalité » ou intelligence dominante et l’«énergie fondamentale » ou position dans l’action.

Pour faire simple il y a trois moteurs de personnalité : selon l’image biblique nous sommes tous « prêtres, prophètes et rois » mais il y a bien des « prêtres » (ou relationnels : intelligence dominante du lien), des « prophètes » (ou cérébraux : intelligence dominante du contenu (idées, avis ou expertises)) et des rois (ou chefs naturels : intelligence dominante des contextes et donc de la décision).

Il y a ensuite l’énergie fondamentale, à savoir ceux qui sont en « impulsion » (auto génération de la vision) et ceux qui sont en « réaction » (vision qui se fait au contact en complément d’un chef ou d’un groupe).

On peut considérer qu’un leader est un « roi » en impulsion. Nous n’en avons pas aujourd’hui dans les candidats présents et nous en avons eu deux par le passé : Pompidou et Mitterrand.
François Fillon est un « roi » en réaction, ce qui veut dire qu’il a la capacité à mettre en œuvre une politique dans un cadre prédéfini mais se montre léger dans la vision, qu’il ne peut pas élaborer sans l’appui d’un groupe. C’est en cela qu’il se montre influençable dans les jeux d’alliances et les sujets de fond et a davantage le profil d’un premier ministre que d’un président.

Dans les « prophètes » nous avons eu un président en impulsion, de Gaulle (vision auto-générée mais manquant de discernement à un certain nombre de moments cruciaux) et un autre en réaction, Giscard (planificateur rigide obsédé par l’idée de plaire à gauche). Dans les candidats, Macron est aussi un « prophète » en réaction, plus agitateur d’idées que planificateur, une sorte d’ « arrangeur » musical qui n’est ni compositeur, ni chef d’orchestre. Avec des différences notables Hamon et Mélenchon font partie de la même catégorie.

Dans les « prêtres », nous retrouvons en « impulsion » Chirac et Sarkozy et en « réaction », là aussi avec des différences notables, Hollande et Marine Le Pen (et aussi Nicolas Dupont-Aignan). Là où Hollande est un obsédé du consensus quitte à ce que ce soit sur rien, Marine Le Pen est obsédée par l’allégeance affective, quitte à élargir sans cesse le rayon de ses causes, qui sont pour le coup consistantes et marquées.

Que faut-il espérer pour qu’émerge en France de nouveaux leaders politiques ?

F.B. : Il faut espérer, et c’est l’objectif de ce livre, qu’une conscience collective et individuelle se prenne sur l’erreur de casting qu’a produit depuis tant d’années la logique émotionnelle, idéologique et court-termiste des médias.

Ce que j’appelle notamment de mes vœux à la fin du livre est que puisse se faire une sorte de pré-désignation des bons leaders dans la population civile. Il ne s’agit pas de composer les listes différemment pour varier les origines mais bien de revenir au réflexe instinctif des aristocraties primitives, celui qui amène à se tourner vers ceux dont on sent qu’ils pourront nous amener au but.

L’exemple historique que j’aime à donner est celui de la guerre de Vendée : les paysans vendéens ont, par temps de crise, su aller chercher avec un taux de succès assez incroyable l’ensemble de leurs chefs naturels, qu’il soit nobles (Charette, La Rochejacquelein, Lescure, Bonchamps…) ou roturiers (Cathelineau, Stofflet,…).


Vous citez sainte Jeanne d’Arc : était-elle un bon leader, et pourquoi ?

F.B. : Sainte Jeanne d’Arc trichait un peu car elle avait un « Wifi » céleste… Cela étant dit, elle en a en effet tout du leader : l’écoute d’abord, qui l’amène au discernement, la vision claire des enjeux, des nœuds de blocage et des lieux de bascule de l’action (manque de confiance en soi du roi, importance du sacre, enchainement sans répit des batailles,…), enfin l’élan et le courage utiles à donner à ses intuitions le débouché correspondant.

Jeanne est aussi éblouissante dans son procès que dans ses combats. La présence d’esprit qu’elle a face à ses juges est une très belle illustration d’un esprit consumé par la mission et en même temps tout à l’écoute de l’environnement. C’est une continuité de fulgurances de bon sens, de présence et d’autorité pleine, de « discernement opérationnel » comme j’aime à le nommer : ce qui fait qu’on colle à l’enjeu au lieu de s’embarquer dans les idées pures ou les émotions vaines.

Jeanne est leader enfin dans tous ses doutes : un chef passe ton temps à douter, à s’interroger, à faire mouliner dans sa tête des scénarii de crises possibles car il doit se préparer à décider en  toute éventualité.


Si l’on transpose cette définition dans la sphère catholique, concernant la mission première de l’Eglise, l’évangélisation : quels sont les caractéristiques d’un bon leader de l’évangélisation ?

F.B. : Jeanne m’offre une transition de choix : « Les hommes d’armes batailleront et Dieu donnera la victoire » dit-elle. Un bon leader d’évangélisation (comme un bon leader tout court) doit commencer par ce constat : il n’est pas maître de la victoire. Son job c’est le combat.
Il doit ensuite s’inspirer de deux qualités que j’évoquais en début d’interview pour qualifier le leader : savoir entraîner derrière soi et savoir conduire au bon endroit. Cela veut dire concrètement qu’il doit au maximum comprendre la personnalité des gens pour bien les employer et lui-même bien se compléter dans ses manques ou faiblesses ; il doit par ailleurs se mettre régulièrement en retrait pour pouvoir intervenir au bon moment et à bon escient.
L’expérience de l’évangélisation montre que nous ne sommes que des passeurs, des serviteurs inutiles placés aux bons endroits. Notre mission individuelle et a fortiori celle de celui qui nous emploie et de se mettre en présence de Dieu comme du contexte pour écouter ce qui s’impose au déroulé la mission par-delà la planification initiale.

Enfin un bon leader est garant de la mission et à ce titre il doit davantage chercher à être juste que gentil. Il doit donc se tenir à une juste distance relationnelle de chaque membre du groupe pour être le chef de tous et non le chef d’une bande, le facilitateur de l’action et non le G.O. de la relation.

Pour aller plus loin : se procurer le livre sur Amazon

Votre mission, si vous l’acceptez…

Ce 1er forum européen sur l’évangélisation par Internet réunira à Toulon, sous le grand chapiteau du domaine de La Castille, tous ceux qui souhaitent une nouvelle Pentecôte numérique dans l’Eglise !

De fait, l’évangélisation par Internet n’est pas réservé à une élite, ni aux cathos geeks, comme le rappelle sur son blog le secrétaire général de l’association Lights in the Dark, qui organise l’évènement. « C’est au contraire, précise-t-il, une tâche pour tous les chrétiens désireux de profiter de ce ‘don de Dieu’ (pape François) au service de la mission première de l’Eglise, l’évangélisation ! ». Et d’ajouter :  « La révolution numérique est en marche : comment l’Eglise peut-elle s’approprier cette innovation majeure, qui fait d’Internet un nouvel espace anthropologique, comme elle le fit avec l’imprimerie de Gutenberg pour imprimer largement la Bible ?  »

Teaser de l’évènement :

 

Le programme : de nombreux ateliers, mais aussi les grands intervenants suivants :
– Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon
– Antonio Spadaro (directeur de la revue jésuite La Civiltà Cattolica, Rome, auteur du livre Cyberthéologie, penser le christianisme à l’heure d’Internet) : challenges pastoraux autour du monde numérique
– Jean-Marc Potdevin (appli Entourage) : le numérique au service de la charité en actes
– Alexandre Meyer (Aleteia, partenaire) : animer un site d’infos chrétiennes
– Père Amar (Padreblog, auteur du livre Internet, le nouveau presbytère, ou comment rassembler les brebis avec des souris) : faire du buzz sur Internet pour Jésus
– Matthias et Régine Rambaud (Attraction-Communication, Suisse) : le numérique au service de la croissance de l’Eglise et de ses pasteurs.

Plus d’infos ici

Inscription (hébergement limité)

Comment un chrétien fidèle à l’évangélisation peut-il voter ?

 


Mgr Dominique Rey, dans une déclaration* toute récente sur l’Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon, se met-il en embuscade contre l’envolée annoncée de Macron ?

Il veut faire réfléchir ses compatriotes sur les qualités prioritaires d’un chef d’Etat (nous y reviendrons prochainement) :
« Les  scandales qui émaillent la campagne actuelle sont à la fois préoccupants et peu surprenants (…) Rien de tout cela n’est de nature à nous ébranler. (…) Ainsi, on n’élit rarement les plus vertueux. Il s’agit de voir celui qui est le plus capable de servir le bien commun et de diriger une communauté pour que chacun puisse y vivre en paix ».

Mgr Rey souhaite visiblement  faire réfléchir également sur les enjeux prioritaires pour l’avenir du monde :
« … La protection des droits des enfants reste une priorité : ils sont l’avenir de notre pays. Il est de notre responsabilité de protéger leurs conditions de croissance psychologique, leur stabilité affective et leur environnement familial. L’adoption plénière par un couple de même sexe n’est pas un cadre juridique protecteur pour l’enfant, qui a besoin de se savoir issu d’un père et d’une mère. L’être humain ne peut être traité comme une marchandise : ni les enfants, ni le ventre des femmes ne peuvent faire l’objet de transactions. La GPA (gestation pour autrui) est une pratique gravement contraire à la dignité de la personne humaine et doit être fermement condamnée. »

Et il cite le pape François :

« L’être humain risque d’être réduit à un simple engrenage d’un mécanisme qui le traite à la manière d’un bien de consommation à utiliser, de sorte que lorsque la vie n’est pas utile au fonctionnement de ce mécanisme elle est éliminée sans trop de scrupule, comme dans le cas des malades, des malades en phase terminale, des personnes âgées abandonnées et sans soin, ou des enfants tués avant de naître. »

C’est une question que nous pouvons nous poser ici : comment un chrétien fidèle à l’évangélisation peut-il voter aujourd’hui ?

La note du Padreblog peut aussi vous éclairer sur ce point.

Source : * Discerner pour voter

Le pape en visite privée en France

De sources concordantes, le pape est ces jours-ci en visite privée en France, pour prendre connaissance, sur le terrain, des réalités du Renouveau charismatique français, et préparer ainsi le grand rassemblement – officiel, celui-ci – qui aura lieu à Rome pour la Pentecôte. Le souverain pontife participe ainsi à différentes rencontres – toutes aussi privées les unes que les autres -, dans l’hexagone, dans différents lieux emblématiques animées par des communautés nouvelles. Cette visite se déroule dans une discrétion particulière en raison de la campagne présidentielle actuelle, le pape étant soucieux de ne pas interférer dans une élection déjà bien malmenée et qui tombe, hasard du calendrier, une semaine après Pâques.

A la Pentecôte, ce sera de fait les 50 ans après la naissance du Renouveau charismatique dans l’Eglise catholique. Le pape s’implique personnellement dans la préparation de cet anniversaire pour lequel il veut un grand rassemblement œcuménique à Rome.

Historiquement, c’est en février 1967 qu’un groupe d’étudiants catholiques de l’université du Saint Esprit à Duquesne (USA) fait l’expérience de l’effusion de l’Esprit. Ce sera le début du Renouveau charismatique catholique, œuvrant pour une nouvelle Pentecôte dans l’Eglise, et fer de lance de la nouvelle évangélisation.

Un grand rassemblement œcuménique

Ce pourquoi, à la prochaine Pentecôte, le 4 juin et les jours qui précèdent, le pape François désire célébrer cet anniversaire à Rome en rassemblant autour de lui des chrétiens de différentes dénominations, renouvelés dans l’Esprit Saint. Cette démarche sort de l’ordinaire et s’explique par la vie même du pape.

Lorsqu’il était encore cardinal de Buenos Aires, le pape François a en effet fait l’expérience de l’effusion de l’Esprit au cours d’un grand rassemblement œcuménique. Il avait demandé la prière  d’un groupe de responsables de différentes Églises (voir vidéo ci-dessous). Parmi ceux-ci, outre le père Raneiro Cantalamessa ofm (prédicateur de la maison pontificale), se trouvaient plusieurs pasteurs évangéliques.

 

Pour aller plus loin :

Sources : Vatican.va, Emmanuel.info

Le bienheureux del Portillo, successeur du fondateur de l’Opus Dei

Successeur de saint Josémaria Escriva à la tête de l’Opus Dei, le bienheureux Alvaro del Portillo est moins connu. Artège a publié récemment une « Petite vie » écrite par François Gondrand, qui l’a côtoyé, et qui se lit comme un roman. Il y est souvent question d’évangélisation… Interview de l’auteur.

Anuncioblog : Quelle est la place de ce bienheureux dans l’histoire de l’Église ?


François Gondrand : Celle de successeur d’un fondateur, saint Josémaria Escriva, dont il a vécu le message de l’appel de tous les fidèles à la sainteté, qu’il a propagé, et celle d’un grand serviteur de l’Église, puisqu’il a reçu, à partir de 1949, des charges de plus en plus importantes du saint-siège. Celles qui lui ont pris le plus de  temps ont trait à la préparation et au déroulement des travaux de Vatican II. Il a été nommé expert de plusieurs commissions antépréparatoires et préparatoires du Concile, et surtout secrétaire d’une commission chargée de rédiger un document sur la vie et la discipline du clergé et du peuple chrétien, Presbyterorum ordinis.  Il a aussi joué un rôle très actif dans la période troublée du post-concile, consacrant beaucoup d’énergie à faire connaître ses enseignements, notamment par la publication de deux ouvrages, Fidèles et laïcs dans l’Église, et Vocation et mission du prêtre.

– Comment considérait-il l’évangélisation par les laïcs ?

– Comme une surabondance de leur vie intérieure. « Puisque nous sommes tous appelés à la sainteté, quelles que soient notre situation et notre condition, disait-il, nous sommes tous appelés à participer à la vie du Christ. Par conséquent la vie du Christ doit être centrée sur le sacrifice eucharistique, dans lequel se réalise la plus grande union possible entre l’homme et le Christ. » On retrouve là le programme de Vatican II : l’évangélisation du monde de l’intérieur, ab intra disait le Concile.

– Comment parlait-il de l’Église, de la sainteté, de la messe, de la mortification ?

– 
Il écrivait encore, s’inspirant en cela de ce que prêchait saint Josémaria Escriva, que « si toute notre existence doit être co-rédemption, c’est dans la sainte messe que la vie acquiert une dimension co-rédemptrice ; c’est là qu’elle prend sa force et se manifeste de façon spéciale.
Voilà pourquoi la messe est la racine de la vie intérieure. Nous devons être bien unis à cette racine, et cela dépend de notre réponse. Le don que nous faisons de nous-mêmes vaut ce que vaut notre messe. »

Pour lui, le paganisme contemporain se caractérisait par la recherche à tout prix du bien-être matériel, avec, pour conséquence, l’oubli (la peur, la frayeur) de tout ce qui peut faire souffrir. Dans une telle perspective, des mots comme Dieu, le péché, la croix, la mortification, la vie éternelle… deviennent en effet incompréhensibles pour un grand nombre de personnes qui en ignorent le sens et le contenu.

– Comment Alvaro del Portillo évangélisait-il lui-même ?


– D’abord en appuyant et en poursuivant l’élan fondateur de saint Josémaria, quand il travaillait en première ligne à ses côtés. Puis, quand il a été élu à la tête de cette institution, en promouvant l’expansion de ses apostolats dans de nombreux pays. Cela se traduisait, non seulement par la promotion d’œuvres sociales et éducatives (dispensaires, écoles, universités, etc.), mais aussi par une incitation au témoignage chrétien, d’égal à égal, dans tous les milieux, des plus intellectuels aux plus modestes. En cela il s’identifiait totalement à l’esprit du fondateur de l’Opus Dei.

Prier pour la France et les Présidentielles

Les élections présidentielles sont un moment important de la vie de notre pays. Les inquiétudes sont fortes… Les catholiques sont invités à exercer leur droit de vote en conscience après discernement, dans la prière.

Pour confier la France à l’intercession de la Vierge Marie qui en est la patronne principale, le Sanctuaire marial de L’Ile-Bouchard, la Communauté de l’Emmanuel et le magazine mensuel Prier, en partenariat avec Hozana, proposent une neuvaine de prière pour la France, sur 9 semaines, du 18 février au 22 avril 2017.


■ 9 semaines de prière

9 vidéos de 9 témoins sur 9 thèmes : chacun partageant une action de grâce, car nous croyons qu’il existe des trésors dans notre pays, mais aussi son rêve, car il peut progresser, et enfin une prière, pour confier cette intention à la miséricorde de Dieu qui peut changer les cœurs.

■ Le soutien du curé de L’Ile-Bouchard

70 ans de L'Ile-BouchardA l’Ile-Bouchard (- dont nous fêtons cette années les 70 ans -), dans le contexte politique tendu du début de la Guerre Froide, Marie demande « Dites aux petits enfants de prier pour la France ». Elle s’adresse à des enfants ! S’ils n’ont pas les clés de compréhension politique, ils ont la possibilité de faire quelque chose pour leur pays : prier. Ce « privilège d’intercession » (Cardinal Newman), voulez-vous l’exercer avec tous les pèlerins de L’Ile-Bouchard ?

Père Xavier Malle, curé de la Paroisse/Sanctuaire de L’Ile-Bouchard

■ Le soutien des responsables pour la France de la Communauté de l’Emmanuel

Dans leur récent document « Dans un monde qui change retrouver le sens du politique », les évêques de France exhortent en cette période électorale à évaluer les enjeux qui engagent notre avenir « à la lumière de nos convictions enracinées dans la tradition chrétienne… ». Ils nous invitent à investir toutes nos capacités « pour construire une société plus juste et plus respectueuse de chacun ».

Nous avons donc à le vivre par nos engagements personnels, associatifs, professionnels et également, en s’appuyant sur cette même tradition de l’Eglise, par la prière. C’est avec joie et confiance que la Communauté de l’Emmanuel s’associe à cette grande neuvaine de prière pour la France car, pour reprendre l’expression même de nos évêques en introduction de leur texte : « nous aimons notre pays » !

Michel-Bernard et Catherine de Vregille, Responsables pour la France de la Communauté de l’Emmanuel

■ Le soutien du rédacteur en chef de « Prier »

Prier pour son pays, sa cité, ses gouvernants est une tradition très ancienne chez les chrétiens. La France en a aujourd’hui plus que jamais besoin. C’est pour cela que Prier, le magazine de la prière, s’engage et vous propose de participer à cette neuvaine placée sous le signe de Notre-Dame-de-la-Prière.

Xavier Accart, rédacteur en chef de Prier

■ Pour faire la neuvaine :  Prier pour la France .frchaîne de prière sur Hozana

 

L’innovation au service de l’évangélisation

Zoom sur Lights in the Dark, une association 100% dédiée à l’évangélisation du continent numérique. Venez rencontrer les membres de son staff sur son stand à Pitch my church 2 !

Elle y présentera son projet d’implantation (voir vidéo ci-dessous) et ses 3 pôles :

  1. sites d’évangélisation à destination des non-cathos
  2. formation : académie Sainte Faustine
  3. innovation : laboratoire d’innovations Saint Maximilien Kolbe (applis & recherche).

Après avoir présenté son projet aux 10 évêques de la région de Marseille (dont le Président de la Conférence des évêques de France), mais aussi à l’évêque de Sens-Auxerre, Mgr Giraud (l’évêque des tweets-homélies), une première formation de l’académie Sainte Faustine a été donnée le 28 janvier pour les responsables Internet du diocèse d’Evry. Par ailleurs, de nombreux partenariats ont été conclus, comme avec Aleteia, après Hozana, Ephata, Cançao Nova et bien d’autres.

Tous disent leur enthousiasme de voir naître cette association – qui ne vit que de dons – au service de la première mission de l’Eglise, l’évangélisation.

Pourquoi Lights in the Dark est-elle une association à la pointe de l’innovation numérique ?

  • Elle est toujours à l’affut des nouvelles technologies et tendances du web pour l’évangélisation des non-cathos (un projet d’application mobile est à l’étude)
  • Elle lance régulièrement de nouveaux ‘sites-filets’ selon les publics-cibles (voir ses expériences réussies)
  • Elle analyse les besoins de l’Eglise en terme de formation (académie Sainte Faustine)
  • Ce projet est disruptif (voir ses innovations de rupture) et global (3 pôles qui se complètent.)

L’association organise par ailleurs un grand forum sur l’évangélisation par Internet les 1,2,3 juillet prochains à Toulon.

Rendez-vous à partir de 19h30 à Pitch my church 2 et de 21h40 à 23h30 sur notre stand, au village de l’innovation !

Collège des Bernardins, 20 Rue de Poissy, 75005 Paris.

Découvrez Pie XIII.com, un éclairage sur The Young Pope !

The Young Pope - Pie XIII

Capture du site The Young Pope – PieXIII.com

La série The Young Pope, en co-production italienne, française et espagnole, comporte dix épisodes. Créée par Paolo Sorrentino (Youth, La Grande Bellezza, Il divo), d’un budget de 45 millions de dollars, vendue dans 110 pays, elle est diffusée sur Sky Atlantic (en) à partir du 21 octobre 2016 en Italie et Allemagne, du 24 octobre 2016 sur Canal+ en France, du 27 octobre 2016 au Royaume-Uni, et de février 2017 sur HBO aux États-Unis (+ Canada). L’acteur principal est incarné par Jude Law, assisté de Diane Keaton, avec aussi Cécile de France et Ludivine Sagnier (*).

Si la série a été présentée en avant-première à la mostra de Venise en septembre 2016, peu de journalistes ont eu accès à l’intégralité des épisodes. Elle décrit l’arrivée sur le siège de Pierre d’un très sulfureux… Pie XIII. (« Tout lien avec Pie XII serait purement fortuit », peut-on lire dans le qui sommes-nous de Pie XIII.com)

L’histoire est la suivante : « Lenny Belardo, un jeune cardinal, doux et peu influent au sein de l’Église. Abandonné à l’orphelinat pendant son enfance, Lenny est continuellement tourmenté par son abandon et a développé un rapport très turbulent avec la foi et Dieu. De façon inattendue, il est élu pape par un collège cardinalice qui croit avoir trouvé un pantin manipulable. Néanmoins Belardo, sous le nom de Pie XIII, se révélera un pape controversé et peu enclin à se faire commander… »

Ce n’est pas leur premier coup…

Fidèles à leurs habitudes – déjà à l’origine, en ce domaine, de PieXII.com, L’Inquisition pour les Nuls, Ainsi soient-ils, etc., l’association Lights in the Dark, entièrement dédiée à l’évangélisation du continent numérique, a souhaité apporter un éclairage sur la série, en réservant, dès le 19 octobre 2015, le nom de domaine PieXIII.com. Un site y a  été déployé, on y trouve ces premiers articles :

D’autres articles sont en préparation pour répondre aux questions posées par série, et entrer, petit à petit, en profondeur. « Tous ceux qui le souhaitent sont invités à contribuer », lancent les initiateurs.

Web-évangélisation

L’esprit de cette initiative correspond à la vocation d’évangélisation du continent numérique de Lighs in the Dark. Il s’agit aussi de répondre à l’appel du premier pape, ce qui est ici fort à propos : « soyez toujours prêt à répondre à l’espérance qui est en vous, faites-le avec douceur et respect » (1 Pi 3,15). Cela n’empêche pas un peu d’humour, précisent-ils. La méthode s’inspire également de celle mise en oeuvre par l’Opus Dei au moment du Da Vinci Code : « faire de la limonade avec du citron », en respectant la règle des 3 « P » : être poli, positif et… professionnel.

Une déclinaison dans les réseaux sociaux

Le site dédié PieXIII.com se décline sur les réseaux sociaux avec une page Facebook, un compte Tweeter officiel et des contributeurs M. Alain Posteur, Pacôme Anvret et Lidy Commandement.

Lundi soir, pour la soirée de lancement de la série sur Canal+, l’un d’eux a réalisé un live Tweet à partir du hastag officiel #TheYoungPope. Repris par les autres, ils ont eu un écho très certain dans le « Top tweets ». « D’autres surprises sont en préparation ! » précisent-ils, un brin facétieux…

(*) Et aussi : Silvio Orlando, Scott Shepherd, Javier Cémara, Toni Bértorelli, Dames Cromwell.

Trophées des Associations (Fondation EDF) : le projet d’académie Sainte Faustine sélectionné !

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Aujourd’hui, fête de Sainte Faustine, le projet d’académie Sainte Faustine porté par l’association Lights in the Dark a été sélectionné pour participer aux Trophées des Associations 2016 de la Fondation EDF.

Comme le précise cette dernière, « ces Trophées récompensent les actions menées en faveur des jeunes par des associations françaises. Le Trophée du Public, d’une valeur de 20.000 euros sera attribué à l’association ayant récolté le plus de votes sur sa page du site des Trophées. »

De fait, ce projet d’une académie entièrement dédiée à la formation des jeunes autour des questions du numérique entre pleinement dans l’objet des Trophées des Associations. L’association Lights in the Dark, qui porte ce projet, forme déjà les jeunes à travers le pays, comme le week-end dernier lors du Congrès mission à Paris (lire notre précédent article), lors d’un atelier sur l’évangélisation du continent numérique à travers les films ou les séries TV.

trophee8La Fondation Groupe EDF deviendrait ainsi la troisième fondation à soutenir le projet d’implantation de Lights in the Dark. Une autre fondation, la Fondation Radio Espérance, héberge en effet depuis plusieurs mois l’association pour l’émission de reçus fiscaux (dons, ISF, legs), tandis que la Fondation La Castille (83) lui a proposé l’usage du mas provençal ‘La Richaude’, situé sur son domaine, moyennant sa rénovation avec bail emphytéotique de 30 ans. Une aide foncière importante qui permettra à l’association digitale de s’incarner dans un lieu réel, permettant les rencontres en vrai.

Il reste donc à l’académie Sainte Faustine de passer la prochaine étape du concours des Trophées des Associations, fixée au 6 novembre, en obtenant un maximum de votes des internautes. Ceux-ci peuvent dors et déjà voter sur la page consacrée du site des Trophées (cliquer sur ‘voter pour notre association’ – un seul vote par personne possible).

(le code ‘iframe’ donnant l’image ci-dessus est aussi disponible sur demande, pour les animateurs de sites web)

Plus d’informations :

Congrès mission 2016 : focus sur Lights in the Dark, la nouvelle assoc’ dédiée à l’évangélisation du continent numérique

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La cuvée 2016 du Congrès Mission ne déroge pas à la règle de ces rassemblements sur l’urgence de la mission première de l’Eglise, l’évangélisation : c’est carton plein ! Réunissant 1500 missionnaires autour de la paroisse Notre-Dame-des-Champs et du lycée Stanislas, la rencontre du mouvement Anuncio a même eu les honneurs du journal Le Monde : le quotidien parle d’un «  réveil missionnaire » des catholiques de France.

Parmi les nombreuses initiatives présentées pendant le Congrès, une petite nouvelle : l’association Lights in the Dark, à qui l’évêque de Fréjus-Toulon, Mgr Dominique Rey, a confié la mission d’évangéliser le continent numérique. Elle démarre ainsi un grand projet incluant la création d’un centre spécialement dédié à la formation des catholiques sur ce sujet, au sein de son diocèse (voir vidéo ci-dessous).

« Je tiens à ce que cette association animée par une équipe de jeunes laïcs s’incarne dans notre réalité locale, en plein cœur du domaine de La Castille, non loin des vignes et de notre séminaire diocésain. Dans ce but, je confie à cette association la rénovation d’un mas provençal qui s’y trouve, afin d’en faire ce lieu d’accueil, incluant la construction d’une chapelle où Jésus-hostie pourra être exposé. » Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon

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L’académie Sainte Faustine : un double objectif missionnaire

Le premier objectif de cette nouvelle mission est de permettre aux missionnaires de s’y ressourcer et de se former à l’évangélisation du continent numérique pour bâtir des projets audacieux et innovants. Dans ce lieu seront donc organisées des formations en présentiel ou en e-learning pour les « éclaireurs » de la toile, des rencontres régulières sur le sujet. Mais les membres de l’association seront aussi amenés, comme ils le font déjà, à se déplacer dans les diocèses qui le demandent pour y dispenser leurs différentes formations, en particulier aux jeunes de la génération Y, très demandeurs.

Le second objectif missionnaire est de développer les actions d’évangélisation à travers différents initiatives sur la toile (Lights in the Dark a déjà un certain nombre d’expériences réussies à son actif), mais aussi d’organiser des événements locaux afin de mettre les non croyants en relation avec l’Eglise (pour mener du web au réel, la fameuse rencontre IRL = in real life). « Notre intuition est que l’internaute non croyant et chercheur de sens puisse faire une vraie rencontre avec le Christ par l’intermédiaire de son Eglise. En d’autres termes, le mettre en contact avec la paroisse ou la communauté à côté de chez lui » explique Jean-Baptiste Maillard, Secrétaire Général de Lights In The Dark. 

Par cette action, le diocèse de Toulon entend accompagner le développement des nouvelles technologies de communication et transmettre la lumière du Christ dans le monde virtuel avec tout ce qu’il comporte d’embûches, et parfois aussi, de ténèbres.

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Forte de plusieurs expériences réussies en la matière avec des initiatives comme PieXII.com, L’Inquisition pour les nuls ou Ainsi soient-ils.com, Lights in the Dark animait pendant le Congrès un atelier sur le thème « comment apporter un éclairage sur les séries TV ou les films pour évangéliser » (voir photos ci-contre). De nombreuses personnes y sont venues se former, avec l’envie de participer à de nouvelles initiatives proposées par Lights in the Dark, preuve d’un réel intérêt et besoin sur le sujet.

Plus d’informations : www.lightsinthedark.info

 

Conférences Saint Vincent de Paul : appel à bénévoles !

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Agir comme bénévoles dans une conférence Saint Vincent de Paul Jeunes, c’est aussi de l’évangélisation !

Mission de la conférence :

– Se réunir entre jeunes afin d’apporter notre soutien auprès des pauvres, des personnes seules et des plus démunis. Mettant ainsi en pratique les paroles de l’Evangile.

Nos actions :
– Nous rendons visite à des personnes âgées, isolées ou malades.
– Nous effectuons des maraudes toutes les semaines à l’écoute des plus pauvres.
– Nous aidons à la distribution de vivres à la paroisse une fois par semaine (en lien avec la conférence des aînés).
– Nous organisons un réveillon solidaire

Enfin nous nous réunissons le deuxième dimanche de chaque mois pour déjeuner afin d’échanger sur notre expérience et d’améliorer notre action.

Mais aussi pour des actions ciblées :
– Comme la collecte pour la banque alimentaire.
– La récupération de médicaments, couvertures vêtements…

Pour développer nos actions, nous avons besoin de vous !

Rejoignez nous : charlesplumey@gmail.com

La résurrection du Christ.com : un éclairage sur ce film déjà en salles !

La résurrection du Christ

Heureuse surprise sur le web : l’association Lights in the D@rk, dédiée à la diffusion de la culture chrétienne sur Internet(*), a pu réserver le .com correspondant au film. Elle y dévoile un site complet pour apporter un éclairage sur cet épisode finalement pas si connu de l’histoire de l’humanité. 

Sur le site, une quarantaine d’articles ont été publiés dès le lancement, dans différentes rubriques : le filmla passion du Christla résurrection du Christles apôtresles romainsles reliquesMarie. Parmi ceux-ci, on trouve des articles comme « Qui était Ponce Pilate ?« , « La résurrection du Christ, une douteuse opération de com’ ?« , ou encore « Pourquoi le Christ demande-t-il aux apôtres d’être ses témoins ?« .  

Un site dynamique pour une enquête menée tambour battant

« La résurrection du Christ est un film distribué en exclusivité par Sony Pictures, avec un fort potentiel de diffusion, expliquent notamment les créateurs de ce site sur leur page ‘qui sommes-nous ?’. C’est une enquête menée tambour battant par un tribun romain (admirablement bien joué par Joseph Fiennes) qui, à la demande de Pilate, cherche à retrouver le corps du Christ… bref, un vrai thriller (bande-annonce) nous donnant la possibilité de donner une lumière nouvelle sur un sujet peut-être pas si bien connu ! »

Genèse d’un projet mené dans la discrétion

« En février dernier, expliquent-ils encore, nous avons appris dans les médias la sortie prochaine du film Risen sur les écrans français, sous le nom « La Résurrection du Christ ». Nous avons donc réservé assez vite le .com correspondant, avant de voir le film en projection presse, pour se faire notre propre opinion ». Cette discrétion leur a permis de déployer leur proposition éditoriale sur le web, en totale liberté, tant vis-à-vis du public, que du distributeur Sony Pictures, mis au courant de leur initiative. Ayant seulement quelques semaines devant eux, une équipe dédiée a dû être montée, composée d’une vingtaine de contributeurs bénévoles. Le site désormais en ligne permet non-seulement d’informer sur le film, mais également d’être utilisé comme outil d’évangélisation. Une aventure à suivre les prochaines semaines sur LaresurrectionduChrist.com !

(*) Voir aussi : PieXII.com,  L’Inquisitionpourlesnuls, Ainsisoientils.com

Mission miséricorde : déjà plus de 1000 participants pour le Carême !

« Puisse le Carême de cette Année Jubilaire être vécu plus intensément comme un temps fort pour célébrer et expérimenter la miséricorde de Dieu » Pape François (1)

Une semaine après le début du Carême, plus de 1000 participants ont répondu à l’appel du Pape François dans sa bulle d’indiction du Jubilé de la miséricorde et sur lequel il est revenu dans son message pour le Carême, qui porte principalement sur les oeuvres de miséricorde. Le pape avait aussi exprimé son souhait que les catholiques s’y plongent : « J’ai un grand désir que le peuple chrétien réfléchisse durant le Jubilé sur les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. » (2)

C’est justement ce que Mission miséricorde propose : que chaque chrétien reçoive un cheminement concret et personnalisé pour expérimenter la miséricorde par les œuvres spirituelles et corporelles, à travers des idées d’actions très concrètes, le tout en 1 seul mail.

Les premiers témoignages reçus sont enthousiasmant, comme celui de ce couple : « Avec ma femme nous ne savions pas si nous allions continuer dans notre association pour aider les plus démunis, et nous avons reçu cette invitation de Mission miséricorde » par un ami. Nous nous sommes connectés, et l’oeuvre de miséricorde corporelle que nous avons reçue a été « donner à manger aux affamés » : alors merci Seigneur pour cet éclairage providentiel ! ».

Une maman témoigne elle aussi : « Je souhaitais visiter un paroissien hospitalisé, cependant, mère de famille je me donnais des tas d’excuses: j’irai quand j’aurai fait le repas, quand mon mari sera là, finalement je suis trop fatiguée.. En allant sur missionmiséricorde, j’ai reçu « assister les malades ». Je me suis donc décidée à faire de cette miséricorde une priorité. La personne était très touchée de ma venue, je suis restée une heure avec elle et nous avons prié ensemble. Il m’a demandé si je voulais bien revenir la semaine suivante : quelle joie! »

Pour aller plus loin : page Facebookcompte Tweeterwww.missionmisericorde.com

  1. Misericordia Vultus n° 15
  2. Misericordia Vultus n° 17.

mission-misericorde-1200

Carême : lancement de missionmisericorde.com !

missionmisercicorde2

Pour répondre à l’appel du Pape François « puisse le Carême de cette Année Jubilaire être vécu plus intensément comme un temps fort pour célébrer et expérimenter la miséricorde de Dieu » (1), l’association Lights in The Dark propose une initiative originale de Carême autour de la miséricorde. Elle fonctionne sur le même principe que leur opération de 2013, Missionconclave.com. Elle permettait alors à chaque catholique de recevoir le nom d’un cardinal pendant le conclave et de prier pour lui (30 000 participants au total).

Aussi, Missionmisericorde.com propose à chaque chrétien de recevoir un cheminement concret et personnalise pour expérimenter la miséricorde par les œuvres spirituelles et corporelles proposées par le Pape François dans sa Bulle d’Indiction de l’Année jubilaire. Le pape y exprimait son souhait que les catholiques s’y plongent : « J’ai un grand désir que le peuple chrétien réfléchisse durant le Jubilé sur les œuvres de Miséricorde corporelle et spirituelle. » (2)

L’internaute reçoit une courte méditation, des idées concrètes de mise en application de ces œuvres de miséricorde autour de lui, des paroles de l’Ecriture sur la miséricorde et quelques mots du Pape François.

Missionmisericorde.com propose un retour d’expérience de tous ceux qui auront participé en les invitant à témoigner pour diffuser les fioretti. La part belle est donnée aux réseaux sociaux avec la création d’une page Facebook et d’un compte Tweeter sur lesquels seront relayés toute l’actualité de l’opération.

Participer : www.missionmisericorde.com

  1. Misericordia Vultus n° 15
  2. Misericordia Vultus n° 17.

 

Lights in the D@rk : une nouvelle association pour évangéliser le 6e continent !

Lightsinthedark

Lights in the D@rk est une nouvelle association (loi 1905) fondée en septembre 2015 par Christophe Marger (Président, chef de projet SI pour l’administration), Jean-Baptiste Maillard (Secrétaire Général, auteur de Dieu et Internet) et Judikael Hirel (ancien resp. éditorial d’Aleteia France). Son but : évangéliser le continent numérique.

Parmi leurs expériences réussies, on retrouve le site PieXII (.com), des réponses aux séries TV comme L’Inquisition pour les Nuls, ou, plus récemment, Ainsi soient-ils.

Lights in the Dark se distingue d’autres associations ou mouvements déjà lancés sur le sujet par un positionnement 100% orienté vers les non-croyants, ces fameuses « périphéries  »
de l’existence chères au pape François.

Le développement des nouveaux moyens de communication sociale permet en effet d’entrer en contact avec des personnes à l’extérieur des églises. Celles-ci cherchent à donner du sens à leur vie, dans un monde parfois ténébreux. L’objectif est donc de les toucher au travers de stratégies ciblées, en particulier via les réseaux sociaux.

L’association présente une triple ambition :

  • Former et accompagner tous ses membres chrétiens autour d’une pastorale dédiée pour l’évangélisation par Internet.
  • Organiser des évènements locaux à l’intention privilégiée des non-croyants (visant la rencontre IRL*).
  • Devenir un laboratoire d’innovations pour l’évangélisation par Internet à travers différents projets.

Le premier projet de l’association, en cours de mise en ligne dans une version bêta, s’appelle Youeternity.com. Ceux qui souhaitent y contribuer peuvent dors et déjà s’inscrire directement via ce formulaire proposé par Lights in the D@rk.

Cette évangélisation revêt une certaine urgence aujourd’hui, nous ne serons jamais trop nombreux  !

Pour visiter leur site, les rejoindre ou les parrainer : www.lightsinthedark.info.

* IRL : in real life.

Monprofilmissionnaire : à chacun sa manière d’évangéliser !

monprofilmissionnaire

Après un an d’activité, plus de 10.000 internautes se sont connectés sur le site www.monprofilmissionnaire.com pour mieux identifier leurs charismes missionnaires et mieux comprendre leur mode relationnel dans l’évangélisation. Nous l’avons testé pour vous : un outil très réussi à mettre entre toutes les mains !

Un an après son lancement, Monprofilmissionnaire.com se voit recommandé (sur la front page du site) par 6 institutions missionnaires, reconnues et qui font ‘autorité’ en France en matière d’évangélisation : Alpha-France, Anuncio, les Cellules paroissiales d’évangélisation, Priscille & Aquila, et les 2 écoles internationales d’évangélisation, Jeunesse Lumière et l’ESM de Paray-le-Monial (Communauté de l’Emmanuel).

Toutes utilisent les services du site pour la formation de leurs propres membres et recommandent sa diffusion pour la croissance et le développement de l’évangélisation. De plus en plus de services diocésains, de paroisses ou de mouvements utilisent et font connaitre ce service à leurs membres.

Avec Monprofilmissionnaire.com, plus de raison de ne pas évangéliser : chacun peut connaître son propre charisme ! Un outil que chaque chrétien devrait utiliser au moins une fois pour mieux répondre à ce commandement du Christ : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 29,19-20).

Ainsi soient-ils (.com) : des fact checkers s’en donnent à coeur joie !

Ainsi soient-ils

​Le père Abel disculpe l’Eglise de la pédophilie, sur « KTO » (sic) – capture © Arte

Le dernier communiqué de Seb séminariste, avant la dernière soirée Ainsi soient-ils, ce soir sur Arte.

 
La fin est proche pour Ainsi soient-ils. Présent dans les premiers résultats de Google, leur site-décryptage www.ainsisoientils.com a déjà reçu des dizaines de milliers de visiteurs pour cette 3e et dernière saison, de quoi assurer pour la sortie DVD !Pour la dernière soirée de la saison, @Sebséminariste et toute son équipe ont préparé quelques surprises : d’abord, au travers d’un partenariat avec Vicken Productions, 16 minutes exclusives d’un film inédit sur les carmélites du Mont des Oliviers à Jérusalem : histoire de montrer un vrai visage de religieuses, bien loin d’Ainsi soient-ils
Ensuite, à la suite d’une émission « Pas d’accord« , Sébastien et ses amis ont produit une mini web série pour décrypter la soirée, dont le dernier épisode a été diffusé hier.
Insupportables cathos

Et comme cela ne suffisait pas, ces insupportables cathos ont ouvert une nouvelle rubrique sur leur site, « l’Eglise en vrai« . De nouveaux témoignages de prêtres ont été publiés, dont celui du Père Etienne, diplômé d’HEC et ancien commando nageur de combat… ça ne rigole plus !
Enfin, hier, Seb s’est lâché sur Tweeter… se transformant en séminariste de la Sainte Inquisition espagnole, comme au temps d’Inquisitio sur France 2 !
Cerise sur le gâteau, la fine équipe nous en dit plus sur l’homme de l’ombre derrière Ainsi soient-ils, qu’ils ont (enfin) retrouvé… mais chut, c’est dans les secrets de tournage !

 

A lire aussi :

L’émission « Pas d’accord » décrypte Ainsi soient-ils !

Outre un article dans 20 Minutes avec le jeu « regarde une série TV et joue au bingo« , la 3ème saison de la série controversée d’Arte, Ainsi soient-ils, fait l’objet d’un décryptage de l’émission « Pas d’accord », avec l’expertise de Michel, spécialiste des séries TV, quelques heures avant la diffusion, ce soir, de trois nouveaux épisodes.

Par ailleurs, Seb le séminariste vous promet que ce n’est qu’un début ! Dans les jours qui viennent, jusqu’à la fin de la série sur Arte le 22 octobre, d’autres surprises sont en préparation… mais chut, c’est un secret, comme ceux du Vatican ! 😉

Ah oui et puis quand-même, n’hésitez pas à aller  faire un tour sur le Tumblr sauvagement intitulé « Quand on a voulu créer Ainsi soient-ils.com« , sans oublier de lire la critique de toute la bande qui a vu l’intégralité de la saison 3, et aussi l’article « ce qu’ils pensent de notre initiative » et autres… secrets de tournage !

Ainsisoientils-saison3

Dans Ainsi soient-ils, tout est question de secrets, même le simple voyage d’un évêque à Rome ! (Lol)

 

 

Dernière saison pour Ainsi soient-ils.com !

Le nouveau pape

Dans Ainsi soient-ils, tout y passe, jusqu’à l’élection comme pape du plus conservateurs des cardinaux… !

Un communiqué de Seb le séminariste

Comme nous l’annoncions sur notre site Ainsisoientils.com dès le 1er septembre, notre fine équipe (nom de code « LITD ») est sur le pont pour la saison 3 de la série d’Arte, Ainsi soient-ils (opération « ASTIL »). Au programme, une nouvelle rubrique, « figures de prêtres« , de nouveaux témoignages, ainsi que de nouvelles questions/réponses soulevées par cette 3ème saison. De même, la rubrique « secrets de tournage » a été étoffée, avec notamment un article sur ce que l’équipe de tournage pense de notre initiative (nous avons paraît-il piraté le nom de la série sur Internet !) ou une carte heuristique révélant qui twitte le plus sur le sujet, rejoignant les autres articles sur l’audience en chute libre (on s’attend à environ 700.000 téléspectateurs en début de saison 3, contre 1,2 million en début de saison 1) ou encore les lieux de tournage  parfois assez étonnants !
Quelques surprises
D’autres surprises sont également en préparation, la première d’entre elles étant déjà en ligne, avec un Tumblr qui raconte toute l’histoire de notre initiative :
En contact avec plusieurs des co-scénaristes, nous avons d’abord publié une réponse à l’un d’eux, David Elkaïm :
Tout n’est pas blanc ou noir au sein de l’équipe de la série : un des acteurs principaux acteurs a par exemple accepté notre proposition d’aller passer 3 jours en immersion dans un vrai séminaire bien réel !
Notre avis sur la série
Nous avons bien sûr visionné l’intégralité des 8 épisodes de cette saison 3, afin de pouvoir en parler en connaissance de cause. Sans surprise (bande-annonce), on y trouve les mêmes clichés que dans les précédentes saisons, un poil « densifiés », comme ils le disent eux-mêmes. Ainsi, le jeune père Yann embrasse sa copine d’enfance, soeur Antonietta déclare sa flamme au Père Abel avec la prière de Charles de Foucault, les complots au Vatican se multiplient avec l’élection d’un nouveau pape conservateur (Bergoglio est cité), une affaire de pédophilie éclate, très vite étouffée par les évêques avec l’aide de la chaîne KTO (explicitement citée), les prêtres (homos ou hétéros) devraient pouvoir se marier et les musulmans prier dans les églises puisqu’elles sont vides, en particulier pour les messes de minuit… (avis complet à retrouver ici).
Fallait-il réagir ? 
Devant une telle fresque de l’Eglise, fallait-il réagir ? En cette saison 3, nous en sommes convaincus. En saison 2, nous avions baissé la voilure pour ne pas non plus leur faire trop de publicité : notre site récupéra alors 10% de l’audience d’Arte avec 100.000 visites. Désormais, nous sommes désormais en fin de cycle (les scénaristes précisent avoir tout dit) et il se murmure qu’Arte n’y croit plus… (nous préparons aussi un article à ce sujet). Pourquoi ne pas surfer sur l’occasion ?
Année de la miséricorde
En cette année de la miséricorde (l’amour de Dieu par dessus tout) dont le coup d’envoi sera bientôt donné par le pape François, nous sommes très heureux d’avoir saisi cette occasion d’offrir aux internautes, en particulier ceux des périphéries, un début de réponse, avec douceur et respect, aux nombreuses questions qu’ils se posent. (Lydia nous demande par exemple : « comment faire pour avoir la foi ? » – réponse à venir !). Nul doute qu’ils seront encore très nombreux, dès le 8 octobre, à venir nous interroger sur l’espérance qui est en nous, et que vous, journalistes, vous donnerez un large écho au dernier épisode de notre initiative ! 😉
Sébastien, qui vous invite à le rejoindre, lui et son équipe, à cette adresse.

En avant pour la mission !

affiche-congres-mission

« Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, Il vous introduira dans la vérité tout entière. » (Jn 16,13)

Ce week-end, les 25, 26 et 27 septembre, se déroulera un congrès pour la mission organisé à Paris par Anuncio. A cette rencontre sont associés plusieurs partenaires : Alpha, la Communauté de l’Emmanuel et Aïn Karem.

Comme l’indiquent les organisateurs, tous impliqués depuis longtemps dans l’évangélisation, ce Congrès Mission « se veut un temps fondateur pour (re)trouver l’élan missionnaire par la prière, la formation et l’expérimentation de l’annonce directe. »

Parmi les thèmes abordés, acquérir des clés concrètes pour annoncer, mettre sa paroisse en mission, annoncer dans l’espace public, l’évangélisation à l’heure du numérique, l’évangélisation des périphéries, l’annonce du Christ aux musulmans.

« C’est l’occasion de prendre les moyens de répondre à l’appel du Seigneur qui attend des ouvriers pour la moisson et à la soif urgente du monde qui meurt de notre silence !, précisent les organisateurs. Ensemble, au fil des prières, tables rondes, prédications, ateliers, missions… nous voulons être renouvelés dans notre amour pour Jésus sauveur et notre zèle missionnaire. »

Avec de nombreux intervenants comme Mgr de Dinechin, Mgr de Moulins-Beaufort, Mgr Ravel, Marc de Leyritz, Koz toujours, l’abbé Grosjean, Carlos Payan, Etienne Villemain, Véronique Lévy, Alexis et Caroline Fleury, Père David Gréa (Lyon Centre), Richard Borgman(Mercy Wins), Jean-Pierre Denis (La Vie), Bertrand Carron et Emilie Pourbaix (L’1visible), Samuel Pruvot (Famille chrétienne/Aïn Karem), Raphaël Cornu-Thénard…

Tous disent « partager le désir d’annoncer à tous que l’amour de Dieu triomphe de tout et peut guérir même les cœurs les plus blessés ».

Pour plus d’informations : www.congresmission.com

Attraction-communication : une nouvelle idée de l’évangélisation !

Attraction Communication est une toute nouvelle agence qui vient de naître en Suisse, et dont on parle déjà beaucoup ! Fondée par un jeune couple (Matthias et Régine Rambaud) dans le but d’aider l’Eglise dans sa mission première, l’évangélisation, nous avons voulu les interviewer. Matthias est un habitué d’Anuncioblog : nous l’avions déjà interrogé ici en… 2007 ! Nous l’avons retrouvé avec plaisir sept ans plus tard !  

Anuncioblog : Pourquoi avoir créé Attraction Communication Services, d’où vous est venue cette idée ?

Matthias : Attraction est un élan, un appel né du constat qu’une génération se lève mondialement au cœur de l’Eglise catholique pour annoncer le Salut de manière renouvelée, mais ne sait pas forcément comment le faire et avec quels moyens. Il nous a donc semblé urgent de lancer une agence pro & catho pour équiper cette nouvelle génération de leaders avec les outils professionnels nécessaires à une communication qui libère l’Evangile dans le monde avec pertinence.

D’où vient ce nom ?

Le nom Attraction vient de l’exhortation apostolique Evangelii Gaudium du pape François. Texte qui a été pour nous une réelle confirmation de ce que nous portions en créant notre agence. Le souverain pontife y insiste, à la suite de son prédécesseur, que tout le monde à le droit à l’Evangile et que «les chrétiens ont le devoir de l’annoncer sans exclure personne, non pas comme quelqu’un qui impose un nouveau devoir, mais bien comme quelqu’un qui partage une joie, qui indique un bel horizon, qui offre un banquet désirable ». Il relève ensuite avec brio que « L’Eglise ne grandit pas par prosélytisme, mais « par attraction » ». Tout est dit !

Que propose concrètement votre agence ?

Nous proposons aux leaders catholiques un coaching individualisé qui comprend leur identité et qui leur apporte un éclairage spécialisé ainsi que des outils professionnels en communication dans une profonde communion avec l’Eglise universelle. Cela va de la réalisation d’un identité graphique complète à un logo ou une affiche, en passant par le positionnement stratégique (cibles, message, etc.) et le media training ou la formation à la recherche de fonds et l’organisation événementielle.

Quelle est l’importance de la communication pour l’évangélisation ?

Elle est incontournable ! Si nous voulons annoncer le Christ au monde, nous devons aussi nous adresser à lui grâce aux moyens de communication contemporains qui sont omniprésents dans nos quotidiens. Mais cette communication, pour être crédible, doit être de qualité, car si nous ne sommes pas responsables de la manière dont les gens accueillent le message salvateur de l’Evangile dans leur vie, nous devons pouvoir répondre de la crédibilité et de la qualité de notre annonce.

Quelles sont vos attentes ?

Que nous puissions contribuer, avec les responsables catholiques, à mettre debout une génération qui aime le Christ ainsi que son Eglise et qui se mobilise pour communiquer l’Evangile dans la société avec pertinence! « Dieu à tant aimé le monde »! Equiper d’outils professionnels est nécessaire, mais nous voulons aussi rappeler qu’il est d’abord central de se laisser renouveler par le Christ pour rayonner autour de soi.

Pour aller plus loin : www.attraction-communication.com

Homosexuel(le)s : invitation pour une soirée exceptionnelle !

Trinité - Homosexualité


Parmi nos proches, nos relations personnelles ou professionnelles, nous connaissons ou sommes liées à des personnes en quête de leur identité, des hommes et des femmes qui interrogent ou remettent en cause leur propre sexualité.Vous en faites même peut-être simplement partie ?

Par manque d’informations ou à cause de paroles injustes ou de regards malheureux, beaucoup d’entre elles pensent que l’Eglise les condamne, les rejette, les exclut. Beaucoup n’ont pas encore eu la joie de faire l’expérience personnelle de l’Amour, de la Miséricorde inconditionnelle du Christ.

C’est pourquoi, le 2 octobre prochain à 20H30, dans l’église de La Trinité à Paris*, des chrétiens accueillent, prient pour et avec ceux ou celles qui se sentent concernés par ces sujets, cause de nombreuses souffrances. 

Musiques, chants de louanges, instants de silence et de contemplation accompagneront, entre autres : un éclairage du Père Philippe de Maistre, aumônier du Collège Stanislas à Paris, sur la difficulté d’être soi-même sous le regard de Dieu,et le témoignage d’Andrew Comiskey, témoin venu des Etats Unis qui, à partir de sa précédente expérience homosexuelle, poursuit sa mission d’accompagnement et d’annonce de la Miséricorde Divine auprès de ceux et de celles qui se sentent attirés par d’autres personnes de même sexe.

Des petits groupes d’intercession prieront particulièrement avec ceux et celles désireux de présenter une ou plusieurs intentions personnelles. 

Par amitié ou délicate attention, n’hésitez pas à faire passer cette invitation (entrée libre et gratuite) à ceux et celles qui pourraient être sensibles à l’événement ! 

Nous comptons aussi sur votre présence pour prier avec et pour eux, mais aussi pour vous, tout au long de la soirée. 

(*) 9ème arrondissement – métro : Trinité-d’Estienne d’Orves ou Chaussée d’Antin-Lafayette / RER : Auber / Parking public : 10 rue Jean-Baptiste Pigalle.

La Mante Religieuse : L’Empire contre-attaque !

Film La Mante Religieuse © La Mante Religieuse 2014

Plus c’est gros, plus ça passe. L’orgueilleux empire médiatique, mécontent qu’un tel film soit sorti au cinéma – chasse gardée d’une dictature culturelle ? – n’a pas attendu pour lancer ses vaisseaux à l’assaut de l’OVNI Mante Religieuse. Sa stratégie est simple : quand il en parle, chercher à ridiculiser le film en critiquant la réalisation plutôt que le message lui-même. Quant à ceux qui sont sensés être les prescripteurs d’un tel message, ils crient à la « complaisance » sans se frotter aux codes du monde moderne. A croire que Christian Clavier a raison (dernier Figaro Magazine) lorsqu’il dit qu’en France, la critique ne supporte pas ceux qui pensent autrement. Sur Allociné, la moyenne critique presse est de 1,7 contre 3,7 pour la note spectateurs, ce qui, rapporté en %, fait 34% des journalistes contre 74% des spectateurs qui ont aimé ! Autant dire que le public, lui, adore ! Le film ayant fait couler « beaucoup d’encre » (Ouest France), voici une revue de presse en 12 points avec l’avis des fans, pour tout savoir (ou presque) sur La Mante Religieuse.

1. Sur la réalisation

« Une collection de clichés dignes de la pire littérature de gare, dans un film réalisé et interprété à la truelle » condamne d’un trait Le Bien Public. « Pour ses débuts de réalisatrice, reprend Le Monde, Natalie Saracco propose une variation contemporaine très premier degré du mythe de Marie-Madeleine, dans laquelle l’outrance du propos le dispute à l’indigence de la mise en scène. » Etes-vous sûr ? Chez France télévisions, un critique cinéma déclare au contraire qu’il s’agit d’un film « carné » : « Ce qui frappe d’emblée dès les premières scènes de « La Mante religieuse », commence-t-il, c’est le professionnalisme de la réalisation de Natalie Saracco. La qualité du cadrage, de la lumière, des décors, des costumes… une esthétique non esthétisante, une véritable patte, rarement détectable dans un premier long métrage. »

Et comment expliquer que Jean-Claude Fleury, producteur d’Almodovar et de Jane Campion pour « La leçon de piano », ait vu le film et témoigné en vidéo combien il l’appréciait, en précisant qu’il y avait « tout » pour un excellent film ? Nous avons un début de réponse avec la critique du Parisien, intitulée « Un enfer » : « Scènes surjouées, dramaturgie appuyée, ce film piqué par le mystique est un match de catch à l’issue duquel le spectateur, qu’il ait la foi ou non, finit au tapis. » Peur du KO de la conversion ? Est-ce parce qu’il s’agit de religion ?

Heureusement, plusieurs avis comme celui-ci, posté sur Première, prennent la défense de la réalisatrice : « Le film de Nathalie Saracco est un chef d’oeuvre ! Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un film de cette qualité. Les acteurs jouent tous exceptionnellement bien, le scénario est très intéressant et la mise en scène très bien ficelée. On se laisse complètement envouter par ce film qui ne s’oublie pas par son originalité et son talent. » Un autre ajoute, sur la réalisation : « De très beaux plans de tournage avec une belle lumière. » Précisons que le film a été tourné en 35 mm, avec les talents du chef opérateur Giovanni Fiore Coltellacci, vieux routier du cinéma italien…

Les vieux singes du cinéma ne s’y trompent pas : ainsi Xavier, ancien animateur de ciné-club, se dit « impressionné par la densité » de la Mante Religieuse : « Votre film sera promoteur d’échanges et de discussions passionnées et passionnantes, prophétise-il : un vrai cadeau dont tous les cinéphiles et tous les amateurs de sujets pointus et contemporains vont se régaler, car vos acteurs comme vos images sont justes et de grande qualité.  Votre Mante Religieuse va faire causer dans les chaumières et pas que catholiques, moi j’vous le dis, en tant qu’ancien animateur de ciné-clubs et des ciné-forums. »

2. Sur les acteurs

La Voix du Nord déboule : « La réalisatrice s’applique, à chaque plan, à prouver son incapacité à construire un plan, à diriger un acteur (ils sont tous calamiteux), à exprimer un sentiment. Fort heureusement, le ridicule ne tue plus. » Mais là encore France télévisions répond : « Une exigence (de réalisation) qui se retrouve dans le choix des acteurs. Mylène Jampanoï, beauté troublante, sulfureuse qui se définit comme « pro de la vie en 3D » (Dope-Destroy-Dégoût). Face à elle, Marc Ruchmann campe un très convaincant jeune prêtre à la foi communicative, pétri de modernité. »

Il faut bien dire que lorsqu’on est journaliste et qu’on veut chercher le gros insecte, mygale géante digne de Star Wars ou simple mante religieuse, on n’est pas à une contradiction près. Comme en témoigne cette difficulté des directeurs de publication à se placer d’un côté ou de l’autre de la force obscure. Ainsi, Le Figaro a publié une critique à quatre étoiles sous la plume de Marie-Noëlle Tranchant, tandis que son supplément du week-end démolit le film, sous les griffes acérés et un tantinet moqueuses (notamment envers la Providence) de Jean-Claude Buisson. Cela donne : « C’est une histoire de foi qui déplace les montages, et de buzz qui souffle où il veut » contre « La Mante Religieuse est un chemin de croix dans son format cinématographique ». Cherchez l’erreur ! Cette dernière critique conclut que de toute façon, les films vus à Cannes étaient bien meilleurs. Y compris Welcome to New York, M. le critique ?

Nice Matin monte à l’assaut ? « Découverte dans Sous le soleil, la malheureuse Mylène Jampanoi, honnête croisement entre Sophie Marceau et Laura Smet, fait tout ce qu’elle peut pour avoir l’air sulfureux et son partenaire Marc Ruchmann pour paraître sexy, rien n’y fait, tout sonne faux. ». Cette phrase que l’on croirait tirée d’un mail groupé est reprise telle quelle par La Provence, qui rajoute (dur labeur : ont-ils vraiment vu le film ?) la sentence « nanar du mois ». Aussitôt, un fan poste le commentaire contraire : « Quel film ! Ça remue, bouscule, émeut, mais après réflexion, tout est juste, réfléchi, inspiré. Dans une société où tout laisse à croire que le mal n’existe pas, on voit bien que la spirale infernale du péché mène à la mort. Cela pose à chacun la question du sens profond de son existence. Et dans un monde qui banalise, ignore ses prêtres et leurs actions, cela met en évidence qu’ils donnent leur vie pour nous, dans toute leur humanité. Ce sont nos héros des temps moderne ! »

Sur le jeu des acteurs, une fan écrit aussi : « J’en ai été émerveillée, ils sont si justes chacun, si vrais dans leur rôle. Et puis je trouve que ce film en dit juste ce qu’il faut. Il va à l’essentiel, dans les prises de vue, dans le message et dans le jeu des acteurs. Bravo, je pressens que ce film va faire du bien ! »

 

3. Sur le scénario

 

Trop dérangeant le scénario ? Pour le journal La Croix, un peu dépassé, ça va trop vite : « Le scénario, on le constate aisément, ne s’embarrasse pas de fioritures pour parvenir à la rencontre attendue entre le diable et le Bon Dieu. Et c’est bien le défaut artistique de ce film. »

« Un scénario et à une réalisation peu subtils. Court extrait : au bord du péché mortel, le P. David, enlacé à la tentatrice Jézabel, voit la croix pendue à son cou tomber. Et là, zoom sur le pendentif, dont le prêtre se saisit d’une main ferme avant de revenir à la raison… » Le journaliste n’a donc pas compris cette scène et commet un abominable « spoiler » (révélation de l’intrigue)…

Heureusement qu’il y a France télévisions(!) : « La cinéaste signe un scénario original dont une grande partie repose sur la définition de personnages complexes et évolutifs. » Ouf, on a eu chaud ! Et on peut lire, rassurés, sur le Skylab : « Sur fond de religion et de débauche, l’histoire est avant tout centrée sur l’amour. Celui qui peut redonner l’envie de vivre à une jeune-femme excessive. ». La Dépêche du Midi : « La force du film réside dans son scénario original et ses idées véhiculées. En effet, le film livre ici une leçon tolérance, d’amour et de sens des valeurs atypique. » Stéphane, un fan, conclut : « L’intrigue, qui va crescendo, est passionnante. »

Mathilde, a aimé « l’âpreté et l’originalité du scénario » : « on veut la version longue », ajoute-elle ! Un autre fan s’extasie : « Du « vrai » cinéma ! Un film superbe, un excellent casting, les sentiments humains les plus profonds à l’état brut ! Des questions existentielles traitées sans pathos et en vérité. Il n’y a aucune vulgarité dans ce film, car aucune scène « osée » n’est gratuite ou déplacée, elles donnent au contraire du sens, de l’humanité, de l’épaisseur aux personnages et aux sentiments vécus. Le jeu de Mylène Jampanoï est une véritable révélation. Une très belle réussite de Natalie Saracco ! On en redemande ! »

Et encore : « Jézabel est exceptionnelle dans son rôle d’artiste peintre talentueuse paumée et dépravée qui va faire une rencontre décisive bouleversant sa vie. »

Malgré tous ces fans, La Vie, par exemple, a tout simplement oublié (c’est ballot !) d’aller voir les témoignages publiés sur Jaimelamante.com : « Qui se sentira touche par pareille histoire ? Qui se reconnaîtra dans ces personnages sans nuances ? ».

Redonnons encore la parole aux fans, comme Emmanuelle : « J’ai été très touchée et bouleversée par le message profond du film qui est celui d’avancer chacun qui que nous soyons, quelle que soit notre vie dans notre chemin de foi. »

La 2366ème critique publiée par Titoo sur Allociné est sur la Mante Religueuse : « du grand cinéma, une qualité de réalisation et les deux comédiens principaux savent nous émouvoir ». Jean-Paul poste aussi : « Moi qui ne suis pas croyant, j’ai trouvé film étonnamment audacieux et juste. Le film est bien construit, et la fin, superbe ». Et Agnès écrit à son tour : « Très bon film. Une surprise ! Je ne comprends pas pourquoi la critique a boudé ce film ». (Bah nous, si !). Dylan, lui, écrit : « bizarre seuls quelques sites cathos disent du bien de ce film, les critiques sont sévères avec ce mélo ! ».

Auféminin.com en fait son coup de cœur de la semaine ? Lucie, elle, répond que le film son « coup de cœur 2014 » !

Sévères, les critiques ? Ah bon ? 😉

4. Prosélytisme 

« Attention, risque de tromperie sur la marchandise : loin du film érotique promis par le titre, ce premier long métrage de Natalie Saracco (devenue mystique après un accident) vire à la bondieuserie saint-sulpicienne, sans profondeur religieuse. Son héroïne déjantée est censée incarner « une Marie Madeleine des temps modernes » (sic). Ce n’est pas tout à fait ça. » C’est ainsi que le Canard déchaîné se jette sur la pauvre petite mante religieuse pour la dévorer toute crue, sans foi ni loi ! Et le film devient le vilain petit canard cherchant pourtant à donner un sens à la vie. Car derrière cette accusation de tromperie, se trouve en réalité celle de porter témoignage à la vérité, autrement dit d’évangéliser – ce dont Natalie ne s’est jamais caché, cf cet interview sur Anuncioblog.

Trois couleurs, revue spécialisée de cinéma, écrit une critique d’une seule ligne et reprend ce thème – croyant dénoncer une machination : « Pour son premier long métrage la réalisatrice Natalie Saracco catholique fervente ne cache pas ambitions prosélytes. » La Voix du Nord copie bêtement, sans réfléchir : « auréolée de ses prosélytes ambitions, Natalie Saracco… ».

La Croix en profite pour taper sur la nouvelle évangélisation : « Noble ambition, qui s’inscrit manifestement dans la volonté de l’équipe du film de participer au mouvement de la nouvelle évangélisation ». ‘Manifestement’, c’est mal d’être pris en flagrant délit de témoignage ! Qui vient à la rescousse de la réalisatrice ? Témoignage chrétien ? On y lit : « Un premier film dont les bonnes intentions sont évidentes. » Première le contredit : « Encombré de symboles judéo-chrétiens et d’une imagerie criarde, ce premier film pavé de mauvaises intentions joue la carte de la provocation light avant de rentrer dans le droit chemin. Amen. »

Mais au fait, qu’a donc Première contre les symboles judéo-chrétiens ?

Quoiqu’il en soit, des Juifs aussi aiment le film. En voici deux qui témoignent : « Nous avons beaucoup aimé ce film, car il nous fait ressentir l’ensemble du registre émotionnel, du rire aux larmes ; il est très bien joué et fait réfléchir à beaucoup de questions essentielles : sens de la vie, place de Dieu… Certaines scènes sont extraordinaires comme le sourire de l’enfant…. Un film à aller voir et un film destiné particulièrement à notre jeunesse. »

Un peu gênant pour ce journaliste qui parle de « notes exagérément laudatives de la part des habituelles grenouilles de bénitier ». D’ailleurs, les protestants ne sont pas en reste : « Nous sommes un couple chrétien évangélique et nous avons beaucoup aimé le film, hier soir. Fait amusant : il y a eu une panne générale dans tout le cinéma au bout de 15 mn, et nous avons eu un long moment pour raconter à nos voisins ce qui était arrivé à la réalisatrice, et pourquoi elle avait fait ce film. Ils étaient très intéressés. Le planning de Dieu est parfois curieux ! ». Faut-il signaler qu’à Dole, un pasteur protestant organise lui-même une projection le 18 juin au cinéma de Dole ?

Quand le fan-club poste sur Facebook qu’il ne manque plus que les musulmans à l’appel, un commentaire est posté en réponse immédiate : « Je suis musulmane et j’ai craqué sur le film….et le prêtre ! :)) ».

Enfin, des personnes qui ont quitté l’Eglise sont enchantées, comme Marie : « C’est un film qui redéfinit l’essence de l’amour et le respect pour autrui… merci Nathalie ! Je redeviendrais presque catho à cause de ton film ! »

Alors, prosélytisme forcément sectaire ou « évidentes » bonnes intentions ? On parle même de « grâces outrancières » (sic). C’est vrai que tous ces cadeaux tombés du ciel sont presque choquants pour qui veut manger du cureton !

5. Du côté lumineux(?) de la Force

Feu et Lumière parle de Cristeros. Il est vivant!, Panorama, ont chacun publié un « contre-point » sur la Mante Religieuse. La Vie, un « pour et contre ». France Catholique réalise un très bel entretien de Natalie Saracco mais démonte tout de même le film : « faute d’une vraie mise en scène, on a du mal à rentrer dans le film, qui fait la part trop belle – pas bien ! – aux errements de son héroïne, au détriment de ce qui la déstabilise ; les dialogues restent beaucoup trop à la surface des choses ». Finalement, il n’y a guère que Paris Notre Dame (avec la critique du Père Guilhem Causse s.j.), Radio Notre Dame (partenaire du film), RCF et La Nef pour en parler favorablement. Dans ce dernier, Jacques de Guillebon signe une belle critique : « Nous sommes en 2014. Toute l’Église de France est occupée par les bourgeois. Toute ? Non. Natalie Saracco résiste seule, encore et toujours à l’envahisseur… »

Les spectateurs, eux, ne s’y trompent pas. Sur Facebook, le public est fan. Ainsi, Gabriel déclare : « Excellente mise en scène, bravo aussi pour les artistes, je dois l’avouer, j’y suis allé avec une certaine méfiance, mais tous mes préjugés sont tombés. C’est une réalisation qui peut faire beaucoup de bien ! ». Elsa : « superbe prestation de Mylène Jampanoï », Les infiltrès (spécialistes cinéma) tweetent : « Des personnages torturés qui soulèvent des questions rarement portées à l’écran. Un film édifiant, osé et précieux ! ». Jordane : « c’est trash… mais tellement bouleversant ! ».

Alors sous la critique au vitriol du quotidien La Croix, un premier abonné se lâche : « J’ai vu de beaux visages d’hommes et de femmes filmés avec un art certain. J’ai vu aussi de beaux portraits psychologiques. (…). Je trouve que ce film arrive à montrer la profondeur, l’intériorité de la rencontre du tout Autre sans ennuyer le spectateur grâce entre autre à un scénario qui n’est pas si mince, ni rempli d’invraisemblances, ni de messages surlignés à gros traits comme vous l’écrivez. Les images parlent et nous touchent. »

6. Un film à en pleurer ?

Beaucoup disent avoir pleuré, comme ce spectateur qui met la note maximale sur Première, où l’écart entre presse et spectateurs est de 3 étoiles (du jamais vu : la moyenne des appréciations du public est tout simplement la note maximale !) : « Ce film m’a très touché, beaucoup d’émotion, de l’amour, et surtout le point fort, le côté humain, j’ai versé des larmes ; dans ce film, on a envie d’aider cette Jézabel à s’en sortir ; jamais vu un film comme ça ! ». Sur Twetter, on peut lire « en pleurs après avoir vu le film, quelle jubilation ! ». « Magnifique, les larmes aux yeux », reconnaît aussi Natafi. Anne s’est reconnue dans Jézabel et dit ne pas en avoir dormi plusieurs nuits d’affilée. Catherine, elle, se dit touchée comme avec le film Des hommes et des Dieux : « Difficile de dire tout ce que l’on a ressenti, mais en ce qui me concerne, je suis ressortie sans voix comme avec le film “Des Hommes et des Dieux” ». Sans voix ? C’est justement ce que l’on peut constater dans les vidéos des avant-premières qui ont circulé sur Internet…

Dommage, d’ailleurs, que la presse soit restée sans voix à ce sujet ! Notons bien que les mêmes, qui, hier, encensaient sans retenues Qui a envie d’être aimé ? descendent la Mante Religieuse au lance-flammes. Peut-être parce que La Mante Religieuse ne leur apporte pas ce qu’ils attendent ? Ils voudraient moins de sexe… ou plus de sexe.

Ils auraient préféré une attaque en règle contre l’Eglise ? (Le film lui est sans doute trop « complaisant » !) Un prêtre pédophile, peut-être… voire un méchant Jedi ? Notons que la question épineuse du célibat des prêtres, d’ordinaire si souvent utilisée pour taquiner les cathos, est ici complètement occultée. Une question mérite d’être posée : le rôle de la critique est-il d’être un juge suprême de nos consciences avec droit de vie ou de mort sur les évènements culturels que sont les sorties de film ? Ou bien d’être un baromètre objectif du public et de ce qui se trame dans les salles obscures ?

7. Une psychologie nulle ?

Jean-Baptise Hibbon, lui, ne mâche pas ses mots : « C’est un petit chef-d’oeuvre cinématographique. L’art de conjuguer les antagonistes de la nature humaine. J’aime cette subtilité féminine avec laquelle Natalie Saracco traite le rapport de forces entre force et fragilité, amour et haine, vulgaire et beauté. (…) Comme psychologue je retrouve certaines situation que j’ai dû accompagner en thérapie. Portant un handicap physique je retrouve aussi des situations paradoxales avec lesquelles je dois en permanence composées. »

8. Faiblesse artistique ?

Fleur Nabert, sculpteur, prend aussi la défense du film : « Pour ce qui me concerne, je me moque du pour comme du contre. Et du balancier stérile de la polémique : on trouvera le film insupportablement sulfureux ou tristement réaliste. On le jugera complaisant, ou parfaitement chrétien. Ce qui me pousse à écrire c’est le talent de Natalie Saracco à nous montrer un cœur qui était en hiver et qui fond, comme la neige, sous le soleil de Dieu. » Elle ajoute un peu plus loin : « La Jézabel de Natalie Saracco rejoint la cohorte silencieuse des Charles de Foucauld mis à genoux sous les voûtes de saint Augustin, Etty Hillesum dans sa salle de bain, Ignace de Loyola sur son lit de blessé et des milliers d’anonymes dont je fais partie qui ont laissé venir Dieu après lui avoir tourné le dos et qui ne peuvent se guérir de cette brûlure d’amour. On peut tout dire de ce film. Mais – et je le sais dans ma chair – il touche à la vérité de la conversion humaine face à la miséricorde divine, cet alliage fragile et si difficile à décrire. »

9. Quand on reproche au prêtre (et au film) sa naïveté… 

Ouest France écrit  « le prêtre, qui résiste à la tentation, se montre non seulement très imprudent, mais aussi peu convaincant dans son rôle de pasteur ». Côté Catho, pour Témoignage Chrétien, « le prêtre est trop saint ». Il aurait fallu qu’il le soit moins, car c’est toujours dangereux, un saint prêtre. Cependant, pour le rédacteur en chef de Panorama, Jean-Baptiste de Fombelle, le prêtre est au contraire « très justement interprété ». Comme pour France télévisions, qui souligne aussi « l’excellente prestation de Marc Ruchmann ».

Pour certains, La Mante Religieuse est « un concentré de tous les clichés bobo sur les prêtres ». L’abbé Grosjean, lui, n’y va pas par quatre chemins : « Film percutant, qui ne laisse pas indifférent… Un beau et ardent témoignage de foi, accessible aux non-cathos. Merci. » Comme tant d’autres prêtes qui se sont exprimés en faveur de ce film (certains sont référencés dans ce diaporama Facebook, même un vicaire général !). Douze prêtres  venus voir le film ensemble ont adoré et posté une critique sur Allociné ! (Jésus était avec eux). D’autres s’expriment aussi en vidéo sur le site des fans, comme ce prêtre de Versailles – encore ! – qui rappelle lors d’une avant-première au Roxane que Jézabel existe vraiment, surtout dans cette ville huppée de l’Ouest parisien !

Cependant, un prêtre des Légionnaires du Christ fait circuler un mail dans lequel il invite ses paroissiens à ne pas aller voir le film : « J’ai eu le malheur d’aller voir La Mante Religieuse », écrit-il. Le Père Louis-Marie Guitton, prêtre issu de la Communauté Saint Martin et qui a assisté à une avant-première à Toulon, se lâche sur Facebook : « S’il suffisait d’aller dans les sex shops et les bordels pour évangéliser les périphéries, cela se saurait ! (…) Je ne sais pas si je fais tout ce que ce prêtre accomplit, mais je suis capable de tomber comme lui. Si bien que je ne peux pas dire que je n’éprouve pas une certaine affection pour lui. » Ah ? Et d’ajouter : « Et puis flûte, je préfère passer pour un abominable puritain, rétrograde, passéiste, intégriste… Oui, l’idée du film est bonne. Non, cela ne suffit pas à en faire un grand film. Cette complaisance pour diverses formes de perversions met mal à l’aise. La sensualité est pesante. Pas besoin de cela pour montrer comment la miséricorde vient plonger dans la misère. Le cinéma a cette puissance d’évocation qui lui permet de ne pas avoir besoin de tout faire voir! Pour évoquer la conversion d’un violeur, faut-il le montrer à l’œuvre ? Celle d’un meurtrier, faut-il absolument exposer toutes les circonstances de ses crimes ? Celle d’un pervers, entrer dans ses délires ou sa cruauté ?».

En revanche, pour le Père Guillaume Antoine, La Mante Religieuse « rejoint le top 5 des films sur la figure du prêtre au cinéma », avec « Au revoir les enfants » !

Un laïc s’exprime à son tour : « Nous sommes tous faillibles et pécheurs, pas besoin d’un film pour en prendre conscience. Oui la miséricorde dépasse et efface nos péchés mais elle ne les justifie pas (ce qui me semble être le risque lorsqu’on traite de ce genre de sujets). On en oublie un peu trop souvent que la sainteté n’est pas une option pour un chrétien et encore moins pour un prêtre. » (Vous avez raison, cher ami, pas besoin du cinéma non plus !).Ce à quoi répond un fan du film : « Si on ne faisait pas ce genre de film parce qu’on a déjà tourné Léon Morin prêtre, alors cela ferait des millénaires qu’on arrêterait d’écrire des histoires d’amour (qui finissent mal en général). Pour ce qui est de la vision de l’Eglise, ce n’est pas parce qu’on montre une seule face (souvent niée) que les autres n’existent pas. »

Et ils sont nombreux, y compris au sein des critiques, ceux qui confondent La Mante Religieuse avec Léon Morin Prêtre, pourtant sorti il y a 53 ans ! 😉

 

10. Complaisance ou érotisme ?

« Outrances à tous les étages, scènes de sexe complaisantes et autres automutilations à la bougie, on bascule dans un ridicule achevé » écrit aussi Télé Obs. Studio Ciné Live embraye d’une traite : « Romance caricaturale et pas assez perverse, dont l’issue devrait passablement énerver les mécréants mais plaire aux prosélytes de la cause chrétienne Bref, à vous de choisir votre camp ! ». C’est vrai que La Croix, référence en la matière, parle « d’images complaisantes. » Un peu comme La Manche Libre(!) : « La réalisatrice s’attarde trop sur la vie dissolue de son héroïne, avec des images complaisantes, au détriment de son évolution intérieure. ». Le magazine Famille chrétienne, lui, voit « un érotisme poisseux ».

La Vie rejoint Studio Ciné live : « On passe sur cet érotisme qui culmine dans le ridicule, manière de suggérer que ce film avance sans tabous ? ». Quant au Journal du Dimanche, il ne prend pas de gants : « Mylène Jampanoï a beau jeter des regards qui se veulent langoureux, la sensualité est absente de ce film qui se voudrait provocateur mais qui n’est que vain ».

Allo les fans ? Une religieuse trouve au contraire des corps « très beaux, très artistiques ». Et une fan, Camille, d’ajouter « ils sont dépeints avec beaucoup de pudeur ». Du 7ème art ?

Un fan sur Facebook défend la Mante Religieuse contre les intransigeants : « Cette conversation me fait penser au procès qui a été fait par des cathos trop bien pensants au projet Thérèse Vivre d’Amour. Finalement, à vouloir être le défenseur bien, on finit par vouloir voir le mal partout… et combattre le bien. »

Pour Mathilde Henry, fan du film, « points de plans pornographiques, quelques paires de seins et baisers érotiques et chauds, la banalité du quotidien de nos jeunes contemporains de ce début de 21e siècle ».

Cependant, Nice Matin trouve qu’il n’y a – carrément ! – pas assez de sexe : « A la place des scènes de sexe attendues, on a droit à de longues plages de dialogues censés illustrer le dilemme des deux protagonistes ». Hé, les gars, si vous vouliez aller voir un film porno avec vos amis de Studio Ciné Live, vous vous êtes trompés de salle ! Non sans ironie, le journal Lui, de son côté, se régale : « La Mante Religieuse est un premier film intense, sombre, moins pervers que ce qu’il devrait, plus bernanosien qu’il ne faudrait, mais assez trouble et complexe pour attacher le spectateur chrétien. Je me demande combien de femmes catholiques ont couché avec un prêtre. ll faudrait pouvoir les écouter en confession… »

Bref, il faudrait surtout accorder les violons. 😉

11. Combat spirituel

 

« La force du film, pour le rédac chef de Panorama, est de nous faire entrer dans ce combat spirituel par lequel vont passer les deux personnages, non sans dommages. Comme on traverse un gué, on ne peut apprécier La Mante religieuse qu’une fois sur l’autre rive Alors, on approche le mystère de la croix et sa puissance de rédemption. » Cependant, trois lignes plus loin, en « contre point » (les fameux !), le père Arnaud Adibert, assomptionniste appelé à la rescousse reconnaît «  un moment d’une grande clarté la confession de foi du prêtre dans une vibrante prière ». Avant d’asséner : « De quel amour parle-t-on ? C’est toute l’ambiguïté de ce film dont on ressort plus perplexe qu’éclairé. (…) Y a-t-il quelque chose de crédible dans cette histoire entre un être vivant et un spectre ? »

Soulignons un contre-sens : « Le désir de paix de la jeune fille invite à l’espérance, écrit-il, mais sa volonté persistante de « coucher » avec le Père David au mépris affiché du choix de vie de celui-ci contredit l’hypothèse d’un amour vrai, fruit d’une conversion. » Qui a dit que Jézabel s’était convertie « dès le premier flirt » ?

L’abbé Grosjean, lui, explique : « Ce film est fort. Troublant, parfois difficile. Certaines scènes ne sont pas faciles à regarder pour le prêtre que je suis, qui pense à tel ou tel confrère qui est tombé, lui. Mais ressort bien cette violence et ce drame du combat intérieur… »

12. Une évangélisation ?

« Ce film magnifique, qui met le spectateur en présence de ses propres forces et faiblesses, sans jugement, sans contraintes, mais au contraire le laisse libre dans la manière dont il recevra le message, a marqué la jeune Mylène Jampanoï (Jézabel dans le film) : enceinte, elle a décidé qu’elle ferait baptiser son enfant et qu’elle se ferait baptiser le même jour. » (Jean-Michel Touche, écrivain, sur son blog). Mathilde Henry, de l’agence Bonne Nouvelle, a tout compris : « Avec des accents nietzschéens, le film va aux périphéries existentielles du désespoir, de l’appel de la mort, de la haine de soi. Un film très « pape François », mais aussi « Voyage au bout de la nuit », qui nous laisse libre de choisir entre ténèbres et lumière. (…) Catholiques, ce film n’est pas pour vous, mais pour entrouvrir une porte vers l’invisible aux personnes que vous inviterez. Il est fait pour ceux qui cheminent vers le baptême, ceux qui se disent «’Dieu pourquoi pas ?’, ceux qui crèvent de vivre enfermés sur eux-mêmes, les autistes de l’amour que nous sommes tous – plus ou moins ».

Aubry ne disait pas autre chose ici même en rappelant la nécessité « stratégique » de soutenir le film en 1ère semaine pour que « Manon » puisse elle aussi le voir et être touchée. Benoit XVI, dans son encyclique Caritas in Veritate, écrivait : « si l’on ne fait pas connaître la Bonne Nouvelle dans l’environnement numérique (et donc dans ce lui du cinéma), elle pourrait être absente dans l’expérience de beaucoup de ceux pour qui cet espace existentiel est important ». Alors que son successeur, le pape François, invite particulièrement ses prêtres à aller « aux périphéries de l’existence » pour « garder l’odeur des brebis », n’est-ce pas précisément ce que fait le prêtre dans La Mante Religieuse ? (Dans ces conditions, pas étonnant que pour Télérama, il n’y ait « rien à sauver », même pas des âmes !).

Le débat attendu, en écho à ceux des avant-premières, n’a pas eu lieu dans les médias. Ni sur le célibat des prêtres, ni sur la désespérance d’une certaine jeunesse, ni sur l’espérance proposée en retour par les chrétiens qui osent aller « aux périphéries de l’existence ». Ici, le très critique Télé Obs ne s’est pourtant pas trompé : « Le premier film de Natalie Saracco trouve une certaine grâce dans les séquences où Jézabel et le père Daniel vont à la rencontre des autres : prostituées parisiennes, SDF reclus sous des tentes, concierges hostiles à leur locataire travesti, mère supérieure de couvent ouverte et tolérante. » Et quand le pape invite l’Eglise, pour la Pentecôte, à être dérangeante sous peine d’être placée « en réanimation », ce film répond à 100% à cet objectif !

Tout cela ne serait pas grave si, au fond, il ne s’agissait pas de la capacité – ou non ? – de ce film à évangéliser. Dans un contexte où le sexe est de plus en plus déconnecté de l’amour vrai – rappelons que 15% des Français ont déjà eu un « plan à trois », que le « sexfie » fait fureur et qu’aux Etats-Unis débarque la 1ère téléréalité porno sur une chaîne « normale », s’écrier, lorsqu’on est catho, « au bûcher, la Mante Religieuse, au bûcher ! » a quelque chose d’irréel. Un peu comme un agneau aboyant avec les loups, ou Luke Skywalker passant du côté obscur !

L’Empire a contre-attaqué, dévoilant ses positions. Finalement, La Mante Religieuse a agit comme un révélateur. La presse catho n’a globalement pas soutenu le lancement d’un film pourtant très actuel et prometteur : ce n’est pas encore cette fois que les catholiques ré-investiront le champ de la culture. On se souviendra de cette femme, perplexe devant les critiques négatives des journaux chrétiens et de ce qu’elle avait entendu de Natalie Saracco à la radio, voulant en avoir le cœur net : elle est allée voir le film et elle a beaucoup aimé ! A noter aussi que Philippe Arino, qui a d’abord descendu le film sur son blog, aurait presque changé d’avis en rencontrant Natalie Saracco dimanche soir, à Saint Germain des Près…

Le film reste une 3ème semaine à l’affiche à Paris : vous savez ce qu’il vous reste à faire si vous voulez vous faire votre propre opinion plutôt que d’écouter les Dark Vador ! 😉

Pierre-Antoine Bousquet

La Mante Religieuse : « la vérité de la conversion humaine face à la miséricorde divine »

La Mante ReligieuseAujourd’hui, nous vous proposons la critique de Fleur Nabert, sculpteur, qui a assisté hier soir à la dernière avant-première de la Mante Religieuse.

Je sors tout juste de la dernière avant-première parisienne du film La mante religieuse qui sort en salles demain, 4 juin 2014. C’est un film qui à l’évidence ne fera pas l’unanimité : d’aucuns lui reprocheront de parler de Dieu, d’autres encore d’évoquer la tentation d’un prêtre. Il sera à cheval entre deux mondes, ne parvenant à satisfaire en totalité ni la communauté des croyants ni celle des non-croyants. Et la réalisatrice paiera à coup sûr le prix de son engagement à dire son espérance réelle, entière, qu’elle porte de salles en salles sur son visage comme un sourire d’enfant.

Pour ce qui me concerne, je me moque du pour comme du contre. Et du balancier stérile de la polémique : on trouvera le film insupportablement sulfureux ou tristement réaliste. On le jugera complaisant, ou parfaitement chrétien. Ce qui me pousse à écrire c’est le talent de Natalie Saracco à nous montrer un cœur qui était en hiver et qui fond, comme la neige, sous le soleil de Dieu. Et pour cela il faudra en passer par un chemin tortueux de vie, de séduction venimeuse, de drogue et de sexe désespéré. En passer aussi par l’exemple d’un prêtre au cœur aimant qui met ses pas dans ceux du Christ, auprès des pauvres et des prostituées, avec le sourire ou la sainte colère que l’on imagine si bien être ceux du Nazaréen dont le monde n’a jamais réussi à oublier le nom. Un prêtre qui tremble aussi, dans sa chair, face à la plus torride des séductrices. Qui trébuche mais qui a le courage de se relever pour un petit morceau de métal autour de son cou, qui est le sens et le cœur de sa vie.

En passer enfin par une Geneviève Casile, superbe mère supérieure carmélite, qui lit dans les âmes. Et qui ouvre la voie par ces mots : « la miséricorde, tout est là. » Alors la Présence peut se frayer un chemin, comme l’eau entre les pierres. Dieu entre. Et là où il établit sa demeure tout est lavé et pardonné.

C’est pour ce sourire d’une jeune femme prodigue, autrefois perdue, et qui rouvre les yeux dans l’ombre de sa cellule dépouillée pour dire à Dieu qu’elle l’aime, c’est pour ce sourire que le Christ est allé sur la croix. Pour pêcher une âme… et des millions d’autres. Et c’est ce sourire qui me reste du film, bien au-delà de tous les oripeaux du désespoir.

La Jezabel de Natalie Saracco rejoint la cohorte silencieuse des Charles de Foucauld mis à genoux sous les voûtes de saint Augustin, Etty Hillesum dans sa salle de bain, Ignace de Loyola sur son lit de blessé et des milliers d’anonymes dont je fais partie qui ont laissé venir Dieu après lui avoir tourné le dos et qui ne peuvent se guérir de cette brûlure d’amour.

On peut tout dire de ce film. Mais – et je le sais dans ma chair – il touche à la vérité de la conversion humaine face à la miséricorde divine, cet alliage fragile et si difficile à décrire.

Pour en savoir plus sur le film : www.jaimelamante.com