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Pour Thimotée

Publié par Florent Masson le 3 septembre 2010 dans Nouvelle évangélisation, Tribune libre, Témoignages

Thimotée, ce n’est pas son vrai nom, vous le comprendrez. Thimotée, c’était un jeune homme comme d’autres, vous savez. Un jeune homme d’aumônerie, un jeune homme musicien, un jeune homme avec des copains, des flirts, des doutes, mal à l’aise dans son corps, que j’avais rencontré, qui était devenu un ami. Je le voyais parfois, je lui parlais de l’amour de Dieu pour lui, je lui disais que la vie, ça valait vraiment le coup d’être vécu. Je lui parlais même de l’action de l’Esprit en lui, il avait vécu des trucs chouettes, il avait commencé à relever la tête. Il avait des doutes plein la tête, mais nos conversations, souvent, au téléphone, remettaient peu à peu les choses d’aplomb, ça prend du temps, d’apprendre à s’accepter, de découvrir la foi, de s’épanouir. Thimotée a changé de région, et il est tombé sous d’autres influences.

D’abord, la drogue, avec ces jeunes comme lui qui dealent pour se payer leur propre dose, et qui répandent ces conneries putrides comme quoi, ça fait pas mal, on arrête quand on veut, y’a pas d’accoutumance. Sauf que dans une tête d’ado, c’est un Iroshima parfois, « boum », toutes les pousses d’espérance, de joie, de foi, de volonté, rasées au ras du sol, et le « bof » qui s’installe et remplace la vraie vie. Et puis, des frères cathos très « dans le siècle », genre Dieu n’a que nos mains, comment veux-tu qu’Il puisse s’intéresser à toi, ah, ah, les charismatiques, la nouvelle évangélisation, et les groupes de prière, ah, ah, une quête identitaire pour jeunes tarés. Ah, ah, bravo les gars, super drôle, le coup du petit jeune qui perd la foi, qui abuse du chichon, et qui, à pas vingt ans, se jette d’un pont.

Ah, ah. Oui, vous avez bien fait de l’éloigner de Dieu, critiquer ces temps de louange où il reprenait vie. Ah, ah.

Sauf que c’est pas bien drôle de suivre un jeune cercueil, de chialer comme un môme, de se dire que cette vie-là aurait peut-être pu être sauvée. Je vous passe toutes les heures à se prendre la tête genre « mais qu’aurais-je pu donner de plus ? »

Certains semblent oublier qu’il n’y a pas sur Terre que des grands intellectuels, qui eux peuvent se permettre de gloser sur le niveau du symbolisme dans les sacrements, se moquer de la louange et conchier la mission de rue. Je ne sais pas quelle est leur nourriture, je ne sais même pas comment on peut durer en remettant tout en cause, tout le temps, et ce cynisme !

Je m’en fous de passer pour un taré, d’aimer Jésus, Marie, le pape et la nouvelle évangélisation. Car je sais que des Thimotée, il y en a plein. S’il t’arrive de te demander pourquoi tu serais appelé à témoigner, à répandre l’amour de la Bonne Nouvelle, et la Bonne Nouvelle de l’Amour, je t’en prie, pense à Thimotée. Il t’attend au coin d’une rue, dans un squat, sur la plage. Il a peut-être bonne allure, le rire clair et le look surfer. Mais peut-être, au-dedans de lui, tout ce qu’il est se meurt. Peut-être, la parole, le regard échangé, le sourire, le témoignage, vont aider à briser la gangue qui lui broie les entrailles, la nuit, quand il est seul. Peut-être, la louange, prier pour lui, discuter avec lui, ça va remettre en route son chemin de vie. Ca vaut dix-mille échecs, cent discours méprisants de grands penseurs, ça vaut même de se faire cataloguer comme des abrutis épris de fusionnel en quête identitaire, mais je t’en supplie, par pitié, par amour, et par charité, n’aie pas peur d’évangéliser !

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Aimer et témoigner

Publié par Florent Masson le 31 août 2010 dans Non classé, Tribune libre

Le dialogue, la mission… Rencontrer d’autres religions, témoigner de sa foi chrétienne… Très nombreux sont les catholiques qui hésitent fortement entre les deux, et qui les croient radicalement incompatibles. Or, la foi de l’Eglise est autre.

Pour l’Eglise, le dialogue et l’annonce sont liés. Car l’Eglise reconnaît que l’Esprit agit dans toutes les religions, et, au-delà, dans tout homme. Elle appelle donc les catholiques à reconnaître ce qui, dans les musulmans, les bouddhistes, les juifs, les protestants, est le fruit de l’action de Jésus-Christ. Oui, oui, de Jésus-Christ, le sauveur de tout Homme, dont l’action comme sauveur ne se limite pas seulement à ceux qui croient en Lui ! La première attitude juste, catholique, est donc celle de l’accueil, de l’amour, de l’admiration en quelque sorte. Donc, même si nous, nous avons en l’Eglise, corps du Christ, la plénitude de la révélation et des moyens du salut, nous devons reconnaître que dans toute religion, et dans tout Homme, il y a des fruits positifs de la présence du Dieu trinité, qui complètent et éclairent en quelque sorte ce que nous en vivons. Mais nous sommes dans le même mouvement appelés à témoigner de ce que Dieu veut réunir dans l’Eglise corps du Christ tous les Hommes de tous horizons !

Tout cela est admirablement exprimé dans la belle encyclique Redemptoris Missio du pape Jean-Paul II, que tout missionnaire ou acteur de la nouvelle évangélisation devrait lire tous les soirs, ou presque !

Cette attitude, faite à la fois d’amour et d’exigence, d’humilité et d’audace, nous libère de deux «tares» qui menacent tout catholique : le silence et l’orgueil.

Le silence, le relativisme, qui voudrait que, connaissant Christ, eh bien, tant mieux pour moi, et tant pis pour les autres, et puis, tout se vaudrait, donc, hein, motus. L’orgueil, qui voudrait lui bien au contraire que, puisque possédant la vérité, je suis bien supérieur aux autres et que je devrais donc leur asséner le dogme pour qu’ils s’y plient. Ces deux tendances, qui se succèdent comme un mouvement de balancier dans notre histoire, sont également fausses et contraires à ce que notre Eglise enseigne. Etonnant, non ?

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« Marie, porte de la nouvelle évangélisation »

Publié par la rédaction le 25 août 2010 dans Non classé, Nouvelle évangélisation

Un excellent article de Joséphine Bataille dans La Vie, au sujet du Festival marial international à Paray-le-Monial, où 2.000 personnes se sont retrouvées à la semaine dernière. On y retrouve la proximité des apôtres de l’évangélisation nouvelle avec la Vierge Marie.

Extrait :

Marie, porte de la nouvelle évangélisation ? C’est bien de cela qu’il a été question aussi, quelques mois à peine après l’annonce par le pape Benoît XVI de la création d’une nouveau dicastère romain pour revivifier la foi dans les terres d’ancienne évangélisation comme l’Europe. En témoigne l’allusion, en catéchèse, du père Bernard Michon, responsable des Foyers de charité, à cette « nouvelle annonce, qui sera bien plus difficile que la seconde» : « Aujourd’hui nous avons à nous adresser à des gens qui n’ont pas les yeux neufs, mais des images déformées de la foi. Pour lutter contre celles-ci, il nous faut repartir des images de l’Evangile. Ce sont elles, qui constituent la langue universelle de l’Eglise, et non pas le latin ! »Giovanni d’Ercole, évêque de l’Aquila en Italie, a parlé de ces amoureux de Marie qui apparaissent partout dans le monde, signe qu’elle prépare des apôtres de la nouvelle évangélisation. « La Vierge a un rôle à jouer pour le monde. Car, si l’idée de Dieu peut faire peur, Marie, elle, parvient toujours à toucher les coeurs », insiste Pierre Pommeret, responsable de la manifestation cette année.

Source : La Vie

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Cardinal Ouellet : « le Québec a besoin d’une nouvelle évangélisation »

Publié par la rédaction le 25 août 2010 dans Actualité de l'évangélisation, Nouvelle évangélisation

Pour le cardinal Marc Ouellet, nommé en juin par Benoît XVI préfet de la Congrégation pour les évêques et président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine, le Québec a besoin d’une nouvelle évangélisation.

Agé de 66 ans, il était jusqu’ici archevêque de Québec et primat du Canada. Il remplace le cardinal Giovanni Battista Re, 76 ans, qui avait présenté sa démission au pape pour raison d’âge. Il s’agit pour lui d’un retour à la curie romaine car Jean-Paul II l’avait nommé secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens entre 2001 et 2002 avant de le nommer archevêque métropolitain de Québec.

Avant de partir pour Rome, le cardinal s’est notamment exprimé dans les colonnes du journal de Québec : « Si les jeunes se réengagent sur le plan de la famille, a-t-il dit, c’est une porte extraordinaire pour retrouver le sens profond de la vie. L’évolution de l’éducation avec la déconfessionnalisation a éloigné la foi catholique de la vie. On a fait un fossé entre l’Église et l’école. Il reste un respect des valeurs de l’Église. C’est pourquoi le Québec a besoin d’une nouvelle évangélisation.»

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Sous les palmiers, le Christ ?


L’été 2010 est un décidément un été très missionnaire. Pour vous en convaincre, voici notre revue de presse.

Il y a eu d’abord ces interviews sur Radio Vatican et Radio Notre Dame (à écouter ici, avec également Zenit et Famille chrétienne) concernant le nouveau site d’évangélisation Etanchermasoif.com dont ce blog est co-fondateur. Créé au même moment que le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, le site compte désormais plus de 80 contributeurs missionnaires prêts à rendre compte sur Internet de l’espérance qui est en eux.

Il y a eu ensuite cet excellent article de François-Xavier Maigre dans La Croix intitulé « L’évangélisation fait désormais partie du paysage des vacances », dans lequel sont évoqués pêle-mêle Surf and pray, le Festival Anuncio qui a lieu en ce moment même dans 9 lieux en France, et Holy Beach…  Notamment évoquée, la difficulté de « témoigner sans tomber dans le prosélytisme ».

On trouve également dans Sud Ouest un bel article de Thiphaine Deraison intitulé « Un prêtre qui surfe avec son temps », présentant le frère Paul-Marie Cathelinais, 35 ans, dominicain, prêtre et professeur de philosophie dans la région bordelaise, qui pratique le skimsurf pour évangéliser. Le journaliste précise avec malice que le milieu de la glisse n’est pas « celui de jeunes qui ont la foi ». Dans le même journal, Olivier Bonnedon signe aussi un article sur Anuncio intitulé : « Sept jours pour parler du Christ sur les plages ». Il rapporte les propos de la réalisatrice Véronique Bréchot qui prépare un documentaire sur les nouveaux évangélisateurs : « Les jeunes catholiques sont de plus en plus mobilisés par la mission d’évangélisation. Ils s’investissent beaucoup. Ce don de soi touche les gens. L’accueil est très bon sur les plages et dans les rues. »

L’hebdomadaire chrétien d’actualités La Vie n’est pas en reste et pose lui aussi des questions essentielles dans cet article intitulé « Vague de jeunes missionnaires sur le littoral breton », au sujet d’Holy beach. La journaliste Céline Marcon rapporte l’aventure de « ces jeunes du diocèse de Nanterre qui investissent la plage de Damgan, dans le Morbihan, pour parler de leur foi aux estivants.» « Une démarche bien accueillie », précise-t-elle. Ainsi Violaine se défend d’évangéliser de façon agressive : « la différence se joue dans la relation humaine et le respect de la liberté de l’autre. Si des vacanciers se montrent réticents, nous n’insistons pas. Parce que nous comprenons que ce n’est pas le moment. ».

L’été a aussi été le terrain de missions d’évangélisation menées par les évangéliques membres de la Fédération protestante de France, notamment chez les gens du voyage, que nous ne pouvons pas ignorer. Ainsi dans France soir, on peut lire un article intitulé « Dans la tourmente, les gens du voyage célèbrent leur foi ». Le pasteur Joseph Charpentier y témoigne que « l’appel de Jésus nous oblige à une vie de bien. Comment répandre sa parole si nous n’agissons pas à son image ? ».

On retrouve les gens du voyage dans La Voix du Nord, rassemblés sur l’aérodrome de Bondues. « Ils sont venus entendre la parole de Dieu portée par la mission évangélique Vie et Lumière », peut-on lire. « Si ce n’est pas nous qui allons au-devant de notre peuple pour porter l’évangile, qui le fera ? », s’interroge alors le pasteur Pierre Dederwaerder, qui exerce depuis 1976. « C’est pourquoi nous profitons des événements comme la Braderie de Lille pour toucher les nôtres, qui n’ont pas d’ancrage dans les villes. » La conversion, c’est « un choix du coeur », fondé sur un engagement qui reste « libre de toutes contraintes », insiste-t-il.

C’est enfin le journal L’Union qui titre encore « Un été en tournée d’évangélisation » au sujet du deuxième rassemblement de l’année pour la communauté évangélique tsigane, trois mois après celui de Gien dans le Loiret. « Ce dernier a lancé la tournée d’évangélisation, précise dans cet article Philippe Lagrene, doyen de la communauté tsigane en question. « Tout l’été nous nous sommes déplacés chaque semaine, par grands groupes de 100, 150 caravanes pour annoncer l’évangile. Tandis que l’on propose nos services – peinture, nettoyage, récupération de féraille, bucheronnage, élagage – on essaie de discuter de religion avec les gens », poursuit-il. Avec sa famille, Philippe Lagrene a parcouru quinze départements différents, dans le Nord-Est de la France au cours de l’été. Quand on l’interroge sur l’accueil qu’ils reçoivent, il répond simplement : « c’est très variable ». Il assure avoir rencontré des gens qui se sont convertis à l’Evangile et donc dont la vie a radicalement changé, le bien étant destiné à tous.

Ce n’est pas le pape qui dira le contraire : d’après l’AFP, en pleine polémique sur le renvoi par la France de Roms dans leur pays d’origine, des gens du voyages comme les gitans catholiques se réjouissent de la récente intervention de Benoît XVI en leur faveur. La charité n’est-elle pas l’âme de toute évangélisation, comme le pape le dit lui-même ?

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Des bibles pour les enfants d’Afrique

Publié par la rédaction le 23 août 2010 dans Actualité de l'évangélisation, Evangélisation pure

L’association catholique internationale Aide à l’Eglise en détresse (AED) aide à diffusser la Bonne Nouvelle du salut en Afrique en multipliant les traductions de sa Bible pour enfants.

En 2009, 30e anniversaire du livre, l’AED a reçu des demandes pour plus de 1,2 millions d’exemplaires de la part des évêques du monde entier.

Récemment, l’association a publié huit nouvelles versions : dans les langues Lunda et Luvale pour la Zambie, en Konkomba pour le Ghana, en Chindau et Maconde pour le Mozambique, en Luo pour le Kenya, en Boko pour le Bénin et en Bari pour le Soudan.

« Ce livre est une grande aide pour notre œuvre pastorale » a reconnu Mgr Rudolf Deng Majak, président de la Conférence épiscopale du Soudan.

« Les populations, nos enfants, ont une vraie soif de la parole de salut de Dieu, surtout en ce temps d’oppression », a ajouté l’évêque du diocèse de Wau dans le Sud Soudan.

Actuellement disponible en 67 langues africaines (dont peu ont d’autres livres publiés, voire même aucun), la Bible pour enfants a été distribuée sur le continent en 15 millions d’exemplaires

Le texte est utilisé pour enseigner la foi et préparer aux sacrements, mais également pour aider les enfants à apprendre à lire.
A Madagascar, l’évêque de Faranfangana, Mgr Marc Benjamin, distribue cette Bible pour enfants à tous les baptisés, adultes compris.

« Grâce à notre campagne de la Bible, comme nous l’appelons, nous voulons réduire le nombre des analphabètes, a-t-il expliqué. Autrement dit, nous apprenons aux gens à lire et écrire tout en leur transmettant la parole de Dieu, et à ceux qui ont appris à lire nous remettons un exemplaire de la Bible » .

Récemment, l’AED a réalisé aussi une série de posters tirés des 55 illustrations de la Bible pour enfants, qui peuvent être utilisés comme support visuel dans les catéchèses.

Le Père Miguel, qui travaille avec le peuple Nivaclé au Paraguay, a fait savoir à l’AED qu’il avait utilisé les posters pour décorer la paroisse jusqu’à ce que la Bible pour enfants soit publiée dans la langue des enfants dont il a la charge.

La Bible pour enfants est une idée du fondateur de l’AED, le père Werenfried van Straaten, qui a voulu répondre à l’invitation du pape Jean-Paul II d’ apporter la parole de Dieu aux plus pauvres.

Le texte original a été écrit en allemand par la théologienne Eleonore Beck, tandis que les illustrations sont d’une religieuse espagnole, soeur Miren Sorne.

Depuis sa toute première publication en 1979, la Bible a été éditée en 48 millions d’exemplaires environ, dans 162 langues différentes et distribuée dans 140 pays du monde.

Source : Zenit

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« Annoncer Jésus Christ en Asie aujourd’hui »

Publié par la rédaction le 23 août 2010 dans Actualité de l'évangélisation, Evangélisation pure

L’évènement est organisé par le Conseil pontifical pour les laïcs, en collaboration étroite avec la Commission épiscopale pour le laïcat de la conférence épiscopale coréenne et le Conseil national des laïcs de ce pays.

« L’initiative de ce congrès, lit-on dans la présentation réalisée par le Conseil pontifical pour les laïcs, se veut un geste de sollicitude missionnaire envers un continent riche en traditions, cultures et religions, un continent qui est assurément en train d’émerger sur la scène mondiale, au plan politique mais également économique, au milieu d’énormes transformations en tous genres ».

« Celui-ci , poursuit le communiqué, sera en même temps un signe de l’attention portée aux fidèles laïcs qui sont appelés, en communion avec leurs pasteurs, à être des témoins de Jésus Christ et à annoncer sa présence comme un don de salut pour l’Asie ».

Il accueillera plus de 200 représentants de conférences épiscopales et d’associations, mouvements et nouvelles communautés œuvrant en Asie et provenant d’une vingtaine de pays.

Plusieurs textes du magistère de l’Église serviront de point de référence et de guide pour les participants au congrès, comme l’exhortation apostolique Ecclesia in Asia, mais également l’encyclique Redemptoris missio et l’exhortation apostolique Christifideles laici.

Certains documents de la Congrégation pour la doctrine de la foi seront également pris en considération, comme la Déclaration sur l’unicité et l’universalité salvifique de Jésus Christ et de l’Église Dominus Iesus ainsi que la note doctrinale sur certains aspects de l’évangélisation.

Enfin, seront repris les conclusions du Congrès missionnaire asiatique, qui a eu lieu en Thaïlande en octobre 2006, sur le thème : « Raconter l’histoire de Jésus en Asie. Allez et dites-le à tous ».

Les conférences toucheront les points névralgiques du processus d’évangélisation sur un continent où presque partout les chrétiens constituent une petite minorité, dans un contexte social où, pour diverses raisons, la liberté religieuse est très limitée, voire inexistante.

Les participants au Congrès des laïcs catholiques en Asie visiteront le sanctuaire des martyrs de la Corée, où sera célébrée l’Eucharistie, et s’uniront ensuite à la communauté locale pour participer à la messe de clôture du congrès qui sera célébrée dans la cathédrale de Séoul.

Source : Zenit

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Deux nouveaux martyrs de la foi au Pakistan

Publié par la rédaction le 22 juillet 2010 dans Actualité de l'évangélisation, Christianophobie

Un homme retourne dans sa maison détruite à Gojra, un village de la province de Punjab au Pakistan, le 2 août 2009, au lendemain d'une attaque d'extrémistes musulmans contre leur communauté chrétienne (Photo : Reuters)

L’assassinat des deux chrétiens tués lundi en sortant du tribunal de Faisalabad, au Pakistan, fait partie d’une stratégie de groupes islamiques extrémistes visant à miner les bases du dialogue interreligieux et de l’harmonie. C’est ce qu’a expliqué le P. Aftab James Paul, responsable de la Commission pour le dialogue interreligieux du diocèse de Faisalabad à Fides, l’agence d’information de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples.

« Nous sommes en train de renforcer les tentatives de dialogue avec les leaders religieux musulmans. Avant cette tragique affaire, le dialogue interreligieux était très développé à Faisalabad. Je crois qu’en distribuant du matériel blasphématoire attribué aux chrétiens et en tuant les deux frères, des groupes d’extrémistes ont agi avec l’intention précise de miner les bases du dialogue et de l’harmonie. Aujourd’hui, cela nous conforte de voir que de nombreux musulmans viennent dans nos églises pour nous manifester leur douleur et leur solidarité ».

Accusés de blasphème, Rashid Emmanuel et son frère, Sajid Emmanuel avaient été arrêtés le 2 juillet dernier. Les deux frères étaient acquittés, mais ils ont été abattus en sortant du tribunal, lundi dernier, 19 juillet. Un feuillet manuscrit, comportant de graves diffamations à l’encontre de l’islam et de Mahomet, circulait avec les noms et coordonnées des deux hommes en question. Mais l’enquête venait de prouver qu’ils n’en étaient pas les auteurs.

Des centaines de musulmans, suite à des appels à la violence lancés depuis les mosquées le vendredi 9 juillet, avaient déjà déferlé il y a quelques jours dans le quartier de Waris Pura, réclamant la mort des deux « blasphémateurs » et criant qu’ils allaient « donner des leçons aux chrétiens », selon ce que rapporte Minorities Concern of Pakistan.

Dans la nuit de mardi à mercredi, quelque 2000 militants islamistes armés ont à nouveau investi le quartier et l’ont saccagé, mettant le feu aux échoppes. Certains prédicateurs des mosquées environnantes auraient exhorté les musulmans à « combattre les infidèles ». Aucun blessé grave n’était à déplorer. Toute la nuit, quatre prêtres ont sillonné le quartier toute la nuit de mardi à mercredi pour exhorter les chrétiens à ne pas rentrer dans la spirale de la violence. « Nous sommes du Christ, nous aimons la paix, nous pardonnons à nos agresseurs » a indiqué l’un d’eux, le père Khalid Rashid Asi, vicaire général du diocèse de Faisalabad, selon des propos rapportés par Fides. « Ils étaient innocents, ils sont nos martyrs. Nous demandons seulement le respect, la paix, l’égalité des droits. Tant que la loi sur le blasphème sera en vigueur au Pakistan, nous ne sommes pas à l’abri d’autres épisodes aussi tragiques », ajoutait le père Khalid.

Fides souligne par ailleurs que plus de 60 militants islamiques ont été arrêtés et que l’enquête se poursuit pour trouver les assassins des deux frères. Elle ajoute que cet épisode de violence a soulevé des réactions dans la société civile qui, à travers diverses organisations dénonce « l’ambigüité du gouvernement et de la police pour ce qui concerne le respect des droits humains dans le pays ».

Selon la même agence, les chrétiens de Faisalabad, aux côtés d’organisations politiques, sociales et religieuses, ont annoncé qu’ils observeraient « sept jours de deuil pour commémorer les deux frères tués il y a deux jours, ‘victimes innocentes de la haine anti-chrétienne’ ». Le P. Aftab James Paul a déclaré qu’il y aurait des « prières spéciales pour la paix et des rencontres pour réactiver le dialogue interreligieux ».

Des centaines de musulmans, suite à des appels à la violence lancés depuis les mosquées le vendredi 9 juillet, avaient déjà déferlé il y a quelques jours dans le quartier de Waris Pura, réclamant la mort des deux « blasphémateurs » et criant qu’ils allaient « donner des leçons aux chrétiens », selon Minorities Concern of Pakistan, rapporte également un bulletin de l’Aide à l’Eglise en Détresse (AED).

Les funérailles des deux chrétiens ont eu lieu hier

Célébrées par Mgr Coutts, archevêque de Faisalabad, 500 fidèles ainsi que quelques leaders musulmans ont assisté mercredi matin aux funérailles des deux nouvelles victimes de la loi anti-blasphème. Il a déclaré à l’agence Fides que les funérailles des deux chrétiens se sont déroulées « dans un climat de deuil, de souffrance et de grande tension émotionnelle ».

« J’ai dit aux gens que nous offrons le sang de ces innocents à Dieu avec le sang du Christ. Il servira pour notre salut et, espérons-le, pour guérir notre communauté de Faisalabad des maladies de la haine et de la violence », a-t-il souligné.

« Les deux frères étaient d’une famille catholique et tous deux avaient reçu le baptême dans notre Eglise. Récemment, l’un d’eux, Rashid, avait reçu, à travers une brève formation sur Internet, le mandat d’un groupe protestant pour prêcher la Bible », a-t-il expliqué.

Ces derniers jours, des centaines de musulmans avaient manifesté dans le quartier de Waris Pura, dans la banlieue de Faisalabad, où vivent plus de 100 000 chrétiens, encouragés par des associations intégristes, lançant notamment des pierres contre la façade de l’église catholique du Saint-Rosaire et demandant la mort des deux chrétiens.

Précédents au Pakistan

En 1994, Mansur Masih, un chrétien accusé de blasphème puis innocenté, avait été également tué à la sortie d’un tribunal à Lahore. L’an dernier, à Gojra dans la province du Punjab, sept chrétiens ont été assassinés pour le même motif. Un témoin avait déclaré que deux enfants, un frère et une soeur âgés de 6 et 13 ans, leurs parents et leur grand-père de 75 ans étaient morts brûlés vifs après avoir été enfermés dans leur maison par les assaillants, qui y avaient ensuite mis le feu. Bouleversé, Benoît XVI avait alors appelé à « renoncer à la violence au nom de Dieu. »

Des lois anti-blasphème controversées

Au Pakistan, blasphémer contre le Coran est passible de la peine de mort, où l’islam est la religion dominante. Les chrétiens, qui représentent moins de 3% de la population, dénoncent ces lois anti-blasphème, qu’ils estiment instrumentalisées contre eux.

« Nous demandons l’abolition des lois sur le blasphème, qui sont en contradiction avec les droits fondamentaux », avait alors déclaré l’évêque du diocèse de Karachi, Sadiq Daniel, ajoutant  qu’ « aucun acte de blasphème des versets du Coran n’a été perpétré à Gojra, cela ne viendrait à l’idée d’aucun chrétien ».

Malgré le drame, un témoignage et une espérance

Citant Tertullien, Benoît XVI déclarait le 25 avril 2005 lors d’une homélie à Saint-Paul-Hors-les-Murs, à propos des martyrs du siècle passé : « Si le sang des martyrs est la semence de nouveaux chrétiens, il est licite de s’attendre, au début du troisième millénaire, à une floraison renouvelée de l’Eglise, en particulier là où elle a davantage souffert pour la foi et pour le témoignage de l’Evangile. »
Dans son exhortation apostolique Sacramentum caritatis, le pape expliquait également que « le témoignage jusqu’au don de soi-même, jusqu’au martyre, a toujours été considéré dans l’histoire de l’Église comme le sommet du nouveau culte spirituel : « Offrez vos corps » (Rm 12, 1). (…) Le chrétien qui offre sa vie dans le martyre entre dans la pleine communion avec la Pâque de Jésus Christ et devient ainsi lui-même Eucharistie avec Lui. Aujourd’hui encore, les martyrs, en qui se manifeste de manière suprême l’amour de Dieu, ne font pas défaut pas à l’Église. Même quand l’épreuve du martyre ne nous est pas demandée, nous savons bien que le culte agréable à Dieu requiert en profondeur cette disponibilité. »
Lire plus :

Sources : Fides, Zenit, AED, Libération

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Elle court pour les Enfants du Mékong

Publié par la rédaction le 21 juillet 2010 dans Actualité de l'évangélisation, Interviews

Pourquoi courrez-vous ?

Des amis m’ont entraînée l’année dernière à participer aux 20 kilomètres, ce qui m’a demandé de nombreuses séances d’entraînement pour me mettre à niveau, car la barre me semblait haute. Finalement, mon corps a lâché le premier pendant la course et j’ai du finir les derniers 300 mètres… embarquée sur un zodiac, entourée de deux forts beaux garçons de la protection civile en mer, sur la Seine. Malgré ce passage sympatique, ce fut une immense déception. Je me suis promise de ne pas rester sur cet échec et de repasser avec plus de gloire la ligne l’année suivante. Mais j’avais tout de même besoin d’une motivation de choc pour m’y remettre. Le Défi du Mékong m’a donné envie de retenter l’expérience, de manière plus décontractée ! Ce qui me rassure, c’est que je sais que je ferai mieux que l’année dernière.

Quand à la collecte, je suis bluffée par la générosité de mes amis. Je ne pensais pas qu’ils me suivraient sur ce coup-là. Il a suffit que je créé une page de collecte, que j’envoie un mail à eux tous… et que j’attende. Je promets d’inscrire leur noms sur mon tee-shirt pour le jour J !

D’où est venue votre idée ?

J’ai un jour reçu un mail de l’association Enfants du Mékong, qui me connaît bien. Enfants du Mékong est pour moi plus qu’une association. C’est une page de ma vie. Derrière son doux nom qui sent bon l’Asie et ses mystères se cache une incroyable richesse humaine : des yeux sombres et rieurs, des cœurs fondants de joie, des misères humblement portées… ce sont les enfants et les familles soutenus par l’ONG ! Tout comme son équipe de bénévoles, j’ai senti le désir d’aller à leur rencontre. C’est pourquoi, je suis partie une année aux Philippines comme volontaire « bambou » en 2004. Cette joyeuse aventure, simple et quelque fois difficile, est donc la première raison qui m’a inspirée pour courir le fameux Défi du Mékong : continuer à servir l’Asie ! Car on a beau être marraine, il faut se faire violence de temps en temps pour écrire régulièrement à sa filleule. Voilà donc, me suis-je dit, une bonne occasion de compléter mes maigres efforts de fidélité avec ce bon vieux continent…

Quel lien voyez-vous entre évangélisation et humanitaire ?

Quand j’étais à Manille et ses environs, j’ai vite compris que j’étais regardée non seulement comme une volontaire, mais surtout comme une personne à valeur d’exemple. Les philippins sont de fervents catholiques, avec une foi très ancrée dans leur vie quotidienne. Cependant, ils commencent à se laisser influencer par les images que notre société occidentale leur envoie… et se profile à l’horizon une dégradation de la qualité de leur foi. Une volontaire européenne qui prie et qui croit en Dieu est donc le simple témoignage que j’ai pu leur donner. Essayer de les aimer malgré les moments où l’on n’est plus très en forme, être à leur écoute et tenter de passer un peu d’espoir… un petit pas vers l’Espérance.

Pour moi, l’humanitaire sans la foi, c’est un arbre sans fruit. C’est pas mal, mais ça ne suffit pas ! Or les Philippins ont un grand besoin de découvrir plus profondément la relation personnelle à Dieu, car personne ne leur en parle. Enfin, je n’ai pas dit grand chose, ce n’était pas mon travail, alors je me suis juste agenouillée…

Soutenez ma collecte ! 20km.aiderdonner.com/krabida
Aller, un petit dépaysement ! agnes.manille.free.fr

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Etancher ma soif.com, nouveau site spirituel !

Publié par la rédaction le 15 juillet 2010 dans Actualité de l'évangélisation

Une nouvelle proposition pour l’évangélisation des habitants du continent numérique.

COMMUNIQUE DE PRESSE – 15 juillet 2010
Lancement d’un site collaboratif lié à la spiritualité

La France a soif. Elle crève de soif. Non seulement soif d’eau fraîche et de thé glacé en ces temps de canicule, mais aussi et surtout, soif de valeurs, soif de vérité, soif d’amour. Deux cent vingt-et-un ans après la Révolution française, les Français ne sont toujours pas comblés et le matérialisme commence à montrer ses limites.
C’est de ce constat simple et évident que sont partis les fondateurs du nouveau collectif de bloggeurs, intellectuels et journalistes intitulé Etanchermasoif.com.

Nos contemporains cherchent des réponses dans l’ésotérisme, le bouddhisme, l’astrologie… Ils vont dans toutes les directions, sauf vers l’Eglise catholique ou presque, pensant que celle-ci, passée de mode, ne peut apporter de réponses à leurs questions. Or, pour les membres de ce collectif ouvert à tous, c’est tout le contraire : seul le Christ peut étancher cette soif. Malheureusement, le message de l’Eglise est souvent galvaudé, méconnu ou mal compris des médias et du grand public.

Etanchermasoif.com souhaite donc répondre à cette quête de sens en délivrant le message chrétien de manière accessible et simple, et non sans humour. L’espérance de ce blog est de casser les préjugés et faire connaître ce que l’Eglise dit vraiment, et non ce qu’on lui fait dire. L’objectif est aussi de vulgariser la doctrine sociale de l’Eglise tout en abordant des thèmes aussi variés que l’actualité, l’amour, le sexe, la culture ou l’économie.

Les contributeurs d’Etanchermasoif.com sont aussi bien des anonymes que des personnes engagées dans l’Eglise ou des personnalités telles que Frigide Barjot, Patrice de Plunkett, Stan Rougier ou Samuel Pruvot. Site conçu pour être collaboratif, tous les internautes sont invités à participer pourvu qu’ils respectent la charte éditoriale publiée sur le site.

Cette question d’aller vers le monde extérieur est d’une rare actualité, puisque le lancement d’Etanchermasoif.com est concomitant avec la création par Benoît XVI du Conseil Pontifical pour la nouvelle évangélisation annoncée le 28 juin dernier : « L’homme du troisième millénaire, écrivait le pape aspire à une vie authentique et riche, a besoin de vérité, de liberté et d’amour gratuit. Dans le désert d’un monde sécularisé, l’âme humaine a soif du Dieu vivant… »
L’initiative d’Etanchermasoif.com répond donc à cette demande du Saint Père répétée également à l’occasion de la Journée mondiale de la communication d’évangéliser le « sixième continent » : le monde numérique.

Plus d’informations : http://www.etanchermasoif.com

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« Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne meurt point, mais qu'il ait la vie éternelle. » (Jean, 3-16)

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