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e-Mission, le 1er forum européen de l’évangélisation par Internet

Les 1,2,3 juillet prochains, sous le grand chapiteau du domaine de La Castille (Var) aura lieu le 1er forum européen de l’évangélisation par Internet, pour susciter une nouvelle culture numérique dans l’Eglise, au service de sa mission. Une grande première sur un sujet d’actualité envers nos contemporains en recherche de sens. En partenariat avec Radio Maria, l’appli Pearl et Aleteia !

 

Grands intervenants :

– Introduction du forum par Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon
– Antonio Spadaro, s.j. (di. de la revue jésuite La Civiltà Cattolica, Rome, auteur du livre Cyberthéologie, penser le christianisme à l’heure d’Internet) : challenges pastoraux autour du monde numérique
– Jean-Marc Potdevin (appli Entourage) : le numérique au service de la charité en actes
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– Alexandre Meyer (Aleteia) : animer un site d’infos chrétiennes
– Père Amar (Padreblog, auteur du livre Internet, le nouveau presbytère, ou comment rassembler les brebis avec des souris) : faire du buzz sur Internet pour Jésus
– Matthias et Régine Rambaud (Attraction-Communication, Suisse) : le numérique au service de la croissance de l’Eglise et de ses pasteurs

Ateliers :

1. Quel est mon profil missionnaire ? (Alex et Maud Lauriot-Prévost – Monprofilmissionnaire.com)
2. Les défis du leader de l’évangélisation par Internet (Béatrix Bréauté – Talenthéo)
3. Eglise et évangélisation par Internet (Père Samuel Chaboussou)
4. Doctrine sociale de l’Eglise et évangélisation par Internet (François Jusot)
5. Stratégies pour évangéliser par Internet (Jean-Baptiste Maillard, sec. gén. de Lights in the Dark, auteur du livre Dieu et Internet, 40 questions pour mettre le feu au web)
6. Comment écrire sur Internet pour les non-croyants (Michèle Longour – Reussirmavie.net)
7. Evangéliser sur Internet avec Wikipédia (François Jeanne-Beylot)
8. Evangéliser sur Internet avec la vidéo (Damien Boyer – Orawa production)
9. Evangéliser par Internet avec les réseaux sociaux (Alexandre La Flèche)
10. Réussir la transformation numérique de son diocèse (G. de Germain – diocèse de Fréjus-Toulon)

Podium de l’innovation, chaque jour en plénière : tous ceux qui le souhaitent peuvent venir présenter leur projet numérique innovant en 7 minutes.

Veillées : une veillée festive avec la comédie musicale ‘Enquête au Vatican’ (Ad Gentes, déjà présentée aux JMJ de Cologne) et une veillée d’intercession pour l’évangélisation du continent numérique.

Les temps de prière (messes, adorations, etc.) seront animés par la communauté brésilienne Ricado.

Renseignements pratiques et inscriptions : sur le site officiel de l’association, www.lightsinthedark.info.

Filmer comme un PRO avec son smartphone !

Les 20-21 mai prochains à Toulon, l’académie Sainte Faustine(*) vous propose une formation animée par Cançao Nova(**) , sur le thème :

filmer comme un PRO avec son smartphone

Le but de cette formation est de vous aider à produire des vidéos de qualité professionnelle avec un smartphone, pour votre groupe, votre mouvement, votre association ou votre paroisse.

Au programme, temps de formation incluant exercices pratiques, et bien sûr, prière. Une formation qui peut intéresser les responsables communication comme les simples laïcs désireux d’évangéliser en vidéo avec leur smartphone !

Inscription en ligne (dernières places disponibles!)

(*) L’académie Sainte Faustine est une école à la carte lancée par Lights in the Dark, association entièrement dédiée à l’évangélisation par Internet.

(**) Cançao Nova est une communauté brésilienne qui a lancé au Brésil une chaîne TV d’évangélisation, avec aujourd’hui 50 millions de téléspectateurs par semaine. Implantée en France depuis 10 ans dans le diocèse de Fréjus-Toulon, elle dispose d’un studio vidéo professionnel et produit de nombreuses vidéos (voir leur site cnmedia.fr).

 

 

François Bert : « Le temps des chefs est venu ! »

Se procurer le livre sur AmazonFrançois Bert, saint-cyrien, ancien officier parachutiste à la Légion étrangère, fondateur du cabinet Edelweiss RH où il a élaboré une méthode unique autour du leadership, vient du publier un manifeste intitulé Le temps des chefs est venu. En quelques pages bien écrites et qui se lisent vite, il nous livre son diagnostic sur les personnalités politiques françaises, à l’aune de l’image du chef.  Brossant, dans un premier temps, un rapide portrait de la personnalité des présidents qui se sont succédés au cours de la Ve République, l’auteur va bien au-delà des opinions ou des partis politiques, pour dégager les traits de caractère de ce qu’il appelle un vrai chef ou un meneur d’hommes. A quelques jours de l’élection présidentielle française, nous avons voulu l’interviewer pour qu’il nous dise aussi ce qu’est bon leader de l’évangélisation : passionnant !

Anuncioblog : Pourquoi ce livre ?

François Bert : J’ai envie de vous répondre : « Parce que le moment est venu… ». Le passage à l’écriture fut moi pour la combinaison de deux facteurs : l’observation, avec un degré de répétition qui confine à la règle, d’un nombre tel d’erreurs de casting dans les sociétés que j’accompagne que la comparaison avec la politique est devenue soudain évidente ; ce livre devait être au départ technique avec une quatrième partie sur la politique et celle-ci a finalement pris le pas sur le tout ; l’intuition, à force d’écouter les signes des temps, que nous arrivions un moment de bascule nette de la vie politique : essoufflement et discrédit du pouvoir médiatique, paroxysme de la non décision, de la communication absconde et de l’inconséquence comportementale avec François Hollande, rejet massif du personnel politique, renversement des idoles (défaite de Clinton, victoire du Brexit, mise hors course de Sarkozy, Juppé, Valls, etc.)

A quoi distingue-t-on un bon leader ?

F.B. : Un bon leader ne se distingue pas d’abord parce qu’il sait entraîner du monde derrière lui mais parce qu’il sait où il va. Avoir les deux est idéal mais à tout prendre mieux vaut être suivi à force de donner la bonne orientation que de plaire tout de suite avant d’égarer tout le monde. Et savoir où aller, ce n’est ni une idée fixe ni un besoin de consensus mais bien une écoute silencieuse de l’environnement pour décider de l’étape et du cheminement.

En prenant une image géométrique on peut dire qu’il y a deux sortes de leaders : les leaders centripètes et les leaders centrifuges.

Les leaders centripètes arrivent à générer une énergie forte autour d’eux mais sur la base uniquement d’une recherche d’affection (cf. Sarkozy) ou d’accord sur les idées (cf. de Gaulle). La difficulté va se créer sur la durée : d’une part parce que ce mode d’interaction crée des clivages forts (faire partie de la mission = être dans l’intensité relationnelle que je demande/être d’accord avec moi) et d’autre part parce que l’aventure menace à tout moment d’aller dans le mur parce qu’elle ne colle pas aux évolutions du contexte.

A l’inverse les leaders centrifuges raccordent l’énergie qu’ils savent mobiliser non pas sur leur personne mais sur la mission. Ce qui les fait avancer c’est la compréhension des étapes à suivre et des décisions à prendre pour que, malgré les inévitables variations brusques du contexte, la mission continue d’être réalisée. Dans ce mode de fonctionnement chacun est employé « autant que/pas plus qu’» il ne concourt à la mission : ce n’est donc pas son affection qui est recherchée, encore moins l’accord intellectuel sur des convictions mais sa capacité à faire, sa contribution au succès collectif.

Un bon leader (centrifuge) se distingue par la manière dont il sait employer tout le monde sans créer de clivage et à pouvoir éventuellement disparaître de la mission sans casse car la dynamique lancée autour de la mission et non autour de lui ne s’arrête pas à sa disparition. Ce fut notamment le génie capétien.

Les candidats officiels à la prochaine élection présidentielle représentent-ils selon vous de bons leaders, et pourquoi ?

F.B. : Hélas non et c’est bien pour cela que j’appelle un renouvellement quasi-complet de la classe politique. La campagne nous l’a bien montré : nous ne sommes même plus aux débats sur les programmes (qui sont pour moi déjà en grande partie une fausse piste : ils sont un argument de vente bien plus qu’une réalité de l’exercice futur du pouvoir) mais au fond du cloaque « affaires et potins », dans la comparaison des scandales et des costumes, dans une « barbichette » d’honorabilité et de cathodicité.

Les « affaires » de François Fillon sont un double enseignement : d’une part ils ont poussé la logique partisane à son comble (nous avons vu fleurir une kyrielle d’analyses comparatives du style « untel aussi emploie sa femme », «  et Julie Gayet elle a coûté plus cher à l’Etat », «  et le patrimoine d’untel est beaucoup plus élevé que déclaré », etc. : tous arguments absolument insignifiants sur le sujet puisque est en jeu non pas l’irréprochabilité relative du potentiel président (même si le niveau global est affligeant) mais sa capacité à faire) ; d’autre part elle a donné à François Fillon l’occasion de se démarquer sur un sujet intéressant : la capacité à traverser les crises et à décider dans l’incertitude. Reste la vision, nous en parlons plus loin.

de Gaulle, Pompidou, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande, Marine Le Pen, Macron, Fillon : qu’est-ce qui les distingue sur ce plan ?

F.B. : J’aborde les personnalités sous deux angles complémentaires : je regarde d’abord ce que j’appelle le « moteur de personnalité » ou intelligence dominante et l’«énergie fondamentale » ou position dans l’action.

Pour faire simple il y a trois moteurs de personnalité : selon l’image biblique nous sommes tous « prêtres, prophètes et rois » mais il y a bien des « prêtres » (ou relationnels : intelligence dominante du lien), des « prophètes » (ou cérébraux : intelligence dominante du contenu (idées, avis ou expertises)) et des rois (ou chefs naturels : intelligence dominante des contextes et donc de la décision).

Il y a ensuite l’énergie fondamentale, à savoir ceux qui sont en « impulsion » (auto génération de la vision) et ceux qui sont en « réaction » (vision qui se fait au contact en complément d’un chef ou d’un groupe).

On peut considérer qu’un leader est un « roi » en impulsion. Nous n’en avons pas aujourd’hui dans les candidats présents et nous en avons eu deux par le passé : Pompidou et Mitterrand.
François Fillon est un « roi » en réaction, ce qui veut dire qu’il a la capacité à mettre en œuvre une politique dans un cadre prédéfini mais se montre léger dans la vision, qu’il ne peut pas élaborer sans l’appui d’un groupe. C’est en cela qu’il se montre influençable dans les jeux d’alliances et les sujets de fond et a davantage le profil d’un premier ministre que d’un président.

Dans les « prophètes » nous avons eu un président en impulsion, de Gaulle (vision auto-générée mais manquant de discernement à un certain nombre de moments cruciaux) et un autre en réaction, Giscard (planificateur rigide obsédé par l’idée de plaire à gauche). Dans les candidats, Macron est aussi un « prophète » en réaction, plus agitateur d’idées que planificateur, une sorte d’ « arrangeur » musical qui n’est ni compositeur, ni chef d’orchestre. Avec des différences notables Hamon et Mélenchon font partie de la même catégorie.

Dans les « prêtres », nous retrouvons en « impulsion » Chirac et Sarkozy et en « réaction », là aussi avec des différences notables, Hollande et Marine Le Pen (et aussi Nicolas Dupont-Aignan). Là où Hollande est un obsédé du consensus quitte à ce que ce soit sur rien, Marine Le Pen est obsédée par l’allégeance affective, quitte à élargir sans cesse le rayon de ses causes, qui sont pour le coup consistantes et marquées.

Que faut-il espérer pour qu’émerge en France de nouveaux leaders politiques ?

F.B. : Il faut espérer, et c’est l’objectif de ce livre, qu’une conscience collective et individuelle se prenne sur l’erreur de casting qu’a produit depuis tant d’années la logique émotionnelle, idéologique et court-termiste des médias.

Ce que j’appelle notamment de mes vœux à la fin du livre est que puisse se faire une sorte de pré-désignation des bons leaders dans la population civile. Il ne s’agit pas de composer les listes différemment pour varier les origines mais bien de revenir au réflexe instinctif des aristocraties primitives, celui qui amène à se tourner vers ceux dont on sent qu’ils pourront nous amener au but.

L’exemple historique que j’aime à donner est celui de la guerre de Vendée : les paysans vendéens ont, par temps de crise, su aller chercher avec un taux de succès assez incroyable l’ensemble de leurs chefs naturels, qu’il soit nobles (Charette, La Rochejacquelein, Lescure, Bonchamps…) ou roturiers (Cathelineau, Stofflet,…).


Vous citez sainte Jeanne d’Arc : était-elle un bon leader, et pourquoi ?

F.B. : Sainte Jeanne d’Arc trichait un peu car elle avait un « Wifi » céleste… Cela étant dit, elle en a en effet tout du leader : l’écoute d’abord, qui l’amène au discernement, la vision claire des enjeux, des nœuds de blocage et des lieux de bascule de l’action (manque de confiance en soi du roi, importance du sacre, enchainement sans répit des batailles,…), enfin l’élan et le courage utiles à donner à ses intuitions le débouché correspondant.

Jeanne est aussi éblouissante dans son procès que dans ses combats. La présence d’esprit qu’elle a face à ses juges est une très belle illustration d’un esprit consumé par la mission et en même temps tout à l’écoute de l’environnement. C’est une continuité de fulgurances de bon sens, de présence et d’autorité pleine, de « discernement opérationnel » comme j’aime à le nommer : ce qui fait qu’on colle à l’enjeu au lieu de s’embarquer dans les idées pures ou les émotions vaines.

Jeanne est leader enfin dans tous ses doutes : un chef passe ton temps à douter, à s’interroger, à faire mouliner dans sa tête des scénarii de crises possibles car il doit se préparer à décider en  toute éventualité.


Si l’on transpose cette définition dans la sphère catholique, concernant la mission première de l’Eglise, l’évangélisation : quels sont les caractéristiques d’un bon leader de l’évangélisation ?

F.B. : Jeanne m’offre une transition de choix : « Les hommes d’armes batailleront et Dieu donnera la victoire » dit-elle. Un bon leader d’évangélisation (comme un bon leader tout court) doit commencer par ce constat : il n’est pas maître de la victoire. Son job c’est le combat.
Il doit ensuite s’inspirer de deux qualités que j’évoquais en début d’interview pour qualifier le leader : savoir entraîner derrière soi et savoir conduire au bon endroit. Cela veut dire concrètement qu’il doit au maximum comprendre la personnalité des gens pour bien les employer et lui-même bien se compléter dans ses manques ou faiblesses ; il doit par ailleurs se mettre régulièrement en retrait pour pouvoir intervenir au bon moment et à bon escient.
L’expérience de l’évangélisation montre que nous ne sommes que des passeurs, des serviteurs inutiles placés aux bons endroits. Notre mission individuelle et a fortiori celle de celui qui nous emploie et de se mettre en présence de Dieu comme du contexte pour écouter ce qui s’impose au déroulé la mission par-delà la planification initiale.

Enfin un bon leader est garant de la mission et à ce titre il doit davantage chercher à être juste que gentil. Il doit donc se tenir à une juste distance relationnelle de chaque membre du groupe pour être le chef de tous et non le chef d’une bande, le facilitateur de l’action et non le G.O. de la relation.

Pour aller plus loin : se procurer le livre sur Amazon

Votre mission, si vous l’acceptez…

Ce 1er forum européen sur l’évangélisation par Internet réunira à Toulon, sous le grand chapiteau du domaine de La Castille, tous ceux qui souhaitent une nouvelle Pentecôte numérique dans l’Eglise !

De fait, l’évangélisation par Internet n’est pas réservé à une élite, ni aux cathos geeks, comme le rappelle sur son blog le secrétaire général de l’association Lights in the Dark, qui organise l’évènement. « C’est au contraire, précise-t-il, une tâche pour tous les chrétiens désireux de profiter de ce ‘don de Dieu’ (pape François) au service de la mission première de l’Eglise, l’évangélisation ! ». Et d’ajouter :  « La révolution numérique est en marche : comment l’Eglise peut-elle s’approprier cette innovation majeure, qui fait d’Internet un nouvel espace anthropologique, comme elle le fit avec l’imprimerie de Gutenberg pour imprimer largement la Bible ?  »

Teaser de l’évènement :

 

Le programme : de nombreux ateliers, mais aussi les grands intervenants suivants :
– Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon
– Antonio Spadaro (directeur de la revue jésuite La Civiltà Cattolica, Rome, auteur du livre Cyberthéologie, penser le christianisme à l’heure d’Internet) : challenges pastoraux autour du monde numérique
– Jean-Marc Potdevin (appli Entourage) : le numérique au service de la charité en actes
– Alexandre Meyer (Aleteia, partenaire) : animer un site d’infos chrétiennes
– Père Amar (Padreblog, auteur du livre Internet, le nouveau presbytère, ou comment rassembler les brebis avec des souris) : faire du buzz sur Internet pour Jésus
– Matthias et Régine Rambaud (Attraction-Communication, Suisse) : le numérique au service de la croissance de l’Eglise et de ses pasteurs.

Plus d’infos ici

Inscription (hébergement limité)

Comment un chrétien fidèle à l’évangélisation peut-il voter ?

 


Mgr Dominique Rey, dans une déclaration* toute récente sur l’Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon, se met-il en embuscade contre l’envolée annoncée de Macron ?

Il veut faire réfléchir ses compatriotes sur les qualités prioritaires d’un chef d’Etat (nous y reviendrons prochainement) :
« Les  scandales qui émaillent la campagne actuelle sont à la fois préoccupants et peu surprenants (…) Rien de tout cela n’est de nature à nous ébranler. (…) Ainsi, on n’élit rarement les plus vertueux. Il s’agit de voir celui qui est le plus capable de servir le bien commun et de diriger une communauté pour que chacun puisse y vivre en paix ».

Mgr Rey souhaite visiblement  faire réfléchir également sur les enjeux prioritaires pour l’avenir du monde :
« … La protection des droits des enfants reste une priorité : ils sont l’avenir de notre pays. Il est de notre responsabilité de protéger leurs conditions de croissance psychologique, leur stabilité affective et leur environnement familial. L’adoption plénière par un couple de même sexe n’est pas un cadre juridique protecteur pour l’enfant, qui a besoin de se savoir issu d’un père et d’une mère. L’être humain ne peut être traité comme une marchandise : ni les enfants, ni le ventre des femmes ne peuvent faire l’objet de transactions. La GPA (gestation pour autrui) est une pratique gravement contraire à la dignité de la personne humaine et doit être fermement condamnée. »

Et il cite le pape François :

« L’être humain risque d’être réduit à un simple engrenage d’un mécanisme qui le traite à la manière d’un bien de consommation à utiliser, de sorte que lorsque la vie n’est pas utile au fonctionnement de ce mécanisme elle est éliminée sans trop de scrupule, comme dans le cas des malades, des malades en phase terminale, des personnes âgées abandonnées et sans soin, ou des enfants tués avant de naître. »

C’est une question que nous pouvons nous poser ici : comment un chrétien fidèle à l’évangélisation peut-il voter aujourd’hui ?

La note du Padreblog peut aussi vous éclairer sur ce point.

Source : * Discerner pour voter

Congrès mission 2016 : focus sur Lights in the Dark, la nouvelle assoc’ dédiée à l’évangélisation du continent numérique

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La cuvée 2016 du Congrès Mission ne déroge pas à la règle de ces rassemblements sur l’urgence de la mission première de l’Eglise, l’évangélisation : c’est carton plein ! Réunissant 1500 missionnaires autour de la paroisse Notre-Dame-des-Champs et du lycée Stanislas, la rencontre du mouvement Anuncio a même eu les honneurs du journal Le Monde : le quotidien parle d’un «  réveil missionnaire » des catholiques de France.

Parmi les nombreuses initiatives présentées pendant le Congrès, une petite nouvelle : l’association Lights in the Dark, à qui l’évêque de Fréjus-Toulon, Mgr Dominique Rey, a confié la mission d’évangéliser le continent numérique. Elle démarre ainsi un grand projet incluant la création d’un centre spécialement dédié à la formation des catholiques sur ce sujet, au sein de son diocèse (voir vidéo ci-dessous).

« Je tiens à ce que cette association animée par une équipe de jeunes laïcs s’incarne dans notre réalité locale, en plein cœur du domaine de La Castille, non loin des vignes et de notre séminaire diocésain. Dans ce but, je confie à cette association la rénovation d’un mas provençal qui s’y trouve, afin d’en faire ce lieu d’accueil, incluant la construction d’une chapelle où Jésus-hostie pourra être exposé. » Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon

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L’académie Sainte Faustine : un double objectif missionnaire

Le premier objectif de cette nouvelle mission est de permettre aux missionnaires de s’y ressourcer et de se former à l’évangélisation du continent numérique pour bâtir des projets audacieux et innovants. Dans ce lieu seront donc organisées des formations en présentiel ou en e-learning pour les « éclaireurs » de la toile, des rencontres régulières sur le sujet. Mais les membres de l’association seront aussi amenés, comme ils le font déjà, à se déplacer dans les diocèses qui le demandent pour y dispenser leurs différentes formations, en particulier aux jeunes de la génération Y, très demandeurs.

Le second objectif missionnaire est de développer les actions d’évangélisation à travers différents initiatives sur la toile (Lights in the Dark a déjà un certain nombre d’expériences réussies à son actif), mais aussi d’organiser des événements locaux afin de mettre les non croyants en relation avec l’Eglise (pour mener du web au réel, la fameuse rencontre IRL = in real life). « Notre intuition est que l’internaute non croyant et chercheur de sens puisse faire une vraie rencontre avec le Christ par l’intermédiaire de son Eglise. En d’autres termes, le mettre en contact avec la paroisse ou la communauté à côté de chez lui » explique Jean-Baptiste Maillard, Secrétaire Général de Lights In The Dark. 

Par cette action, le diocèse de Toulon entend accompagner le développement des nouvelles technologies de communication et transmettre la lumière du Christ dans le monde virtuel avec tout ce qu’il comporte d’embûches, et parfois aussi, de ténèbres.

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Forte de plusieurs expériences réussies en la matière avec des initiatives comme PieXII.com, L’Inquisition pour les nuls ou Ainsi soient-ils.com, Lights in the Dark animait pendant le Congrès un atelier sur le thème « comment apporter un éclairage sur les séries TV ou les films pour évangéliser » (voir photos ci-contre). De nombreuses personnes y sont venues se former, avec l’envie de participer à de nouvelles initiatives proposées par Lights in the Dark, preuve d’un réel intérêt et besoin sur le sujet.

Plus d’informations : www.lightsinthedark.info

 

La résurrection du Christ.com : un éclairage sur ce film déjà en salles !

La résurrection du Christ

Heureuse surprise sur le web : l’association Lights in the D@rk, dédiée à la diffusion de la culture chrétienne sur Internet(*), a pu réserver le .com correspondant au film. Elle y dévoile un site complet pour apporter un éclairage sur cet épisode finalement pas si connu de l’histoire de l’humanité. 

Sur le site, une quarantaine d’articles ont été publiés dès le lancement, dans différentes rubriques : le filmla passion du Christla résurrection du Christles apôtresles romainsles reliquesMarie. Parmi ceux-ci, on trouve des articles comme « Qui était Ponce Pilate ?« , « La résurrection du Christ, une douteuse opération de com’ ?« , ou encore « Pourquoi le Christ demande-t-il aux apôtres d’être ses témoins ?« .  

Un site dynamique pour une enquête menée tambour battant

« La résurrection du Christ est un film distribué en exclusivité par Sony Pictures, avec un fort potentiel de diffusion, expliquent notamment les créateurs de ce site sur leur page ‘qui sommes-nous ?’. C’est une enquête menée tambour battant par un tribun romain (admirablement bien joué par Joseph Fiennes) qui, à la demande de Pilate, cherche à retrouver le corps du Christ… bref, un vrai thriller (bande-annonce) nous donnant la possibilité de donner une lumière nouvelle sur un sujet peut-être pas si bien connu ! »

Genèse d’un projet mené dans la discrétion

« En février dernier, expliquent-ils encore, nous avons appris dans les médias la sortie prochaine du film Risen sur les écrans français, sous le nom « La Résurrection du Christ ». Nous avons donc réservé assez vite le .com correspondant, avant de voir le film en projection presse, pour se faire notre propre opinion ». Cette discrétion leur a permis de déployer leur proposition éditoriale sur le web, en totale liberté, tant vis-à-vis du public, que du distributeur Sony Pictures, mis au courant de leur initiative. Ayant seulement quelques semaines devant eux, une équipe dédiée a dû être montée, composée d’une vingtaine de contributeurs bénévoles. Le site désormais en ligne permet non-seulement d’informer sur le film, mais également d’être utilisé comme outil d’évangélisation. Une aventure à suivre les prochaines semaines sur LaresurrectionduChrist.com !

(*) Voir aussi : PieXII.com,  L’Inquisitionpourlesnuls, Ainsisoientils.com

Carême : lancement de missionmisericorde.com !

missionmisercicorde2

Pour répondre à l’appel du Pape François « puisse le Carême de cette Année Jubilaire être vécu plus intensément comme un temps fort pour célébrer et expérimenter la miséricorde de Dieu » (1), l’association Lights in The Dark propose une initiative originale de Carême autour de la miséricorde. Elle fonctionne sur le même principe que leur opération de 2013, Missionconclave.com. Elle permettait alors à chaque catholique de recevoir le nom d’un cardinal pendant le conclave et de prier pour lui (30 000 participants au total).

Aussi, Missionmisericorde.com propose à chaque chrétien de recevoir un cheminement concret et personnalise pour expérimenter la miséricorde par les œuvres spirituelles et corporelles proposées par le Pape François dans sa Bulle d’Indiction de l’Année jubilaire. Le pape y exprimait son souhait que les catholiques s’y plongent : « J’ai un grand désir que le peuple chrétien réfléchisse durant le Jubilé sur les œuvres de Miséricorde corporelle et spirituelle. » (2)

L’internaute reçoit une courte méditation, des idées concrètes de mise en application de ces œuvres de miséricorde autour de lui, des paroles de l’Ecriture sur la miséricorde et quelques mots du Pape François.

Missionmisericorde.com propose un retour d’expérience de tous ceux qui auront participé en les invitant à témoigner pour diffuser les fioretti. La part belle est donnée aux réseaux sociaux avec la création d’une page Facebook et d’un compte Tweeter sur lesquels seront relayés toute l’actualité de l’opération.

Participer : www.missionmisericorde.com

  1. Misericordia Vultus n° 15
  2. Misericordia Vultus n° 17.

 

Monprofilmissionnaire : à chacun sa manière d’évangéliser !

monprofilmissionnaire

Après un an d’activité, plus de 10.000 internautes se sont connectés sur le site www.monprofilmissionnaire.com pour mieux identifier leurs charismes missionnaires et mieux comprendre leur mode relationnel dans l’évangélisation. Nous l’avons testé pour vous : un outil très réussi à mettre entre toutes les mains !

Un an après son lancement, Monprofilmissionnaire.com se voit recommandé (sur la front page du site) par 6 institutions missionnaires, reconnues et qui font ‘autorité’ en France en matière d’évangélisation : Alpha-France, Anuncio, les Cellules paroissiales d’évangélisation, Priscille & Aquila, et les 2 écoles internationales d’évangélisation, Jeunesse Lumière et l’ESM de Paray-le-Monial (Communauté de l’Emmanuel).

Toutes utilisent les services du site pour la formation de leurs propres membres et recommandent sa diffusion pour la croissance et le développement de l’évangélisation. De plus en plus de services diocésains, de paroisses ou de mouvements utilisent et font connaitre ce service à leurs membres.

Avec Monprofilmissionnaire.com, plus de raison de ne pas évangéliser : chacun peut connaître son propre charisme ! Un outil que chaque chrétien devrait utiliser au moins une fois pour mieux répondre à ce commandement du Christ : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 29,19-20).

Attraction-communication : une nouvelle idée de l’évangélisation !

Attraction communication

Sur cette photo, Matthias est tout à gauche, en bleu : son épouse Régine.

 

Attraction Communication est une toute nouvelle agence qui vient de naître en Suisse, et dont on parle déjà beaucoup ! Fondée par un jeune couple (Matthias et Régine Rambaud) dans le but d’aider l’Eglise dans sa mission première, l’évangélisation, nous avons voulu les interviewer. Matthias est un habitué d’Anuncioblog : nous l’avions déjà interrogé ici en… 2007 ! Nous l’avons retrouvé avec plaisir sept ans plus tard !  

Anuncioblog : Pourquoi avoir créé Attraction Communication Services, d’où vous est venue cette idée ?

Matthias : Attraction est un élan, un appel né du constat qu’une génération se lève mondialement au cœur de l’Eglise catholique pour annoncer le Salut de manière renouvelée, mais ne sait pas forcément comment le faire et avec quels moyens. Il nous a donc semblé urgent de lancer une agence pro & catho pour équiper cette nouvelle génération de leaders avec les outils professionnels nécessaires à une communication qui libère l’Evangile dans le monde avec pertinence.

D’où vient ce nom ?

Le nom Attraction vient de l’exhortation apostolique Evangelii Gaudium du pape François. Texte qui a été pour nous une réelle confirmation de ce que nous portions en créant notre agence. Le souverain pontife y insiste, à la suite de son prédécesseur, que tout le monde à le droit à l’Evangile et que «les chrétiens ont le devoir de l’annoncer sans exclure personne, non pas comme quelqu’un qui impose un nouveau devoir, mais bien comme quelqu’un qui partage une joie, qui indique un bel horizon, qui offre un banquet désirable ». Il relève ensuite avec brio que « L’Eglise ne grandit pas par prosélytisme, mais « par attraction » ». Tout est dit !

Que propose concrètement votre agence ?

Nous proposons aux leaders catholiques un coaching individualisé qui comprend leur identité et qui leur apporte un éclairage spécialisé ainsi que des outils professionnels en communication dans une profonde communion avec l’Eglise universelle. Cela va de la réalisation d’un identité graphique complète à un logo ou une affiche, en passant par le positionnement stratégique (cibles, message, etc.) et le media training ou la formation à la recherche de fonds et l’organisation événementielle.

Quelle est l’importance de la communication pour l’évangélisation ?

Elle est incontournable ! Si nous voulons annoncer le Christ au monde, nous devons aussi nous adresser à lui grâce aux moyens de communication contemporains qui sont omniprésents dans nos quotidiens. Mais cette communication, pour être crédible, doit être de qualité, car si nous ne sommes pas responsables de la manière dont les gens accueillent le message salvateur de l’Evangile dans leur vie, nous devons pouvoir répondre de la crédibilité et de la qualité de notre annonce.

Quelles sont vos attentes ?

Que nous puissions contribuer, avec les responsables catholiques, à mettre debout une génération qui aime le Christ ainsi que son Eglise et qui se mobilise pour communiquer l’Evangile dans la société avec pertinence! « Dieu à tant aimé le monde »! Equiper d’outils professionnels est nécessaire, mais nous voulons aussi rappeler qu’il est d’abord central de se laisser renouveler par le Christ pour rayonner autour de soi.

Pour aller plus loin : www.attraction-communication.com

Homosexuel(le)s : invitation pour une soirée exceptionnelle !

Trinité - Homosexualité


Parmi nos proches, nos relations personnelles ou professionnelles, nous connaissons ou sommes liées à des personnes en quête de leur identité, des hommes et des femmes qui interrogent ou remettent en cause leur propre sexualité.Vous en faites même peut-être simplement partie ?

Par manque d’informations ou à cause de paroles injustes ou de regards malheureux, beaucoup d’entre elles pensent que l’Eglise les condamne, les rejette, les exclut. Beaucoup n’ont pas encore eu la joie de faire l’expérience personnelle de l’Amour, de la Miséricorde inconditionnelle du Christ.

C’est pourquoi, le 2 octobre prochain à 20H30, dans l’église de La Trinité à Paris*, des chrétiens accueillent, prient pour et avec ceux ou celles qui se sentent concernés par ces sujets, cause de nombreuses souffrances. 

Musiques, chants de louanges, instants de silence et de contemplation accompagneront, entre autres : un éclairage du Père Philippe de Maistre, aumônier du Collège Stanislas à Paris, sur la difficulté d’être soi-même sous le regard de Dieu,et le témoignage d’Andrew Comiskey, témoin venu des Etats Unis qui, à partir de sa précédente expérience homosexuelle, poursuit sa mission d’accompagnement et d’annonce de la Miséricorde Divine auprès de ceux et de celles qui se sentent attirés par d’autres personnes de même sexe.

Des petits groupes d’intercession prieront particulièrement avec ceux et celles désireux de présenter une ou plusieurs intentions personnelles. 

Par amitié ou délicate attention, n’hésitez pas à faire passer cette invitation (entrée libre et gratuite) à ceux et celles qui pourraient être sensibles à l’événement ! 

Nous comptons aussi sur votre présence pour prier avec et pour eux, mais aussi pour vous, tout au long de la soirée. 

(*) 9ème arrondissement – métro : Trinité-d’Estienne d’Orves ou Chaussée d’Antin-Lafayette / RER : Auber / Parking public : 10 rue Jean-Baptiste Pigalle.

La Mante Religieuse : L’Empire contre-attaque !

Film La Mante Religieuse © La Mante Religieuse 2014

Plus c’est gros, plus ça passe. L’orgueilleux empire médiatique, mécontent qu’un tel film soit sorti au cinéma – chasse gardée d’une dictature culturelle ? – n’a pas attendu pour lancer ses vaisseaux à l’assaut de l’OVNI Mante Religieuse. Sa stratégie est simple : quand il en parle, chercher à ridiculiser le film en critiquant la réalisation plutôt que le message lui-même. Quant à ceux qui sont sensés être les prescripteurs d’un tel message, ils crient à la « complaisance » sans se frotter aux codes du monde moderne. A croire que Christian Clavier a raison (dernier Figaro Magazine) lorsqu’il dit qu’en France, la critique ne supporte pas ceux qui pensent autrement. Sur Allociné, la moyenne critique presse est de 1,7 contre 3,7 pour la note spectateurs, ce qui, rapporté en %, fait 34% des journalistes contre 74% des spectateurs qui ont aimé ! Autant dire que le public, lui, adore ! Le film ayant fait couler « beaucoup d’encre » (Ouest France), voici une revue de presse en 12 points avec l’avis des fans, pour tout savoir (ou presque) sur La Mante Religieuse.

1. Sur la réalisation

« Une collection de clichés dignes de la pire littérature de gare, dans un film réalisé et interprété à la truelle » condamne d’un trait Le Bien Public. « Pour ses débuts de réalisatrice, reprend Le Monde, Natalie Saracco propose une variation contemporaine très premier degré du mythe de Marie-Madeleine, dans laquelle l’outrance du propos le dispute à l’indigence de la mise en scène. » Etes-vous sûr ? Chez France télévisions, un critique cinéma déclare au contraire qu’il s’agit d’un film « carné » : « Ce qui frappe d’emblée dès les premières scènes de « La Mante religieuse », commence-t-il, c’est le professionnalisme de la réalisation de Natalie Saracco. La qualité du cadrage, de la lumière, des décors, des costumes… une esthétique non esthétisante, une véritable patte, rarement détectable dans un premier long métrage. »

Et comment expliquer que Jean-Claude Fleury, producteur d’Almodovar et de Jane Campion pour « La leçon de piano », ait vu le film et témoigné en vidéo combien il l’appréciait, en précisant qu’il y avait « tout » pour un excellent film ? Nous avons un début de réponse avec la critique du Parisien, intitulée « Un enfer » : « Scènes surjouées, dramaturgie appuyée, ce film piqué par le mystique est un match de catch à l’issue duquel le spectateur, qu’il ait la foi ou non, finit au tapis. » Peur du KO de la conversion ? Est-ce parce qu’il s’agit de religion ?

Heureusement, plusieurs avis comme celui-ci, posté sur Première, prennent la défense de la réalisatrice : « Le film de Nathalie Saracco est un chef d’oeuvre ! Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un film de cette qualité. Les acteurs jouent tous exceptionnellement bien, le scénario est très intéressant et la mise en scène très bien ficelée. On se laisse complètement envouter par ce film qui ne s’oublie pas par son originalité et son talent. » Un autre ajoute, sur la réalisation : « De très beaux plans de tournage avec une belle lumière. » Précisons que le film a été tourné en 35 mm, avec les talents du chef opérateur Giovanni Fiore Coltellacci, vieux routier du cinéma italien…

Les vieux singes du cinéma ne s’y trompent pas : ainsi Xavier, ancien animateur de ciné-club, se dit « impressionné par la densité » de la Mante Religieuse : « Votre film sera promoteur d’échanges et de discussions passionnées et passionnantes, prophétise-il : un vrai cadeau dont tous les cinéphiles et tous les amateurs de sujets pointus et contemporains vont se régaler, car vos acteurs comme vos images sont justes et de grande qualité.  Votre Mante Religieuse va faire causer dans les chaumières et pas que catholiques, moi j’vous le dis, en tant qu’ancien animateur de ciné-clubs et des ciné-forums. »

2. Sur les acteurs

La Voix du Nord déboule : « La réalisatrice s’applique, à chaque plan, à prouver son incapacité à construire un plan, à diriger un acteur (ils sont tous calamiteux), à exprimer un sentiment. Fort heureusement, le ridicule ne tue plus. » Mais là encore France télévisions répond : « Une exigence (de réalisation) qui se retrouve dans le choix des acteurs. Mylène Jampanoï, beauté troublante, sulfureuse qui se définit comme « pro de la vie en 3D » (Dope-Destroy-Dégoût). Face à elle, Marc Ruchmann campe un très convaincant jeune prêtre à la foi communicative, pétri de modernité. »

Il faut bien dire que lorsqu’on est journaliste et qu’on veut chercher le gros insecte, mygale géante digne de Star Wars ou simple mante religieuse, on n’est pas à une contradiction près. Comme en témoigne cette difficulté des directeurs de publication à se placer d’un côté ou de l’autre de la force obscure. Ainsi, Le Figaro a publié une critique à quatre étoiles sous la plume de Marie-Noëlle Tranchant, tandis que son supplément du week-end démolit le film, sous les griffes acérés et un tantinet moqueuses (notamment envers la Providence) de Jean-Claude Buisson. Cela donne : « C’est une histoire de foi qui déplace les montages, et de buzz qui souffle où il veut » contre « La Mante Religieuse est un chemin de croix dans son format cinématographique ». Cherchez l’erreur ! Cette dernière critique conclut que de toute façon, les films vus à Cannes étaient bien meilleurs. Y compris Welcome to New York, M. le critique ?

Nice Matin monte à l’assaut ? « Découverte dans Sous le soleil, la malheureuse Mylène Jampanoi, honnête croisement entre Sophie Marceau et Laura Smet, fait tout ce qu’elle peut pour avoir l’air sulfureux et son partenaire Marc Ruchmann pour paraître sexy, rien n’y fait, tout sonne faux. ». Cette phrase que l’on croirait tirée d’un mail groupé est reprise telle quelle par La Provence, qui rajoute (dur labeur : ont-ils vraiment vu le film ?) la sentence « nanar du mois ». Aussitôt, un fan poste le commentaire contraire : « Quel film ! Ça remue, bouscule, émeut, mais après réflexion, tout est juste, réfléchi, inspiré. Dans une société où tout laisse à croire que le mal n’existe pas, on voit bien que la spirale infernale du péché mène à la mort. Cela pose à chacun la question du sens profond de son existence. Et dans un monde qui banalise, ignore ses prêtres et leurs actions, cela met en évidence qu’ils donnent leur vie pour nous, dans toute leur humanité. Ce sont nos héros des temps moderne ! »

Sur le jeu des acteurs, une fan écrit aussi : « J’en ai été émerveillée, ils sont si justes chacun, si vrais dans leur rôle. Et puis je trouve que ce film en dit juste ce qu’il faut. Il va à l’essentiel, dans les prises de vue, dans le message et dans le jeu des acteurs. Bravo, je pressens que ce film va faire du bien ! »

 

3. Sur le scénario

 

Trop dérangeant le scénario ? Pour le journal La Croix, un peu dépassé, ça va trop vite : « Le scénario, on le constate aisément, ne s’embarrasse pas de fioritures pour parvenir à la rencontre attendue entre le diable et le Bon Dieu. Et c’est bien le défaut artistique de ce film. »

« Un scénario et à une réalisation peu subtils. Court extrait : au bord du péché mortel, le P. David, enlacé à la tentatrice Jézabel, voit la croix pendue à son cou tomber. Et là, zoom sur le pendentif, dont le prêtre se saisit d’une main ferme avant de revenir à la raison… » Le journaliste n’a donc pas compris cette scène et commet un abominable « spoiler » (révélation de l’intrigue)…

Heureusement qu’il y a France télévisions(!) : « La cinéaste signe un scénario original dont une grande partie repose sur la définition de personnages complexes et évolutifs. » Ouf, on a eu chaud ! Et on peut lire, rassurés, sur le Skylab : « Sur fond de religion et de débauche, l’histoire est avant tout centrée sur l’amour. Celui qui peut redonner l’envie de vivre à une jeune-femme excessive. ». La Dépêche du Midi : « La force du film réside dans son scénario original et ses idées véhiculées. En effet, le film livre ici une leçon tolérance, d’amour et de sens des valeurs atypique. » Stéphane, un fan, conclut : « L’intrigue, qui va crescendo, est passionnante. »

Mathilde, a aimé « l’âpreté et l’originalité du scénario » : « on veut la version longue », ajoute-elle ! Un autre fan s’extasie : « Du « vrai » cinéma ! Un film superbe, un excellent casting, les sentiments humains les plus profonds à l’état brut ! Des questions existentielles traitées sans pathos et en vérité. Il n’y a aucune vulgarité dans ce film, car aucune scène « osée » n’est gratuite ou déplacée, elles donnent au contraire du sens, de l’humanité, de l’épaisseur aux personnages et aux sentiments vécus. Le jeu de Mylène Jampanoï est une véritable révélation. Une très belle réussite de Natalie Saracco ! On en redemande ! »

Et encore : « Jézabel est exceptionnelle dans son rôle d’artiste peintre talentueuse paumée et dépravée qui va faire une rencontre décisive bouleversant sa vie. »

Malgré tous ces fans, La Vie, par exemple, a tout simplement oublié (c’est ballot !) d’aller voir les témoignages publiés sur Jaimelamante.com : « Qui se sentira touche par pareille histoire ? Qui se reconnaîtra dans ces personnages sans nuances ? ».

Redonnons encore la parole aux fans, comme Emmanuelle : « J’ai été très touchée et bouleversée par le message profond du film qui est celui d’avancer chacun qui que nous soyons, quelle que soit notre vie dans notre chemin de foi. »

La 2366ème critique publiée par Titoo sur Allociné est sur la Mante Religueuse : « du grand cinéma, une qualité de réalisation et les deux comédiens principaux savent nous émouvoir ». Jean-Paul poste aussi : « Moi qui ne suis pas croyant, j’ai trouvé film étonnamment audacieux et juste. Le film est bien construit, et la fin, superbe ». Et Agnès écrit à son tour : « Très bon film. Une surprise ! Je ne comprends pas pourquoi la critique a boudé ce film ». (Bah nous, si !). Dylan, lui, écrit : « bizarre seuls quelques sites cathos disent du bien de ce film, les critiques sont sévères avec ce mélo ! ».

Auféminin.com en fait son coup de cœur de la semaine ? Lucie, elle, répond que le film son « coup de cœur 2014 » !

Sévères, les critiques ? Ah bon ? 😉

4. Prosélytisme 

« Attention, risque de tromperie sur la marchandise : loin du film érotique promis par le titre, ce premier long métrage de Natalie Saracco (devenue mystique après un accident) vire à la bondieuserie saint-sulpicienne, sans profondeur religieuse. Son héroïne déjantée est censée incarner « une Marie Madeleine des temps modernes » (sic). Ce n’est pas tout à fait ça. » C’est ainsi que le Canard déchaîné se jette sur la pauvre petite mante religieuse pour la dévorer toute crue, sans foi ni loi ! Et le film devient le vilain petit canard cherchant pourtant à donner un sens à la vie. Car derrière cette accusation de tromperie, se trouve en réalité celle de porter témoignage à la vérité, autrement dit d’évangéliser – ce dont Natalie ne s’est jamais caché, cf cet interview sur Anuncioblog.

Trois couleurs, revue spécialisée de cinéma, écrit une critique d’une seule ligne et reprend ce thème – croyant dénoncer une machination : « Pour son premier long métrage la réalisatrice Natalie Saracco catholique fervente ne cache pas ambitions prosélytes. » La Voix du Nord copie bêtement, sans réfléchir : « auréolée de ses prosélytes ambitions, Natalie Saracco… ».

La Croix en profite pour taper sur la nouvelle évangélisation : « Noble ambition, qui s’inscrit manifestement dans la volonté de l’équipe du film de participer au mouvement de la nouvelle évangélisation ». ‘Manifestement’, c’est mal d’être pris en flagrant délit de témoignage ! Qui vient à la rescousse de la réalisatrice ? Témoignage chrétien ? On y lit : « Un premier film dont les bonnes intentions sont évidentes. » Première le contredit : « Encombré de symboles judéo-chrétiens et d’une imagerie criarde, ce premier film pavé de mauvaises intentions joue la carte de la provocation light avant de rentrer dans le droit chemin. Amen. »

Mais au fait, qu’a donc Première contre les symboles judéo-chrétiens ?

Quoiqu’il en soit, des Juifs aussi aiment le film. En voici deux qui témoignent : « Nous avons beaucoup aimé ce film, car il nous fait ressentir l’ensemble du registre émotionnel, du rire aux larmes ; il est très bien joué et fait réfléchir à beaucoup de questions essentielles : sens de la vie, place de Dieu… Certaines scènes sont extraordinaires comme le sourire de l’enfant…. Un film à aller voir et un film destiné particulièrement à notre jeunesse. »

Un peu gênant pour ce journaliste qui parle de « notes exagérément laudatives de la part des habituelles grenouilles de bénitier ». D’ailleurs, les protestants ne sont pas en reste : « Nous sommes un couple chrétien évangélique et nous avons beaucoup aimé le film, hier soir. Fait amusant : il y a eu une panne générale dans tout le cinéma au bout de 15 mn, et nous avons eu un long moment pour raconter à nos voisins ce qui était arrivé à la réalisatrice, et pourquoi elle avait fait ce film. Ils étaient très intéressés. Le planning de Dieu est parfois curieux ! ». Faut-il signaler qu’à Dole, un pasteur protestant organise lui-même une projection le 18 juin au cinéma de Dole ?

Quand le fan-club poste sur Facebook qu’il ne manque plus que les musulmans à l’appel, un commentaire est posté en réponse immédiate : « Je suis musulmane et j’ai craqué sur le film….et le prêtre ! :)) ».

Enfin, des personnes qui ont quitté l’Eglise sont enchantées, comme Marie : « C’est un film qui redéfinit l’essence de l’amour et le respect pour autrui… merci Nathalie ! Je redeviendrais presque catho à cause de ton film ! »

Alors, prosélytisme forcément sectaire ou « évidentes » bonnes intentions ? On parle même de « grâces outrancières » (sic). C’est vrai que tous ces cadeaux tombés du ciel sont presque choquants pour qui veut manger du cureton !

5. Du côté lumineux(?) de la Force

Feu et Lumière parle de Cristeros. Il est vivant!, Panorama, ont chacun publié un « contre-point » sur la Mante Religieuse. La Vie, un « pour et contre ». France Catholique réalise un très bel entretien de Natalie Saracco mais démonte tout de même le film : « faute d’une vraie mise en scène, on a du mal à rentrer dans le film, qui fait la part trop belle – pas bien ! – aux errements de son héroïne, au détriment de ce qui la déstabilise ; les dialogues restent beaucoup trop à la surface des choses ». Finalement, il n’y a guère que Paris Notre Dame (avec la critique du Père Guilhem Causse s.j.), Radio Notre Dame (partenaire du film), RCF et La Nef pour en parler favorablement. Dans ce dernier, Jacques de Guillebon signe une belle critique : « Nous sommes en 2014. Toute l’Église de France est occupée par les bourgeois. Toute ? Non. Natalie Saracco résiste seule, encore et toujours à l’envahisseur… »

Les spectateurs, eux, ne s’y trompent pas. Sur Facebook, le public est fan. Ainsi, Gabriel déclare : « Excellente mise en scène, bravo aussi pour les artistes, je dois l’avouer, j’y suis allé avec une certaine méfiance, mais tous mes préjugés sont tombés. C’est une réalisation qui peut faire beaucoup de bien ! ». Elsa : « superbe prestation de Mylène Jampanoï », Les infiltrès (spécialistes cinéma) tweetent : « Des personnages torturés qui soulèvent des questions rarement portées à l’écran. Un film édifiant, osé et précieux ! ». Jordane : « c’est trash… mais tellement bouleversant ! ».

Alors sous la critique au vitriol du quotidien La Croix, un premier abonné se lâche : « J’ai vu de beaux visages d’hommes et de femmes filmés avec un art certain. J’ai vu aussi de beaux portraits psychologiques. (…). Je trouve que ce film arrive à montrer la profondeur, l’intériorité de la rencontre du tout Autre sans ennuyer le spectateur grâce entre autre à un scénario qui n’est pas si mince, ni rempli d’invraisemblances, ni de messages surlignés à gros traits comme vous l’écrivez. Les images parlent et nous touchent. »

6. Un film à en pleurer ?

Beaucoup disent avoir pleuré, comme ce spectateur qui met la note maximale sur Première, où l’écart entre presse et spectateurs est de 3 étoiles (du jamais vu : la moyenne des appréciations du public est tout simplement la note maximale !) : « Ce film m’a très touché, beaucoup d’émotion, de l’amour, et surtout le point fort, le côté humain, j’ai versé des larmes ; dans ce film, on a envie d’aider cette Jézabel à s’en sortir ; jamais vu un film comme ça ! ». Sur Twetter, on peut lire « en pleurs après avoir vu le film, quelle jubilation ! ». « Magnifique, les larmes aux yeux », reconnaît aussi Natafi. Anne s’est reconnue dans Jézabel et dit ne pas en avoir dormi plusieurs nuits d’affilée. Catherine, elle, se dit touchée comme avec le film Des hommes et des Dieux : « Difficile de dire tout ce que l’on a ressenti, mais en ce qui me concerne, je suis ressortie sans voix comme avec le film “Des Hommes et des Dieux” ». Sans voix ? C’est justement ce que l’on peut constater dans les vidéos des avant-premières qui ont circulé sur Internet…

Dommage, d’ailleurs, que la presse soit restée sans voix à ce sujet ! Notons bien que les mêmes, qui, hier, encensaient sans retenues Qui a envie d’être aimé ? descendent la Mante Religieuse au lance-flammes. Peut-être parce que La Mante Religieuse ne leur apporte pas ce qu’ils attendent ? Ils voudraient moins de sexe… ou plus de sexe.

Ils auraient préféré une attaque en règle contre l’Eglise ? (Le film lui est sans doute trop « complaisant » !) Un prêtre pédophile, peut-être… voire un méchant Jedi ? Notons que la question épineuse du célibat des prêtres, d’ordinaire si souvent utilisée pour taquiner les cathos, est ici complètement occultée. Une question mérite d’être posée : le rôle de la critique est-il d’être un juge suprême de nos consciences avec droit de vie ou de mort sur les évènements culturels que sont les sorties de film ? Ou bien d’être un baromètre objectif du public et de ce qui se trame dans les salles obscures ?

7. Une psychologie nulle ?

Jean-Baptise Hibbon, lui, ne mâche pas ses mots : « C’est un petit chef-d’oeuvre cinématographique. L’art de conjuguer les antagonistes de la nature humaine. J’aime cette subtilité féminine avec laquelle Natalie Saracco traite le rapport de forces entre force et fragilité, amour et haine, vulgaire et beauté. (…) Comme psychologue je retrouve certaines situation que j’ai dû accompagner en thérapie. Portant un handicap physique je retrouve aussi des situations paradoxales avec lesquelles je dois en permanence composées. »

8. Faiblesse artistique ?

Fleur Nabert, sculpteur, prend aussi la défense du film : « Pour ce qui me concerne, je me moque du pour comme du contre. Et du balancier stérile de la polémique : on trouvera le film insupportablement sulfureux ou tristement réaliste. On le jugera complaisant, ou parfaitement chrétien. Ce qui me pousse à écrire c’est le talent de Natalie Saracco à nous montrer un cœur qui était en hiver et qui fond, comme la neige, sous le soleil de Dieu. » Elle ajoute un peu plus loin : « La Jézabel de Natalie Saracco rejoint la cohorte silencieuse des Charles de Foucauld mis à genoux sous les voûtes de saint Augustin, Etty Hillesum dans sa salle de bain, Ignace de Loyola sur son lit de blessé et des milliers d’anonymes dont je fais partie qui ont laissé venir Dieu après lui avoir tourné le dos et qui ne peuvent se guérir de cette brûlure d’amour. On peut tout dire de ce film. Mais – et je le sais dans ma chair – il touche à la vérité de la conversion humaine face à la miséricorde divine, cet alliage fragile et si difficile à décrire. »

9. Quand on reproche au prêtre (et au film) sa naïveté… 

Ouest France écrit  « le prêtre, qui résiste à la tentation, se montre non seulement très imprudent, mais aussi peu convaincant dans son rôle de pasteur ». Côté Catho, pour Témoignage Chrétien, « le prêtre est trop saint ». Il aurait fallu qu’il le soit moins, car c’est toujours dangereux, un saint prêtre. Cependant, pour le rédacteur en chef de Panorama, Jean-Baptiste de Fombelle, le prêtre est au contraire « très justement interprété ». Comme pour France télévisions, qui souligne aussi « l’excellente prestation de Marc Ruchmann ».

Pour certains, La Mante Religieuse est « un concentré de tous les clichés bobo sur les prêtres ». L’abbé Grosjean, lui, n’y va pas par quatre chemins : « Film percutant, qui ne laisse pas indifférent… Un beau et ardent témoignage de foi, accessible aux non-cathos. Merci. » Comme tant d’autres prêtes qui se sont exprimés en faveur de ce film (certains sont référencés dans ce diaporama Facebook, même un vicaire général !). Douze prêtres  venus voir le film ensemble ont adoré et posté une critique sur Allociné ! (Jésus était avec eux). D’autres s’expriment aussi en vidéo sur le site des fans, comme ce prêtre de Versailles – encore ! – qui rappelle lors d’une avant-première au Roxane que Jézabel existe vraiment, surtout dans cette ville huppée de l’Ouest parisien !

Cependant, un prêtre des Légionnaires du Christ fait circuler un mail dans lequel il invite ses paroissiens à ne pas aller voir le film : « J’ai eu le malheur d’aller voir La Mante Religieuse », écrit-il. Le Père Louis-Marie Guitton, prêtre issu de la Communauté Saint Martin et qui a assisté à une avant-première à Toulon, se lâche sur Facebook : « S’il suffisait d’aller dans les sex shops et les bordels pour évangéliser les périphéries, cela se saurait ! (…) Je ne sais pas si je fais tout ce que ce prêtre accomplit, mais je suis capable de tomber comme lui. Si bien que je ne peux pas dire que je n’éprouve pas une certaine affection pour lui. » Ah ? Et d’ajouter : « Et puis flûte, je préfère passer pour un abominable puritain, rétrograde, passéiste, intégriste… Oui, l’idée du film est bonne. Non, cela ne suffit pas à en faire un grand film. Cette complaisance pour diverses formes de perversions met mal à l’aise. La sensualité est pesante. Pas besoin de cela pour montrer comment la miséricorde vient plonger dans la misère. Le cinéma a cette puissance d’évocation qui lui permet de ne pas avoir besoin de tout faire voir! Pour évoquer la conversion d’un violeur, faut-il le montrer à l’œuvre ? Celle d’un meurtrier, faut-il absolument exposer toutes les circonstances de ses crimes ? Celle d’un pervers, entrer dans ses délires ou sa cruauté ?».

En revanche, pour le Père Guillaume Antoine, La Mante Religieuse « rejoint le top 5 des films sur la figure du prêtre au cinéma », avec « Au revoir les enfants » !

Un laïc s’exprime à son tour : « Nous sommes tous faillibles et pécheurs, pas besoin d’un film pour en prendre conscience. Oui la miséricorde dépasse et efface nos péchés mais elle ne les justifie pas (ce qui me semble être le risque lorsqu’on traite de ce genre de sujets). On en oublie un peu trop souvent que la sainteté n’est pas une option pour un chrétien et encore moins pour un prêtre. » (Vous avez raison, cher ami, pas besoin du cinéma non plus !).Ce à quoi répond un fan du film : « Si on ne faisait pas ce genre de film parce qu’on a déjà tourné Léon Morin prêtre, alors cela ferait des millénaires qu’on arrêterait d’écrire des histoires d’amour (qui finissent mal en général). Pour ce qui est de la vision de l’Eglise, ce n’est pas parce qu’on montre une seule face (souvent niée) que les autres n’existent pas. »

Et ils sont nombreux, y compris au sein des critiques, ceux qui confondent La Mante Religieuse avec Léon Morin Prêtre, pourtant sorti il y a 53 ans ! 😉

 

10. Complaisance ou érotisme ?

« Outrances à tous les étages, scènes de sexe complaisantes et autres automutilations à la bougie, on bascule dans un ridicule achevé » écrit aussi Télé Obs. Studio Ciné Live embraye d’une traite : « Romance caricaturale et pas assez perverse, dont l’issue devrait passablement énerver les mécréants mais plaire aux prosélytes de la cause chrétienne Bref, à vous de choisir votre camp ! ». C’est vrai que La Croix, référence en la matière, parle « d’images complaisantes. » Un peu comme La Manche Libre(!) : « La réalisatrice s’attarde trop sur la vie dissolue de son héroïne, avec des images complaisantes, au détriment de son évolution intérieure. ». Le magazine Famille chrétienne, lui, voit « un érotisme poisseux ».

La Vie rejoint Studio Ciné live : « On passe sur cet érotisme qui culmine dans le ridicule, manière de suggérer que ce film avance sans tabous ? ». Quant au Journal du Dimanche, il ne prend pas de gants : « Mylène Jampanoï a beau jeter des regards qui se veulent langoureux, la sensualité est absente de ce film qui se voudrait provocateur mais qui n’est que vain ».

Allo les fans ? Une religieuse trouve au contraire des corps « très beaux, très artistiques ». Et une fan, Camille, d’ajouter « ils sont dépeints avec beaucoup de pudeur ». Du 7ème art ?

Un fan sur Facebook défend la Mante Religieuse contre les intransigeants : « Cette conversation me fait penser au procès qui a été fait par des cathos trop bien pensants au projet Thérèse Vivre d’Amour. Finalement, à vouloir être le défenseur bien, on finit par vouloir voir le mal partout… et combattre le bien. »

Pour Mathilde Henry, fan du film, « points de plans pornographiques, quelques paires de seins et baisers érotiques et chauds, la banalité du quotidien de nos jeunes contemporains de ce début de 21e siècle ».

Cependant, Nice Matin trouve qu’il n’y a – carrément ! – pas assez de sexe : « A la place des scènes de sexe attendues, on a droit à de longues plages de dialogues censés illustrer le dilemme des deux protagonistes ». Hé, les gars, si vous vouliez aller voir un film porno avec vos amis de Studio Ciné Live, vous vous êtes trompés de salle ! Non sans ironie, le journal Lui, de son côté, se régale : « La Mante Religieuse est un premier film intense, sombre, moins pervers que ce qu’il devrait, plus bernanosien qu’il ne faudrait, mais assez trouble et complexe pour attacher le spectateur chrétien. Je me demande combien de femmes catholiques ont couché avec un prêtre. ll faudrait pouvoir les écouter en confession… »

Bref, il faudrait surtout accorder les violons. 😉

11. Combat spirituel

 

« La force du film, pour le rédac chef de Panorama, est de nous faire entrer dans ce combat spirituel par lequel vont passer les deux personnages, non sans dommages. Comme on traverse un gué, on ne peut apprécier La Mante religieuse qu’une fois sur l’autre rive Alors, on approche le mystère de la croix et sa puissance de rédemption. » Cependant, trois lignes plus loin, en « contre point » (les fameux !), le père Arnaud Adibert, assomptionniste appelé à la rescousse reconnaît «  un moment d’une grande clarté la confession de foi du prêtre dans une vibrante prière ». Avant d’asséner : « De quel amour parle-t-on ? C’est toute l’ambiguïté de ce film dont on ressort plus perplexe qu’éclairé. (…) Y a-t-il quelque chose de crédible dans cette histoire entre un être vivant et un spectre ? »

Soulignons un contre-sens : « Le désir de paix de la jeune fille invite à l’espérance, écrit-il, mais sa volonté persistante de « coucher » avec le Père David au mépris affiché du choix de vie de celui-ci contredit l’hypothèse d’un amour vrai, fruit d’une conversion. » Qui a dit que Jézabel s’était convertie « dès le premier flirt » ?

L’abbé Grosjean, lui, explique : « Ce film est fort. Troublant, parfois difficile. Certaines scènes ne sont pas faciles à regarder pour le prêtre que je suis, qui pense à tel ou tel confrère qui est tombé, lui. Mais ressort bien cette violence et ce drame du combat intérieur… »

12. Une évangélisation ?

« Ce film magnifique, qui met le spectateur en présence de ses propres forces et faiblesses, sans jugement, sans contraintes, mais au contraire le laisse libre dans la manière dont il recevra le message, a marqué la jeune Mylène Jampanoï (Jézabel dans le film) : enceinte, elle a décidé qu’elle ferait baptiser son enfant et qu’elle se ferait baptiser le même jour. » (Jean-Michel Touche, écrivain, sur son blog). Mathilde Henry, de l’agence Bonne Nouvelle, a tout compris : « Avec des accents nietzschéens, le film va aux périphéries existentielles du désespoir, de l’appel de la mort, de la haine de soi. Un film très « pape François », mais aussi « Voyage au bout de la nuit », qui nous laisse libre de choisir entre ténèbres et lumière. (…) Catholiques, ce film n’est pas pour vous, mais pour entrouvrir une porte vers l’invisible aux personnes que vous inviterez. Il est fait pour ceux qui cheminent vers le baptême, ceux qui se disent «’Dieu pourquoi pas ?’, ceux qui crèvent de vivre enfermés sur eux-mêmes, les autistes de l’amour que nous sommes tous – plus ou moins ».

Aubry ne disait pas autre chose ici même en rappelant la nécessité « stratégique » de soutenir le film en 1ère semaine pour que « Manon » puisse elle aussi le voir et être touchée. Benoit XVI, dans son encyclique Caritas in Veritate, écrivait : « si l’on ne fait pas connaître la Bonne Nouvelle dans l’environnement numérique (et donc dans ce lui du cinéma), elle pourrait être absente dans l’expérience de beaucoup de ceux pour qui cet espace existentiel est important ». Alors que son successeur, le pape François, invite particulièrement ses prêtres à aller « aux périphéries de l’existence » pour « garder l’odeur des brebis », n’est-ce pas précisément ce que fait le prêtre dans La Mante Religieuse ? (Dans ces conditions, pas étonnant que pour Télérama, il n’y ait « rien à sauver », même pas des âmes !).

Le débat attendu, en écho à ceux des avant-premières, n’a pas eu lieu dans les médias. Ni sur le célibat des prêtres, ni sur la désespérance d’une certaine jeunesse, ni sur l’espérance proposée en retour par les chrétiens qui osent aller « aux périphéries de l’existence ». Ici, le très critique Télé Obs ne s’est pourtant pas trompé : « Le premier film de Natalie Saracco trouve une certaine grâce dans les séquences où Jézabel et le père Daniel vont à la rencontre des autres : prostituées parisiennes, SDF reclus sous des tentes, concierges hostiles à leur locataire travesti, mère supérieure de couvent ouverte et tolérante. » Et quand le pape invite l’Eglise, pour la Pentecôte, à être dérangeante sous peine d’être placée « en réanimation », ce film répond à 100% à cet objectif !

Tout cela ne serait pas grave si, au fond, il ne s’agissait pas de la capacité – ou non ? – de ce film à évangéliser. Dans un contexte où le sexe est de plus en plus déconnecté de l’amour vrai – rappelons que 15% des Français ont déjà eu un « plan à trois », que le « sexfie » fait fureur et qu’aux Etats-Unis débarque la 1ère téléréalité porno sur une chaîne « normale », s’écrier, lorsqu’on est catho, « au bûcher, la Mante Religieuse, au bûcher ! » a quelque chose d’irréel. Un peu comme un agneau aboyant avec les loups, ou Luke Skywalker passant du côté obscur !

L’Empire a contre-attaqué, dévoilant ses positions. Finalement, La Mante Religieuse a agit comme un révélateur. La presse catho n’a globalement pas soutenu le lancement d’un film pourtant très actuel et prometteur : ce n’est pas encore cette fois que les catholiques ré-investiront le champ de la culture. On se souviendra de cette femme, perplexe devant les critiques négatives des journaux chrétiens et de ce qu’elle avait entendu de Natalie Saracco à la radio, voulant en avoir le cœur net : elle est allée voir le film et elle a beaucoup aimé ! A noter aussi que Philippe Arino, qui a d’abord descendu le film sur son blog, aurait presque changé d’avis en rencontrant Natalie Saracco dimanche soir, à Saint Germain des Près…

Le film reste une 3ème semaine à l’affiche à Paris : vous savez ce qu’il vous reste à faire si vous voulez vous faire votre propre opinion plutôt que d’écouter les Dark Vador ! 😉

Pierre-Antoine Bousquet

Merci Benoît XVI !


Il y a deux semaines, à Rome, quelqu’un te demandait si tu serais bien de la partie pour les JMJ de Rio, l’été prochain. Tu répondis : « ce sera moi, ou un autre ». Ton propre frère, Georg, était au courant de ton long discernement.

En 2009, tu avais donné un autre signe. Comme le rapporte Zenit hier, tu t’étais rendu à l’Aquila pour prier pour les victimes du séisme et tu t’étais rendu à la basilique, très endommagée, de Notre-Dame de Notre-Dame de Collemaggio. Les reliques de Saint Célestin (1209-1296) y avaient été retrouvées intactes, et tu avais déposé là le pallium que tu avais reçu sous les applaudissements, le jour de ton intronisation, le 24 avril 2005. Un geste important. Qui était donc Saint Célestin pour que tu lui confies ton pallium ? En l’an de grâce 1292, on était venu chercher cet ermite pour qu’il dirige la barque de l’Eglise, devenant Célestin V. Et puis, finalement, il avait démissionné deux ans plus tard, pour retourner à sa vie monastique…

Tu avais fait allusion à ce geste un an plus tard, le 4 juillet 2012, lorsque tu t’es à nouveau rendu dans la région, à Sulmona, pour le traditionnel « pardon » de Célestin V. Tu avais alors déclaré :

« Huit cents ans se sont écoulés depuis la naissance de saint Pierre Célestin V, mais il reste présent dans l’histoire en raison des célèbres événements de son époque et de son pontificat et, surtout, de sa sainteté. En effet, la sainteté ne perd jamais sa force d’attraction, elle ne tombe pas dans l’oubli, elle ne passe jamais de mode, au contraire, avec le passage du temps elle resplendit d’une luminosité toujours plus grande, exprimant la tension éternelle de l’homme vers Dieu ».

Et tu avais voulu tirer « plusieurs enseignements de la vie » du saint pape, également «  valables également à notre époque », comme si, vraiment, tu prenais déjà cela pour toi, en essayant de vivre toi-même ce que tu nous disais, ce qui te ressemble bien.

Tu voyais en Célestin un  « chercheur de Dieu, souhaitant trouver des réponses aux grandes interrogations de notre existence : qui suis-je, d’où est-ce que je viens, pourquoi est-ce que je vis, pour qui est-ce que je vis ? ». Pour y répondre, tu ressentais un appel au silence :

« Nous vivons dans une société où chaque espace, chaque moment semble devoir être ‘rempli’ par des initiatives, des activités, des sons; nous n’avons souvent même pas le temps d’écouter et de dialoguer. Chers frères et sœurs! N’ayons pas peur de faire le silence en nous et à l’extérieur de nous, si nous voulons être capables non seulement de percevoir la voix de Dieu, mais également la voix de ceux qui sont à nos côtés, la voix des autres ».

C’est ta vie bien (trop ?) remplie de pape qui t’a redonné envie de goûter au silence de Dieu. Quand tu es retourné voir les reliques de Célestin, tu as mis la puce à l’oreille de certains, à Rome !

Et voilà, hier, tu as démissionné. Cela reste un choc auquel peu de monde s’attendait : depuis 7 siècles (ce n’est pas rien) aucun autre pape n’avait osé. Car il faut oser une décision pareille ! Ton prédécesseur Jean-Paul II, qui n’avait pas peur, ne l’avait pas fait, peut-être pour une autre raison : abdiquer devant la maladie n’est pas la même chose que devant la vieillesse (de nombreuses personnes malades physiquement ou psychiquement sont sans doute encore reconnaissantes envers Karol Wojtyla d’avoir tenu jusqu’au bout).

A notre époque moderne, nulle autre trace de démission pontificale, si ce n’est, pendant la Seconde guerre mondiale, avec Pie XII, que tu as rendu Vénérable : averti que les nazis cherchaient à le faire enlever, il avait laissé une lettre de démission sur son bureau, pour qu’on puisse, si cela arrivait, élire immédiatement un autre pape…

En 2010, dans ton excellent livre-interview Lumière du monde : le pape, l’Eglise et les signes du temps, tu avais évoqué la possibilité pour le pape de démissionner : « oui, si un pape se rend compte clairement qu’il n’est plus capable physiquement, psychologiquement ou spirituellement d’accomplir les tâches de sa fonction, il a le droit et, selon certaines circonstances, l’obligation de démissionner ». Et tu avais rappelé, aussi, comment Jean-Paul II avait refusé ta démission d’évêque, à presque 75 ans : « vous n’avez aucun besoin d’écrire cette lettre, je veux vous avoir jusqu’à la fin ».

Sans être canonistes, nous savions donc que c’était possible. Ce qui nous rassure, te connaissant, c’est que tu as longtemps mûri cette décision. Ce n’est donc pas sur un coup de tête que tu as provoqué un nouveau conclave ! Ouf ! Cela nous montre aussi, si besoin était, ta grande liberté intérieure et ton entière confiance en Dieu.

Ton choix a très vite été salué par notre président, François Hollande, comme « éminemment respectable ». Merci pour ce coup de pub la veille du vote, en notre Assemblée nationale, d’un projet inhumain contre les enfants du pays : on va pouvoir surfer sur la vague, c’est bien mieux qu’une guerre au Mali !

Cela dit, quand même, tu nous laisses orphelins à la fois d’un pape et d’un père. Quelques larmes on déjà coulé. Mais c’est plutôt sympa de ta part de te retirer sur la pointe de pieds sans casser ta trombine : on trouvera bien le moyen de te dire un vrai au revoir, en chair et en os !

Je suppose que tu ne regrettes rien. Tu mérites bien ce départ tranquille pour te rapprocher plus encore du Seigneur, à qui tu as déjà consacré toute ta vie. J’espère que tu nous donneras quelques nouvelles dans quelques semaines, une lettre ou même un livre, « mémoires d’un pape » ? Ce serait riche d’enseignements.

C’est indéniable, tu as été un grand pape, avec une parole toute aussi puissante que profonde. Nous n’avons pas fini d’étudier tes discours, tes homélies comme tes publications. Merci.

Nous avons oublié les difficiles épisodes de ton pontificat, quand tu as dû faire le ‘sale boulot’. Hier midi, j’ai eu une petite pensée pour l’opération « Benoît j’ai confiance en toi » qu’on avait lancé avec Frigide Barjot, et les milliers de témoignages de soutien que nous avions pu te remettre en mains propres, à Rome. Merci pour cette aventure, défendre son pape contre les attaques sournoises et mensongères de certains médias aura été une vraie fierté et une joie, également. (Nous remettrons le couvert, si nécessaire, pour ton successeur, sois sans crainte !)

Tu as été un grand pape de l’évangélisation. Tu as développé sans cesse cette urgence, en particulier à travers la nouvelle évangélisation. Tu souhaitais que ton pontificat soit « un pèlerinage pour apporter Dieu au monde » (1), afin de « rendre Dieu présent dans ce monde et ouvrir aux hommes l’accès à Dieu » (2). C’est ce que tu as fait, en paroles et en actes. On se souvient notamment de ton discours aux Bernardins, qui, en France, avait remué tout le gotha du monde de la culture, de la politique et des médias. Et de cette messe en plein air aux Invalides, dans laquelle tu avais exhorté les Français à renoncer au culte des idoles pour mieux rencontrer Dieu, c’était magnifique. Il n’est pas anodin, non plus, qu’après la création d’un ministère dédié à la nouvelle évangélisation en 2010, ton dernier synode ait eu lieu sur ce thème de l’évangélisation renouvelée. Il s’agissait, pour toi, de « promouvoir une évangélisation renouvelée dans les pays où la première annonce de la foi a déjà retenti et où sont présentes des Eglises d’antique fondation, mais qui vivent une sécularisation progressive de la société et une sorte ‘d’éclipse du sens de Dieu’ » (3). Aux jeunes qui viendront à Rio, tu suggérais justement d’utiliser Internet pour cette évangélisation nouvelle !

Tu nous laisses en pleine année de la foi. Sans doute as-tu trouvé que d’autres témoins de cette foi vivante, ou d’autres réformateurs, étaient plus à même que toi de reprendre le flambeau : merci pour cette leçon d’humilité. D’autres que toi, à travers le monde, au niveau national comme au niveau le plus local, seraient bien inspirés de t’imiter, en donnant les clefs aux plus jeunes, pour que le changement survienne enfin dans nos sociétés en faveur du beau, du vrai, du bon, du bien.

Dans l’Eglise comme ailleurs, prédomine parfois un système de fonctionnaires castrateurs qui bride la marche des peuples vers le seul chemin, le Christ, qui est aussi la vérité et la vie (1 Jn 14,6). Nous, catholiques, avons tant besoin de missionnaires zélés à l’annonce de la Bonne Nouvelle du salut ! Nous avons tant besoin de saints ! Merci de nous l’avoir confirmé. Tu as su aussi nous recadrer de temps en temps sur la source et le sommet de la vie chrétienne, l’eucharistie : merci encore.

Enfin, je pense à tous les saints que tu as canonisés pour faire aimer ce trésor de l’Eglise. D’ici l’élection de ton successeur, ils nous aideront, j’en suis sûr. Et puis, surtout, l’Esprit Saint est aux commandes ! Nous allons prier pour toi et le prochain pape, promis. Un autre avenir s’ouvre pour toi : puisses-tu te reposer, maintenant, tu l’as bien mérité !

Bon vent, bonne route, cher Benoît XVI !

Et du fond du cœur, merci, merci, merci.

 

(1) Benoît XVI, message aux participants au deuxième congrès mondial pour la Pastorale des pèlerinages et des sanctuaires, 27 septembre 2010.

(2)  Benoît XVI, discours prononcé lors de la bénédiction des flambeaux, sur l’esplanade du sanctuaire de Fatima, au Portugal, le 12 mai 2010.

(3) Benoît XVI, première audience aux membres du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, 30 mai 2011.

Billet initialement publié sur le blog de Jean-Baptiste Maillard, Jésusprems.com.

Alpha Campus dans les « starting blocks » : le nouvel outil d’évangélisation pour les étudiants !

Alpha Campus

Enfin, une version d’Alpha Classic adapté aux étudiants : le parcours Alpha Campus. Il s’appuie sur des exposés interactifs pour faire découvrir aux jeunes la foi chrétienne de façon conviviale et ludique ! Il s’agit de sept soirées + un week-end pour les étudiants et jeunes pro qui se posent des questions sur le sens de la vie, sur Dieu, sur la foi chrétienne. Le repas et le groupe d’échange font bien sûr toujours partie de la formule !

Ce parcours est une réponse au ‘gap’ qui existe entre les jeunes et la foi chrétienne comme le témoigne ce micro trottoir sur « Qui est Jésus ? ».

Alpha Campus vient de décoller cette été 2012, depuis l’abbaye d’Hautecombe pendant le Forum des jeunes proposé par la Communauté du Chemin Neuf (communauté catholique à vocation œcuménique). La formation proposée aux jeunes pendant le forum à permis à ceux qui désiraient de lancer un parcours Alpha Campus dans leur aumônerie étudiante ou pastorale des jeunes. « Nous avons présenté notamment la plateforme Internet qui permet de télécharger les outils nécessaires à l’animation des soirées, explique Charly Mootien, le responsable du projet au sein d’Alpha France. »
L’idéal est de participer avec son équipe de jeunes à l’une des formations organisées dans toute la France pour lancer sont parcours à la rentrée ou au second semestre ! Les outils (site, page Facebook, Groupe Facebook pour les leaders, topo, présentation dynamique « Prezy », clip vidéo…) sont prêts !

Déjà une quinzaine de parcours Alpha Campus démarrent prochainement dans toute la France. Alors si tu veux répondre à l’urgence d’annoncer le Christ au monde : fonce ! Au souffle de l’Esprit.

Plus d’infos sur les parcours Alpha Campus : www.campus.parcoursalpha.fr

Inquisitio : la vraie bande annonce et autres sortilèges

Vous n’avez pas encore entendu parler d’Inquisitio ? Il est temps de vous mettre à niveau, en commençant par cette bande-annonce qui rétablit la vérité :

Inquisitio : la VRAIE bande annonce ! from Saturnin Napator on Vimeo.

Afin ensuite de répondre aux premières objections que vous poserons vos contradicteurs, et notamment les non-encore-croyants de votre entourage proche ou plus lointain – prémices d’une évangélisation sur le sujet ? – vous pouvez lire la critique d’Inquisitio par Charles Vaugirard ou celle sur Jésus prem’s (ceux-ci ont pu voir les quatre premiers épisodes).

Si cela ne vous suffit pas, donc si vous êtes quelque part un vagabon spirituel du net, en quête d’en sens à votre vie, ou si, plus simplement, vous ne craignez pas la Sainte Inquistion médiatique et préférez vous pencher sur des textes d’historiens (des vrais), afin de nourir véritablement votre intelligence au lieu de donner de l’écho à vos instincts primaires par le biais des pixels télévisuels… bref, si vous chercher un outil sur cette question de l’Inquisition, vous avez toujours L’Inquisition pour les nuls, ce nouveau petit manuel en ligne du parfait petit apprenti inquisiteur ! Vous pouvez bien entendu le partager autour de vous, c’est gratuit.

Vous avez également la page Wikipédia sur Sainte Catherine de Sienne, très bien faite.

Et en dernier recours, vous pourrez toujours consulter Saturnin Napator !

 

Nouvelle évangélisation : en avant toute !

 

Comment se préparer au synode de Rome ? Bons plans pour cet été… 

A l’occasion du synode pour la nouvelle évangélisation, Anuncioblog vous propose une série d’articles sur ce thème très régulièrement abordé ici depuis la création de ce blog en octobre 2007, il y a cinq ans, mais aussi de nombreuses propositions pour que chacun puisse y participer et vivre concrètement une expérience de mission.

Mais qu’est-ce qu’un synode ? C’est la réunion des évêques du monde entier autour du pape, comme un « séminaire » d’entreprise, sur un sujet donné.

En 1974, par exemple, avait lieu le 4ème synode des évêques, autour de Paul VI, sur la question de « l’évangélisation dans le monde moderne ». Comme ceci est raconté dans le livre Dieu est de retour, la nouvelle évangélisation de la France, cette rencontre au « sommet » de l’Eglise donna lieu, grâce au futur Jean-Paul II, à l’exhortation apostolique Evangelii nuntiandi. Cinq ans plus tard, Karol  Wojtyla devenu pape réclamait une « nouvelle évangélisation », depuis Nowa Uta, ville nouvelle de Pologne où les soviétiques n’avaient pas voulu construire d’église. Cet appel pour une évangélisation « nouvelle dans son ardeur, ces méthodes et son expression » fut précisé en 1983 à Haïti et très souvent rappelé ensuite. Benoît XVI, depuis qu’il est élu, l’évoque en moyenne tous les trois mois.

Il est tout naturel que le thème du prochain synode soit celui de la « nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne » puisque la mission première de cette extraordinaire aventure humaine et spirituelle qu’est la vie de l’Eglise est justement l’évangélisation.

En attendant cet événement important dans cette vie de l’Eglise, déjà commenté par de nombreux médias, nous vous proposons également, amis internautes, un été tout spécialement missionnaire, pour vous y préparer.

Vous pouvez par exemple évangéliser sur la route de vos vacances, comme dans les trains (nous en reparlerons), mais aussi dans les aéroports, comme l’a suggéré récemment Benoît XVI, ou encore sur les plages, à vélo, en moto ou en stop !

Si la mission « en vrai » vous taraude, vous avez aussi, par exemple :

–       en ce moment même, la semaine de mission de rue et de porte-à-porte d’Adveniat (mission d’évangélisation du diocèse de Pontoise fondé par un groupe de jeunes)

–       une mission d’évangélisation de plages de la Communauté de l’Emmanuel

–       la troupe Duc in Altum qui recrute

–       sans oublier le Festival Anuncio, qui se dote d’un tout nouveau site Internet !

Mission évangélisation plage !

La Communauté de l’Emmanuel innove !

Pour ceux qui aimeraient allier le spi à l’amitié, aux rencontres et à la détente, mais qui ont déjà fait 15 000 fois Paray-le-Monial ou que ça n’attire pas… voici en avant-première :

Un but : la mission, l’évangélisation !
: à Dinard, charmante ville bretonne, la mer, le sable fin, les cocotiers, etc !
Avec qui : la Communauté de l’Emmanuel. Un prêtre, un laïc consacré et un couple.
Pour qui : tout jeune motivé de 18-30 ans !
Quand : au choix.

  • du 28 juillet au 4 août
  • du 4 au 10 août.

Au programme

Le matin, louange.
Petit dej ensuite puis vie de la maison (faire les courses, le ménage…).

L’après-midi, sieste (oh, c’est les vacances !)
puis temps d’évangélisation sur la plage avec invitation pour les propositions du soir, la messe, le temps de prière ou le topo.

Et tout ça pour 20€ !

Pour t’inscrire, envoie un mail à Pierre et Ségolène : missionplagedinard@gmail.com !

« Le temps de la proposition de l’Evangile est revenu ! »

En réponse à l’appel de l’évêque pour la quizaine missionnaire, et à l’occasion de la venue des reliques de Sainte Thérèse (patronne des missions!) à Marseille, une évangélisation de rue est proposée le dimanche 10 juin 2012 pour inviter les gens à prier dans l’église de St Ferréol – Vieux Port avant la messe des jeunes de 19h, pour proposer le Christ, comme IL nous l’a demandé et témoigner de Son Amour !

PROGRAMME :
de 15h30 à 19h : Mission dans les rues de Marseille.
19h : Messe des jeunes.

Si nous sommes assez nombreux, nous aimerions faire un flashmob dans l’après-midi, pour annoncer notre joie ! Tout dépend de votre présence !

Pour ceux qui le souhaitent, nous nous rencontrons au Centre Notre Dame du Roucas – 341 chemin du Roucas Blanc, 13007 Marseille –  le dimanche 10 juin 2012 à partir de 11h30 (pour adoration), 12h30 pic-nic partagé, puis prière et topo avant la mission….

CONTACT :saintethereseamarseille@gmail.com – 06 87 45 88 71

 
Extrait de l’interview du Mgr Pontier sur KTO – La vie des diocèses – diffusé le 04/11/2011
« Dieu est l’allié de notre joie » citation du Père Raniero Cantalamessa. Évangélisation organisée par le service des pèlerinages du diocèse et coordonnée par la Communauté du Chemin Neuf.

Duc in Altum recrute !

Cet été, mission d’évangélisation par le théâtre !

La troupe Duc in Altum cherche des jeunes de 17 à 25 ans pour être acteur dans la pièce de théâtre de Gilbert Cesbron, « Briser la statue » sur la vie de Sainte Thérèse de Lisieux.

Conditions : désirer progresser dans sa vie intérieure et vouloir servir dans la Joie !

C’est gratuit !

Plus d’informations sur le site de la troupe : www.duc-in-altum.fr ou Aurélie Bourgin : 06 85 82 07 27

Communion-évangélisation 2012 : la nouvelle évangélisation, défi de l’Esprit Saint

Le week-end du 11-13 mai 2012 se déroulera à Avignon le Xème Forum national « Communion & Evangélisation » rassemblant 300 à 500 baptisés de toute la France impliqués dans la nouvelle évangélisation. Ce Forum prendra une importance toute particulière car il se déroule à 5 mois du synode à Rome sur la nouvelle évangélisation lancé par le pape Benoît XVI, et son thème général s’y rapporte directement : « Au cœur de l’Eglise, la nouvelle évangélisation : le défi de l’Esprit-Saint ! »

Il fête sa 10ème édition en 2012, confirmant en cela l’intuition initiale du Forum d’ancrer en Eglise la diversité et la richesses des nouvelles initiatives missionnaires. 

Le Forum se conclura par une grande célébration le dimanche après-midi avec plusieurs milliers de personnes attendues place du Palais des Papes, messe-anniversaire des 900 ans de l’Eglise cathédrale, la Métropole d’Avignon.

Forum exceptionnel intéressera particulièrement tous les catholiques et les pasteurs mobilisés par les nouvelles formes et le renouvèlement de l’évangélisation … ou susceptibles de l’être : prêtres, séminaristes, religieux, mais aussi de nombreux laïcs, beaucoup de jeunes, des animateurs en pastorale, responsables d’aumôneries, membres de conseils pastoraux, membres de communautés anciennes ou nouvelles !

Durant ce week-end, il sera question de :
– se former pour annoncer
– charité et évangélisation
– religieux dans la nouvelle évangélisation
– les jeunes sur le pont de la mission.

Avec :

Mgr Jean-Pierre CATTENOZ (Diocèse d’Avignon),
Mgr Dominique REY (Diocèse de Fréjus-Toulon),
Constance et Jean Philippe Le BLOAS
(Parcours EVEN),
Père GUERPILLON (Diocèse de St Etienne),
Moh-Christophe BILEK (Notre Dame de Kabylie),
Kolia et Marie-Dominique ROZE
(Communion Priscille & Aquilas),
Francis CAUWE (Parcours Zachée),
Romain ALLAIN-DUPRE (Semeurs d’espérance),
Jean Guilhem XERRI (aux captifs la libération),
Eric d’ALANÇON (le Rocher),
Père ESCLEF (Paroisse Notre Dame de Lourdes),

Une petite Soeur de l’Agneau,
Père Robert WRONA
(Fraternité Missionnaire Jean-Paul II),
Père Giorgio DIALE (Paroisse Ste Marie des Anges),
Sr Espérance PICOT
(Pastorale étudiante Toulouse),
Frère Baudouin ( Bethel & Réveillons les Cathos),
Alexis et Anne-Luce de LABARTHE
(Festival Anuncio),
Olivier LEFRANÇOIS (Pélé VTT),
Loraine RIVÉRIEULX (Adveniat),
Père LAGADEC (Isère-Anybody ?),
Guillaume LEONARDI (Surf & Pray).

Le Forum national « Communion évangélisation », c’est donc 48 heures pour faire le plein de grâces, d’idées et d’enthousiasme au service de la mission !

Pour tout savoir sur l’événement annuel en France consacré à la nouvelle évangélisation : www.communionetevangelisation.fr

Tous ensemble, prions pour la France… et pour vous !

Mardi 27 mars 2011, dès 20h00, au cœur de Paris, des centaines de bénévoles prient pour la France et pour vous.

Mardi 27 mars 2012 dès 20h00, à l’église de La Trinité (Paris 9ème), des chrétiens animeront une grande veillée spirituelle et artistique pour la France.  C’est une sorte de « service public de la prière » qui est proposé à toute personne qui le demandera, croyante comme non croyante, pour notre pays comme pour elle-même et/ou les personnes qui lui sont chères.  Soirée ouverte à tous, l’entrée y est libre.

Tous les trésors de la prière partagés avec le plus grand nombre.

L’idée des organisateurs est tout d’abord de rendre grâce à Dieu pour la beauté, le caractère unique, les talents et les atouts dont la France et son peuple sont dotés.
De demander pardon pour tout ce qui n’est toujours pas à la hauteur de sa vocation et des dons reçus.

Mais ils souhaitent aussi prier pour que tous ceux qui vivent en France, traversent avec inventivité, confiance, solidarité, courage et sens du bien commun les difficultés socio-économiques actuelles.

Avec le curé de La Trinité : le Père Emmanuel Dumont, ils invitent ceux et celles qui sont particulièrement affectés par la crise sous des formes multiples à les rejoindre le temps d’une soirée.  Ils les porteront chacun dans une prière particulière en demandant l’intercession des innombrables saints français.

Un historien : le Père Bernard Peyrous, actuellement directeur des sanctuaires de Paray-Le-Monial, auteur de Connaître et aimer son pays (1) fera une intervention sur le thème : ‘La France peut compter sur la communion de prières de ses grands saints’ . De jeunes comédiens liront des extraits de textes écrits sur la France par des auteurs chrétiens visionnaires.

Des musiciens et des chanteurs uniront leurs talents et leurs voix pour chanter leur joie de vivre en France dans l’amour du Christ et accompagner l’assemblée dans ses prières d’intercession et de méditation.

‘… et votre peine se changera en joie’ (Jn 16/20)

L’église de La Trinité ouvrira ses portes dans un décor inédit de lumières. Les personnes qui le désireront pourront être accueillies seules dans les chapelles latérales, pour être écoutées et bénéficier de la prière d’intercession à leurs intentions. Les organisateurs s’y engagent : c’est avant tout la joie qui envahira toute la soirée !

(1) Connaître et aimer son pays, Editions de l’Emmanuel, déc. 2011

Quand la presse profane sape le travail d’évangélisation

La Conférence des évêques de France a réagi, le 18 juillet par la voix de son porte-parole Mgr Bernard Podvin, à la publication d’un article publié le 16 juillet dernier par le quotidien Libération. « Consternant ! », titre Mgr Podvin en évoquant cette série d’articles dont le premier est intitulé « Tous en cène », et qui a provoqué des réactions « légitimement consternées ». Des réactions qui proviennent aussi « de personnes qui ne sont pas de foi chrétienne, ce qui est hautement significatif », affirme Mgr Podvin. « Quel courage immense de compter sur notre légendaire ‘bonhomie pardonnante’ pour rédiger, à l’encontre du cœur de notre foi, des lignes inqualifiables », ajoute-t-il. « La liberté d’expression s’honore quand elle respecte ceux qu’elle offense ».

De son côté, le blog Poil au nez a publié une ‘Lettre ouverte aux candidats de 2012 sous forme de droit de réponse à Libération’ (lire ici). Il est expliqué dans celle-ci les grandes lignes de la sortie des deux journalistes, qui sont-ils, et la méthode employée. Suit une demande faite aux candidats des présidentielles 2012 : « quels engagements prenez-vous pour que la laïcité reste ouverte et positive, défendant la liberté de chacun, plutôt qu’elle devienne un carcan à la solde de l’idéologie ultra-libérale, d’un athéisme extrémiste ou d’un passéisme aux relents cathophobes ? Que nous proposez-vous pour nous libérer de cette corruption intellectuelle qui troque le bien pour le mal, la vérité pour le mensonge, l’humour pour la moquerie tout en collaborant à la diffusion de la haine entre nos concitoyens ? Que nous promettez-vous pour nous défendre de ce terrorisme croissant à l’égard des croyants ou de ceux qui pensent différemment ? Que nous proposez-vous pour une saine application du principe de laïcité, dans un esprit fraternel et constructif, au service du bien commun ? ».

Aucun témoignage de vie ne pourra être donné sans un climat de respect réciproque. Aucune évangélisation (sans prosélytisme aucun), autrement dit aucune proposition de rencontre avec Dieu ne pourra être faite – ou très difficilement – si la presse profane sape la réputation des croyants et à travers eux la parole de l’Eglise, qui fait autorité sur de nombreux sujets de société, là où justement nos contemporains nous attendent.

Ecole de charité et de mission (ECM) : venez vous ressourcer !

L’Ecole de Charité et de mission (ECM), c’est prendre le temps de construire sa vie sur le Christ afin de rendre compte de notre espérance et être témoins de notre foi.

L’ECM propose un concentré de vie chrétienne. Nourri, guidé et accompagné pendant 9 mois, on y apprend à entendre la voix de Dieu, à lui répondre, et à faire l’expérience des transformations qui résultent de ce dialogue.

Les 4 piliers qui soutiennent ce chemin sont :
– la prière, louange, et temps de retraite
– la formation, qui nous permet de grandir dans l’intelligence de la foi, et goûter la joie de mieux connaître Dieu et son projet d’amour pour l’humanité.
– la charité, pour apprendre toujours plus à aimer et à être aimé en vérité, avec des temps de partage et du temps avec les plus pauvres.
– Et surtout la mission – l’évangélisation – pour découvrir la joie de devenir des témoins de l’Évangile et les instruments de Dieu.

Une année pour Dieu, une lumière pour toute la vie !

Venez découvrir l’ECM de la paroisse Trinité les mercredi 15 et 29 juin 2011 à la crypte de l’église. Plus d’infos : www.latriniteparis.com (rubrique jeunes pro).

Sur Facebook : l’invitation à l’évènement

Evangéliser avec Thérèse

« Evangéliser avec Thérèse » : c’est le thème de la prochaine soirée T, mardi 31 mai prochain. Marc et Florence de Leyritz, responsables des Parcours Alpha France, évoqueront comment sainte Thérèse de Lisieux nous invite à annoncer le Christ par l’évangélisation.

Les Soirées T* (T comme Thérèse) réunissent des personnes désireuse de prier pour les jeunes de leur entourage en les confiant à l’intercessions de Thérèse de Lisieux. Autour de ses reliques qu’abrite en permanence la chapelle Sainte-Thérèse d’Apprentis d’Auteuil (Paris16ème), les Soirées T* sont rythmées par des temps de louange, d’enseignement, d’intercession et d’adoration eucharistique.

Rendez-vous : mardi 31 mai à 20h15 – Chapelle Sainte-Thérèse – 40 rue Jean de La Fontaine – Paris 16ème
M° Jasmin / Eglise d’Auteuil / RER C : Av. du Pdt Kennedy – Parking possible

Pour en savoir plus : le blog des soirées T*

Laisser les clefs aux jeunes

A l’heure où l’Eglise de France chercher à savoir comment évangéliser les nouvelles générations, notamment avec les Assises nationales de l’évangélisation des jeunes, une question banale mériterait d’être abordée : et si nous laissions les clefs aux jeunes ?

Rassurez-vous, on ne s’attardera pas sur nos dames de soixante ans – nos sœurs en Christ, au demeurant – et qui tiennent d’une main de fer la chorale de la paroisse, le groupe des jeunes de l’aumônerie ou même la soupe populaire locale. Mais posons-nous franchement la question : pourquoi ne placerions-nous pas, jusqu’au sommet des services d’Eglise, des jeunes ni parfaitement formés, ni tout à fait mûrs, mais qui ont le feu sacré ?

On nous dira que le jeunisme ne profite à personne, mais il ne s’agit pas de cela. Etre jeune est un état d’esprit. C’est vivre avec son temps, prier à sa façon, loin des convenances habituelles, avoir toute la vie devant soi, la liberté et le temps de tout entreprendre avec ses amis, jusqu’au bout du monde. La jeunesse porte aussi en elle une force et une fraîcheur qui ne s’embarrasse pas des protocoles du système ecclésial et qui est capable de trouver des façons toujours plus proches et plus nouvelles pour qu’un jeune annonce l’Evangile à son entourage, à ses semblables. D’ailleurs, est-ce un hasard si l’évangélisation des jeunes est particulièrement confiée par le pape… aux jeunes eux-mêmes ?

Dans un tout récent entretien à La Croix, Ségolaine Moog, Directrice adjointe du Service national pour l’évangélisation des jeunes et pour les vocations à la Conférence des évêques de France, expliquait les défis des prochaines années, vis à vis des jeunes : « Faire tomber les schémas anciens et être ouverts aux nouveaux besoins exprimés par les jeunes. (…) Ne pas avoir peur d’eux, de leur créativité. »

N’a-t-on pas parfois un peu trop peur des jeunes de nos mouvements, de nos paroisses ? Combien de groupes de prière, par exemple, se voient encore refuser des visas au cœur de nos villes ? N’est-on pas souvent effrayé par ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans le moule parce qu’ils sont un peu artistes, ou un peu trop libres de penser et d’agir ? N’est-ce pas, au final, la pertinence des propositions et des moyens que l’Eglise met en place pour toucher les jeunes de France qui est en jeu ?

Alors exit les rédacteurs en chef de médias chrétiens de plus de 35 ans (âge maximum pour aller aux JMJ !), exit les responsables d’associations de la génération Paul VI, exit les chefs de services épiscopaux qui en sont à leur troisième ou quatrième mandat ? Quid des leaders de communautés nouvelles ou de mouvements de jeunes dont on s’étonne toujours un peu qu’ils ont déjà de beaux cheveux blancs ?

On nous dira qu’il faut une certaine maturité pour prendre telle ou telle responsabilité concernant la mission première de l’Eglise. Oui, mais quid des nombreux jeunes saints qui ont évangélisé notre pays ?

Sans être saint, un supplément de discernement peut toujours être trouvé chez ses aînés : même en n’étant plus aux commandes, ils ont toujours la liberté de donner leur point de vue et de se laisser interroger par leurs successeurs sur les choix de stratégie ou de gouvernance. Cela implique « seulement » une confiance réciproque.

De nombreux jeunes sont très compétents dans leur domaine. Si l’on veut entendre plus souvent sur les ondes de nos radios chrétiennes le dernier album de Glorious plutôt que Rachmaninov (ce n’est qu’un exemple) et d’une façon plus générale si l’on veut laisser germer et mûrir la créativité des jeunes dans nos aumôneries ou nos mouvements, dans nos médias ou nos associations, il faut définitivement leur laisser les clefs. L’Eglise de France prendra alors un bon coup de jeune !

Cultiver la joie

En évangélisation, il est un témoignage qui marque plus que les autres, c’est celui de la joie. Dans un monde où tant de gens sont tristes – à commencer par les plus jeunes – être joyeux, sans être neuneu, détonne tellement que l’on ne peut s’empêcher de creuser pour savoir « d’où ça vient ». Remettons à l’honneur le témoignage direct, de personne à personne – 70% des conversions d’après des spécialistes – pour lequel il est essentiel de rayonner de joie. Et si nous en manquons, c’est une bonne occasion de nous demander pourquoi !

Pier-Giorgio Frassati. Ce n’est évidemment pas un hasard si l’un des plus grands papes de l’histoire nous a donné comme guide l’un des bienheureux les plus attachants qui soient. Il est un bon exemple pour notre temps, où, sans vouloir jouer les vieilles râleuses, « les jeunes » sont quand-même dans l’ensemble assez tristes. D’autres générations sont mortes en masse de lèpre ou à la guerre, aujourd’hui, c’est le suicide, et les nuits de beuveries sur les routes, ce qui s’en rapproche. Désespoir, tristesse, manque de joie, marquent de leur fer rouge de jeunes âmes, qui devraient au contraire rayonner de soleil et d’appétit de vivre. Quelle peut être la cause d’un tel état de fait ? Les difficultés ? Mais Pier-Giorgio lui même vivait dans des situations que beaucoup auraient jugées désespérées, entre des parents qui se déchiraient et qui n’étaient pas loin de le considérer comme un idiot, et un pays qui se vautrait dans le fascisme et les trahisons. Il en aura porté, des combats, des souffrances, et des humiliations, et si tel ou tel cliché très rare laisse entrevoir un peu dans le feu de ses yeux l’intensité des souffrances intérieures qui le torturaient parfois, il passe avant tout pour être rayonnant de joie. Il savait transformer en joie ses croix. Non pas de lui-même, de sa propre substance, mais dans la foi. Il portait toutes ses croix à la suite de Jésus, dans une foi absolue et confiante, se nourrissant jour après jour, fidèlement, quotidiennement, bêtement diraient certains, de Jésus dans l’Hostie, d’une prière jamais vraiment rompue, d’une grande intimité avec Notre-Dame. Appuyé sur la foi catholique, faible en lui-même, petit, humain, comme vous et moi, il a puisé en Christ, son Seigneur et notre Seigneur, la force de recevoir épreuves et consolations avec un même cœur. Et de mettre sa foi en actes.

On retrouve en Pier-Giorgio quelque chose de saint François – dans sa simplicité, dans son rapport aux autres, dans son goût de la création. Dans la façon aussi d’être dur avec soi mais de tout pardonner aux autres. Un peu du regard de Jésus – qui serait bien placé pour condamner, le seul à pouvoir donner des leçons, et que l’on voit au contraire doux, humble, obéissant.

La vraie joie est dans l’obéissance à la volonté du Père. La vraie joie est de vivre dans l’instant présent. La vraie joie est dans le « fiat » sans cesse renouvelé, l’acceptation pleine et sans retenue de la volonté de Dieu pour moi. La vraie joie est dans ces vertus qui ne seront jamais à la mode, qui semblent aller contre l’épanouissement de soi, la liberté et la virilité, mais que pourtant les plus grands saints ont décidé de vivre, et qui font la différence : fidélité au magistère, humilité, confiance, obéissance. S’y ajoutent louange, fréquentation des sacrements, de la Parole. Et, cerise sur le gâteau, ou couronne sur la tête, la charité active.

La vraie joie, c’est de faire son ménage avec application, pour offrir à mon visiteur une pièce propre. La vraie joie, c’est de remplir avec précision ma feuille d’impôts, de payer mes employés à l’heure, d’obéir avec le sourire quand mon évêque me demande des choses qui me déplaisent ou vont contre mes rêves et mes aspirations. La vraie joie, c’est de prendre un quart d’heure pour montrer au stagiaire comment marche la photocopieuse, quand mon « rang » et mon « grade » devraient me faire mépriser ce genre d’occupation. La vraie joie, c’est de tenir les portes, de vider les poubelles, de sourire à la standardiste, d’écouter les flots de paroles d’un enfant de six ans, de ramasser les chaussettes sales, de nettoyer le lavabo, ou de curer les chiottes. La joie n’est pas dans les discours ou les scènes de quinze mètres par dix. Enfin, elle l’est aussi, mais si on écrit les discours ou imagine les scènes de quinze par dix avec la même humilité que si l’on se cantonnait à vider les poubelles ou balayer le pavé. La vraie joie, c’est de considérer comme supérieur à moi, comme un prince, celui, ou celle, qui vide les poubelles et balaye le pavé. Et comme on demandait à Pier-Giorgio, fils du Sénateur et Directeur de la Stampa, pourquoi il voyageait en troisième, il répondait, et c’était véritablement sincère : « parce qu’il n’existe pas de quatrième ».

Vous savez, il y a une image qui revient parfois, celle de l’humilité de l’eau : « Seigneur, rends-moi humble et disponible comme l’eau ». Disponible, on voit, l’eau rafraîchit qui la boit, et au bord des fontaines, elle se donne, elle coule, que l’on soit là ou pas pour y puiser : ainsi devons-nous être, ainsi de notre joie. Mais humble, comment l’eau est-elle humble ? C’est une simple histoire de gravité : elle descend, elle descend toujours, elle atteint quoi qu’il lui arrive le point bas. L’eau, quelle que soit la configuration du lieu, prend toujours la dernière place, elle se glisse toujours au plus bas. Ainsi doit être notre humilité : simple, avec gravité.

La vraie joie n’est pas le fruit de la louange, comme je l’ai longtemps cru ; elle y conduit. On ne fait pas pousser les salades en tirant sur les feuilles, on ne fait pas du champagne en secouant du vin, on ne rend pas témoignage à la Joie en accrochant sur ses dents de devant un sourire de vert luisant. La Joie naît de la fidélité. La Joie naît de l’obéissance. La Joie naît de l’humilité. Et si Dieu me veut cruche oubliée sur une étagère, je serai une belle cruche, et j’entretiendrai bien mon étagère. Au jour qu’Il décidera, Il me prendra, me posera sur une table, me remplira de fleurs, un bouquet de lumières, mille sourires, et plus que mille martyres, c’est ma fidélité qui portera son fruit, même si les fleurs me cachent, descendent jusqu’à terre, et que je n’entends pas s’exclamer « quelle belle cruche » ! Et ça Lui ressemble assez de mettre des fleurs dans une cruche. Le vase s’est cassé, il avait mieux à faire, que d’attendre sur une étagère ; il avait un projet génial et un plan différent ! Il était incompris, il fallait qu’il respire, qu’il soit lui, qu’il leur montre. Il a malheureusement fini à la poubelle. Mais s’il se convertit, qui sait ! Peut-être sera-t-il remblai sur la route, ou peut-être un enfant peindra-t-il des soleils sur ses éclats.

«  Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes. Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle. » (Ro 14, 17-19).

Que le Dieu de Jésus nous donne à tous la paix, qu’Il entretienne en nous des sentiments d’humilité, de pauvreté, et de simplicité, qu’Il déploie en nos âmes des trésors de bonté, qu’Il mette en nous sa Joie, celle qui passe les morts et les souffrances, et qui naît à la Croix, qui est comme un reflet, sur nos visages, de sa Gloire et de sa Beauté. Amen.

Florent Masson

Un site à visiter au sujet de Pier Gorgio Frassati : la Compagnie des Types Louches

Avec sainte Thérèse, avancer dans la paix

Les Soirées T* (T comme Thérèse) réunissent des personnes désireuses de prier pour les jeunes de leur entourage en les confiant à l’intercession de Thérèse de Lisieux.
Autour de ses reliques qu’abrite en permanence la chapelle Sainte-Thérèse des Apprentis d’Auteuil (Paris16ème), les Soirées T* sont rythmées par des temps de louange, d’enseignement, d’intercession et d’adoration eucharistique.

« Avec sainte Thérèse, avancer dans la paix » : tel sera le thème de la soirée du mardi 30 novembre 2010 au cours de laquelle Sœur Thérèse, de la Communauté du Verbe de Vie interviendra et nous invitera, à travers l’expérience et les paroles de sainte Thérèse, à orienter notre prière vers la Vie éternelle auprès de Dieu, à laquelle nous sommes tous appelés.

Saint Thérèse est sainte patronne des missions, et donc, de l’évangélisation.

Rendez-vous : mardi 30 novembre 2010 à 20h15
Chapelle Sainte-Thérèse – 40 rue Jean de La Fontaine – Paris 16ème
M° Jasmin / Eglise d’Auteuil / RER C : Av. du Pdt Kennedy – Parking possible
Contact : Anita Jaubert – 06 62 69 86 48 – anita.jaubert@apprentis-auteuil.org
Site : soireest.blog.apprentis-auteuil.org